@SilentArrow
Un Conseil National du Crédit,
reconstitué sur une base élective démocratique et doté de pouvoirs
constitutionnels de contrôle du crédit circulant sur le territoire national, c’est
donc un moyen à la fois radical et constitutionnel de reprendre le pouvoir sur
les grandes orientations économiques du pays.
A mesure que le renouvellement complet de la
masse monétaire se fait par le renouvellement du crédit, c’est donc une reprise
en main complète de la souveraineté nationale de la France, sans violence et
sans pseudo-« frexit » qui implique des pertes immédiates et
considérables avant d’avoir des effets positifs possibles mais qui resteront de
toute façon hypothétiques, aléatoires, et même improbables sans un contrôle
démocratique du crédit circulant dans le pays.
De fait, un nouveau CNC ainsi reconstruit
aura donc un pouvoir extensif de contrôle de l’activité bancaire sur le
territoire national et il n’est donc pas nécessairement utile d’en passer par
une phase de « nationalisations » qui serait elle-même un coût d’argent
publique devenu ainsi superfétatoire.
Il est par contre possible d’envisager la
création d’une banque associative d’importance nationale type « crédit mutuel »
mais placée directement sous l’égide du CNC et qui pourrait donc devenir un
instrument de restructuration des dettes existantes non encore arrivées à terme
et évaluées comme des abus de la gestion publique actuelle.
Une sorte de « moratoire », mais
avec une résolution étalée dans le temps et donc sans traumatisme pour notre économie
malade mais ainsi engagée sur la voie de la guérison.
Enfin, un tel CNC peut aussi être doté de
pouvoirs constitutionnels de contrôle de la circulation monétaire sur le
territoire national, ce qui permettrait également un contrôle des opérations d’import-export,
tant en marchandises qu’en capitaux.
Un tel pouvoir constitutionnel se place en
droit au dessus du droit européen, qui ne lui est pas opposable.
Evidemment il y a ainsi une situation de
conflit potentiel avec les « autorités européennes », mais c’est
fondamentalement elles qui sont en contradiction avec notre droit
constitutionnel, et non l’inverse.
Les cas inverses, jusqu’ici, ne résultent que
de la lâcheté et de la vénalité de la classe politique, et non du droit
constitutionnel.
L’UE peut être tentée de mesures de
rétorsions, mais dans ce cas c’est elle qui prend la responsabilité de nous « quitter »,
en quelque sorte, et de fait opérant le « frexit » à ses propres
dépens…
La question du « signe » monétaire,
« euro ou franc », n’en est plus une à partir du moment où le CNC
contrôle et le crédit et la circulation monétaire : qu’on s’appelle
nous-mêmes euros, francs, ou autre n’a donc plus de réelle importance. L’essentiel étant le contrôle de la
valeur économique circulant sur le territoire.
Conserver l’euro comme unité, dans ce cas,
présente même plus d’avantages, en termes de simplification des échanges,
désormais sous contrôle, que d’inconvénients, avec un change nécessairement
aléatoire et manipulable de l’étranger.
Les euros circulant en France se trouvant de
ce fait « nationalisés » par le droit et le pouvoir constitutionnel
émanant du CNC.
Luniterre