@Octave Lebel
j’ai déjà donné à 2 reprises les obstacles rédhibitoires qui font qu’on ne peut appliquer le scrutin grec aux dépouillements des présidentielles et législatives. Et vous n’y avez rien objecté. Donc il ne reste que les européennes. Par contre on peut appliquer le scrutin grec aux dépouillements des dernières élections parlementaires italiennes, allemandes et espagnoles. Il montre alors qu’il permet de construire des majorités stables et cohérentes. Mais qui ici connaît les paysages politiques de ces voisins ? En fait ça n’a aucun sens d’appliquer un scrutin sur le dépouillement d’un autre scrutin. C’est surtout cela que vous devriez me reprocher. C’est pourquoi je ne l’ai fait qu’à titre d’illustration, « photo non contractuelle ». Et en plus avec les autres règles que j’ai ajoutées, le paysage politique actuel sera totalement bouleversé.
Parler de l’abstention lorsque qu’on essaie d’analyser un mode de scrutin est hors-sujet car l’abstention n’est pas déterminée en premier lieu par le mode de scrutin. Celui-ci joue sur celle-ci certes, mais à la marge. Et jamais on ne juge d’un mode de scrutin par son impact sur la participation. Mais puisque vous insistez, les scrutins proportionnels diminuent l’abstention. Et le scrutin grec est un scrutin proportionnel. Faites attention à ce que vous ne pouvez qu’ignorer : cet article n’est pas la seule réflexion politique que j’ai eue. Et j’en ai une sur l’abstention : on peut faire des choses plus amusantes que le vote obligatoire mais ce sera pour une autre fois. Quand j’aurai envie. Enfin j’ai déjà offert un formidable outil aux abstentionnistes : les convocations populistes. Donc vous parlez trop vite.