« Mettre
Marx au vide-ordure » ??? Et pourquoi pas au feu ? Sinon que le
geste est directement celui des autodafé nazis, et plus récemment des ultralibéraux
chiliens de l’époque Pinochet au Chili, dont le « courant économique »
ultralibéral, sinon libertarien se réclame encore, et qui en montre,
précisément, l’absurdité et les contradictions internes, sans solutions réelles,
au-delà des « belles paroles » de « principes » de l’ultralibéralisme.
Trop d’Etat
mène à la bureaucratie paralysante, qui est une forme de dictature, de droite
comme de gauche. Pas assez d’Etat, voire même, pas d’Etat du tout, mène à l’anarchie
au sens du simple désordre, qui engendre le pouvoir des gangs, et en d’autres
temps, la féodalité.
Marx, en bon
humaniste, malgré son affirmé matérialisme, croyait donc néanmoins en la « bonté
naturelle » de l’être humain, et pensait en conséquence qu’une meilleure
organisation sociale et économique lui permettrait de « s’épanouir »…
Ce en quoi
il avait malheureusement manifestement tort, au vu de la suite…
L’être
humain est un animal doué d’intelligence, mais d’abord et avant tout un animal
mû par ses instincts primaires. Ce n’est que par la constitution d’un ordre
collectif cimenté par l’autorité d’un « chef » de tribu ou autres
formes d’organisation, ensuite, qu’il a pu avancer sur le chemin de la « civilisation »
et du « progrès » où les aspects les plus ravageurs de ses instincts
primaires sont simplement tenus dans les limites d’une autorité acceptée
collectivement, sinon définie démocratiquement, parfois.
L’anarchie
ultralibérale « libertarienne », tout comme l’anarchie gauchisante,
ne mène qu’à une forme ou une autre de pouvoir des gangs, de nouvelle
féodalité, fût-elle appuyée sur les moyens de la technologie moderne actuelle
et à venir, planquée derrière les simulacres des diverses IA, avant de leur
passer carrément la main, faute de maîtriser le résultat.
L’avenir, s’il
en est, est partagé entre la voie de l’IAA, au sens de l’intelligence
artificielle anarchique, et le banco-centralisme, basé sur la monnaie numérique
de banque centrale, qui est la forme ultime et donc éventuellement « unique »
et « centralisée » du « crédit social » dont la Chine
actuelle est le prototype.
Sur le plan
économique, Marx, au-delà de ses espoirs utopiques en l’humanité, s’est
contenté d’observer et d’analyser la formation du capitalisme industriel de son
temps, celui de la « révolution industrielle » encore au stade de la
machine à vapeur.
A ce titre,
son œuvre est d’intérêt historique, même si cela déplait encore à certains… qui
voudraient la voir « disparaître » d’une manière ou d’une autre, mais
obscurantiste assumée, en tout cas.
Dans ses cahiers
de notes des « Grundrisse », littéralement à la base de son œuvre, il
analyse les premières formes d’automatisation de l’industrie à vapeur et en
déduit les principes d’une évolution économique qui est celle de la robotique,
aujourd’hui, ce qui est utilisé par ceux qui cherchent à la comprendre, même
aux USA « libéraux ».
Luniterre