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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Ballade en quête de liberté

Ballade en quête de liberté

(MobiusAnime)

 

Reconnaissance des lieux.

« Je suis le ruban de Moëbius, une figure abstraite, un symbole mathématique.

Le monde onirique dans lequel j'évolue est absolument clos, et pourtant mon univers est infiniment ouvert. Il fallut que la libre intuition d'un savant se manifesta, savant dont je porte le nom, pour que je naquis dans la complétude. En effet, après une longue gestation le cordon ombilical fut sectionné. Suivit un mouvement de torsion de ma section à 180°, et finalement soudé à mes deux extrémités, j'arborais ma forme dynamique infinie.

 

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Dans cette volute rationnelle en forme de vaisseau spatial, on retrouve l'idée de cercle, d'éternel retour, mais aussi l'idée d'inconscient. Ainsi Lacan reprend souvent dans ses séminaires l'image du ruban de Möbius, qu'il compare au noeud borroméen. Cette bande "qui n'a pas d'envers, dont l'endroit continue l'envers" permet à Lacan d'évoquer l'inconscient.

Inconscient et conscient, mais aussi réel et virtuel sont intimement liés. Le ruban de Moëbius, comme le rêve est un espace de liberté et d’interrogation, Il n'a pas de bord, une seule face, un seul côté, interface et intercession. Continuité et passage. Les bords infinis du rêve. Le rêve équivoque, on veut le séparer du réel, le distinguer. Peut on distinguer le rêve du réel ? A quel moment le réveil se distingue-t-il du rêve ? Le rêve nous ramène du côté de l'entrée dans la vie, c'est une intelligence du monde.

La philosophie puise sa source dans le rêve

C'est René Descartes, le fondateur du rationalisme moderne qui théorisera l'émergence de la raison des limbes oniriques. « Ni l'autorité des Anciens, ni les vérités sensibles ne constituent des principes de recherche. »

Descartes avait fait une expérience du rêve en 1619, alors qu'il était âgé de 23 ans, au cours d'une nuit mémorable. Les trois rêves qu'il avait faits (fiches 44 à 46) l'avaient profondément marqué, au point qu'ils orienteront sa vocation et qu'il en gardera le récit sur lui durant toute sa vie.

Dans la première Méditation, il conclut qu'il n'y a guère de différence significative entre l'état de veille et le sommeil. Toutefois, sa réflexion progresse et, dans la sixième, il reconnaît entre ces deux états une différence essentielle, qui réside dans la mémoire et la liaison des faits cognitifs et des images mentales.

« L'illusion est mère de tous les états de conscience » Alain

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffées d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Poursuivre la méditation en évoluant en toute liberté dans le ruban c'est permettre au rêve d'ouvrir toujours la possibilité d'un avenir. Vivre l'intemporalité.

(mobiusescher)

Bergson, qui fut un peu le philosophe du rêve parle du rêve comme étant le « souvenir du présent et la nostalgie de l'avenir, le futur antérieur. » La philosophie puise sa source dans le rêve. Le philosophe qu'il était affinait cette vision.

Dans cette course impromptue, le rêve est réel et le réel est un rêve. Pas de vie humaine sans rêve, et pas de jour sans souvenir de rêve. A l'état de veille, rêve et réalité s'entremêlent dans une action discontinue. Le rêve est prisonnier d'une réalité qu'il reconfigure. Les grands rêves traumatiques s'invitent et le cauchemar fracasse la vie du rêveur. Vise-versa, le rêve nous invite aussi à sortir d'un trauma.

Le rêve est intemporel, c'est un signal. Rêver, c'est mettre la raison en sommeil.

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes raisons réunies
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

L'interprétation des rêves fascine depuis la plus profonde antiquité. La grille de lecture qu'il offre est un immense creuset, un réservoir sans fond, le vivier du collectif humain. La puissance poétique du rêve n'est pas entamée par le désir de l'analyser. J'ai mêlé intentionnellement la volute de Moëbius à l'évocation de la liberté selon Eluard, au mélange ludique du réel et du rêve. Le ruban référentiel, par l'interrogation qu'il suscite, nous engage dans un rêve éveillé. Cette volute magique n'a pas de bord, possède une seule face, un seul côté.

