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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Diogène, le cynique, ou la mauvaise conscience du monde

Diogène, le cynique, ou la mauvaise conscience du monde

Dans l'antiquité grecque, sous le regard de Socrate se formèrent les premières écoles philosophiques. La plus outrageusement rigoriste fut celle d'Antisthène, le fondateur de l'école cynique. Il fut lui même élève de Gorgias et disciple de Socrate.

C'est dans cet univers de la grande époque classique, qu'un atypique insoumis jaillit de la boite de Pandora. Son nom était Diogène. Le rigorisme ambiant, concept de nature tyrannique, précipita cette âme libre hors du temps. Pour cette raison, deux millénaires et quatre siècles après l'implosion de la supernova, la légende du charismatique ancêtre habite nos cœurs. Diogène, le philosophe clochard et gastéropode d'amphore fait partie de la famille.

Voici comment le plus marginal, le plus provocateur et le moins canonique de tous les philosophes devint le plus populaire des cyniques et au fond de tous les autres penseurs.On connaît peu de choses de sa vie, de ses écrits, de son enseignement véritable. Il est vrai que dans ce monde oriental originel, les mots et les phrases fleurissaient sur l'agora et dans les campagnes alimentant les chimères. Les scribes folâtres hésitaient encore a immortaliser « la vraie vie » sur le parchemin. Deux siècles auparavant, Pythagore avait donné le La. Pythagore, étymologiquement « celui qui a été annoncé par la Pythie ». Ce qui ajoute à l'augure de Diogène. La vie énigmatique de Pythagore permet difficilement d'éclaircir l'histoire de ce réformateur religieux, mathématicien, philosophe et thaumaturge. Dans cet univers de démiurges aussi familiers que créatifs, Diogène rencontra l'inspiration et fut sans doute un des premiers plébéiens à affronter de toute son âme, le monde et ses puissants, éveillant les bonnes et mauvaises consciences.

L'enseignement oral fit le reste, exerçant sa magie, emplissant l'imaginaire, demeurant libre et fluide comme la musique de son illustre inspirateur. Les mythes et leurs légendes s'emparèrent de ce fascinant vagabond philosophe. Sa destinée, ses idées peu banales, ses mille exploits et mille propos vrais ou inventés ajoutèrent à la fantasmagorie. La source la plus sérieuse venue jusqu'à nous se trouve dans le monumental ouvrage : « Vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laërce (IIIe siècle) » Deux mille ans avant Nietzsche, Diogène agissait à renverser les interdits, le sacré, tous les tabous. « Il s'employait à déconstruire la société dans ses fondements ». A Corinthe, il affronta verbalement l'homme solaire, Alexandre le grand, l'empereur le plus prestigieux de tous les temps. Vêtu de ses haillons légendaires, il trouva devant lui ce demi dieu dans son habit de lumière, magnanime, lui proposant : « Demande moi ce que tu veux, je te le donnerai. » Diogène abruptement lui répondit : « Ôte toi de mon Soleil »

Alexandre, de surenchérir, « n'as tu pas peur de moi ? » Et là, devant cette autorité royale, Diogène louvoya « Qu'es tu donc ? Un bien ou un mal ? » « Un bien fit Alexandre. » « Qui donc, reprit Diogène, pourrait craindre le bien ». On peut être gueux aux pieds nus, ascète, digne mendiant, homme libre, mais aimer la vie. Ce monarque, élève d'Aristote, faisait assassiner tous ses rivaux, y compris au sein de sa famille. L'habileté de Diogène était d'élever la conscience de son illustre protagoniste tout en protégeant sa vie. Sa franchise et son audace intellectuelle lui valurent en retour cet éloge de l'empereur : « Si je n'étais Alexandre, je voudrais être Diogène. »

Le cynisme apparaît, pour le sens commun, comme un comportement moral, comme une manière d'agir et de s'exprimer en société, qui bafoue les bienséances et la morale établie, (nos humoristes modernes) L'humour dont il use, acide et provocateur, ne serait à cet égard qu'un moyen, relevant des programmes d'usage qui seraient éthiques. Mais le cynisme est aussi une école philosophique, voire, si on accepte d'étendre la dénomination hors du cercle des disciples d'Antisthène et de Diogène, un courant philosophique dont on trouve encore des tenants dans les premiers temps du christianisme (la foi et l'action qui relèvent des évangiles), des orientations chez Nietzsche. Les philosophes maintiennent une distinction nette entre les deux acceptions de ce terme, de manière à épargner au cynisme philosophique la dévalorisation dont le sens commun affecte le cynisme dit « vulgaire ».

Les valeurs fondatrices de la société (le travail, la famille, la patrie, le mariage et la souveraineté politique) sont d'emblée récusées, et toutes les conventions et bienséances sont bafouées. A un raisonnement fondé sur des concepts, sur l'articulation logique des signifiés, Diogène oppose la manipulation des signifiants naturels, irréductibles à quelque langage que ce soit. La métaphore avec pour toile de fond la nature. (plus tard, les évangiles)

La dénonciation des valeurs atteint tout ce qui peut donner corps à un projet humain : honneurs, réputation, pouvoir, richesses, amour, et même science et spéculation intellectuelle. Les systèmes de valeurs sont récusés au nom de l'autonomie du sujet humain.(un aspect de l'anarchie)

le cynique adopte la position « nature » Cette régression (ou reconquête) naturaliste se traduit en particulier par une référence systématique à la bestialité. (Les civilisations de l'ancien orient, le modèle amérindien.)

