Il
est intéressant de noter que ceux qui sur AgoraVox soutiennent vent
debout toutes les turpitudes de Nétanyahou - crimes de guerre et
crimes contre l’humanité avérés et documentés - se sont
empressé de justifier l’acte d’agression de Trump envers un pays
tiers au motif que l’usage de la force permettait de rétablir le
droit (bel enfumage), ou que la lutte contre les états
narcotrafiquants s’inscrivait dans la tradition d’un droit
fédéral américain s’auto-conférant l’extraterritorialité
(ben tiens), ou encore que la non-conformité au droit et aux usages
du temps n’est qu’une anticipation d’un ordre nouveau à venir
(dont chacun appréciera la validité du motif allégué :
l’accusation de plaque tournante du narcotrafic, portée sans
preuves matérielles et vérifiables par le pays agresseur).
Le
château de cartes est déjà en train de s’écrouler : ayant
vraisemblablement bénéficié de complicités intérieures, Ubu roi
devrait s’appuyer sur le régime en place (foin de la libération
applaudie par les gogos) pour s’accaparer du pétrole sans encourir
le risque de s’engluer dans une occupation à hauts risques. Un
coup de poker optimisant la mise dans l’attente d’une prochaine
accaparation (le Groenland ?) au nez et à la barbe des chefs d’états
européens, apeurés comme des lapins de garenne.
« Prends
l’oseille et tire-toi » pourrait être la nouvelle
devise de la politique extérieure des Etats Unis.