Interface et intercession, comme le rêve, elle représente un processus d'intercession, de continuité et de passage. Les bords infinis d'un rêve. L'équivocité semble de même nature. On voudrait séparer le rêve du réel, le différencier. Mais nous est il possible de distinguer le rêve du réel ? A quel moment le réveil appartient-il toujours au rêve ?

« Le rêve nous ramène du côté de l'entrée de la vie, le rêve est une intelligence du monde » « Intelligence du rêve » Anne Dufourmantelle.

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer ...Liberté

Paul Eluard, Poésies et vérités, 1942

Cette vision onirique et vénusienne de la liberté est l'enfant naturelle de celle, plus martiale préconisée par F. Nietzsche, dans le Crépuscule des Idoles, § 38

A l'instar des grands livres religieux qui instaurèrent la tyrannie et la misère en proférant la la gloire de Dieu et la liberté, Nietzsche ne fait pas exception à la règle. Il eut fallu méditer sur le caractère du guerrier avant de s'engouffrer dans la guerre moderne, rationnellement destructrice et complètement inique.

La liberté pour Nietzsche est liée au caractère guerrier. Elle est la volonté de répondre de soi. « C'est devenir plus indifférent aux chagrins, aux duretés, aux privations, à la vie même... Liberté signifie que les instincts virils, les instincts joyeux de guerre et de victoire, prédominent sur tous les autres instincts, par exemple sur ceux du "bonheur". L'homme devenu libre, combien plus encore l'esprit devenu libre, foule aux pieds cette forme méprisable de bien-être réaliste et immédiat. L'homme libre est guerrier. A quoi se mesure la liberté chez les individus comme chez les peuples ? A la résistance qu'il faut surmonter pour rester en haut. Le type le plus élevé de l'homme libre devrait être cherché là, où constamment la plus forte résistance doit être vaincue : à cinq pas de la tyrannie, au seuil même du danger de la servitude... Premier principe : il faut avoir besoin d'être fort, autrement on ne le devient jamais. » La présence séculaire du guerrier amérindien donne sens à cette vision contemporaine. C'est pour moi un des seuls concepts qui honore la pensée de Nietzsche.

Le Guerrier est vertical et présent. C’est l’intelligence du corps, l’expression moderne de la fonction sensation, kinesthésique, la perception au monde à travers les cinq sens, l’attention au réel, au présent. C’est le fondement de la personnalité. Un homme qui pose en lui la présence du guerrier intérieur sécurise son environnement, il dit ce qu’il fait, il fait ce qu’il dit. Il est assimilable à la fonction sensation qui positionne, ancre, affirme, structure, l’épine dorsale de la vie, le bon sens terrien, l’oxygénation des cellules, le mouvement, la santé du corps. « Une âme saine dans un corps sain. » Un sportif de haut niveau est pourvu d’un guerrier intérieur de qualité, mais aussi toute personne bien dans sa tête, animée de projets dans tous les domaines. La vie est affrontée comme un défi, dans un profond respect de la nature...La métaphore mobiusescher)


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310 réactions à cet article    


  • alinea Alinea 27 juillet 2013 10:00

    Ah ! c’est bien de parler du rêve, ma muse, mes soins, dans ce monde où plus personne ne s’en souviens, trop occupé, trop préoccupé par ailleurs.
    Ce ruban me fait plutôt penser à la fascination pour l’illusion ; personnellement j’y vois un espace fermé qui tourne en rond ! mais avec charme !
    Quant à Éluard, cette poésie était « la poésie » de mon père, et j’y ai eu droit pendant toute mon enfance !( petite pointe de nostalgie !)
    Pour moi la liberté est exactement ce que décrit Nietszche
    Jack, pourquoi n’avoir pas écrit : pour que je naquisse ?
    Le rêve influence la journée, son humeur, sa force... pendant les périodes moroses, les rêves s’enfuient dès l’aube des yeux ouverts, effrayés par les soucis et les chagrins trop violents... c’est fragile un rêve


    • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 10:37

      Alinea...re

      Jack, pourquoi n’avoir pas écrit : pour que je naquisse ?
      Que veux tu dire ?

