pas mal pour cet insignifiant agent du KGB en poste à
Dresde en Allemagne de l’Est.
Ce qui étonne dans le parcours de ce personnage, c’est la
contradiction entre son physique (petite taille, démarche gauche, teint transparent sur une bouille
ronde) et sa promotion en 1999 dans un environnement brutal de puissants
oligarques. De ce point de vue, il y a un mystère Poutine, comme il y a un
mystère de la relation de certains hommes avec le pouvoir (Napoléon).
L’un de ces oligarques, Berezovsky, l’aurait poussé, pensant
pouvoir le contrôler dit-on. Auquel cas, il s’est trompé, se trouvant lui-même éjecté
à Londres où il est mort, on ne sait trop comment.
Je crains que nos dirigeants n’aient commis avec Poutine la
même erreur que Berezovsky : le mésestimer, voire le mépriser avec une
sorte de mépris de classe vu les origines sociales modestes de Poutine.
Et l’on ne sait pas encore si le discours de 2007 à Münich n’a
pas amorcé un mouvement durable de non-alignés refusant le monde unipolaire et
sa monnaie, mouvement de basculement de l’ordre mondial unipolaire ->
multipolaire. Cela reste à confirmer.
En tous cas, j’espère que Poutine va encore nous surprendre,
en trouvant avec Trump un chemin vers la paix en Ukraine.