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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Est-il réellement possible de penser l’art ?

Est-il réellement possible de penser l’art ?

Est-il possible de penser l'art ? De tenir un discours philosophique sur les productions artistiques quelles qu'elles soient ?

Pour penser les choses, il est bienvenu, et même nécessaire de les conceptualiser. Le fait de conceptualiser l'oeuvre d'art est déjà problématique, hors mis le fait que le concept soit une abstraction intellectuelle et que l'oeuvre soit une production humaine matérielle, que l'on saisit par les sens, comment penser la si grande diversité de productions que nous connaissons ? Peut-on penser une peinture renaissante comme l'on penserait une peinture rupestre ? Il semble difficile d'articuler un concept, qui semblerait bien rigide. Comment appliquer un concept, une définition universelle à l'expérience sensible et subjective que l'on fait d'une oeuvre ?

Sans oublier la portée dangereusement ethnocentriste et anachronique du concept d'art. L'Histoire de l'Art, la Critique, l'Esthétique, sont des disciplines européennes, la conceptualisation de l'art telle que nous la connaissons est occidentale, en plus d'être relativement récente (L'esthétique en tant que discipline philosophique apparaît officiellement aux alentours du XVIIIème siècle). Revenons sur les peintures préhistoriques, que nous qualifions d'art. Sont-elles réellement art ? Que savons nous de leur réelle destination ? Un autre exemple, les productions de Grèce antique, que nous nous accordons assez facilement à qualifier d'objets d'art, d'oeuvres. Supposons déjà que nous ayons une conception commune de l'art, n'oublions pas qu'à l'époque, le statut d'artiste n'était pas reconnu, l'artiste étant assimilé à l'artisan, et que même si les grecs s'adonnaient alors à une réflexion sur la beauté et établissaient des canons, les productions que nous appelons "artistiques" se plaçaient à l'époque sous le concept de technè qui ne correspond pas à notre concept actuel. L'artiste est même méprisé par le philosophe Platon, qui ne voit en lui qu'un créateur d'illusions nuisible à l'homme, de plus l'expérience esthétique échappe au rationnel, ce qui attise la méfiance du penseur. Il en était de même pour le statut de l'artiste et de ses productions au moyen âge, qui se voyaient reléguées au rang des arts mécaniques (considérés comme inférieurs aux arts libéraux). En plus de son décalage temporel, le discours sur l'art est aussi difficile à tenir lorsqu'il s'agit par exemple de production provenant de sociétés tribales ; têtes réduites, objets rituels en tout genre, crânes trophées... Nous avons pertinemment que ces objets ne sont pas art, ou du moins il ne le sont pas pour les sociétés dans lesquelles ils ont été produits, ces objets avaient pour la plupart un vocation mystique, ou même simplement fonctionnelle. N'est-ce pas leur faire violence que de les arracher à leur fonction première pour les poser comme oeuvre d'art, avec tout ce que cela peut impliquer ? Ou peut être alors que c'est le discours sur l'art qui rend l'art possible, qui désigne en tant qu'art un objet en le distinguant de l'activité de laquelle il dépend (notons que cette théorie pourrait être applicable pour les ready made duchampiens) ?

Nous venons d'aborder le supposé danger du concept d'Art à l'européenne, seulement, ce concept existe-t-il réellement ? Y a-t-il une définition commune de l'Art ? Tout porte à croire que non. Là encore se pose toute la difficulté de problématiser, de conceptualiser, plus clairement de rationaliser l'expérience sensible, l'idée esthétique pou reprendre les mots de Kant. La difficulté d'établir un concept commun semble donc assez claire. Qu'en est-il alors de l'opinion de la doxa quant à la définition de l'art ? Pour ne pas faciliter les choses, elle est clairement contradictoire. On attend de l'art qu'il soit une reproduction fidèle du réel (difficile dans le cas de la musique par exemple, qui établit un répertoire de forme qu'elle crée elle même, des formes qui n'existaient pas avant elle puisqu'elle n'est en rien rattachée à la matière), parallèlement, ou devrais-je dire paradoxalement, on exige de l'art qu'il reflète la beauté (passons sur le fait que ce concept non plus n'est pas communément admis)... La beauté étant une idéalisation, peu importe sous quelle forme, elle ne peut pas être le reflet du réel. Le discours sur l'art viserait il à clarifier ses contradictions plutôt qu'à conceptualiser une bonne fois pour toute ce que l'on met sous l'étiquette "art" ? Après tout, conceptualiser l'art de façon ferme et définitive ne serait-ce pas prendre le risque de figer une pratique en constante évolution ?

Enfin, que penser de peintres qui ont eux mêmes tenus des discours sur leur propres oeuvres ? Citons, par exemple, Kandinsky, qui a écrit sur sa pratique artistique. Le fait de venir compléter son oeuvre par un discours n'est-ce pas avouer en quelque sorte une certaine faiblesse ? L'oeuvre n'est-elle pas assez forte ? A-t-elle besoin d'explications supplémentaires pour être reçue ? Cela signifie-t-il que l'oeuvre n'est pas auto-suffisante ?

