@Durand
Je remarque avec plaisir que l’évocation de votre père vous conduit à vous exprimer correctement avec moi.
Et je retiens ces mots qui viennent de lui : « on n’aimait pas beaucoup de Gaulle dans le maquis ».
Il faut même reprendre l’ensemble de ce que vous en écrivez pour mesurer son très profond désarroi :
« Mille fois, mon père m’a répété qu’ « on n’aimait pas beaucoup de Gaulle dans le maquis ».
Ensuite, il faut souligner l’avis personnel que vous en avez retenu : »mais sans explications convaincantes…"
Ce dilemme vous appartient. Mais je dois vous dire qu’il me conduit à vous accorder toute ma sympathie.
Votre père ne se trompait pas le moins du monde. C’est simplement une légende fabriquée de toutes pièces qui est venue se mettre en travers de ce qui le garantissait en face de son fils... Comme il n’est sans doute plus de ce monde, l’affaire est désormais très compliquée... De mon côté, se trouve quelque chose qui y ressemble beaucoup, par rapport à mon propre père.
Pour ceux qui ont eu un père de cette qualité, il est certain qu’ils sont désormais des... enfants perdus, livrés à une Constitution qui va bientôt les conduire au pire... eux ou leurs enfants et petits-enfants.
Ceci dit : je préfère que vous ne m’écriviez plus rien ici. Cela est trop indigne, je vous assure. On ne cesse d’y piétiner ces hommes-là... au nom d’un monstre, tout simplement (deux millions de morts, pour le moins).