Et si on bossait ?
1- Article du Figaro, ce jour :
<< Des Portugais aux Comoriens, une étude dresse le premier panorama de l’immigration de travail par nationalité ...
Dans une convergence des luttes inattendues, l’argument se retrouve à la fois dans la bouche du patronat et des militants antiracistes. Sans la main-d’œuvre étrangère, affirment à l’envi les partisans de l’immigration de masse, l’économie française ne serait plus en mesure de fonctionner. Dans un récent ouvrage, trois experts de Terra Nova défendaient même une version quasi-fanatique de cette thèse : sans les immigrés, la France ne serait même plus en mesure de se nourrir, se soigner, ni s’enrichir. Vraiment ? La dernière note, consultée en exclusivité par Le Figaro, l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID) présente un panorama bien différent de cette « immigration de travail ».
Le constat est connu de longue date : globalement, les immigrés travaillent en moyenne moins que le reste de la population. Seuls 63 % des immigrés âgés de 15 à 64 ans occupent un emploi, contre 71,5 % des personnes sans ascendance migratoire, rappelle l’Insee qui publie chaque année une « enquête Emploi ». Sauf que l’Insee prend en compte tous les 15-64 ans, y compris étudiants et retraités, ce qui « minore considérablement » l’écart réel, souligne la note. En excluant ces deux catégories censées ne pas travailler, l’écart entre Français de naissance (81%) et Maghrébins de naissance (60%) grimpe à 21 points, soit le double de celui mesuré par la méthode classique.