La
manœuvre a l’air de bien fonctionner et l’abcès est fixé, en
l’espèce l’unique préoccupation de la retraite. Exit les autres
sujets et surtout les très préoccupantes aides de l’Etat aux
entreprises. Il suffit d’effectuer une recherche sur Google pour voir
l’ampleur de cette nébuleuse qui se monte selon les estimations de
18 à 212 milliards d’Euros (on appréciera l’écart).
Ah,
mais la France est un pays riche, c’est même la sixième économie
du monde. Toutefois il y a un MAIS : 14 % de pauvreté, 20%
d’enfants pauvres, 8 millions de personnes recevant de l’aide
alimentaire, un chômage inacceptable, tout cela ne semble pas être
un sujet de discussion pour les onze groupes parlementaires.
Il
faut faire face à l’urgence d’un budget en grave déficit et surtout
ne pas toucher aux dépenses de l’Etat en matière « d’aide »
aux entreprises. Le MEDEF se tiendra coît pourvu qu’on ne touche pas
à ses avantages. Pendant ce temps-là les onze groupes
parlementaires font de l’arithmétique pour garder leurs sièges et
éviter une dissolution qui leur serait néfaste.
Tout
va donc bien se passer, le Président et le Parlement conviennent de
ne pas parler de TOUTES les dépenses publiques et se tournent comme
un seul homme vers les masses qu’on enfume très libéralement, avec
des médias en caisse de résonance. C’est la démocratie, vous
dis-je...