Pour atteindre un tel détachement, le cynisme est une morale spartiate, qui commence par des épreuves, un endurcissement, une désensibilisation. Apprendre à ne rien attendre, rien espérer, à n'accorder sa confiance à rien ni à personne. Diogène se promenant sur la place publique avec une lampe, au milieu d'une foule d'hommes, « Je cherche un homme » : il dénonce le caractère fallacieux de l'appellation « homme », au regard de ce qu'il estime être, lui, un homme : l'appartenance à une classe conceptuelle et linguistique est de l'ordre du paraître ; seul l'individu cynique accède à l'être.

Héraclès est le héros cynique par excellence, celui dont les travaux constituent à la fois des épreuves qui confortent son « pouvoir faire », et des preuves qui démontrent qu'un individu libre et fort ne connaît ni obstacles ni contraintes. Telle est la libre destinée de Sisyphe, Olympien, prompt au travail gratuit, pour le plaisir, pour la beauté de l’effort, pour marquer définitivement sa verticalité d’homme et son unicité dans le grand cirque de la vie.

Le rire cynique oppose sa singularité en refusant la tyrannie collective, C'est l'exclusion. La dérision cynique fait rarement rire les autres, car ce n'est pas le rire qui rassemble, mais cherche et provoque la division. La dérision cynique coupe les ponts avec la collectivité perçue comme autoritaire...ni Dieu, ni maître disait mon père rieur en évoquant fièrement nos aïeux artisans et libres penseurs. Je ne savais pas que je sympathisais avec Diogène et Sisyphe et que j'étais en phase à ce point avec mes ancêtres.

Mes ancêtres...les Gaulois qui d'ailleurs, soumis au questionnement rituel d'Alexandre le prétentieux, qui venait de les conquérir, lui répondirent qu'ils ne le craignaient point mais avaient simplement peur que le ciel leurs tomba sur la tête. Des grands cyniques, n'aimant et redoutant que la nature, le sanglier, l'hydromel et Danann, la déesse mère qui s'incarnait en Walkyrie à la chaumière, brandissant un ustensile contondant quand ils avaient abusé de la cervoise pendant les ripailles joyeuses. (Asterix d'Uderzo et Goscinny). Le cynisme traverse le temps et l'histoire. Au moyen âge par exemple, Rabelais (Gargantua et Pantagruel,) est tout à fait dans la ligne caricaturale, excessive et grotesque de l'humour gaulois cynique.

Il ne faut pas trop les chatouiller les cyniques, ils accèdent à l'« irruption » intempestive dans les scènes de la vie publique, l'« imprévisibilité » des conduites et des réparties, la « brutalité » des propos, la « spontanéité » des réactions, l'absence de délai dans la satisfaction des besoins. Souvenez vous ce qui arriva à Alexandre « le bien heureux » dans sa superbe juvénile rencontrant Diogène.

Le cynique est un misanthrope, la totalité des valeurs sociales et civilisées étant rejetées, il ne lui reste d'autres possibilités qu'une hypothèse individuelle de type esthétique. Dans l'art il excelle, son originalité créatrice transcende son humanité ombrageuse. Mais, dans la mesure où il récuse d'emblée le langage et les classes conceptuelles, le discours cynique ne peut être que mimétique, et la critique qu'il applique à toutes choses ne peut être que caricature. La « représentation » serait en quelque sorte l'arme absolue du cynisme. La scène, le cinéma, le théâtre, constituent pour lui des réservoirs d'expression. Il est notoire que ce type d'artiste a beaucoup de difficulté à réaliser une vie sociale stable et surtout un couple harmonieux. Il est au fond habité par un projet de vie qu'il incarne en solitaire.

Satire, diatribe, ironie, bouffonnerie, non-sens ou calembour, le rire cynique, mise en scène dérisoire de l'humain et du social, cherche à mettre à nu l'autre face des conduites et des valeurs. « Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien. Plus je connais les femmes, moins j'aime ma chienne. » Pierre Desproges.

Jankélévitch fait observer dans L'ironie, à propos du discours cynique : « Il fait éclater l'injustice, dans l'espoir que l'injustice s'annulera d'elle-même par l'homéopathie de la surenchère et de l'esclandre ». En somme, le cynique compte sur le sens esthétique de ses contemporains pour éveiller leur sens moral.

Nietzsche le cynique, entre autre, oppose, au lieu du bon et du mauvais, le gros, le gras, le lourd à l'agile, au léger, au souple, à l'élégant. Ce qui devient intolérable, c'est alors la perception individuelle de la laideur, et non plus la seule amoralité. il faut le désensibiliser par la perception de la laideur, et cette désensibilisation entraînera ipso facto une modification du jugement moral.

 

En synthèse, le cynisme oppose à la collectivité tyrannique son individualité insoumise. Diogène nous enseigne donc la brutalité du style, (effet d'immédiateté), la mise en scène, (la représentation), le détachement, (la désensibilisation), la démoralisation, (le scandale)

En somme nous sommes au cœur d'un mécanisme humain qui caractérise bien l'esprit gaulois, voire même profondément français. Avec un tel ferment de vérité, il est bien entendu que les français adhèrent en majorité à ces valeurs et rejettent par la même occasion, la tyrannie, le sectarisme religieux et politique, le collectivisme rigoriste, la médiocratie démocratique. Tous les vocables en isme, sauf le cynisme de Diogène.