      J’ai voulu faire passer plusieurs choses dans ce papier, cependant,
      mon éternel décalage avec mes semblables, me fait m’exprimer
      sur un sujet qui mériterait un peu de réflexion.
      La réflexion, par temps de canicule, au moment des vacances,
      pour un sujet peut être un peu abstrait...se fait absente.

      Je savais que j’aurai la visite de la passagère intemporelle.

      Quant au rêve dont tu glorifies les mérites, dans sa forme originelle
      il semble quitter la scène de la vie électronique et artificielle.

      Pour cette raison, la sanction est écrasante :
      Pas de vie humaine sans rêve.
      Le rêve est une garantie contre la folie.

      Bisous


      • alinea Alinea 27 juillet 2013 10:57

        pas de vie humaine ; les animaux ( les mammifères) aussi rêvent !
        Non pas de vie.. ; et sûr que c’est une garantie contre la folie.. ;
        quand on ne fait jamais de cauchemars, que des rêves, soit très flous, mais surtout très apaisants.. qu’en est-il docteur ? smiley
        Tu as écrit « pour que je naquis » ; il faut dire pour que je naquisse ! ( imparfait du subjonctif, au présent, c’est « naisse » !!)


      • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 11:34

        Merci Alinea,

        En fait, je ne suis pas sur d’avoir vu le jour.


      • alinea Alinea 27 juillet 2013 12:18

        Avec un Lune en scorpion, c’est probable !  smiley


      • alinea Alinea 27 juillet 2013 12:19

        une lune... 


      • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 13:04

        Alinea,

        En fait, il ne faut pas se méprendre, là où tu écris un lune,
        moi je lis une lune.
        J’ai des amis juifs, chez eux, les consonnes seules s’écrivent,
        l’absence de voyelles n’altère pas la qualité de la culture, à moins
        d’avoir la combattivité de Nietzsche et un réflexe d’enseignante.
        pour qu’il naquisse, comme si c’est pas assez douloureux comme ça
        de débouler dans le monde sans comprendre ce qui nous arrive.
        Il faut en plus mettre l’orthographe en demandant pardon. (wouaf)

        Au fait, pour le lune, c’est comme pour Nietzsche, c’est germanique.
        Chez nos cousins germains, l’astre lunaire est masculin.

        Au fait ? une petite soeur germaine, ça existe ?


      • Deneb Deneb 27 juillet 2013 11:27

        Tergiversations indigestes et stériles. Pauvre Agoravox, sous l’emprise des bigots marchands de perlimpinpin. Paul Eluard doit se retourner dans sa tombe.


        • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 11:31

          Deneb,

          On rencontre même des gens qui se comportent comme des sots
          sur l’Agora. Heureusement ils font semblant.


        • Deneb Deneb 27 juillet 2013 12:59

          Sur Agoravox, entre les adeptes d’ésotérisme sectaire et ceux croyant en astrologie ou faisant la publicité pour des « médecines alternatives » et d’autres escroqueries, en effet, des sots, il y en a des seaux !


        • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 13:07

          Deneb,

          Je ne pensais pas que c’était aussi grave.

          La combattivité gratuite, ça existe donc.


        • Deneb Deneb 27 juillet 2013 14:42

          Se battre contre l’obscurantisme orgueilleux est tout sauf un combat gratuit. 


        • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 14:49

          Deneb,

          Vous portez des jugements sans argumentation.
          Quand vous évoquez l’obscurantisme vous projetez
          un travers que vous connaissez bien.


        • alinea Alinea 27 juillet 2013 15:55

          Vous êtes contre la liberté d’expression Deneb ?


        • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 16:06

          Non Alinea,

          Deneb est un imbécile convaincu, il n’est pas le seul.

          Du moyen français imbécille, repris au XVe siècle du latin imbecillus (« qui manque de force physique et de réflexion »),

          Nous le sommes tous plus ou moins, mais depuis le début
          ce monsieur nous explique qu’il est moins imbécile que nous.

