Dédié à Spartacus Lequidam qui a l’art d’attirer notre attention sur les sujets de fond.
Comme
d’habitude, certains font toutes les diversions possibles grâce à des
spéculations. Exposons donc ici concrètement les véritables raisons qui font
que certains soutiennent une gauche radicale et d’autres sont prêts à toutes
les coalitions possibles .
→ Toutes les fois où le RN a voté contre le
peuple et pour les ultras riches.
https://bernard-gensane.over-blog.com/-87
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Taxe Zucman, impôt sur le revenu, taxe sur les superprofits
et les
multinationales… depuis la dissolution de l’Assemblée nationale
le 9 juin
2024 et la croissance du groupe lepéniste dans l’hémicycle,
le
Rassemblement National vote contre ou s’abstient sur la plupart
des mesures
sociales.
L’abstention
est utilisée par le RN comme maintien d’un flou par
rapport à
leurs positions économiques. Moins on prend de décisions,
moins on ne
se met de personnes à dos. Résumé législatif de la
politique
ultralibérale du parti d’extrême droite depuis la rentrée
politique
d’octobre 2024 !
1 - Rétablir
l’Impôt sur la fortune : vote contre
Supprimé en
2017 au profit de l’impôt sur la fortune immobilière, l’ISF aurait pu faire son
grand retour via le projet de loi de finances 2025. A la recherche de recettes
budgétaires, une multitude de députés de gauche déposent des amendements visant
à restaurer la mesure, avec une composante climatique ou élargie. Le
Rassemblement National vote systématiquement contre au côté de la majorité
macroniste, justifiant sa position avec les arguments traditionnels d’une
potentielle fuite des capitaux et des effets négatifs sur l’investissement.
2- Augmenter
la progressivité de l’impôt sur le revenu : vote contre
Proposé par
le député La France Insoumise Aurélien Le Coq, cet amendement est discuté dans
le cadre du Projet de Loi Finances 2025. Il vise à rendre progressif l’impôt
sur le revenu au fur et à mesure que ce dernier augmente. Dans le détail, cela
équivaut à rétablir un équilibre équitable, “les prélèvements proportionnels,
tels que les cotisations sociales ou la CSG pèsent très peu sur les revenus du
capital et sur les hauts salaires, alors qu’ils pèsent proportionnellement bien
plus sur les moyens et bas salaires”. L’ensemble du groupe lepéniste a voté
contre l’amendement, soit 56 votes défavorables, le reste des 119 députés RN
étant absents lors des débats.
3- Taxe
Zucman : vote contre
Chapeauté
par l’économiste Gabriel Zucman, le texte vise l’instauration d’un impôt
plancher d’environ 2 % par an sur le patrimoine des ultra-riches (fortunes
supérieures à 100 millions d’euros). Une taxe qui ne toucherait que quelques
milliers de foyers fiscaux. Le RN vote contre, affirmant qu’il s’oppose à tout
nouvel impôt et en défendant d’autres formes de taxation, comme un impôt sur la
fortune financière plutôt que sur le patrimoine global.
4-
Augmentation de la Contribution exceptionnelle sur les hauts revenus
(CEHR) : vote contre
La CEHR
est un impôt additionnel à l’impôt sur le revenu qui concerne les contribuables
déclarant plus de 250 000 € de revenus annuels. Le taux appliqué est de 3 % ou
4 %, selon le niveau de revenus. Pour augmenter les recettes publiques, le
gouvernement propose, au sein du PLF 2026, de renforcer la progressivité de cet
impôt et de demander un effort fiscal supplémentaire aux contribuables les plus
aisés. Le Rassemblement National (RN) vote contre, dénonçant un impôt qui
toucherait trop lourdement les classes moyennes supérieures et les professions
libérales. La CEHR concerne pourtant seulement 24 000 foyers fiscaux.