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Commentaire de Luniterre

sur France, Europe, Ukraine : qui sont les véritables militants de la Paix ?


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Luniterre Luniterre 12 décembre 2025 17:56

@sylvain

D’accord avec vous sur le fait que les peuples ont normalement le droit de disposer d’eux-mêmes et de leurs territoires. Et de leurs ressources économiques...

La question de fond reste donc bien d’établir des relations diplomatiques et économiques équitables et librement négociées dans toutes les directions géostratégiques. Ce qui est faussé au départ, dès 1950, quand l’OMC a rendu caduques les accords de la Havane de 1947-48, qui préconisaient des relations bilatérales équitables et non pas le libéralisme débridé qui a assis la domination US sur le monde occidental et au delà. Dès lors il n’y a plus eu que des pactes inégalitaires entre groupes de nations et au sein même de ces groupes, comme en UE.

Parler de zones d’influences et de domination reste plus vrai que jamais, mais impérialisme n’est pas le terme approprié, car il renvoie à une domination capitaliste basée sur l’extraction de la plus-value dans des territoires colonisés. Les enjeux actuels renvoient davantage à des questions de ressources naturelles et moins à l’exploitation directe de la main d’oeuvre.

Les sionistes, comme exemple « frappant », ont « besoin » de prendre le contrôle des ressources de la Palestine, mais ils n’ont pas vraiment besoin de la main d’oeuvre palestinienne, manifestement...

Sinon, de manière générale, la nouvelle forme de « colonialisme » se fait davantage par l’endettement des pays. Mais les nations dominantes sont elles mêmes dépendantes de leur propre endettement. La survie et la puissance des nations est donc passée au second plan par rapport aux zones d’influences monétaires contrôlées par les Banques Centrales, qui contrôlent aussi, en dernier ressort, les dettes des nations.

La Russie est la dernière des grandes puissances où le pouvoir politique domine la Banque Centrale et sa politique monétaire. C’est la seule qui n’est donc pas prioritairement soumise aux contraintes de sa propre dette, au demeurant relativement réduite, malgré le conflit.

Par ailleurs sa balance en mouvements de capitaux était déjà réduite et plutôt déficitaire, même avant le conflit. Elle ne répond donc en rien à la définition d’un impérialisme, ni au sens classique du terme, ni au sens banco-centraliste actuel, en termes de zone d’influence monétaire.

Sa zone d’influence a déjà été drastiquement réduite avec la chute de l’URSS et elle cherche à assurer sa sécurité face à l’avancée jusqu’ici constante de l’OTAN, avec à terme une stratégie de démantèlement de la Fédération de Russie elle même, après l’URSS.

Dans un monde « normal » la neutralité des pays de l’Europe centrale aurait pu, et donc aurait dû, être un gage de paix après la guerre froide, mais il n’en a jamais été réellement question. Avec l’administration Biden il était explicitement question d’intégrer, à plus ou moins long terme, l’Ukraine dans l’OTAN, alors que c’est évidemment un carrefour continental stratégique.

Suite à l’échec des accords de Minsk, la Russie n’avait donc pas d’autre choix que d’intervenir ou d’accepter une domination stratégique définitive, sauf guerre mondiale, de l’OTAN, c’est à dire des USA en Europe et juste à ses frontières. Il n’est donc pas faux d’attribuer la « paternité » réelle du conflit à l’administration Biden, sinon à Biden lui même.

Trump est un pragmatique qui fait des choix et non pas un saint et il espère donc regagner au Venezuela ce qu’il abandonne partiellement en Ukraine, où il peut néanmoins encore espérer un « deal » intéressant pour les USA avec ce qui restera de l’Ukraine et avec la Russie elle même. On peut déplorer cette réalité, mais c’est la réalité que les gouvernements de nos « nations européennes » ont contribué à créer en toute connaissance de cause, ce qui s’appelle, au demeurant, de la trahison nationale. Les seuls marrons qu’ils tirent de ce feu guerrier sanguinaire c’est leur survie politique à court terme, au détriment de tous les peuples concernés. Alors que même si le « deal » Russie-USA nous semble « défavorable » il reste néanmoins un pis-aller plus qu’acceptable dans la mesure où il apporte un retour à la paix sur notre continent.

A nous, les peuples, d’en profiter pour nous de débarrasser de nos sangsues et repartir sur une base nouvelle comme en 1958, par exemple...

Luniterre


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