          C’est son avis, il faut le respecter


        • Deneb Deneb 27 juillet 2013 17:10

          C’est vrai que le texte, à haute teneur philosophique, connait un franc succès auprès d’Alinéa (tricheuse multi pseudo réussissant à entrer dans la modération avec les textes insipides à souhait), Gollum (intégriste judaïque), Gaijin, (la même secte bio-nazi Demeter), mais on voit surtout l’auteur dont les commentaires constituent trois quart de la masse. C’est pour dire le grand intérêt que ce papier suscite aux yeux d’agoranautes. Par contre, ça conforte la position de Mandon dans la modération, qui lui permettra d’éliminer plein d’articles rationnels.
          Jack, tu crois que je ne vois pas ta stratégie ? Faire de l’Agoravox le bulletin de ta secte !


        • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 20:38

          Deneb,

          Pour un prophète, je vous trouve un peu trivial.

          Si vous avez un peu de patience, en l’an 10000 , c’est Deneb, qui
          se trouve dans la constellation du Cygne qui sera notre étoile polaire.
          D’ici là, vous aurez, comme nous tous, évolué en sagesse.
          Je n’aime pas les conflits, aussi je vous demande pardon si je vous
          ai blessé, et je vous pardonne de m’avoir empoisonné la journée.

          Bonne soirée.


        • gaijin gaijin 27 juillet 2013 22:27

          « ’articles rationnels. »
          vous voulez dire aussi rationnels que vos délires paranoïaques ?
          alors on ne perd pas grand chose smiley
          vous faites partie d’une fine équipe de commentateurs qui passent leur temps a pleurnicher que les articles ne leur conviennent pas mais dont le niveau d’intervention se limite a des insultes et des accusations sans fondement .......


        • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 22:40

          Gaijin,

          Ce n’est rien, le monde de l’écriture est en souffrance.
          Tout le monde veut exister, au risque de bousculer un peu.

          Bonne nuit et merci


        • Gollum Gollum 28 juillet 2013 09:42

          Gaijin a bien résumé le personnage Deneb, qui n’a rien d’une étoile, et qui pleurniche sur l’écroulement de son monde dont plus personne ne veut... 


          Le monde de la science (la vraie, la pure..) et de la rationalité qui fait que la terre est devenue un gigantesque dépotoir, qui est à l’agonie avec des espèces animales qui disparaissent chaque année dans l’indifférence la plus totale, cette science et le rationalisme qui va avec qui a engendré une société narcissique et infantile où les plus friqués sont les rois..

          Bon, on a les admirations que l’on peut.

          Quant au reproche de « croyance » astrologique, déjà je ne crois pas, je pratique, et c’est aussi honorable que la croyance de Deneb, non prouvée, qui « pense » qu’Internet créera à terme un « cerveau » mondial, ah ah quelle naïveté, j’en ris encore... Niaiserie digne du trans-humanisme le plus éculé.. Je note ici d’ailleurs que les pleurnicheries de Deneb sont en contradiction avec cet optimisme transhumaniste lyrique de grande envergure.. Passons.

          Sur le Gollum, sectaire judaïque, alors là, je suis scié... smiley

          Moi qui prend mes références quasi partout, du Taoïsme chinois en passant par l’Inde, le bouddhisme tibétain ou japonais, du christianisme en passant par les soufis, le monde juif, comme les philosophes néo-platoniciens en passant par Husserl, Heidegger ou Jung, me faire traiter de sectaire par un abruti pareil est une jubilation qui n’a pas son pareil..

          Par contre vous, vous roulez clairement pour la secte des zététistes et autres (soi-disant) « libre-penseurs », mais dont on connaît l’ouverture d’esprit comparable à l’anus d’un constipé chronique.

          Salutations, Deneb.

        • jack mandon jack mandon 28 juillet 2013 10:50

          Gollum,

          Le pardon profite à celui qui pardonne.

          Une fois de plus les catholiques n’ont rien compris.

          Je voulais dire plus haut que le conflit me fatigue et que ma réponse
          à Deneb, en final est alambiquée pour le plaisir de me récupérer.
          D’ailleurs, je n’ai pas eu de réponse.

          En revanche j’apprécie votre manière guerrière et parfaitement claire
          de réagir aux divagations en général.

          C’est vrai, n’est pas étoile qui veut.

          Vous observerez aussi que si vous avez eu de la persévérance
          pour la forme que je mettais à mon papier, vous avez su en saisir l’essence.

          Pour ma part, j’ai eu quelques difficultés avec Cevennevive.

