@sylvain
Bien sûr, les principaux types de pouvoir économique (finance, technologie, industrie, énergie, défense, etc) sont interconnectés et s’alimentent mutuellement à un niveau mondial. Mais pas que.
Après je ne crois pas à un simple mouvement populaire, bien souvent il a été récupéré. La bourgeoisie a récupéré le mécontentement populaire pour prendre la place de la noblesse par exemple. Mais aussi un retour à la case départ pour le peuple, comme bien souvent dans les révolutions.
Je ne parlerais pas de l’histoire du bolchévisme que je ne connais que partiellement. Mais l’idée centrale visant à déposséder ceux qui ont le pouvoir est déjà conflictuel. Warren Buffet l’a plus ou moins résumé par « on a gagné la lutte des classes ». Sans habillage ça veut dire : vous avez voulu nous niquer, on vous a niqué (parce qu’on tient les rênes, parce que le peuple a aussi tendance à se trahir et ne pas rester uni pour tout un tas de raisons). C’est aussi pour ça que ça n’a pas fonctionné.
C’est en ce sens que je parle d’avantages mutuels. Parce que le reste ne fonctionne tout simplement pas. Comme l’on ne résout pas la problématique de fond que je résume dans cet article par « ingénierie sociale adaptée ». En gros on va constamment de cycle de prospérité puis de déclins, avec souvent des guerres au milieu. Le but est justement de sortir de ce type de schéma. Et on commence justement à avoir les connaissances nécessaires pour y arriver.
Donc le peuple doit y trouver son compte, mais le pouvoir décisionnaire aussi (national, mondial, ou autre). Sinon c’est la guerre perpétuelle sous toutes ses formes. Et pour ça il faut aussi des idées fonctionnelles qui aillent vers ces avantages mutuels, une autre première étape en complément de ce que vous avez commenté (le « bon début »). Sans idée on n’a rien sur quoi se baser. Ce qui n’exclut pas non plus que ces idées puissent venir d’un mouvement populaire, mais donc que le pouvoir décisionnaire puisse aussi y trouver son compte.