Bonjour @Gégène,
Merci pour ce magnifique étalage de sophismes et ce hors-sujet dans les règles de l’art.
Rassurez-vous, personne n’a oublié Boutcha. Mais à la différence des mises en scène de quatre minutes montées à la hâte pour la télévision d’État, les enquêtes pour crimes de guerre menées par la Cour pénale internationale et la justice internationale prennent du temps. Bâtir un dossier judiciaire inattaquable avec identification des victimes, analyses balistiques, preuves ADN, imagerie satellite et interdictions de territoire ne se résume pas à publier une vidéo de trois secondes sur Telegram. Quand la Gendarmerie nationale et les experts internationaux travaillent, ils accumulent des preuves formelles, pas des slogans.
Quant au fameux « à qui profite le crime ? », il faudrait m’expliquer en quoi un « faux drapeau » ukrainien aurait consisté à massacrer ses propres civils pour convaincre l’Occident d’envoyer des armes... qu’il fournissait déjà. En revanche, laisser des cadavres dans les rues lors d’une retraite précipitée ressemble fort à la marque de fabrique d’une armée en déroute qui ne s’attendait pas à devoir décamper si vite devant les caméras du monde entier.
Enfin, nous parler de Boutcha — une tuerie de masse commise pendant une invasion en cours — pour tenter de contourner le sujet de cet article, qui traite des prétextes fabriqués avant le déclenchement des hostilités, est une pirouette bien naïve. Le massacre de Boutcha n’a pas servi de prétexte pour lancer la guerre, il en est le produit sanglant.
Si l’investigation rigoureuse vous semble trop longue face à la vitesse de la propagande, la suite du dossier de la CPI finira par vous rattraper. For sure.