          Merci d’exister Gollum


        • jack mandon jack mandon 28 juillet 2013 12:53

          Owen, bonjour.

          Votre icône ressemble à mon épouse.

          A par ça, j’honore l’intégrité de votre recherche.

          Merci pour ce travail

          PS : Dans un souci de précision, j’ai écrit aussi deux articles dans Naturavox,
          sur la PNL et l’analyse transactionnelle que je pratique maintenant, pour
          la recherche pure. Aucun revenu là-dessus.


        • jack mandon jack mandon 28 juillet 2013 13:29

          Gollum,

          Les pleurnicheurs m’attendrissent quelquefois.

          Quand la critique est outrancière, elle me dérange moins.

          C’est vrai que la caricature est plus joyeuse, mais elle est aussi révélatrice.


        • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 11:29

          Alinea,

          "Le rêve influence la journée, son humeur, sa force... pendant les périodes moroses, les rêves s’enfuient dès l’aube des yeux ouverts, effrayés par les soucis et les chagrins trop violents... c’est fragile un rêve"

          D’accord quant à la manière de le dire, mais quant au fond,
          nous pourrions toi et moi ajouter tellement de choses.

          Tout d’abord, les rêves n’ont pas tous la même portée,
          ne sont pas tous chargés de la même force d’enseignement.

          Ceux qui justement s’effilochent au réveil et disparaissent sont
          un peu les petits cumulus fragmentés après l’orage, l’acteur central
          et suprême de la nuit de tourmente,(souvenir de météo en Algérie)
          c’est le cumulonimbus capillatus congestus, sa puissance peut être
          l’équivalence de 10 fois la puissance de la bombe atomique
          qui fut larguée sur Hiroshima.
          Ces cauchemars là ne s’oublient pas sauf dans la singerie au trois figures.
          Nous y arrivons, les trois singes en question plaisent à beaucoup de gens.
          C’est dire combien la Chine exporte aussi ses miasmes culturelles.
          D’ailleurs, elle n’y est pour rien, c’est dans l’inconscient collectif du primate.
          Tout à coup, je pense à toi, primate vénusienne, je te vois très réussie.
          Je suis aussi voyant, c’est à dire voyeur par nature.

          Je crois que tu as fini par t’habituer à mon vocabulaire métaphorique.
          Je ne suis pas auditif comme toi, mais complètement visuel.
          Pour cette raison, j’ai recours aux images, au couleurs, aux perspectives.

          Ce qui énerve aussi les auditifs Agoravoxtruc qui me pensent pédant.
          Même toi petite soeur...tu t’interroges ! tes remarques et même tes
          silences me parlent...tu ne me dis rien et j’entends, tu me dis
          presque tout et n’entend pratiquement rien. En attendant tu m’inspires.

          Un exemple, malgré ma formation de météorologiste militaire,
          (à l’époque ou je m’appelais Jacky et posais en aviateur)
          je ne comprend rien à la météo radiophonique du matin.
          J’ai besoin d’une carte de couleur, de lumière, et suivre le déplacement
          des fronts sur le monde pour anticiper la prévision.

          J’en reste là car j’ai tellement de commentaires qui m’attendent...

           


          • alinea Alinea 27 juillet 2013 12:27

            Cela m’a piégée souvent ! c’est vrai, les rêves n’ont pas tous une signification « initiatrice » ou éclairante ! Je rêve tant de magie, de fabuleux, que j’en colle partout ! ( sauf dans l’écriture, parce que là, je maîtrise !!)
            Qui c’est qui n’entend rien : moi ? Ou toi quand « je dis tout », c’est à dire quand je me situe au niveau des pâquerettes ?
            Dans ce cas il faut t’abaisser, jusqu’au sol pour entendre la terre !! Ça grouille de vie à ce niveau aussi... ! mais bon, on ne peut pas demander la lune à un lunaire  smiley  !!


          • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 13:13

            Alinea,

            C’est à dire qu’un lunaire pratique le rêve éveillé.
            Mais ne nous leurrons pas, la réalité, même terrestre,
            avec la tête enfouie comme l’autruche, c’est du rêve.


