Allocations familiales, la fraude à plusieurs milliardsEn France, la fraude aux prestations familiales est massive. Mais passe totalement sous les radars politiques et médiatiques.
Plus de 6 milliards d’euros manquent à l’appel dans les comptes
de la branche famille de la Sécurité sociale. La faute à des erreurs
massives – elles représentent 8 % des montants versés qui resteront non
corrigées (sic) – qui font que, pour la 3e année consécutive, la Cour des comptes a refusé de certifier les comptes de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF).
Mais
ce n’est pas tant ce chiffre qui devrait faire bondir que celui des
indus, ces trop-perçus versés aux allocataires du RSA, de l’aide au
logement, de la prime d’activité qui, chaque année, se répètent sans que
les mesures mises en place y fassent manifestement quoi que ce soit.
Ce
chiffre, bien peu en ont parlé. Il figure pourtant noir sur blanc dans
le rapport, et la synthèse, de la cour des comptes. Et il est
astronomique. Sur les 6,3 milliards d’euros d’erreurs, 4,2 milliards de
trop-perçus par les allocataires sont potentiellement imputables à la
fraude. Les trois quarts. C’est la partie émergée de l’iceberg. Celle
dont la CNAF ne se vante pas. Celle dont les médias ne parlent pas. Mais
celle estimée par les magistrats de la cour des comptes, loin, très
loin des montants détectés par la Caisse nationale d’allocations
familiales (CNAF). Et encore plus loin des montants mis en recouvrement –
qui ne sont pas les montants recouvrés.
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