 

V. Jankélévitch, L' ironie, Paris, Flammarion, Champs, 1964

Le Cynisme du sensible au risible Jacques FONTANILLE

COLUCHE - CANDIDAT A LA PRESIDENCE - YouTube

Coluche les discours en disent long - YouTube


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67 réactions à cet article    


  • mpag 2 octobre 2013 16:04

    Enorme cette affiche tout simplement énorme

    ça risque de rester dans l’actualité pour bien longtemps 

    • soi même 2 octobre 2013 16:39

      Aller arrête, il a eux son heure de gloire, ce n’est pas pour cela qu’il faut en faire un Dieu.


    • Cedric Citharel Cedric Citharel 2 octobre 2013 19:45

      Coluche a eu son heure de gloire. Il ne faut pas en faire un Dieu. Mais si quelqu’un ne vient pas le remplacer rapidement pour dénoncer, et j’espère, détrôner, les imposteurs qui nous gouvernent, on court à la catastrophe.


    • soi même 2 octobre 2013 21:10

      @ Cedric, c’est l’évidence même, pourquoi d’après vous un Roi avait besoin d’un bouffon, ? Je crois que Coluche l’avait compris et à joué ce rôle à la perfection non plus pour un Roi mais pour le Peuple.


    • baldis30 3 octobre 2013 15:49

      certes mais elle a été reprise , dans sa partie inférieure par Beppe Grillo ( va fan....), et il n’est pas sûr que ce soit dans le même but du cynisme coluchien mais plutôt dans l’opportunisme politicien.


    • soi même 2 octobre 2013 16:42

      De qui sont ces paroles ?

      « Tout appartient aux dieux ; or les sages sont les amis des dieux et entre amis tout est commun ; donc tout appartient aux sages. »


      • soi même 3 octobre 2013 18:43

        De Diogène bien sur ! Visiblement une phrase pas très apprécier !


      • rocla+ rocla+ 2 octobre 2013 20:20

        Ôte toi de mon soleil ...



        Une ch’tit phrase çacomme , le début d’ un film avec Marlon , le Brando 
        des parrains siciliens , tou mé fés de l’ ombré casse-toi j’ te troue .

        • jack mandon jack mandon 3 octobre 2013 11:08

          Bonjour capitaine,

          Marlon Brando, cynique en qualité d’acteur qui mime et s’expose,
          cela d’un point de vue strictement philosophique.
          Dans le rôle du parrain, il est hors la loi, il confirme son positionnement.
          Par les outrances de la mafia, la société pourrait être tentée de s’en protéger.
          L’utilité du cynisme est de nous placer dans des conditions extrêmes
          pour nous faire prendre conscience et réagir pour survivre.


        • COVADONGA722 COVADONGA722 2 octobre 2013 21:11

          « s et rejettent par la même occasion, la tyrannie, le sectarisme religieux et politique, le collectivisme rigoriste, la médiocratie démocratique. »



          yep cher mr Mandon c’est placer beaucoup d’espoir dans l’humaine engeance 
          que de croire qu’ils rejetteraient ces ismes. Garantissez leur, leurs acquis et statut
          en court en vous les verrez accepter tyrannie sectarisme et collectivisme ils se complaisent déjà dans la médiocratie démocratique !
          un isme fait l’unanimité chez sapiens sapiens :l’égoïsme !!!!
          Asinus ; ne varietur 

          ps , nonobstant mon hermétisme à votre ésotérisme cela m’est toujours un plaisir de vous lire , seul le fou refuse le questionnement 

          • jack mandon jack mandon 3 octobre 2013 10:32

            COVADONGA722,

            Devant la sagesse de frère Guillaume, je ne puis qu’acquiescer.
            Cependant dénoncer l’égoïsme est une position de jugement,(tu parles)
            Mais hélas, votre remarque est juste. Nos meilleures dispositions
            sont très largement pourvues d’égoïsme.
            évidemment Diogène est une montagne d’égoïsme mais avec sincérité.
            Merci


          • alinea Alinea 2 octobre 2013 21:19

            Diogène et son tonneau, je le connais surtout chez ceux qui s’en réclament, alibi grandeur nature de ceux qui ont rêvé grandir mais qui, dans la vraie vie, sont sujets au conformisme, un peu contraints, un peu couards et qui, pour mes plus proches, sont remarquables d’intelligence et de culture ! mais n’ont jamais fait le pas du saut !
            Un détachement vrai ou feint mais vrai qui fait peur ! Un humour sans tendresse ni bonhomie comme si quelque chose avait été perdu et comme s’il était impossible de le récupérer ! un peu de détresse fière aussi...
            Bref.. c’est curieux parce que d’une autre part je me retrouve un peu dans ce peu de goût pour le jeu des convenances et dans les valeurs qui ne sont pas placées dans le même sens commun
            Il ne faudrait pas que j’en oublie de te saluer grand frère