          • Gollum Gollum 27 juillet 2013 12:38

            Bonjour Jack. Toujours pas parti en vacances ? smiley 


            Je vois que les moinsseurs habituels et malveillants sont aussi toujours fidèles au poste.. smiley Ah sans eux on se ferait des idées fausses sur la nature humaine...

            Toujours aussi poétique en effet dans l’expression mais le fond est toujours plein de sagesse, reflet de cette dualité Cancer/Capricorne.. smiley

            La liberté pour Nietzsche est liée au caractère guerrier.

            Vrai. Nietzsche, effectivement de tempérament guerrier, a raison.. On trouve aussi de bonnes descriptions de ce tempérament guerrier chez Castaneda (que je considère malgré tout comme un fumiste en tant qu’auteur)

            On a de ces guerriers modernes chez les amateurs de sports extrêmes tels Christophe Profit, Escoffier, Boivin, Edlinger, etc..

            Mais la liberté peut aussi être le fait du brahmane. L’autre pôle, l’ombre du guerrier. Lui il réalise cela par le détachement, la philosophie au sens vrai et antique (pas ce bavardage moderne sans forme et sans fond..), sans forcément beaucoup sortir de chez lui...

            Le problème est que l’on peut facilement jouer au brahmane, sans en avoir le coffre, se leurrer soi-même.. C’est plus difficile de se leurrer soi-même quand on est confronté au réel extérieur, de par la sanction des faits.

            Quoiqu’il en soit le guerrier mène souvent au brahmane, on voit en effet chez eux une acceptation du fatum  qui se fait à la longue, et un perpétuel oui  aux choses, qui se dessine..

            Le brahmane, quant à lui, se fait guerrier sur les bords, de par son souci constant de vigilance, son indépendance farouche..

            Le guerrier est centrifuge (extraverti), le brahmane centripète (introverti), mais dans le fond ils se rejoignent.

            • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 13:40

              Bonjour Gollum,

              J’ai choisi de passer ma vie en vacances.
              Les vacances officielles c’est pour tous les autres.

              A part ça le combat est toujours là, le débat est sa remorque.

              Toujours aussi poétique en effet dans l’expression mais le fond
              est toujours plein de sagesse, reflet de cette dualité Cancer/Capricorne..

              Je le souligne, ça m’arrange. Il faut bien que je fasse avec,
              puisque je l’ai décidé avant ma naissance.

              J’ai expliqué brièvement le caractère obsessionnel de Nietzsche
              martial et porteur d’agressivité et empreint de volonté de domination.

              la liberté peut aussi être le fait du brahmane. L’autre pôle, l’ombre du guerrier.

              Il me semble que l’autre pôle du Guerrier (martial) c’est le vénusien (séducteur)
              le brahmane, comme tu le dis plus loin est probablement la forme sublimée
              du guerrier, non pas son ombre. Le guerrier socialise son agressivité.

              on peut facilement jouer au brahmane, sans en avoir le coffre

              Pas d’accord avec toi. Sur Agoravox, ça grouille de brahmanes qui brament
              ils ne manquent point d’air et encore moins de coffre...médite.

              Le guerrier est centrifuge (extraverti), le brahmane centripète (introverti),

              Tout à fait intéressant, ça serait tellement sympathique si chacun des brahmanes,
              ceux diplômés avec le label ( « la poste sur le front » Jugnot,) et les autres, ceux
              qui brament pour le plaisir ou pour emmerder, acceptent de jouer le jeux,
              et nous disent enfin si ça les chatouille ou les grattouille.
              Tout simplement exprime leurs idées sur le sujet proposé dans la sincérité.


            • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 13:59

              Gollum,

              Maintenant, je ne peux ignorer le langage du cerf,
              tu es toi même très respectueux du langage animal

              Le brame, C’est la période qui a fait la réputation du cerf. Il résonne dans toute la forêt de fin septembre (deuxième quinzaine) à début octobre.
              Il y a différents brames. En voici la description.

              • le brâme de présence : court et bref, il n’est en fait qu’un rot grave et rauque,
              • le brâme de langueur : long, isolé et mélancolique (ouh oâh oh oh),
              • le brâme de défi : provocation au timbre élevée (ho ho ho oâh),
              • le brâme de poursuite : cri saccadé émis lorsque le cerf court derrière une biche (heu heu heu ...),
              • le brâme de triomphe : cri puissant du vainqueur d’un combat.

