L’auteur
est en très bonne compagnie et d’une
certaine manière, vu les habitudes d’Agoravox, il la convoque avec ce billet.
Il s’est spécialisé occasionnellement, entre autres choses bien plus intéressantes, du côté de ceux qui sont là pour semer les
graines de la division. Rôle apparemment modeste mais, surtout quand on se
réclame (comme si c’était nouveau) de la gauche, indispensable à la mascarade qu’est devenue notre vie
politique où certains espèrent prospérer. Soyons juste, l’auteur, pour un
lecteur attentif, n’en est pas non plus à son coup d’essai dans le genre. Reconnaissons-lui donc, outre la curiosité
intellectuelle dont il se prévaut pour expliquer son achat et le service qu’il
nous rend, la qualité de la persévérance
et de la fidélité dans cette voie.
« Il rappelle l’engagement laïque
d’hier de Mélenchon et aborde son alliance électoraliste d’aujourd’hui en
premier avec les islamistes dans les quartiers populaires. »
Personnellement
j’ai toujours préféré, dans les moments décisifs, un fascho qui s’assume à un homme de gauche
qui finit par leur servir la soupe. Et je crois que je ne suis pas le
seul.
Ici
donc la grosse astuce attendue et qu’on a déjà entendue partout, et depuis longtemps. L’arme de la dernière chance que l’on a déjà essayée maintes fois sans succès
pour espérer abattre un mouvement car
tout le reste a échoué. Qui est la pointe politique avancée et l’espoir d’un mouvement social et politique qui
traverse depuis un sacré moment toutes les couches sociales du pays. Qui veut
simplement plus de démocratie et de justice sociale parce qu’elles sont
inséparables. Avec des citoyens ayant les moyens institutionnels de se faire
respecter et des responsables limogeables en cours de mandats en cas de
manquements graves à leurs engagements entre autres. Parce que cela commence à
bien faire de se faire piétiner par ceux que l’on vient d’élire avec des médias
qui disent que nous sommes d’accord quand même parce que nous ne savons pas
bien ce que nous voulons ou que nous n’avons pas bien compris. L’on voit ce que
cela donne quand la droite et le parti du social libéralisme s’abandonnent à
une oligarchie qui n’en a jamais assez, qui trouve indigne qu’on lui demande de
payer sa part d’impôt, qui a pris le
contrôle de la sphère médiatique et des instituts d’opinion et qui s’attaque
maintenant à l’édition (Bolloré contrôle l’éditeur du livre merveilleux ici
encensé) et qui ne s’arrêtera pas là .Une oligarchie qui, comme ailleurs, a usé
et use de tous ses moyens pour mettre en selle l’extrême-droite , l’outil de
réserve indispensable pour diviser la société en bafouant les principes
républicains de citoyens rassemblés et égaux par les mêmes droits et devoirs
pour ensuite la mettre au pas.
Enfin
derniers compliments à l’auteur sans épuiser ce registre bien sûr.
«
Ce livre ouvre et alimente le débat,
j’espère qu’il va susciter les échanges et ne pas attirer la foudre contre lui
de militants refusant même de le lire ! »
Bravo
donc à l’auteur aussi pour le ton qui lui vient si naturellement et qui
imbibe ici si bien et si régulièrement toutes sortes de commentaires de gens qui nous
prennent pour des petits enfants que
l’on essaie de mettre dans la connivence. En tentant de leur apprendre les
finesses de la morale des tartuffes si utile quand il s’agit d’inverser les valeurs.
Qu’il se rassure, il ne sera pas seul dans la lumière. D’autres sont déjà venus
et d’autres arrivent et viendront.
Un
double rappel encore à ceux qui se lancent dans ce genre de dévoiements. C’est
qu’il est très difficile de contrôler ce genre de glissades et que ceux à qui
cela profite vous méprisent tout en attendant toujours davantage de vous. A chacun
selon ses mérites alors comme on dit.
Un
dernier point encore, ce genre de manigances n’enlèvent rien par ailleurs ici au
respect du au travail courageux et persévérant de l’auteur au service des plus démunis.