Sinon
ne nous laissons pas détourner comme le souhaitent ces gens de l’essentiel.
→Je
l’avais signalé depuis un moment, à savoir qu’il y a des gens qui ont tellement
à perdre à la venue d’une révolution citoyenne par les urnes que tous les coups
seront permis et que nous devrons être extrêmement vigilants, lucides et
déterminés. Révolution citoyenne par les urnes. Tous les mots et ce que cela
veut dire leur font peur. Une démocratie prise au mot, une vraie, qui
n’a jamais existé en réalité. Avec des citoyens ayant les moyens
institutionnels de se faire respecter et de s’impliquer dans les grandes
décisions portant sur notre avenir commun. Demandant à ce que, tous, nous
puissions être correctement informés et éduqués et formés tout au long de notre
vie aussi, selon nos besoins. Sinon nous ne donnons pas cher de l’avenir de
cette démocratie. Avec des responsables politiques, comme chacun d’entre nous
dans notre vie professionnelle, comptables de l’effectivité et de la
qualité de leur travail et de le faire selon les engagements qui leur a
valu un mandat. À qui en cas de besoin nous avons les moyens
de demander des explications jusqu’à la démission sans devoir
attendre la prochaine élection. Avec par dessus le marché l’idée que
démocratie, justice sociale et responsabilité écologique sont indissociables.
Sinon, comment justifier l’inverse ?
Nous
avons tous pu constater la concentration de la presse tous supports
confondus entraînant la métamorphose des médias dits d’information et ce
qui s’en est suivi. Fonctionnant en boucle avec les instituts d’opinion,
préparant des candidats, l’ensemble étant dans les mains de quelques
oligarques. Sans que cela relève d’un quelconque débat démocratique. Et de
la dérive que cela a entraîné sur les formes et les contenus de l’information
avec la multiplicité de faux experts qui sont en réalité des gens
engagés qui ne sont pas là pour informer mais influencer et servir des
propagandes et des intérêts sans que cela soit dit explicitement. Des sondages
reprenant les éléments de langage de l’extrême-droite. Avec un service public
obligé de suivre puisque ces gens font l’actualité en créant des
débats à leur main voire des événements. Où et comment peut se situer le
citoyen dans cette quasi prise de contrôle du ciel médiatique ?
Comment peut-on décoder et prendre du recul si on n’est pas soi-même un journaliste
ou s’étant initié à ces fonctionnements ? Où est la démocratie dans tout
cela ? Si nous laissons faire, ces gens se réguleront-ils eux-mêmes ?
Ils soutiennent tous plus ou moins une famille politique qui leur promet encore
plus de privatisation et qui n’est pas vraiment difficile avec la réalité des
faits mais surtout la division et la confusion au sein de la classe moyenne et populaire.
En
ce moment ce à quoi nous assistons, c’est les prémices du fascisme en
action, comme une répétition, un petit galop d’entraînement. Peu importe la
véracité des faits, ce qui compte pour ces gens c’est l’effet de souffle, la
saturation par la répétition, la multiplicité des contenus et formes de
désinformation, la mise en oeuvre d’un lynchage en comptant sur la peur, si tu
ne suis pas tu en seras toi aussi. Avec en même temps, à la manœuvre, les
chefferies médiatiques, les élus, les militants et suiveurs habituels rompus à
ces pratiques comme une seconde nature. Sans oublier les tartuffes qui
voudraient bien apparaître au-dessus de la mêlée tout en alimentant la machine.
Comme la porte-parole du gouvernement et bien d’autres.
Comme
d’habitude, derrière le prétexte de LFI, c’est tout le mouvement social et ses
aspirations qui traversent 3 générations et toutes les couches sociales qui
sont visés. Dont LFI est la pointe politique avancée ce qui est difficilement
pardonnable pour tous ces gens.LFI, qui n’existe en réalité que par ses
soutiens en fonction de sa cohérence et du travail de ses militants, élus et
responsables, ce que comprennent très bien en le redoutant nos
adversaires, n’est pas une solution magique mais est incontournable et
nécessaire pour qu’une démocratie citoyenne puisse s’installer et vivre. Elle
est donc à abattre. Beaucoup de coups ont été donnés et d’autres viendront.
Sinon, quel autre mouvement politique explique et expose de façon continu
et précise ses analyses et propositions. Pour les autres, c’est devenu
juste du contenu de campagne à mettre en forme le moment venu.