            • Gollum Gollum 27 juillet 2013 14:40

              J’adore le style Mandon.. c’est tout un univers... Nous voilà parti sur des délires sur le brame du cerf. Et cela va nous amener à des chemins de traverse..



              On voit sur ce site un homme sauvage, dont les cheveux forment des branches, lié à la nature, et qui tient un blason au cerf. On retrouve ce même homme sauvage dans Le chevalier au Lion de Chrétien de Troye. Il est lié à la fontaine de Barenton dont on pourrait montrer qu’elle est liée au signe du Verseau. Yvain, le chevalier au Lion, est lié au signe zodiacal du Lion, signe de chevalerie, et représentant de la caste guerrière et royale. Le Verseau, lui, représente le sacerdotal.

              Le cerf représente donc le sacerdotal, donc les brahmanes.. Nous retrouvons notre brame du cerf.

              Brahmane, Brahman, Ram, Rama, Abraham, tout cela est lié.. et signé.

            • gaijin gaijin 27 juillet 2013 14:49

              « Le guerrier est centrifuge (extraverti), le brahmane centripète (introverti), mais dans le fond ils se rejoignent. »
              c’est une vision trop limitative du guerrier
              ce qui le caractérise c’est sa rectitude pas son activité : le moine zen est un guerrier même si son combat est intérieur ( d’ailleurs le zen a été créé pour les samourai )
              et le fait que cette rectitude est avant tout foncée sur ce qu’il est en lui même

              c’est tout l’enjeu du combat en arts martiaux : il faut bien sur parvenir a gagner contre l’autre mais avant tout ne pas perdre sa rectitude au milieu du combat
              rectitude de la conduite du corps mais aussi des émotions et de l’esprit
              et au milieu de tout cela être parfaitement réceptif aux intentions de l’autre aux moindres variations de son comportement......
              bien sur on ne perçoit ordinairement du combat que l’aspect externe ( et hélas bien souvent il se limite a ça ) mais la véritable progression commence après.
              le guerrier doit être équilibré entre extraversion et introversion sinon il n’est qu’un barbare avide de puissance. pas un être humain en quète de liberté


            • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 14:56

              Gollum,

              J’adore le style Mandon.. c’est tout un univers.

              Pour ceux qui s’y intéressent, c’est le mode lunaire d’expression.
              Un flou qui peut déranger, une intuition qui ouvre le débat,
              la preuve...


            • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 15:09

              Gollum,

              Le cerf représente donc le sacerdotal, donc les brahmanes..
              Nous retrouvons notre brame du cerf.

              Brahmane, Brahman, Ram, Rama, Abraham, tout cela est lié.. et signé.

              Quand le coeur est ouvert et l’esprit attentif
              les informations afflues...seulement pour ceux
              qui daignent entendre...pas entendre Pierre, Paul ou Jacques,
              mais entendre ce que des êtres humains ont observé
              et vécu pour donner sens à leur vie.

              Merci pour ta collaboration créative

            • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 15:18

              Bonjour Gaijin,

              Dans un travail de mémoire qui occupa plusieurs années
              de ma vie, j’ai eu la chance de découvrir à mon niveau,
              ce que représentait jadis le guerrier chez les amérindiens.

              Le Guerrier est vertical et présent. C’est l’intelligence du corps, l’expression
              moderne de la fonction sensation, kinesthésique, la perception au monde
              à travers les cinq sens, l’attention au réel, au présent.
              C’est le fondement de la personnalité
              . Un homme qui pose en lui la présence
              du guerrier intérieur sécurise son environnement, il dit ce qu’il fait, il fait ce qu’il dit.
              Il est assimilable à la fonction sensation qui positionne, ancre, affirme, structure,
              l’épine dorsale de la vie, le bon sens terrien, l’oxygénation des cellules,
              le mouvement, la santé du corps. « Une âme saine dans un corps sain. »
              Un sportif de haut niveau est pourvu d’un guerrier intérieur de qualité,
              mais aussi toute personne bien dans sa tête, animée de projets
              dans tous les domaines.
              La vie est affrontée comme un défi, dans un profond respect de la nature.

