@Eric F
’Vous n’allez tout de même pas nous faire accroire que les occidentaux et
surtout les services américains n’ont pas sponsorisé et attisé les
mouvements pro-occidentaux en Ukraine pour parachever leur marche vers
l’Est«
Mais je n’ai jamais vu le début de l’ombre d’un semblant de preuve qu’il y aurait eu de tels financements. Les spécialistes poutinolâtres m’ont déjà fait part d’une trentaine de documents déclassifiés, mais ils n’en ont jamais proposé un à ce sujet. Si cela vous parait si évident, vous avez peut-être un semblant de preuve.
»la présence de la secrétaire d’état déléguée US en soutien à l’insurrection de Maïdan n’est pas caritative.«
S’agit-il encore de la dame au blouson bleu qui a distribué des petits pains ? C’est une rigolade ! Cela a eu quelle influence ! Combien de personnes l’ont vue. C’est ridicule.
Pour ce qui est du feu vert, je fais un copier/coller, car j’ai déjà expliqué cela.
Regardez à ce sujet mon article : »Où en sont les relations entre Poutine et les dirigeants américains ?"
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Finalement cette politique mondiale menée conjointement par
l’OTAN-USA et la Russie fut un échec pour les deux grandes puissances.
L’échec des américains culmine en 2021 avec leur débâcle en Afghanistan
et celui de Poutine avec son invasion ratée en Ukraine. Face à la
résistance ukrainienne, ses troupes qui étaient arrivées à proximité de
Kiev ont été contraintes de reculer jusqu’à la fin 2022 avant que le
front se stabilise en 2023. La troisième année de guerre commence alors
que Poutine avait prévu d’abattre le régime de Zelensky en quelques
semaines pour y mettre à la place un gouvernement à ses bottes. Au même
moment, les gouvernements des USA, de l’Angleterre et de la France, dans
leur extrême bonté à l’égard des ukrainiens, avaient proposé
d’accueillir, en tant que réfugiés politiques, le gouvernement de
Zelensky. Aucun gouvernement n’avait prévu que le peuple ukrainien
résisterait aussi vaillamment. Ils ont dû tous s’y adapter.
Poutine
et Biden restent fondamentalement d’accord sur la nécessité de
maintenir le capitalisme en écartant tout risque de puissantes
mobilisations ouvrières. Les dirigeants américains n’ayant pas
actuellement de solution de rechange, au cas où le régime de Poutine
s’effondrerait, tiennent à ce qu’il se maintienne au pouvoir. Poutine
règne en effet sur une poudrière qui risque à tout moment de se
désintégrer. Les travailleurs des républiques de l’ancienne URSS ne
veulent plus de cette domination « coloniale » de leur pays (Tchétchénie,
Biélorussie, Géorgie, Kazakhstan et ... Ukraine).
D’ailleurs, le COR (conseil OTAN-Russie)
créé le 28 mai 2002 est resté en place et il s’est réuni à onze
reprises depuis 2016. La dernière réunion du COR remonte au 12 janvier
2022 soit à un peu plus d’un mois de l’invasion de l’Ukraine par l’armée
russe. Certes, il fonctionnait au ralentit depuis l’invasion de la
Crimée le 1ᵉʳ avril 2014.
Un document de l’OTAN de février 2022
indiquait clairement que les relations entre la Russie et les USA
étaient encore très amicales au moment de l’invasion de l’Ukraine :
"Les
Alliés continuent de croire qu’un partenariat entre l’OTAN et la
Russie, fondé sur le respect du droit international, aurait une valeur
stratégique. Ils aspirent toujours à une relation de coopération
constructive avec ce pays, qui passe notamment par des mesures de
confiance et de transparence réciproques et une meilleure compréhension
mutuelle des postures des forces nucléaires non stratégiques de l’OTAN
et de la Russie en Europe, et qui soit fondée sur des préoccupations et
des intérêts de sécurité communs, dans une Europe où chaque pays est
libre de décider de son avenir.«
Leur langue de bois se décrypte facilement : »une relation de coopération constructive (...) fondée sur des préoccupations et des intérêts de sécurité communs".
