"Lorsque je parlais de l’« occident » qui aurait du conditionner son aide
au rejet de toute référence au nazisme, il s’agit des gouvernants de
nos pays ainsi que des relais d’opinion (partis politiques, grands
média), qui présentent l’Ukraine comme rempart de la démocratie, sans
qu’elle en respecte certaines valeurs fondamentales (à quoi s’ajoute la corruption, que nos média occultent, contrairement aux média ukrainiens). "
Nous n’avons pas à donner des leçons en matière de corruption aux ukrainiens et les russes seraient aussi bien mal placés pour en donner. La corruption est générale. D’où viennent les grandes fortunes dans les pays capitalistes ? Sont-elles propres ? Par qui notre pays est-il dirigé ? Comment Macron a-t-il été élu en 2017 ? Je vous conseille la lecture de mon livre à ce sujet.
La corruption dans les pays de l’ancienne URSS est de nature différente, mais elle n’est ni mieux ni moins bien. Elle est étroitement liée à la volonté, soutenue largement par les capitalistes du monde entier, de faire passer le régime économique en force et le plus rapidement possible après la chute de Gorbatchev. Elle est intrinsèquement liée à l’émergence des oligarques qui ne sont que des grands bandits. Le plus grand de tous étant Poutine lui-même.
Notre responsabilité est aussi de soutenir nos amis ukrainiens qui luttent contre la corruption en Ukraine. Je pense que la corruption en Russie est encore pire. La corruption en Ukraine reste cependant importante.
Dans ces pays, lutter contre la corruption, c’est lutter pour le socialisme. N’attendez pas que les capitalistes des autres pays soutiennent ce combat.
Ceci dit, je ne comprends pas votre volonté dans la diplomatie entre pays capitalistes de conditionner une aide aux respects de principes qui ne sont appliqués dans aucun pays. C’est aux ukrainiens d’exiger que les symboles du bandérisme disparaissent. Nous devons soutenir les organisations ukrainiennes qui le font. Nous devons aussi lutter pour qu’en France disparaissent tous les symboles liés à la sympathie pour la collaboration avec les nazis. Cela commence par la reconnaissance que Mitterrand fut un Pétainiste de premier plan. Au niveau européen, il serait temps aussi de dire que Walter Hallstein fut un nazi de premier plan avant de manifester des exigences à l’égard des ukrainiens.