Tiens ya Daniel Milan qui ne devrait pas tarder à venir approuver...le rapport, s’il vous plaît ?
Marsu, je ne comprend pas votre approche : d’une part vous vous dites en désaccord avec le contenu de cet article parce qu’il condamne soit-disant la sociale-démocratie, de l’autre vous approuvez une analyse qui montre que justement, la gauche socialiste française actuelle ne peut que difficilement être qualifiée de sociale-démocrate, puisque, nos démocraties étant des « démocraties libérales », il manque au PS cette dose de libéralisme et de retrait de l’Etat justement nécessaire à un exercice des libertés tempéré de façon rationnelle par l’accord de droits sociaux.
Le PS actuel et la droite chiraquienne (Sarko promet la rupture...mouaif, je ne le vois pas beaucoup parler de libéralisme, ou alors se dire libéral est un programme politique en soit, ce qui est faux, des propositions que diable !) fonctionnent à l’inverse : « du social, toujours du social, encore du social, et la France est sauvée », et on ajoute une bonne petite dose de libéralisme par derrière pour que l’économie tourne le mieux possible (et c’est pas brillant).
On a aujourd’hui honte d’être libéral, il y a cent ans on avait honte d’être socialiste. Le libéralisme est premier, car il est essentiel à la démocratie. le socialisme est second dans le TEMPS, mais tout aussi essentiel, car il conditionne l’existence de l’humain. L’excès de libéralisme (économiquement le capitalisme) conduit au malheur humain tel qu’aperçu au XIXème siècle - on peut également considérer qu’une liberté totale de manifester ses opinions, comme au RU u aux EU, est un travers du libéralisme, mais c’est sujet à caution. L’excès de socialisme, tel qu’on le vit aujourd’hui en Frace, rend les gens contentés (à condition d’en offrir toujours plus, mais il en va de même pour la démocratie, personne n’est content tant que le suffrage universel n’est pas institué, par exemple, Tocqueville décrit fort bien cette aspiration démocratique) mais fait partir à vau-l’eau les institutions.
C’est sur ce progrès libéral nécessaire (comme le progrès social a été, en son temps, nécessaire) que se construira, ou plutôt ne se constituera probablement pas, une « nouvelle droite décomplexée ». La sécurité, la morale, la redistribution parcimonieuse et mal gérée ne sont certes des valeurs « ni de gauche, ni de droite », comme le dit Royal : ce sont des valeurs conservatrices car portée par nulle autre vision qu’elles-mêmes (une sécurité quoi ? autoritaire ? libérale ? socialiste même ? on ne sait) et qui risquent de ne mener à rien.
J’aimerai vos avis là-dessus... .