Je ne vois pas où est le problème, sinon un désir fortuit de centralisation.
La castillan, l’espagnol, est la langue de l’Espagne, mais aussi de nombreux pays d’Amérique latine.
Il ne viendrait l’idée à personne en Espagne de réclamer que l’Espagnol parlé en Espagne soit le même parlé, par exemple, en Argentine. Il y a des écarts et ils sont acceptés. De la même façon, personne ne demande que la langue officielle parlée par les Espagnols applique les modes de vocabulaire des Argentins, par exemple. Mais la langue ainsi parlée reste l’Espagnol.
De même pour l’anglais entre un professeur d’Oxford et un paysan texan, est-ce la même langue ? Pourtant, on l’appelle « anglais ».
Il suffit de distinguer entre le français de France et celui d’Afrique, du Canada, ou d’ailleurs. Mais je ne vois pas pourquoi on supprimerait la langue française et l’Académie française qui en donne le bon usage, en France.
D’ailleurs le meilleur ouvrage de grammaire française est le Grévisse, qui est... belge. Et les canadiens sont les plus en avance sur la lutte contre l’anglicisation du français.
Un dictionnaire de la langue française peut très bien inclure des termes locaux, nationaux, internationaux, en indiquant leur usage et origine. Mais cela reste du français.