PS : Si aujourd’hui l’interdépendance des économies US et chinoise
apparaît encore clairement comme étant en quelque sorte « l’axe » de
la mondialisation c’est donc de cette histoire « ancienne » qu’elle
tire son origine et on voit donc bien qu’il n’y a rien de « libéral »
ni « néo- » là dedans.
Et ce que Donald Trump a eu le mérite et la lucidité de comprendre, dès les
années 80 du siècle passé, mais c’est donc une évidence, c’est que cette
interdépendance, comme telle, est nécessairement un piège pour les deux
partenaires, mais en fait nécessairement de plus en plus pour les USA, à mesure
de leur désindustrialisation.
Alors que la Chine, une fois lancée, peut espérer s’en sortir en trouvant d’autres
débouchés que les USA, ce à quoi elle s’emploie avec ses « routes de la
soie », même si elle n’a donc pas encore atteint un stade de développement
suffisant pour être une économie endogène et tend donc à remplacer une interdépendance
par une autre… Ce qui n’est donc toujours pas une stratégie économique « libérale »,
loin s’en faut.
De son côté Trump doit donc tenter le protectionnisme, avec tous les
risques que cela implique, et dont on vient de voir quelques échantillons…
Et le protectionnisme, évidemment, c’est aussi tout le contraire du
libéralisme, décidément…
Néanmoins, c’est un pis-aller incontournable pour pouvoir espérer échapper
aux griffes du banco-centralisme. A cet égard, il est particulièrement caractéristique,
également, que les banques centrales, à commencer par la Fed US, s’ingénient à
lui mettre des bâtons dans les roues…
A noter, au passage, qu’une politique protectionniste mettant un frein au
commerce international mondialisé, c’est donc paradoxalement un bonus
considérable pour l’écologie, que les écolos « démocrates » ont bien
été en peine de ne jamais réaliser !
Et bien que réellement réactionnaire par bien des aspects de sa
personnalité, Trump n’en est pas moins concrètement l’ennemi le plus farouche du
totalitarisme banco-centraliste actuellement en marche sur la planète « mondialisée »,
et qui est bien en passe de devenir, si on ne l’arrête pas, une des pires
formes d’obscurantisme que l’humanité ait connu, car appuyée, en plus, sur les
technologies les plus sophistiquées, concentrées entre quelques mains.
A cet égard il faut donc bien mesurer à quel point la « rupture »
entre Musk et Trump illustre la séparation de deux voies possibles pour l’avenir
des USA et du monde.
Musk, qui est un pur produit du banco-centralisme, espérait donc se « garantir »
une sauvegarde et une « reconversion » dans une économie « relocalisée »
sans voir que cela impliquait nécessairement quelques « couteux »
sacrifices qu’il n’était donc pas du tout prêt à accepter.
Mais face à une telle adversité généralisée, les chances de réussite de la
tentative de Trump restent tout de même limitées.
Au moins aura-t-il eu le mérite historique d’essayer, et la réussite peut
encore venir, si plus de gens et d’acteurs économiques arrivent à comprendre
les enjeux réels, au-delà du simple intérêt immédiat. Ces enjeux ne sont pas
seulement ceux de l’Amérique, mais ceux de l’équilibre économique et écologique
du monde, à améliorer : il y a de quoi faire !
Luniterre