@sylvain
L’auteur conclut :
« La dette
résultant de la redistribution des richesses aux pauvres, plus croît leur
multitude plus la dette se creuse par la redistribution des richesses
nécessaires à leur sauvetage ; or, le nombre de pauvres augmente
structurellement avec la démographie, depuis que le monde existe. »
Pour l’essentiel,
non, la dette ne provient pas de la « redistribution des richesses aux
pauvres », précisément dans la mesure où les « aides sociales »
sont en argent distribué : la consommation qui en résulte dégage en principe
une marge bénéficiaire des entreprises qui les fournissent en biens divers.
Le problème est
donc quoi que l’on en pense que les marges des entreprises « modernes » sont trop faibles
pour que l’on puisse les imposer en proportion et « boucler la boucle »
de la redistribution.
En un sens le
résultat est bien que l’essentiel de la dette « sociale » se retrouve
dans le budget de l’Etat, mais ce n’est pas le seul poste de « gâchis
financier », selon Marc Touati, qui a étudié cela sans avoir pour autant
un préjugé « gauchiste » en aucune manière.
Et en un sens
même le « gâchis financier » de l’Etat n’est in fine pas perdu pour
tout le monde et se retrouve également tôt ou tard dans le circuit de la
consommation.
C’est donc l’ensemble
du cycle « production-consommation » qui a cessé d’être « rentable »
sans l’apport en liquidités supplémentaires provenant de la dette, tant
publique que privée.
La dette
publique-privée est un continuum dont la partie « publique » est en
quelque sorte le vase d’expansion indispensable à la survie de l’économie
moderne, intrinsèquement non rentable sur une base endogène en termes de masse
monétaire, sans ce « vase d’expansion », création quasi permanente de
monnaie « nouvelle » ex nihilo.
La croissance « mathématique »
de la « pyramide sociale » n’y est donc pour rien, et d’autant moins
que le développement de la pauvreté n’est pas du tout une sorte de fonction
mathématique et plus ou moins géométrique de cette « pyramide ». La
grande pauvreté avait malgré tout tendance à régresser, à l’échelle mondiale,
avant la « crise du covid », qui l’a ramenée en 2021 au niveau élevé d’avant
2015, et pour éventuellement revenir à son niveau d’avant covid et même diminuer à nouveau ensuite, en 2023.
Mais la réduction,
encore très partielle, de la grande pauvreté, n’est pas forcément
contradictoire avec un creusement des inégalités, tout étant relatif.
Et surtout, pas
non plus incompatible avec le fait que des fortunes immenses se construisent en
même temps que s’accroît la dette publique et privée !
Et c’est
là qu’il y a un système de « vases communicants », à travers les
diverses formes de « dépenses publiques », même si habilement
dissimulées par les médias systémiques, entre le « vase d’expansion »
de la dette publique et les comptes en banques des plus grosses fortunes, qui n’existeraient
donc absolument plus sans ce « siphon », indirect et discret mais
efficace…
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La grande bourgeoisie
du XXIème siècle n’est plus essentiellement une classe d’entrepreneurs mais une
classe de parasites banco-centralistes.
Luniterre