            • jack mandon jack mandon 3 octobre 2013 10:12

              Bonjour Alinéa,

              Joli et profond commentaire.
              Quant à la forme, je souligne, nous sommes chez les grecs classiques,
              et non pas chez les gaulois modernes. Le sens du beau dans la forme,
              Diogène dans son amphore, c’est esthétique. Diogène dans son tonneau,
              c’est la vision modernisée et vulgarisée intentionnellement.
              Je précise que ce n’est pas à toi que je dis ça petite soeur, mais à tous ceux
              qui font de Diogène un poivrot ou un malade.
              C’est d’autant plus affligeant qu’il est l’incarnation de sa philosophie,
              attitude qui fait appel à l’esthétique antique qui devient sa morale.
              Si l’on dénigre cet aspect, on détruit l’édifice tout entier.
              Sur le fond de ton commentaire,
              alibi grandeur nature de ceux qui ont rêvé grandir mais qui, dans la vraie vie,
              sont sujets au conformisme, un peu contraints, un peu couards et qui,
              pour mes plus proches, sont remarquables d’intelligence et de culture !
              mais n’ont jamais fait le pas du saut !

              Merveilleusement dit. Le fondement du cynisme est spartiate. Il faut donner
              à la nature toute sa place et savoir vivre de peu et être heureux de tout.
              Le formel et le superficiel culturel n’entre pas dans ce positionnement.
              La civilisation amérindienne est profondément cynique. Aux envahisseurs
              dominateurs et matérialistes ils répétaient sans être entendus.

              Jadis, les Amérindiens aimaient se nommer « Hommes véritables ».

              Ils avaient certainement réalisé l’une des plus intéressantes symbioses homme-nature et même la symbiose homme-homme. Ils se considéraient comme appartenant à la nature, ils n’avaient pas la prétention de la maîtriser. Ils ne possédaient rien et n’avaient de droits sur rien.

              Un détachement vrai ou feint mais vrai qui fait peur ! Un humour sans tendresse ni bonhomie comme si quelque chose avait été perdu et comme s’il était impossible de le récupérer ! un peu de détresse fière aussi.

              C’est un mode d’être cynique. Nous le sommes tous les deux avec des différences identitaires

              c’est curieux parce que d’une autre part je me retrouve un peu dans ce peu de goût pour le jeu des convenances et dans les valeurs qui ne sont pas placées dans le même sens commun.

              Tu le confirmes.
              Je t’aime bien petite soeur, chacun dans son amphore.


            • jack mandon jack mandon 3 octobre 2013 08:49

              Bonjour morvandiau,

              C’est brutal, mais que ne faut il pas faire pour être entendu.
              L’incarnation spectaculaire d’un tabou, l’homme se masturbant en public.
              La mise en scène de Diogène ne souffre aucun compromis.
              De nos jours, ça se terminerait en clinique psychiatrique ou au poste de police.
              Seule la criminalité en cols blancs est tolérée.
              Nous sommes devenus de funestes hypocrites.
              Je sais que je peux compter sur votre esprit d’authentique gaulois.

              Merci morvandiau.


            • Fergus Fergus 3 octobre 2013 09:35

              Bonjour, Jack.

              « De nos jours, ça se terminerait en clinique psychiatrique ou au poste de police. » Sans doute ! Pour autant, la masturbation est devenue l’une des caractéristiques de notre société hyper-médiatisée. Certes, il s’agit évidemment d’une masturbation intellectuelle pratiquée par de beaux esprits autoproclamés, mais elle n’en est pas moins réelle et tout aussi gênante à observer.


            • jack mandon jack mandon 3 octobre 2013 11:48

              Bonjour Fergus,

              La rhétorique est une chose, la philosophie en est une autre.
              Quant aux politiciens, ce sont des cyniques beaucoup plus inquiétants.
              Leur jeu est biaisé, les citoyens sont trompés.
              Récemment, dans le conflit en Syrie, je n’ai pas trouvé un média correct.
              Politiques et journalistes dans le non dit et la désinformation.
              Médiapart, Edwy Plenel était l’un des seuls à présenter un état des lieux.
              Depuis je ne supporte plus Hollande et sa superficialité, son équipe de crétins,
              et nos journalistes sur toutes les chaines et stations qui se couchent comme des putes.
              Ils ont tout compris du cynisme vulgaire et sont hermétiques au cynisme de Diogène.
              Diogène était crasseux et puant mais beau à l’intérieur, eux sont exactement
              dans le positionnement inverse. L’apparence seule est sauve.
              A propos du président, il semblerait qu’il préside au Mali,mais pas en France.
              Quant au Mali, les hostilités reprennent au Nord avec les Touaregs, on ne le dit
              pas trop fort. Une fois de plus, nous serons toujours dépassés par les peuples
              musulmans, ils vivent ailleurs, avec d’autres valeurs, il nous utilisent, tout au plus.
              Merci de votre visite


            • njama njama 2 octobre 2013 23:51

              Bonjour Jack Mandon

              [les mêmes personnages nous fascinent ; Simone Weil, Diogène ...]

              Top ou pas Top l’illustration dans l’article (Diogène vu par Jean-Léon Gérôme, 1860) ? de l’Art, ou de la tête de lard (ou de cochon) ?

              le cynique, ou la mauvaise conscience du monde ?

              D’un point de vue étymologique, je crains que « cynique » n’ait rien absolument à voir avec le sens « moderne », c’est à dire aucune allusion à un esprit « railleur », une ironie grinçante, à de la provocation ... à un homme sans principe, sans « morale » ni convenances.

