La France en perdant ses activités productives est en train de s’appauvrir de plus en plus. Il est à craindre que son niveau d’appauvrissement finisse un jour par devenir vraiment critique. Le problème est que les règles de l’UE ne lui permettront plus de mettre en œuvre une stratégie de développement pour pays pauvre, car une telle stratégie nécessite d’avoir une complète souveraineté, comme par exemple ça été le cas pour la Corée du Sud.
https://www.epge.fr/wp-content/uploads/2019/01/Le-protectionnisme-sud-cor%C3%A9en-1.pdf
Dans la liste des chose à faire dans le cas d’une telle stratégie, il faut notamment identifier les productions qu’on veut développer en local, utiliser la souveraineté pour protéger temporairement les industries et les activités à promouvoir (taxes, quotas, préférences nationales dans les marchés publics). Adopter une politique de « contenu local » pour que l’État et les entreprises publiques achètent d’abord local ou favorisent les entreprises produisant en France ou implantées en France (tels que les exemples cités par Gilles Raveaud) discriminant donc celles qui n’ont pas d’activités et des emplois en France. Tout cela en synergie avec l’appareil éducatif devenant une composante de la stratégie de développement. Il s’agit de choses qui sont parfaitement interdites par les règles de l’union européenne et qui le resteront selon toute vraisemblance.
La France dont la contribution nette à l’Union européenne devient de plus en plus importante n’était pas supposé devenir un pays pauvre, mais malheureusement c’est en train. Et elle ne peut plus utiliser une stratégie de développement pour pays pauvre pour s’en sortir. Ce qu’il lui reste comme moyen c’est principalement la baisse massive de la dépense publique pour diminuer les prélèvement sur les entreprises. Ça ne suffira pas, à mon avis, pour sortir de l’ornière. Mais bon il faut toujours rester optimiste !