Il s’agit bien de maintenir la soumission des exploités et de prévenir
toute tentative de rébellion dans toute l’Europe (de l’Atlantique à
l’Oural). Ce sont bien là les « intérêts de sécurité communs » à Poutine et aux dirigeants américains.
Le
gouvernement américain savait précisément quand et comment Poutine
envahirait l’Ukraine. Un article du Washington Post en date du mercredi
17 août 2023 indiquait en effet que les autorités américaines
connaissaient les moindres détails des plans du Kremlin dès octobre 2021
(4 mois avant l’invasion). Le fait qu’ils aient laissé faire a bien
valeur d’autorisation donnée à Poutine. Cet article du Washington Post a
fait sensation et il a été abondamment repris. (Voir tout ce qu’on
trouve sur le web en tapant dans un moteur de recherche : "Poutine avait
l’autorisation des américains pour envahir l’Ukraine"). Voici notamment
ce que je trouve dans « Courrier International » :
"Au fil
d’une enquête en quatorze chapitres, menée par une dizaine de
journalistes à travers le monde et intitulée “Sur la route de la
guerre”, The Washington Post révèle dans son édition du mercredi 17 août
les coulisses des mois qui ont précédé la guerre en Ukraine. Le
quotidien s’appuie sur le témoignage d’une trentaine de hauts
responsables politiques, militaires et issus du milieu du renseignement,
occidentaux et ukrainiens, dont certains s’expriment sous le couvert de
l’anonymat. On y apprend que les services occidentaux, notamment
américains et britanniques, étaient incroyablement bien informés, qu’ils
avaient connaissance dans les moindres détails des plans du Kremlin et
de l’intention de Moscou d’envahir l’Ukraine."
Biden a, de
fait, donné son feu vert à Poutine. En fait, le Washington Post n’a rien
révélé d’important car il ne pouvait pas en être autrement. Le dialogue
est permanent entre la Russie et les USA. Poutine ne pouvait pas mettre
en œuvre une décision de cette importance sans en avoir informé les
USA. Car le dialogue n’a jamais cessé. Il a toujours été assumé au
minimum par le biais d’une diplomatie qui n’est pas toujours affichée
officiellement mais dont l’existence n’est plus un secret. Des
rencontres ont plusieurs fois été évoquées dans la presse. Ainsi le
patron de la CIA s’est rendu au Kremlin les 2 et 3 novembre 2021. A cette occasion : "entre
Vladimir Poutine et William Burns (le patron de la CIA), un entretien
téléphonique a eu lieu, dans le cadre de cette visite, a déclaré lundi à
la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Un article du 2 novembre 2011 de Sud-Ouest précise : "Le
directeur de la CIA William Burns a rencontré mardi à Moscou le très
influent chef du Conseil de sécurité russe, ont annoncé les services de
ce dernier et l’ambassade américaine en Russie« .
Ces échanges se sont poursuivis. Un article de Newsweek du 6 juillet 2023 explique : »En
janvier 2022, un mois avant l’invasion russe, la CIA aurait servi
d’intermédiaire entre Washington et Moscou pour établir une série de
« règles » partagées." Il est clair que Poutine et les dirigeants
américains ne sont pas des ennemis. Ils sont tout au plus des
adversaires dans un jeu où ils sont bien d’accord sur les règles que
chacun doit respecter. L’article de Newsweek précise : "lors d’une
visite déjà connue au Kremlin du directeur de l’agence, Guillaume Brûle,
la Russie s’est engagée à ne pas étendre le conflit au-delà des
frontières de l’Ukraine et à éviter l’utilisation d’armes atomiques ; en
retour, l’administration du président Joe Biden s’assurerait que Kiev
« ne prendrait aucune mesure qui pourrait menacer directement la Russie
ou la survie de l’État russe ». Sur la base des accords entre Washington
et Moscou, il appartiendrait aux Etats-Unis de veiller au respect de
ces engagements."
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