              Tout « bêtement » (c’est le cas de le dire) cynique vient du grec kuôn, kunos, chien ; le kunégetikos, étant celui qui « conduit les chiens ».
              D’où dérive cynocéphale par exemple (kunocéphalos), « à tête de chien ». Ou « cynodrome », pour les courses de lévriers.
              Ou cynanthropie (gr. α ́ υ θ ρ ω π ο ς « homme »), subst. fém.« Maladie au cours de laquelle les patients se croient changés en chien »
              Cynographe , subst. masc.« Celui qui écrit (ou s’occupe de) l’histoire du chien ».
              cynophilie , subst. fém.« Intérêt porté aux chiens ». 

              Personnellement je crois que ce terme cynique était particulièrement relatif par analogie au mode de vie des adeptes de cette école philosophique, et non pas aux propos ou jugements que l’un ou l’autre pouvait avoir.

              Jean-Léon Gérôme ne se trompe donc pas tant (à mon avis) dans son tableau assez simplet.

              Qui est au fond raillé dans cette histoire ? et qui sont en réalité les « railleurs », les « cyniques », ces insolents sans impudence ?

              Diogène (dit de Sinope) fut le disciple d’Antisthène - considéré en milieux académiques autorisés comme le fondateur de cette école dite « cynique », bien que ce dernier réfuta fermement d’avoir un quelconque disciple -.
              L’histoire (ou la légende) raconte qu’un jour où Antisthène menaçait Diogène d’un bâton pour qu’il s’en allât, Diogène tendit sa tête et lui dit : « Frappe, tu n’auras jamais un bâton assez dur pour me chasser, tant que tu parleras ! ».

              (il est des gens qui ne savent se passer d’avoir un maître ... avant longtemps)

              Ici je ne partage pas de trop votre perspective quand vous dites : « 
              Diogène se promenant sur la place publique avec une lampe, au milieu d’une foule d’hommes, « Je cherche un homme » : il dénonce le caractère fallacieux de l’appellation « homme », au regard de ce qu’il estime être, lui, un homme : l’appartenance à une classe conceptuelle et linguistique est de l’ordre du paraître ; seul l’individu cynique accède à l’être. »

              Permettez-moi de vous conter ce que j’entrevois :.

              La scène, si l’on veut qu’elle aurait un tant soit peu un caractère didactique à la façon « soufi » ne peut se dérouler qu’en plein jour. Diogène n’est pas le porteur d’un réverbère, et son très moindre souci est (j’imagine) de s’éclairer lui-même.

              J’aime à voir qu’avec sa petite lanterne, il vient avec l’humilité qui sied au (vrai) philosophe, ajouter (par facétie, à la façon soufi) sa petite lumière à celle du soleil, qui, elle est universelle, et qui peut être perçue par tous.

              Il suffit parfois vraiment d’un p’tit rien pour que tout change, et sa petite loupiote (« chandelle de résine », faible lumière d’une lampe ou d’une bougie) qu’il baladait sur l’Agora on en parle encore aujourd’hui ... sur Agoravox ...

              De fait, derrière la dérision de cette petite lampe, que je perçois sans aucun cynisme, ou mépris de sa part - bien au contraire - , le message n’était-il pas de (nous) dire, que ... nous éclairons tous les uns, les autres.

              Merci Jack Mandon pour les petites lumières de votre article.
              Au plaisir de vous lire encore


              • jack mandon jack mandon 3 octobre 2013 08:34

                Bonjour njama,

                Le débat est ouvert.
                L’intérêt majeur est de progresser en laissant le débat ouvert.
                Jankélévitch fait observer dans L’ironie, à propos du discours cynique :
                « Il fait éclater l’injustice, dans l’espoir que l’injustice s’annulera d’elle-même par l’homéopathie de la surenchère et de l’esclandre »
                .
                En somme, le cynique compte sur le sens esthétique de ses contemporains
                pour éveiller leur sens moral.
                La philosophie avec toutes ses facettes et ses écoles est là pour mieux éclairer.
                Chacun apporte sa pierre.
                En méditant sur le positionnement de Diogène, je considère l’équation philosophique
                le cynisme oppose à la collectivité tyrannique son individualité insoumise.
                Diogène nous enseigne donc la brutalité du style, (effet d’immédiateté),
                la mise en scène, (la représentation), le détachement, (la désensibilisation),
                la démoralisation, (le scandale)

                Il est au coeur de la nature et de la cité dans une incarnation sans concession.
                Il fait tache au milieu d’un environnement culturel propre et lisse, comme s’il
                rappelait par son animalité insolente que le corps a ses raisons que la raison ignore.
                Il veut montrer le caractère salutaire d’un retour aux sources.
                la démoralisation inquiète et scandalise. 
                La méthode ne parle pas à tout le monde, qui met le kinesthésique, les sens,
                au centre même de notre psyché. C’est une vision respectable.

                Merci de votre intervention.


