@George L.ZETER
Bonjour,
La lecture
de votre article m’inspire cette réponse, il n’est pas beau de vieillir, car si
paraît-il la « sagesse » vient avec l’âge, les souvenirs s’accumulent
aussi pour peu que le cortex ne soit pas défaillant. Certes ils remontent à la
surface plus ou moins rapidement au gré de certaines situations.
Alors fort
d’un vécu, je pense que nous sombrons, j’ose dire nous, sans avoir
l’outrecuidance d’évoquer la France ou les Français, n’étant qu’un infime
maillon, qui après avoir servi semble être de nos jours une charge. Bref, me
basant uniquement sur le nombre de mes semblables physiques à la pensée
identique, faisant quasi tous des constats amers d’un passé bafoué.
Evidemment,
ces pensées entre gens de bonnes compagnie ayant encore "les pieds sur
terre« sont qualifiées péjorativement de »brèves de comptoir"
par une certaine « élite » s’arrogeant le droit d’être les seuls
maîtres à penser, car nantis de « titres » et vivant dans un monde
d’entre soi, fortement épris du siècle des lumières, qu’ils ont réussi à
éteindre.
En Monsieur
MACRON Président de la République, je crois, que c’est ce que le Pays a
engendré de pire en la matière.
Succédant à l’ère « Chiraquienne » non
dénuée de défaut dans le deuxième mandat, nous avons eu le droit à l’ère de la
politique spectacle avec M. SARKOSY, puis l’ère du pitoyable ou du ridicule au
choix avec M. HOLLANDE et enfin l’ère de l’absurde et de l’errance doublée de contradictions avec M. MACRON.
Notons
qu’au-delà du poste occupé, toute la classe politique accompagnant ou
grenouillant avec, bénéficiant des mannes plus que généreuses de la République
me semble de plus en plus pervertie oubliant avec une aisance déconcertante, ce
pour quoi ils ont été mis en place. Les idéaux étant excessivement fugaces face
à l’intérêt personnel. Osant même nous dire, après coup que les promesses
n’engagent que ceux qui les écoutes.
Vingt années
de politique, de présidence qui ont desservies le Pays selon moi, l’engageant
dans des directions ne préservant en rien son avenir, son destin voulu par
d’illustres hommes à des moments clés de l’histoire.
Nous
courrons pitoyablement dans la basse-cour mondiale cherchant à ne pas perdre la
tête face à la brillance du couperet qui nous poursuit. Qui, quel/quelle
« politicien » de nos jours à une vision claire et définie de ce que
doit être son Pays ? Sans non plus vouloir porter des lauriers d’un temps
révolu. Nous avons été, mais ne sommes plus, il faut l’accepter.
Bref, la
peur « d’être », de devoir être et surtout d’assumer d’être un Pays à
minima souverain avec tout ce que cela comporte semble être une des
caractéristiques communes depuis toutes ces années et je remarque qu’elle
s’amplifie fortement.
Ainsi nous
errons dans ce qu’ils combattent, La France ne doit plus être un état
providence, « Aux Français d’assumer » clament-ils/elles tous plus ou
moins clairement, alors qu’ils/elle se réfugient tous dans une Europe de la
providence.
Alors ce que notre Président actuel fait, dit, au gré des humeurs, des changements dans le monde,
ou des « followers » n’honore pas notre Pays, par cette versatilité
invraisemblable. Certes cela fait les gorges chaudes de commentateurs et de
certains médias, satisfaisant sur l’instant l’intellect de quelques un, mais ne
change rien à la finale.
La question
à se poser est :
Qu’il y a-t-il après ? Je suis presque certain, que nous
assisterons à un grand changement dans la continuité.
C’est vrai que j’aimerai bien
un Président posé, à la parole rare et structurée, ne réagissant pas à l’émoi
fugace médiatique ou populaire, en fait un homme d’état, mais je crois bien que
le moule est cassé.