Vers une VI°
République
Attendons-nous à de très belles performances de girouettes électorales
dans cette accélération du temps politique, de nos prises de conscience et apprentissages accélérés.
L’extrême-droite a usé et abusé de tous les mots et éléments de langage possibles, les postures
rhétoriques, les promesses, l’instrumentalisation de tous les mécontentements
avec ses fétiches centraux habituels et historiques l’immigration et
l’insécurité en frisant l’orgasme médiatique lorsqu’un fait divers les
associait. Pratiquant avec application de petites combines à 3 sous à l’Assemblée pour
se donner le temps d’une coalition tout en prétendant auprès de son électorat
de la classe populaire et moyenne combattre le pouvoir en place. S’étant un
temps grisée de voir ainsi mis à son service un appareil de fabrication de
l’opinion publique développé avec une puissance encore jamais vue par nos oligarques ayant toujours
eu besoin d’elle quand les
revendications démocratiques et sociales montent dangereusement. En espérant diviser
ainsi la classe moyenne et populaire pour pouvoir travailler à restreindre encore plus la
démocratie. Gonflée un temps par les illusions de puissance et de marche
irréversible entretenues par les sondages commandés et mis en résonnance par
les médias de ses sponsors et perdant du
coup assez vite mesure et prudence.
Rendant visibles des candidats dont elle nous disait qu’ils appartenaient à un
passé révolu. Mêlant ses voix aussi bien à ceux de la macronie que de LR dès
lors qu’il s’agissait de bloquer un candidat de la gauche de la démocratie
citoyenne tout en tentant l’acrobatie de se faire passer auprès des électeurs de la classe moyenne et
populaire pour un véritable opposant ayant
des ambitions sociales et républicaines. Ayant eu la capacité de stopper net la macronie pour
remettre dans nos mains de citoyens le pouvoir de décider d’un
nouveau régime sans le faire. Rattrapée finalement par ses dérobades et
tentatives d’échapper à la justice (déjà)pour avoir détourné l’argent public de
ses attributions en se transformant d’un coup en matamore accusateur perdant
les pédales. Espérant peut-être faire oublier ainsi ses engagements solennels et
ostentatoires pour des élus intègres et des peines rapides et exemplaires.
Sacrifiant notre santé et notre avenir sans état d’âme pour un paquet de voix
et le soutien des industriels de l’agriculture industrialisée et mondialisée
des dirigeants de la FNSEA. Se révélant finalement telle qu’elle a toujours
été. Une machine électorale peu regardante sur les moyens utilisés tant que
cela marche tandis que ceux-là même de nos concitpyens qui
ont pu s’y laisser prendre en la soutenant ou en désertant les
urnes un temps font dorénavant un pas de côté et relèvent la tête. Maintenant
que des oligarques bien embarrassés avec
une roue de secours couturée de
rapiècements de fortune n’ont pas d’autre choix que de remettre en lumière comme ils peuvent les
jeux des diverses marionnettes de secours. Dans une ultime tentative de bloquer
les peuples aspirant à prendre en mains leur destin. Le jeu politique, c’est
nous les citoyens qui le faisons si nous le voulons. Pas tous ces politicaillons insignifiants des
vieux partis de la dispersion, de la division et des promesses de
circonstances, acrobates de coalitions de dernières minutes. Déjà démentis par leurs actes récents et passés et
leurs engagements non tenus encore tout frais. Laissons-les s’adonner à leurs perpétuels jeux avec les médias dans lesquels
ensemble ils parlent de nous d’un air
inspiré comme si nous étions des pions à déplacer comme à la roulette.
Attention par ailleurs, nous aurons droit de manière exacerbée vu ce que certains
ont à perdre à tous les mensonges, provocations, et combines possibles et voire
plus. Nous avons avec le pouvoir des urnes celui de mettre fin à cette très mauvaise passe. Le
front populaire, dans le sang-froid et
la lucidité, c’est nous les citoyens de ce pays, nous qui avons la capacité de mettre en place une
démocratie citoyenne. C’est maintenant que cela se joue. À nous d’être présents
et à la hauteur.Chacun avec ses moyens, l’urne étant à la portée de tous.