                • gaijin gaijin 3 octobre 2013 08:41

                  salut ami jack
                  le cynique en moi dirait : parfois trop de lumière nuit !
                  " Les valeurs fondatrices de la société (le travail, la famille, la patrie, le mariage et la souveraineté politique) sont d’emblée récusées, et toutes les conventions et bienséances sont bafouées.« 
                  oui pour les conventions et bienséances mais non pour les valeurs , il me semble que ce ne sont pas forcément les valeurs que le cynique veut démonter mais la fausse adhésion a ces valeurs.....
                  il me semble ici qu’il manque un personnage a ta galerie de portraits : le vrai cynique, celui qui professe les valeurs tout en s’en foutant comme de l’an 40 et en les manipulant pour son intérêt.
                  On en trouve pas mal dans la classe politique par exemple ceux qui parlent de la valeur travail en n’ayant jamais travaillé pour de vrai de leur vie et qui, si par mégarde ils le croisait, n’aurait que méprit pour le paysan ou le forgeron ..........
                  diogène cherche un homme.
                  quelque part a la même époque des antipodistes chinois qui avaient pourtant les pieds bien sur terre écrivent :
                   » l’homme bon la découvre et la dit bonne,
                   l’homme sage la connaît et la dit sage,
                   l’homme ordinaire se sert d’elle et ne sait rien d’elle
                   c’est parce que la voie de l’homme est rare "

                  ( yi king )
                  quelque part ailleurs un autre homme homme prenait la terre a témoin.
                  ...........
                  quels progrès depuis 2500 ans ?
                  la lumière divisée en un million de lampes éblouit, aveugle, et on cherche une lampe ......


                  • jack mandon jack mandon 3 octobre 2013 12:04

                    Bonjour mon ami,

                    On en trouve pas mal dans la classe politique par exemple ceux qui parlent
                    de la valeur travail en n’ayant jamais travaillé pour de vrai de leur vie.

                    C’est du cynisme en creux, celui de l’intellectualité sans l’incarnation.
                    D’ailleurs Diogène était en conflit ouvert avec les sophistes qui construisaient
                    de belles demeures (métaphore) en ignorant la qualité du fondement.
                    L’expérience artisanale autonome devrait être à l’origine de tout projet de gouvernance.
                    L’homme politique est plus un adepte du sophisme.
                    On ne peut réaliser pleinement que ce qui passe par notre ventre ou nos mains.

                    la voie de l’homme est rare

                    Merci ami


                  • wawa wawa 3 octobre 2013 08:53

                    merci pour ce raffraichissement

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                    • jack mandon jack mandon 3 octobre 2013 12:50

                      wawa...comme vous dites, un chat qui aboie...c’est cynique.

                      Comme je ne déchiffre pas l’hébreux, je ne puis vous répondre


                    • Fergus Fergus 3 octobre 2013 09:40

                      @ Jack Mandon.

                      Si j’ai bien compris ce très intéressant texte, il en va du « cynisme » comme du cholestérol et du stress, il y a le bon et le mauvais !

                      Cordialement


                      • jack mandon jack mandon 3 octobre 2013 12:31

                        Fergus,

                        Pour la métaphore à l’endroit du sportif que vous êtes,
                        Dans un environnement olympique se vivent deux modes d’expression.
                        Dans les gradins ceux qui brament, gesticulent et projettent leur émotion,
                        dans l’arène, au contact du réel, les athlètes donnent le meilleur d’eux mêmes.
                        On fait selon ses moyens. N’est pas centré et responsable qui veut.
                        Bien sur il n’est pas question de mépriser ceux qui ne peuvent vivre dans la lumière
                        mais leurs faire prendre conscience que chacun doit vivre dans sa lumière avec
                        confiance et sincérité au lieu de fantasmer dans la lumière des autres.
                        C’est à dire dans l’ombre des champions, au risque de ne jamais exister.
                        Il n’y a pas le cynisme bon et mauvais, à la manière archaïque ou religieuse,
                        il y a le bon ou le mauvais choix pour soi-même.


                      • Taverne Taverne 3 octobre 2013 09:46

                        En d’autres temps, avec un autre grand personnage, la réponse à « ôte-toi de mon soleil ! » eut été « alors, casse-toi, pauv’con ! » Un autre style...


                        • jack mandon jack mandon 3 octobre 2013 12:43

                          Bonjour Taverne,

                          Dans ce contexte là, les deux protagonistes étaient dans l’émotion.
                          Le provocateur a sa part de responsabilité, le second a oublié l’obligation
                          de sa charge, il s’est montré dans sa triviale humanité.
                          Dans les deux cas il y a déficit d’élégance et de générosité.
                          Le badaud provoque cyniquement, comme Diogène,
                          le second n’est pas Alexandre, il dévoile sa fragilité émotionnelle
                          et répond comme un Diogène de fête foraine, dans l’impuissance d’élever le débat.

                          Merci


                        • Castel Castel 3 octobre 2013 11:01

                          @Jack Mandon, bonjour,

                          Si vous pensez à Coluche (scorpion) et à Nietzsche (plutonien, ascendant scorpion ?) pour illustrer Diogène, pensez-vous au symbole du scorpion qui pique le lion (l’empereur Alexandre) pour illustrer le cynisme ? :

                          <Le Lion et le Scorpion.

