Réponse de Dauphin : Je partage votre avis, surtout sur l’aspect « pourcentage ».
Cette dimension, les commerciaux l’ont bien compris, fait qu’il vaut mieux vendre beaucoup de barraques que peu de clous : le pourcentage se calcule sur le CA, donc soit il faut vendre beaucoup de volume, soit une chose à forte valeur.
Voilà pourquoi il vaut mieux vendre des barraques que d’être salarié, surtout quand on a peu de diplômes... Cela engendre qu’ensuite le commercial dit au salarié qu’il a la sécurité de l’emploi et le revenu stable (et encore) et que le salarié dit que le commercial s’en fou plein les fouilles.
Bref.
Réponse de CotCodec : Réponse fort intéressante.
J’aime bien le décalage évoqué entre ceux qui investissent en assurance vie et ceux qui disent qu’il ne faut pas spéculer... Cela me rappelle des grèvistes EDF qui étaient contre la privatisation et qui d’un coup d’un seul, sont tous devenu actionnaires et étrangement silencieux (32€>45€ l’action, sans compter les rabais à l’achat...)
Cependant il ne faut pas non plus faire porter le chapeau aux gens qui mettent leur argent à la banque alors que celle-ci finance des trafics. Les gens mettent leur argent à la banque, parce qu’il n’est plus possible de faire autrement. Le choix de financer des trafics ou non est un choix de banquier ou d’assureur, il ne faut pas se tromper de responsable non plus.
Sinon pour le reste, je suis globalement d’accord. Il faut cependant noter que « réussir » n’est pas toujours traduit par une réussite financière. Ce point de détail mérite d’être souligné car on sent dans votre texte un fort attrait pour l’argent et la « réussite financière ». Mais avez-vous vous même déjà produit de la valeur ajoutée autre que celle de transférer de l’argent d’un compte à un autre suivant des logiques de taux que seuls les hommes ont créé ?
Je dis cela, car réussir pour beaucoup ne consiste pas à capitaliser une montagne de fric, mais juste à pouvoir se réaliser, vivre en paix ou en famille et avoir une vie digne.
Réussir en montrant son cul ou en faisant le gros débile, au delà du fric, et même si la honte ne tue pas, à un moment il faut bien que cela se paye...