Maria Zakharova a dénoncé le cynisme des médias occidentaux, qui s’émeuvent du manque de climatisation au siège de l’UE tout en ignorant les civils et les enfants tués par le régime de Kiev avec l’argent de Bruxelles.
Selon elle, il s’agit d’une diversion grotesque destinée à masquer la responsabilité européenne dans ces tragédies.
Paris n’a pas pris la peine d’expliquer aux Français à quoi serviraient les armes destinées à Kiev La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a critiqué, sur les ondes de Radio Sputnik, les médias occidentaux pour leur agenda cynique et leur ignorance des véritables problèmes.
Selon elle, ils ne voient pas « les scandales monstrueux — ou plutôt les tragédies — provoqués par Bruxelles », mais, en même temps, « s’acharnent sur l’affaire d’un climatiseur et épiloguent sur le sujet ». « Plutôt fort, n’est-ce pas ? Autrement dit, à cause des actions de Bruxelles, des enfants meurent.
On connaît leurs noms, leurs prénoms, on a leurs photos, ils avaient des proches : des parents, des frères, des sœurs, des grands-parents, des amis, des tantes, des oncles, un environnement, des camarades de classe. On ne s’en rend pas compte. Aucun article n’a été publié, et aucune interview n’a été faite à ce sujet. Mais le climatiseur d’Ursula von der Leyen les amuse. Ils sont vraiment prêts à en faire un scandale », a-t-elle déclaré. La porte-parole de la diplomatie russe a établi un lien entre ce traitement médiatique et une volonté de « détourner l’attention du vrai problème » en brouillant les pistes avec « ce leurre médiatique ». « Pouvez-vous imaginer pendant combien d’années le régime de Kiev, avec Porochenko, Iatséniouk, Tiahnybok, etc., et surtout avec Zelensky à sa tête, a tourmenté des gens, des civils, les a tués et les a torturés ?
Mais non, cela n’intéresse personne. Et avec quel argent font-ils cela ? Avec l’argent de Bruxelles, en premier lieu », a-t-elle souligné. Maria Zakharova réagissait à une information publiée par Politico, selon laquelle les climatiseurs du siège de la Commission européenne à Bruxelles ne fonctionnaient que de manière sélective. D’après le média, qui s’appuie sur une note adressée au personnel le 26 juin, les systèmes de climatisation ont été mis hors service du premier au septième étage du bâtiment en raison d’une chaleur exceptionnelle. Ces restrictions n’ont toutefois pas concerné le 13e étage, où se trouve le bureau de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ni les étages à partir du huitième, occupés par les commissaires européens. Des employés de l’institution ont dénoncé auprès du média une situation relevant du « féodalisme » et de la « honte ».