                          Il était une fois un Lion, qui dormait dans un champ ensoleillé.
                          Un Scorpion s’approcha et lui dit :
                          « Tu es si grand, Lion. Tu es sûrement la créature la plus imposante de toutes. »
                          Le Lion répondit :
                          « Effectivement, je pense que c’est le cas. »
                          « Et tu es sûrement la plus brave et la plus forte de toutes les créatures. »
                          poursuivit le Scorpion.
                          « C’est ce que l’on dit »
                          répondit le Lion.
                          "Mon seul avantage, c’est mon dard empoisonné, dit le Scorpion. Et je suppose que tu pourrais m’écraser avant que je ne te pique, ne serait-ce qu’une fois.« 
                           »Je le pourrais, en effet, et fort facilement.« 
                          dit le Lion en se redressant et s’étirant.
                           »Mais si de fait je te pique, je serais étonné que tu t’en rendes même compte.« 
                          Le Lion regarda la petite créature avec curiosité :
                           »Peut-être. Mais je crois que je vais t’écraser maintenant, petite chose, afin que tu n’en aies jamais l’occasion.« 
                           »Mais, ô grand Lion, dit le Scorpion en souriant,je t’ai piqué il y a déjà cinq minutes.« 

                          Et le Lion n’eut plus rien à dire.>

                          Le scorpion, symbole de la petitesse puissante, de la sexualité masculine. Ce n’est pas un hasard si l’homme possède une bourse dans ses partis et que Pluton signifie »le riche". Qu’est-ce qu’un cynique si ce n’est quelqu’un qui, par sa puissance de comportement et son humilité, devient plus riche que l’empereur ?


                          • jack mandon jack mandon 3 octobre 2013 13:03

                            Castel bonjour,

                            Belle métaphore, l’occasion d’élargir le débat.

                            Excellente occasion de mettre en scène le Scorpion et le Lion.
                            Ils sont parfaitement l’illustration de cette histoire célèbre.
                            Ma sensibilité scorpion adhère tout à fait...d’où mon choix.
                            Le hasard n’existe pas.

                            Les deux composantes en carré chez Napoléon illustrent parfaitement
                            la puissance de créativité et de destruction de l’empereur,
                            extraverties dans sa vie de lumière et introverties dans sa vie personnelle.

                            La force de l’astrologie est de survoler à l’infini la complexité humaine
                            mais aussi de l’expliquer simplement.

                            Merci


                          • Gollum Gollum 3 octobre 2013 13:15

                            Bonjour à vous deux. Je me permets d’intervenir pour évoquer la lutte de St Michel contre le Dragon qui est tout à fait représentative de ce conflit Lion/Scorpion..


                            Dans le Zohar l’ange Mikael est associé explicitement au Lion.

                          • Gollum Gollum 3 octobre 2013 13:22

                            A propos de Pluton le riche je signale que John D. Rockfeller l’homme considéré comme le plus riche de tous les temps (et archétype de la caste ploutocratique américaine) a Pluton qui se lève à l’ascendant...


                            A part ça, l’astrologie est une discipline obscurantiste... smiley

                          • Castel Castel 3 octobre 2013 13:39

                            Bonjour Gollum,

                            « la lutte de St Michel contre le Dragon qui est tout à fait représentative de ce conflit Lion/Scorpion. »

                            Pourtant, j’avais associé Saint Michel au verseau comme le sont les (arch)anges. Beaucoup de saints tuent le dragon ou sortent du dragon (sainte Marguerite etc...), cela montre généralement une voie initiatique (pour l’âme) contre la proéminence de l’égo.
                            Ce retournement de situation, contre le dragon, me parait assez typique du verseau (affaiblissement de l’égo pour une meilleure communication de la vérité). Cependant, n’ayant pas encore attaqué l’ouvrage, dans quel contexte saint-michel était associé au lion dans le Zohar ?

                            "l’homme considéré comme le plus riche de tous les temps (et archétype de la caste ploutocratique américaine) a Pluton qui se lève à l’ascendant..."

                            Oui... Par ailleurs, BHL, Attali et Mitterrand sont scorpion. Mitterrand est cynique car, même s’il aimait profondément la France, il a toujours joué sur plusieurs tableaux afin d’accéder au pouvoir et finalement et mener une politique globalement très peu respectueuse du bien collectif.
                            Le cynisme de BHL et d’Attali est lié à leur position, dans les médias ou en politique. Ils semblent inoffensifs en apparence, mais ils ont une position surpuissante. Ils semblent faire le mieux pour la France, mais, cyniquement, ils travaillent pour Israël...


                          • Gollum Gollum 3 octobre 2013 15:35

                            Pourtant, j’avais associé Saint Michel au verseau comme le sont les (arch)anges. Beaucoup de saints tuent le dragon ou sortent du dragon (sainte Marguerite etc...), cela montre généralement une voie initiatique (pour l’âme) contre la proéminence de l’égo.

                            Ce n’est pas tout à fait faux dans la mesure où Verseau et Lion partagent une chose en commun... En effet, comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire l’axe Lion/Verseau est un axe spirituel, alors que l’axe Scorpion/Taureau est un axe matériel.

                            Donc on pourrait à la rigueur considérer Michel comme représentant l’axe Lion/Verseau tout entier alors que le Dragon représenterait l’autre axe.

                            Cela ne changerait pas fondamentalement le mythe bien que malgré tout il s’agisse plutôt du combat Lion/Scorpion..