              Il y a plusieurs niveaux d’expression du guerrier,
              pathologique, instinctif, socialisé, sublimé.
              Le guerrier moderne qui joue à tuer dans un système électronique,
              est une forme élaborée d’un guerrier assassin.

              Merci de votre intervention


            • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 15:28

              Gollum,

              Nous voilà parti sur des délires sur le brame du cerf.
              Et cela va nous amener à des chemins de traverse..

              délire est hélas le mot rêvé pour justifier la confusion d’esprit
              et surtout de conscience dont fait preuve le commentateur
              qui dénonce les travers d’autrui qui grouille dans sa tête.
               

              Entre nous il n’y a pas d’ambiguïté.


            • jack mandon jack mandon 27 juillet 2013 15:59

              Gollum,

              De métaphores en images, d’expressions animalières en relation
              fondamentalement en prise avec l’amour, le désir et la vie.
              L’instinct de domination obsessionnel, celui hystérique de séduction.
              Pour unifier tout cela pour ne pas tomber dans le conflit inutile,
              il faut apprendre à analyser au fond de nous ce qui se passe vraiment.
              Plus de conscience de soi conduit au débat humain,
              l’instinct au pouvoir privilégie le combat.
              Le combat est le résultat d’une conscience humaine insuffisante.

              L’état du monde nous parle d’une animalité puissante.


            • Gollum Gollum 28 juillet 2013 10:01

              le moine zen est un guerrier même si son combat est intérieur ( d’ailleurs le zen a été créé pour les samourai ) 

              Pas vraiment d’accord là-dessus.. Il n’y a pas  de combat dans le zen. Il y a juste une attitude de vigilance à mettre en place. La position de méditation assise sert à engendrer un repos  conscient. Et un état mental qu’on pourrait qualifier de sommeil profond conscient. Ce qui pourrait être vu comme une coencidentia oppositorum chère à notre ami Jack, disciple de Jung. 

              Il s’agit donc bien d’une attitude sacerdotale et non guerrière. Le Repos est ce qui caractérise le Centre. Le Centre est au Repos et n’agit pas et pourtant tout se fait par lui..

              Le Zen descend du Tchan chinois (sorte de bouddhisme sous influence taoïste) qui n’est rien d’autre que le Dhyāna bouddhiste d’origine. 

              Par contre il est probable que les samouraïs se soient tournés vers le Zen, afin d’être de meilleurs guerriers, ce qui montre bien ce que je disais déjà hier qu’il n’y a pas de frontière étanche entre guerriers et caste sacerdotale.. Il existe d’ailleurs dans le Zen le traditionnel tir à l’arc..

              Tous les arts martiaux asiatiques sont sous influence de ces points de vue Zen ou Tchan..


            • Gollum Gollum 28 juillet 2013 10:05

              Entre nous il n’y a pas d’ambiguïté.


              Quand je parlais de délires c’était dans son sens positif, susceptible de créativité profonde et de partance vers des ailleurs. Vous l’avez bien compris naturellement.. Pas dans son sens négatif, coutumier, je le re-précise pour ceux qui auraient eu des doutes.

            • gaijin gaijin 28 juillet 2013 10:31

              gollum
              ce n’est qu’ une vision superficielle du zen qui convient a des débutants ou de faux pratiquants
              je peux difficilement vous l’expliquer mais une petite citation
              « que votre posture soit celle d’un tigre a l’affut » Taisen Deshimaru "
              il y a un film qui illustre parfaitement ce point de vue :
              la mort d’un maitre de thé ( la version de kei kumai avec toshiro mifune )
              http://www.notrecinema.com/images/filmsi/la-mort-d-un-maitre-de-the_88891_6448.jpg
              ( même au de là de notre débat si vous ne connaissez pas c’est a voir absolument !!! )
              même si zazen vient bien sur de vipassana via le chan il y a néanmoins des différences entre les deux :
              la pratique de zazen procède de la posture et celle de vipassana procède du soufle


            • jack mandon jack mandon 28 juillet 2013 10:56

              En fait Gollum, votre complémentarité positive,
              permet de donner au lunaire, au moins momentanément,
              l’occasion de fréquenter Hélios de plus près.

              Les mots et les phrases sont des révélateurs, c’est l’art
              de la communication.

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