@La Bête du Gévaudan
Bastiat ne se définit pas comme libéral
>>> si vous pouvez préciser ce point avec des références dans ses oeuvres, cela peut être intéressant, historiquement, car toutes les références en lien avec ce personnage l’associent au libéralisme et en font même une figure de proue, un des pionniers du genre !
Il ne prétend pas imposer un monde idéal
>>> non seulement je n’ai jamais avancé un truc pareil, mais je constate au contraire, et je ne suis pas le seul sur ce point, une certaine convergence entre l’idéal libéral et l’idéal libertaire, qui reposent tous les deux sur une approche spontanéiste selon laquelle la seule et simple « liberté » amène plus ou moins spontanément un ordre économique et social optimum.
Marx prétendait de son côté que le communisme émergerait naturellement de l’étouffement du capitalisme par la baisse du taux-de-profit. Cela n’est pas advenu (même si certains millénaristes continuent d’attendre l’apocalypse marxiste).
>>> les « millénaristes marxistes » sont effectivement des imbéciles pseudo-« marxistes » qui pour la plupart n’ont pas lu Marx et se contentent de radoter de vieilles brochures d’agit-prop déjà périmées au siècle dernier.
>>> il y a toujours deux aspects dans l’oeuvre de Marx, dont effectivement un aspect agit-prop qui était néanmoins assez approprié à l’émergence du mouvement ouvrier de son époque. Mais quant au fond, il cherchait objectivement à comprendre l’évolution du système, notamment dans ses « carnets de notes » que sont les Grundrisse.
>>> dans les Grundrisse la fin du capitalisme est liée à la caducité de la loi de la valeur-travail qui se produit avec la généralisation de l’automatisation de la production et donc avec la disparition du travail humain directement productif, au sens de l’incorporation directe de la force de travail dans le processus productif lui-même.
>>> c’est exactement ce que nous vivons à notre époque présente, avec la robotisation.
>>> dans les Grundrisse il n’y a pas de lien de cause à effet entre cette mutation et une éventuelle révolution socialiste, qui ne reste possible, même à son époque, que par l’intervention politique de la classe ouvrière. Mais c’est bien une sortie du capitalisme, au sens de la définition marxiste du capitalisme. Ce n’est donc pas incompatible avec le maintien d’un système de domination de classe, de type post-capitaliste, et c’est précisément ce qui se produit avec le banco-centralisme actuel.
>>> Varoufakis, l’économiste grec qui a tenté d’arracher son pays des griffes de l’UE, donne aujourd’hui une autre définition du post-capitalisme actuel, mais je constate qu’il tente encore de faire passer le rôle des Banques Centrales au second plan derrière les monopoles type Gafam, ce en quoi il se « trompe » lourdement, ou volontairement, peut-être !
>>> la gauche socialo-keynésienne est effectivement aujourd’hui l’« avant-garde » du banco-cetralisme dans les classes populaires et doit donc être combattue à ce titre :
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Luniterre