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Commentaire de Hertoghe

sur Appel pour Bernard Planche


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Hertoghe (---.---.244.88) 3 janvier 2006 12:06

Cher « Vous »... smiley

Par principe, je ne vais pas affirmer que mon initiative est dénuée de toute maladresse. Et j’aime la blogosphère parce que chacun réagit selon sa sensibilité et m’aide à réfléchir...

Je suis journaliste et j’ai été choqué du décalage entre le soutien formidable à mes confrères quand ils étaient otages et la mobilisation plus... modeste pour Bernard Planche.

Après la menace télévisée, par ses geôliers, de l’exécuter, et l’appel, par sa famille, à le libérer, j’ai eu envie de réagir.

Comme je suis blogueur, j’ai écrit un premier post pour dénoncer le fait que Bernard Planche soit un « otage de seconde zone ».

Puis, je me suis dit que critiquer, c’est bien, mais insuffisant. Et je me suis demandé ce que je pouvais faire. Vite puisque qu’il est détenu depuis près d’un mois et que ses ravisseurs parlent publiquement de l’exécuter.

Comme je suis blogueur, j’ai eu l’idée de cet appel. Je l’ai rédigé (la partie entre guillemets à copier-coller) pour que chaque blogueur et internaute puisse se l’approprier sans même citer mon blog ou mon nom. C’est ce qui donnerait sa force, à mon humble avis, à cette pétition géante et anonyme.

Personnellement, je n’ai ni le temps ni les moyens d’organiser un comité de soutien classique. Même si je n’en conteste pas l’intérêt. C’est une méthode ancienne qui a fait ses preuves.

Mais Internet et la blogosphère ne nous permettent-ils pas de donner naissance à un comité de soutien virtuel puissant ? Je crois que oui. Et là, pour le coup, pas besoin d’un président, de membres, etc. Personne qui se met en avant. Pas de temps perdu à l’intendance. Pas de financement à chercher.

Rien qu’un appel qui commence par « Nous, citoyens et internautes... » et qui se multiplie de site en site, de blog en blog, de forum en forum, de langue en langue et qui fait prendre conscience à la famille de l’otage, aux autorités du pays de l’otage, aux preneurs de l’otage que des milliers d’être humains, partout, demandent de libérer l’otage.

Je n’aurais peut-être pas dû employer l’expression « pour la toute première fois ». Elle est présomptueuse, voire abusive... Mais c’est vrai que j’ai eu le rêve un peu fou que, pour la toute première fois, grâce à une simple initiative partie de la blogosphère, grâce à la mondialisation de la communication, grâce à ce comité de soutien numérique gonflant comme une vague, l’appel à libérer un otage fasse le tour des pays et des langues.

Pour que Bernard Planche je l’espère, sa famille et les preneurs d’otage plus certainement, sachent que des milliers et des milliers de personnes se sentent concernés par le sort de cet homme. Et le font savoir, jour après jour, à la vitesse de la révolution numérique.

Oui, j’ai eu le rêve qu’un jour très prochain, les preneurs d’otages découvrent sur un ordinateur cet appel en arabe, puis mettent « Bernard Planche » dans le moteur de Google et se demandent ce qui se passe...

Les preneurs d’otages de Florence Aubenas utilisaient Internet pour négocier avec les autorités françaises. Ce n’est donc pas tout à fait absurde...


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