@sylvain
« Le probleme, c’est que je ne crois pas qu’on en soit aux benefices mutuels pour les gouvernants et gouvernes. »
Justement c’est bien le problème. Et ça pourrait même très bien s’expliquer en raison du contexte, c’est directement lié à la nature humaine. Seulement deux choses. Primo, la nature humaine est dual, capable du pire comme du meilleur (regardez des enfants dans une cours de récréation, capable autant de cruauté que d’altruisme). Deuxio, l’histoire nous montre que les rares sorties de crise furent justement faites à l’aide de ces avantages mutuels. Principalement par une réduction des inégalités économiques.
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/comment-les-inegalites-economiques-260856
Alors en gros on le choix d’avoir déjà une prise de conscience sur ce qui fonctionne et pourrait fonctionner, ou de s’enfermer dans des schémas qui ne fonctionnent pas. Se baser sur des conflictualités n’a justement pas fonctionné.
Après c’est sûr que si les gouvernants restent dans un schéma stérile qui nuit au peuple (il y a déjà une augmentation croissante des inégalités économique au sein du monde Occidentale depuis plusieurs décennies, comme une montée des tensions en rapport), et bien c’est évident que la colère gronde et on abouti à des crises (tensions sociales, effondrement, révolutions, guerres civiles ou conventionnelles pour extérioriser ces tensions en furent majoritairement les résultats au cours de l’histoire).
Je montre justement que même une partie du pouvoir décisionnaire a conscience du problème et que ça nuit à certaines de leurs affaires. C’est déjà un premier pas. Le pouvoir décisionnaire n’est pas non plus uniforme, tout comme la majorité du peuple. Dire que tous les gouvernants sont des salauds est de la même veine que dire que tous les gouvernés sont des profiteurs/fainéants/bon à rien/etc. C’est réducteur et bien loin de la réalité des choses.
De votre côté vous proposez quoi, de répéter des schémas qui n’ont pas fonctionné ? Pourquoi une nécessaire conflictualité qui va forcément engendrer des freins à la résolution des conflits d’intérêts (ces freins sont déjà liés à notre fonctionnement cognitif, on ne peut rien y faire à part le prendre en compte et trouver des solutions en rapport, donc déjà sortir d’un schéma conflictuel pour ne pas rentrer dans ce piège). A quoi ça sert d’aller dans le mur ?
Après dépasser le cadre national, je ne vois pas ce que ça veut dire, c’est un peu vague. Mais dans tous les cas si un dialogue constructif est mis en place, alors rien ne s’oppose à rien, le champ des possibles devient infini.
Dans un sens ça me fait de la peine de voir mon pays se paupériser, des débats majoritairement au ras des pâquerettes dans les médias pilonnant des solutions simplistes qui ne résolvent rien, comme de voir ce qu’on va léguer aux futures générations, etc. Sérieux vous acquiescez en voulant répéter les erreurs du passé ? Moi non, surtout que l’histoire a montré que des solutions ont déjà été possibles comme déjà dit.