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Commentaire de chantecler

sur De Berlin à Moscou : Poutine pille l'art ukrainien comme Hitler


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chantecler chantecler 30 août 2025 11:03

le GS /

« La scène incroyable du  »Bureau ovale"

Peu après, la scène qui se déroule au « Bureau ovale » (1) est aussi incroyable. On la découvre à travers une photo, étrangement prise et diffusée par les soins des services de la Maison Blanche eux-mêmes. Le tableau est aussi édifiant : Le président Trump y campe, derrière son bureau, comme un manager, ou un DG qui reçoit une délégation syndicale. Ils sont de nouveau là, bien rangés de l’autre côté du bureau, assis sur des chaises, déférents. La hiérarchie est affichée, le message est bien clair. On serait bien en peine de déceler sur les visages de ces dirigeants européens en cercle autour du bureau du « patron », la moindre marque d’un leader, d’un homme d’Etat d’envergure.

Dans cette image que donnent de l’Europe occidentale ses dirigeants actuels, on mesure la déchéance dans laquelle ils entrainent celle-ci, et qu’ils essaient en vain de cacher derrière des postures guerrières, des rodomontades et des discours verbeux.

C’était d’ailleurs déjà une déchéance, quelques semaines avant, le jour, le 27 juillet, (2), où le Président Trump avait reçu entre deux parties de golf, en Ecosse, la présidente de la commission européenne, pour l’entendre accepter toutes les conditions étasuniennes : 15% de taxe de douanes, 750 milliards de dollars d’achats de gaz et de pétrole étasuniens, 600 milliards de dollars d’engagement d’investissement aux Etats Unis, et tout cela sans aucune contrepartie.

Ils acceptent tout, pourvu que..

On devrait se demander pourquoi les dirigeants des grands pays de l’Europe occidentale exposent ainsi leurs peuples et leurs nations à tant de diktats et d’humiliations des Etats-Unis d’Amérique.

On a le spectacle d’élites dirigeantes prêtes à tout pour avoir la protection des EU, contre les intérêts de leur propre peuple, exactement comme ces dirigeants d’ Etats arabes dont ils parlent pourtant avec mépris. Ils acceptent tout. Pourvu qu’ils restent au pouvoir, eux et leur milieu social.

Il n’y a pas d’autre explication. Ou alors comment expliquer qu’ils acceptent délibérément d’acheter le gaz et le pétrole étasuniens bien plus cher que ceux de Russie. Comment comprendre que l’Allemagne renonce délibérément à cet avantage énorme que représentait pour son industrie l’énergie russe, et qu’elle ait même accepté, sans broncher, la sabotage des gazoducs « Nord Stream », sur lesquels elle avaient investi des milliards de dollars, Comment expliquer qu’ils aient préféré s’intégrer économiquement avec les Etats Unis, pays non européen à des milliers de km de l’Europe, plutôt qu’une intégration naturelle avec la Russie sur le même continent. Et qu’ils continuent dans cette voie, alors qu’il n’y a là aucune logique économique. Il faut bien y chercher alors une logique politique cachée et donc des intérêts, ceux-ci de pouvoir, d’hégémonie sociale sur leurs peuples respectifs. Les Etats du Golfe ont exactement le même comportement envers les EU, par leurs investissements, leurs prêts, leurs achats d’armement inutiles et disproportionnés, leurs dons et cadeaux somptueux aux Occidentaux etc..

La panique

L’arrogance de Zelinsky

Les dirigeants européens sont d’autant plus pour la guerre en Ukraine, que ce ne sont pas eux qui la font. Souvent mal élus, au pouvoir ou s’y maintenant grâce à des alliances et des manipulations parlementaires compliquées, en déficit de crédibilité, peu populaires, dans un contexte de crise générale de la démocratie occidentale, ils sont bien incapables de convaincre leurs peuples d’aller à la guerre, de mourir pour l’Ukraine, malgré une mobilisation intense du système médiatico-politique. Ils ont donc recours à la seule solution disponible, celle de l’utilisation du pouvoir d’Etat et de l’argent public pour le financement direct du pouvoir ukrainien et de son armée, et ont également recours à mille subterfuges « démocratiques », pour se passer de l’assentiment du peuple. L’argent est donné par dizaines de milliards d’euros, sans compter, à fonds perdu, sans contrôle, sans espoir de retour, malgré la corruption qu’ils savent extrême en Ukraine, alors même qu’ils comptent le moindre euro dans les dépenses sociales pour leur peuple.

L’Ukraine, dont ils ne se sont pas souciés pendant des siècles leur est devenue soudain « existentielle ». Zelinsky l’a de suite compris. Il a vu que ces dirigeants ne pouvaient se passer de la guerre en Ukraine pour leur propre survie, pour leur propre pouvoir, pour leurs propres intérêts baptisés défense de l’Europe, et de ses valeurs. Ceci explique son arrogance à leur égard, et parfois même les mises en demeure qu’il leur adresse.

Jusqu’à présent l’Europe a financé totalement l’Etat ukrainien, jusqu’au moindre salaire de fonctionnaire. L’Ukraine vit de la guerre. La guerre la corrompt. Les ukrainiens, pour une partie considérable de la population, ne travaillent même plus. Ils sont pris en charge par l’Europe, à l’intérieur et à l’extérieur. Désormais, le président ukrainien n’hésite pas à demander directement à l’Europe de payer ses soldats (3). Le caractère mercenaire de l’armée ukrainienne est délibérément avoué, revendiqué, et il devient lui-même un moyen de pression sur les dirigeants occidentaux.

On a du coup l’explication du statut hors norme d’un personnage subalterne comme Zelinsky, et d’un pays secondaire comme l’Ukraine dans la cour européenne. L’armée ukrainienne est choyée, vantée, célébrée, équipée. Elle est déclarée la « principale garantie de sécurité », à la fois de l’Ukraine et de l’Europe, même en cas d’accord de paix avec la Russie. Zelinsky peut même se donner le droit de proposer 100 milliards de dollars d’achat d’armes aux EU payés par l’Europe, comme il vient de le faire récemment (4), avant même que l’Europe n’en discute ou n’en parle. Que reste-t-il de la souveraineté des pays européens ?

L’Europe prend le même chemin de la déchéance qu’ont connu tous les vieux empires fatigués et séniles au cours de l’Histoire. Le recours aux armées mercenaires en est un indicateur significatif et constant.

La peur

En réalité, les élites occidentalistes dirigeantes ou influentes ont peur. Une peur panique, parfois délirante, qui déborde sur les plateaux télé, dans tous les « medias fakenews » des Etats-Unis, qui donnent le ton, aux annexes que sont devenues les chaines d’informations européennes..."


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