Comme dirait Hercule Poivrot entre une bière et un ballon de côtes du rhone, sous la lumière tamisée de son beuglant préféré :
- Voyons à qui profite le crime ?
Le Luxembourg n’a pas ou peu d’intérêts au Liban, le Liechtenstein est absent de la sphère militaro-moyen-orientale, le Honduras n’a pas encore récupéré les pièces pour réparer son unique hélico, le Vatican ne s’est pas encore remis de sa cuite festive suite à l’élection benoîte de son nouveau chef.
Il ne reste donc que 2 pays dont les intérêts soient particulièrement importants dans la zone : Israël qui ne paraît pas particulièrement impliqué, ayant trop de problèmes internes à résoudre, et les U.S.A..
Je me souviens il y a bien longtemps (au temps où Saddam était fréquentable...) que les américains voulaient construire un oléoduc d’Irak jusqu’à un terminal créé de toutes pièces au bord de la méditerranée, la Syrie déjà était le maillon faible.
La Syrie, depuis l’anexion de fait de l’Irak reste le seul pays hostile dans la zone (alliés : Turquie, Jordanie, Israël, Liban, Arabie Saoudite, Emirats).
Les U.S.A. sont persuadés (?) que la Syrie abrite les terroristes Irakiens.
La Syrie menace Israël, et héberge le Hezbollah.
Les personnes assassinées avaient des capacités critiques et pouvaient dénoncer les dérives U.S.
Bush n’est pas à une forfaiture près, sa grande force est de crier au loup lorsqu’il dévore la bergerie.
L’arsenal militaire Syrien gène les Etats Unis qui ont peur de le voir passer dans des mains ennemies.
La C.I.A., après son lamentable échec du 11 sept., doit faire ses preuves à nouveau.
Les américains pour intimider l’Iran ne peuvent prendre le risque d’être pris à revers ou de laisser se développer des forces ennemies dans leur dos.
Quel est donc le pays qui pourrait avoir tant de motifs à une implosion de la Syrie ?
Il ne serait, même pas étonnant du tout que la NED ait retourné des agents Syriens à son propre compte, et d’une pierre deux coups.