                            St Michel possède d’ailleurs les deux attributs de chaque signe. L’épée correspond au Lion et à la caste Royale, alors que la Balance correspond à la caste sacerdotale. La Justice (Tzadiq en hébreu étant attribuée au sacerdotal.. La lettre Tzadé correspond d’ailleurs au Verseau). Notons ici que bien que l’Église soit-disant ne cautionne pas l’astrologie a bien mis la fête de St Michel sous le signe de la Balance au 29 septembre... Comme elle a placé la naissance de Marie au 8 septembre en plein milieu du signe de la.. Vierge..



                            Ce retournement de situation, contre le dragon, me parait assez typique du verseau (affaiblissement de l’égo pour une meilleure communication de la vérité). 

                            Ce retournement est vrai. Il existe un vase grec représentant Pégase (Verseau) qui combat le Minotaure (Taureau)... et qui est le contrepôle du mythe Michel/Dragon.

                            Cependant, n’ayant pas encore attaqué l’ouvrage, dans quel contexte saint-michel était associé au lion dans le Zohar ?

                            Cela se trouve dans le Tiqouné Ha Zohar, fin du paragraphe 23b..

                            Je rajoute que l’ange Nouriel correspond au Scorpion et Gabriel au Taureau. Mais le Verseau correspond au Saint lui-même... Ce qui montre la prééminence du Verseau.

                          • jack mandon jack mandon 3 octobre 2013 15:50

                            Gollum,

                            l’axe Scorpion/Taureau est un axe matériel.

                            Je suis bien placé pour en parler, aussi vous comprendrez
                            que j’ai une sympathie pour Diogène, Freud, Nietzsche, Coluche etc....
                             



                          • Gollum Gollum 3 octobre 2013 12:02

                            Bonjour Jack. Intéressant éloge des chiens...


                            Dans le fond ce type était un spirituel qui s’ignorait, un anarchiste.. Son mépris des choses de ce monde devrait faire école aujourd’hui..

                            Perso, je me sens plus disciple d’un Plotin ou d’un Platon, Platon que Diogène moquait avec son histoire de coq aux ergots coupés n’ayant pas compris la métaphore de Platon qui est pourtant claire : l’homme se situe au juste milieu de l’état angélique (ailes) et de l’état infernal (cornes).. donc l’homme de Platon existe bien n’en déplaise à Diogène...

                            Ceci dit notre bonhomme a de quoi séduire de par son indépendance vis à vis de l’autorité, de l’avoir.. Malheureusement on a la sensation qu’il est coincé à mi-chemin..

                            Il ne peut donc être un véritable modèle à suivre à l’encontre d’un Christ ou d’un Bouddha qui eux, ouvrent sur l’Absolu..

                            • jack mandon jack mandon 3 octobre 2013 13:29

                              Bonjour Gollum,

                              Au fond la réponse est dans votre questionnement philosophique.
                              Diogène prépare abruptement la voie qui permettra à Jésus d’affiner.
                              Remarquons en passant Diogène nous donne l’occasion de comprendre
                              que lorsque on libère son agressivité cyniquement, on prolonge
                              sa vie jusqu’à près de 90 ans, alors que jésus avec sa douceur empathique,
                              fut crucifié à 33 ou 34 ans, en induisant « IN HOC SIGNO VINCES »
                              par ce signe tu vaincras, le Tau grec plantée en terre comme une épée en guise de paix
                              La croix qui symbolise son sacrifice. Vivre humainement comme Diogène,
                              spirituellement comme Jésus. Quantitativement ? quel est le score final ?
                              C’est donc une question de choix personnel.

                              Ma réponse est cynique, mais j’aime ça comme aurait dit Coluche
                              qui s’est fichu en l’air à 40 ans...presque comme Jésus,
                              Coluche était donc un cynique converti au christianisme motorisé.
                              Autre dérision cynique, pour enfoncer le clou du Tau.

                              La philosophie qui prévaut est celle qui nous parle, à la condition
                              qu’elle n’entrave pas notre évolution vers d’autres mondes spirituels.


                            • Gollum Gollum 3 octobre 2013 13:43

                              La philosophie qui prévaut est celle qui nous parle, à la condition
                              qu’elle n’entrave pas notre évolution vers d’autres mondes spirituels.



                              Tout à fait d’accord avec ça. Pragmatisme avant tout. Même si je me sens chrétien quelque part, je me sens encore plus taoïste, dans le fond, que chrétien...

                              Et ma pratique spirituelle est bouddhiste. D’aucun diront que c’est du syncrétisme j’y vois plutôt une façon de faire qui se rapproche de la cuisine où on mélange divers ingrédients afin de flatter le palais...

                            • Castel Castel 3 octobre 2013 13:46

                              Coluche
                              qui s’est fichu en l’air à 40 ans...presque comme Jésus,

                              Oula, cette histoire est louche. Il semblerait que Mitterrand, un autre scorpion, avait peur des représailles...
                              On dit aussi que Coluche était très prudent, mettait toujours son casque etc...


                            • jack mandon jack mandon 3 octobre 2013 15:41

                              Castel

                              Une sombre histoire que les socialistes seraient bien mal avisés de remuer.


                            • jack mandon jack mandon 3 octobre 2013 15:44

                              Gollum, mon ami,

                              Je me sens surtout désemparé mais ne souffre pas d’être limité.


                            • gaijin gaijin 3 octobre 2013 16:33

                              jack
                              si ce n’est pas déjà fait va jeter un oeil a l’article et au fil d’alinéa

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