@pasglop
Critiquer
le banco-centralisme d’un point de vue libéral réel, « libertarien »,
comme celui de « La Bête du Gévaudan » mène logiquement à une analyse
critique qui est proche de la mienne par bien des aspects tout simplement parce
que le système banco-centraliste est tout à fait à l’extrême opposé du « libéralisme »
même « néo- », dont il est parfois affublé par ses pseudos-« critiques »,
dont Mme Pinçon-Charlot.
Effectivement
il y a donc une duplicité dans le langage du système, entre son idéologie « libérale »
affichée et sa pratique mondialiste monopoliste de la fin du siècle dernier,
devenue banco-centraliste avec les « crises » du XXIème siècle qui
ont entériné le « glissement » fondamental du capitalisme au
banco-centralisme.
Mais
la mondialisation du dernier quart du XXème siècle ne reposait déjà plus du
tout sur une économie « libérale », même « néo- », comme le
prétendent les Pinçon-Charlot et bien d’autres du même style.
Elle
repose déjà entièrement sur un circuit économique USA-Chine créé de façon
complètement artificielle sur la base des accords Nixon-Mao concoctés par
Kissinger. Dès Septembre 1972, et donc quatre ans avant la mort de Mao, l’Etat
chinois a commencé à « vendre » aux « investisseurs » US
des « parts », évidemment très minoritaires, de certaines entreprises
contre une rente en « dividendes », mais qui était donc alors
simplement une rente au premier degré, dans une économie encore complètement
contrôlée par le PCC.
Autrement
dit, une « rente » sans problème possible, pour les uns, et un apport
de « cash » US également sans aucun problème pour le système chinois.
Du « gagnant-gagnant » comme on en a rarement vu dans l’histoire
économique mondiale !
Le
double but étant de relancer l’économie chinoise contre celle de l’URSS, alors
que Mao avait lui-même ruiné son propre pays avec ses délires économiques type « Grand
Bond en Avant », « Révolution Culturelle », etc…, d’un côté, et
de retrouver de la rentabilité pour les investisseurs US, de l’autre, suite à l’échec
en voie de « consommation » qui se profilait au Vietnam, depuis l’Offensive
du Têt, même si elle avait été plutôt un relatif échec militaire.
Une « réussite financière »
discrète qui a donc permis aux USA d’« encaisser » le choc de
la rupture des accords monétaire de Bretton Woods tout en « initialisant »
ce qui allait devenir l’actuelle « mondialisation » en réalité
entièrement basée sur ce trafic de « vraie-fausse monnaie », peut-on dire,
entre la Chine et les USA.
A
noter que ce système existe toujours, parmi les nombreuses classes d’actions financières
chinoise, et qu’il porte, depuis 1992, soit vingt ans après ses véritables
débuts, le nom de « Red Chips », soit littéralement « jetons
rouges », en référence « humoristique » à ses débuts maoïstes,
signifiant en fait « actions rouges », en langage financier US, comme
il existe les « jetons bleus » pour désigner d’autres classes d’actions
« premium » dans le même « langage », issu des jeux d’argent,
à l’origine !
En
2015, au moment de la crise financière chinoise, la masse des « Red Chips »
représentait 11,9 % (*) de la masse financière des actions chinoises et si je n’arrive
pas à trouver de stat plus récente il n’en demeure pas moins, d’après les
articles les plus récents, que c’est toujours une classe d’action parmi les
plus prisées des investisseurs en Chine.
On
comprend bien pourquoi…
Luniterre
( * https://tribunemlreypa.wordpress.com/wp-content/uploads/2025/06/chine-usa_2014-2019-chronique_d_une_guerre_economique_annoncee.pdf )
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