« Du prestige » est le titre de l’un des chapitres du Fil de l’épée publié en 1932 par Charles de Gaulle... un livre dont je conseille la lecture... Vous nous faites languir au fil des épisodes, nous promettant de sensationnelles révélations sur le « trouble M. de Gaulle », mais j’avoue n’avoir pas encore bien compris de quoi il s’agirait... Vous nous alignez des choses qui sont entièrement connues de tous les gens qui ont lu les livres de De Gaulle... venez-en au fait !
De Gaulle est notoirement un militaire, il ne croit pas au « pacifisme »... il ne s’en cache nullement... c’est exprimé à longueur de pages dans ses livres... De Gaulle est issu d’une lignée de noblesse de robe et d’entrepreneurs ; les armes ne sont pas sa tradition familiale ; son choix pour les armes fut donc une sorte de transgression avec l’héritage familial. Il a assumé toujours ce choix de la carrière des armes avec ce qu’il implique. Il ne se cache pas derrière son petit-doigt. Pour lui, la guerre fait partie de l’humanité. Il l’exprime clairement dans ses livres.
Ses propos sont très en rupture avec « l’humanisme de bon alois » de l’intelligentsia française, et plus encore avec le « pseudo-tiersmondisme » dont la gauche a voulu affubler le Général après sa mort. ... De Gaulle n’est pas de gauche, si c’est ça la révélation ! ... mais alors pas du tout !
De Gaulle s’oppose autant à la gauche socialo-communiste qu’à la droite fasciste, décliniste et collabo « à la Louis-Ferdinand Céline ». De Gaulle s’inscrit dans la tradition de la chevalerie française, il assume la part guerrière du devenir du monde, la hiérarchie et le prestige, et l’identité catholique et helleno-romane de la France. On aime ou on n’aime pas, mais il ne s’en cache pas.