A souligner, en outre, dans la
réponse de Macron, l’absurdité, également révélatrice, de la formulation « si
la Russie prenait la responsabilité de revenir aux confins de l’Europe… » !
Au fond, ce que Macron trouve « provocant », c’est bien que la
Russie puisse être considérée comme une puissance européenne, ce qu’elle est,
fondamentalement, même si née aux confins, précisément, des deux continents.
Pour s’en faire une idée il suffit de comparer la carte des limites géographiques
« physiques » du continent européen dans son ensemble, et pas
seulement « EU », d’une part, et de l’autre une carte des oblasts russes
européens :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/68/Europe_Asia_transc ontinental.png/960px-Europe_Asia_transcontinental.png?20220829115236
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/36/Rusia_europea.PNG/ 500px-Rusia_europea.PNG?20210312085638
On en revient donc toujours à cette
idée du Général De Gaulle selon laquelle il ne peut y avoir d’Europe politique
durable que de l’Atlantique à l’Oural.
Il suffit de regarder la carte et ce
qu’elle contient réellement en termes de moyens économiques pour comprendre qu’il
n’y a pas de « petit poucet » ouest-européen, à partir du moment où
il cesse de se comporter en porte-flingue du géant US et organise sa défense
pour son propre compte, essentiellement, ce qui en fera un partenaire « équitable »
et non plus un « adversaire » de la Russie.
Bon, cela implique que l’Angleterre « largue
les amarres » qui la relient essentiellement à l’Oncle Sam, et c’est pas
gagné…
L’alternative, c’est donc de
commencer par faire une véritable « Europe continentale », déjà, en attendant que l’Angleterre finisse de choisir son « bord »,
si elle le peut !
C’est uniquement en ce sens,
actuellement, que la défense nucléaire française peut avoir un rôle « continental »,
éventuellement, et non pas comme un simple accessoire de l’OTAN bras armé de l’Etat
profond Anglo-US.
Luniterre