@La Bête du Gévaudan
Sauf que les très longs débats que nous avons eu ici même sur AgoraVox montrent
que vous ne l’avez lu que très partiellement, voire même, plutôt, que vous vous
référez aux « résumés » de ses épigones.
Ce qui est une autre manière d’en faire un dogme, que l’on soit
« pour » ou « contre ».
Alors qu’il se pose, pour l’essentiel, en observateur et analyste de la
révolution industrielle au stade où elle en est en son temps : celui de la
machine à vapeur. Une étape de la société capitaliste industrielle qui se
termine assez précisément quelques années après sa mort.
Ses analyses concernent donc cette période fondatrice de notre société
industrielle moderne, ce qui en fait l’intérêt historique, et donc à considérer
comme tel, et non pas à « mettre au vide-ordure » façon hitléro-nazie
caractérisée.
Etrangement, si l’on va un peu plus loin que
les sarcasmes autosatisfaisants idéologiquement, on ne peut que constater qu’à
la même époque Bastiat et Marx donnaient du capital une définition quasi
identique et précisément basée sur la valeur du travail au sens où pour Bastiat comme pour Marx, donc, le
capital est le résultat d’une accumulation de travaux antérieurs :
Marx, Bastiat, et La Bête du Gévaudan : une
suite au débat sur le libéralisme
https://cieldefrance.eklablog.com/2025/06/marx-bastiat-et-la-bete-du-gevaudan-une-suite-au-debat-sur-le-liberalisme.html
Ensuite et à la même époque, leurs avis
divergent évidemment concernant les conséquences à en tirer !
Il est donc intéressant et utile d’étudier l’œuvre
de l’un comme de l’autre, pour comprendre cette époque fondatrice de notre
société « moderne », sans pour autant en faire des dogmes ou des
recettes de cuisine idéologique, dont les « ingrédients » ont
eux-mêmes radicalement changé de nature, avec l’évolution technologique
actuelle.
Luniterre