Juste une petite réflexion en passant par ici en 2026, renvoyé par un lien posé par l’auteur, en 2026, donc.
La question posée par « Chapoutier » me paraît utile, même s’il me semble plutôt répondre « à côté », en fonction de ses préjugés idéologiques.
En effet, pour une révolution il y faut qu’il y ait une classe révolutionnaire, sinon c’est juste un « coup d’Etat », rarement significatif autrement qu’en termes de violence.
Et qui dit « classe révolutionnaire » dit « conscience de classe », mais déjà, au départ, existence d’une classe en soi et pour soi, constituée comme telle à travers une organisation ou un ensemble d’organisations constituées pour défendre ses intérêts.
Or une classe sociale se définit par rapport aux rapports de production et aux ressources économiques.
La féodalité, la bourgeoisie, ont répondu à ces critères pendant plusieurs siècles, surtout si l’on remonte aux genèses de ces deux classes, quasi concomitantes entre le 9ème et le 13ème siècle, et principalement centrées au tournant 11ème-12ème siècle. >>> à ce sujet relire les études historiques d’Henri Pirenne, à mon sens encore quasiment indépassables aujourd’hui, et en tout cas, sans héritiers suffisamment dignes...
Le prolétariat industriel, lui, a traversé l’espace social et historique quasiment de façon « météorique », apparaissant avec la révolution industrielle, et disparaissant quasiment d’ores et déjà avec la robotisation...
La paysannerie, réduite à peau de chagrin, à plus d’un titre, peine à tenter de survivre...
Les « classes moyennes » essentiellement « tertiarisées », sont également « éclatées » en de multiples sous-catégories et unités de travail ne présentant plus réellement de caractère massif ni d’intérêts sociaux réellement communs...
C’est en réalité toute l’histoire de l’échec chronique des « Gilets Jaunes » incapables d’incarner une réelle unité populaire face à la répression, qui a donc eu le dessus, à l’usure, mais assez rapidement tout de même, pour l’essentiel.
Le système, malgré ses tares économiques intrinsèquement rédhibitoires dans une économie prétendument « capitaliste » joue très allègrement sur cette situation pour se maintenir et se perpétuer en faisant « rouler sa dette » au profit de ses éléments les plus incrustés sur le mode de la finance parasite.
Dans la mesure où il s’agit essentiellement, pour ce qui nous concerne en France, d’un parasitisme institué à l’échelle « européenne », la prise de conscience « nationale » de la nécessité vitale, pour la survie sociale et la liberté, d’un retour à l’indépendance nationale, quelle qu’en soit la forme, c’est le seul ferment et catalyseur encore possible en termes de sursaut collectif de nature réellement et utilement révolutionnaire par rapport à la pente fatale sur laquelle nous sommes déjà engagés.
C’est aussi pourquoi le système a absolument besoin, pour survivre, de polluer au maximum le débat politique avec de faux partis « nationalistes » qui ne sont là que pour détourner le mécontentement populaire sur des voies complètement stériles et illusoires, et en prime, diviser la population sur des sujets secondaires « ethnicistes ».
Bref, les chances d’arriver à un mouvement vraiment utile sont minimes, mais il faut donc, de toutes façons, commencer par en poser les bases réalistes et incontournables !
Luniterre