La complexité de la réflexion sur l'art demeure inextricable, penser l'art semble périlleux, plein d'approximation, et pourtant, ces discours sont toujours d'actualité... Eventuellement par ce que l'art n'existerait pas sans un discours qui l'accompagnerait et permettrait au spectateur de l'identifier comme tel ?


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28 réactions à cet article    


  • Dwaabala Dwaabala 2 juillet 2013 13:58

    A défaut de penser, le mieux serait de pratiquer, ce qui met fin à toute torture conceptuelle.
    Quand une oeuvre, mieux vaut modeste au moins en apparence, vous émeut, le meilleur moyen de se l’approprier est de tenter de l’égaler.


    • Panthera Leo Panthera Leo 2 juillet 2013 14:56

      L’argument que vous avancez est tout à fait recevable, seulement la pratique ne met pas forcément fin à ladite « torture conceptuelle ». Les peintres eux mêmes parlent de leurs oeuvres, du pourquoi et du comment de leur pratique, certains même écrivent (Malevitch, Kandinsky, De Vinci...) sur leur propres productions ou sur l’Art dans son aspect théorique. La pratique artistique est elle aussi un processus complexe dans sa réalisation, ce qui se passe à ce moment là ne se dégage pas d’une certaine torture, torture alambiquée, à la fois libératrice, créatrice, mais aussi parfois éprouvante, frustrante et j’en passe. L’artiste lui même est bien souvent amené à poser des mots sur ce qu’il crée.


    • Dwaabala Dwaabala 2 juillet 2013 15:19

      Votre objection est irréfutable, quand il s’agit de la création artistique proprement dite ; mais ma position aussi quand il s’agit d’approcher l’oeuvre déjà existante sur « le motif » au lieu de demeurer spectateur ou commentateur, ou « concepteur » de ce qu’a fait l’artiste. En tous cas elle donne de grandes joies sans souffrance excessive, et constitue un apprentissage que n’ont pas négligé les maîtres.


    • Rétif 3 juillet 2013 21:54

      Si on ne devait admirer, et être ému que par, ce qu’on est capable de faire soi-même ...

      Le contraire n’est-il pas plus intéressant ?
      Savoir admirer,apprécier,ce que jamais on ne refera ...

    • Traroth Traroth 2 juillet 2013 15:55

      Il est inutile de trouver une définition unique à l’idée d’oeuvre d’art pour pouvoir y réfléchir. Au contraire, je suis persuadé que c’est l’un des plus grands malentendus de l’histoire de l’art : le mot art n’a manifestement pas toujours désigné la même idée au cours du temps.

      Matérialisation des événements importants, représentation du monde, recherche du beau, matérialisation de l’émotion... On ne regarde pas les peintures des grottes de Lascaux comme on regarde la Joconde, Impression soleil levant ou Le Cri...

      Depuis Duchamps, on ne sait plus trop ce que le mot « art » veut dire, cela dit...

      • Panthera Leo Panthera Leo 3 juillet 2013 21:40

        Trouver une définition claire est absolument indispensable à mon sens pour s’entendre. Comment débattre d’un sujet lorsque vous ne parlez en réalité pas de la même chose que votre interlocuteur ?

        Peut être que personnellement vous ne regardez pas les peintures de Lascaux comme vous admirez la Joconde, mais... ce n’est la que votre position. Je peux vous affirmer que personnellement, je contemple un crâne rituel tribal comme je contemple un Vermeer.

        Sans être une amatrice de Duchamp, je lui reconnaîtrai le mérite d’avoir mis un coup de pied dans la fourmilière, et ses actions étaient parfaitement réfléchies. Je pense qu’il a été l’un des artistes à nous mener justement à nous interroger sur l’art.
         


      • Kookaburra Kookaburra 2 juillet 2013 17:11

        Globalement d’accord avec vos réflexions, mais je ne pense pas qu’une intellectualisation du phénomène de l’art nous avance dans l’appréciation. Ce n’est pas en théorisant sur la musique qu’on apprend à l’apprécier, mais simplement en l’écoutant. Pareil pour la peinture. Les discours philosophiques sont intéressants mais c’est surtout en regardant la peinture qu’on apprend à l’apprécier. La peinture est un artisanat autant qu’une activité intellectuelle. De Van Eyck à Vuillard la maîtrise technique a toujours été primordiale. Croyez-vous que Monet aurait apprécier de tels discours sur la peinture ? Qu’il s’est cassé la tête sur de telles questions ? Le Bauhaus, en tant qu’école d’architecture et d’arts plastiques, intellectualisait copieusement le phénomène de l’art, ce qui se reflète dans les œuvres de Kandinsky, Klee etc.

        Ceci dit, je trouve votre article très bien. Il est vrai que toute la peinture pré-moderne requiert des explications. Sans explications, les tableaux d’un David, par exemple, nous ne disent pas grande chose, et vos remarques dubitatives sur l’art préhistorique et primitif sont très justes.


        • Panthera Leo Panthera Leo 3 juillet 2013 21:44

          En effet, la rationalisation n’aide en rien l’appréciation, l’expérience esthétique. Mais elle permet la compréhension, et par extension, pas seulement une compréhension intelligible.
          Pour ce qui est de la technique artistique, qui comme vous le dîtes a été primordiale pendant très longtemps, est largement remise en question aujourd’hui, et c’est une des raison, parmi bien d’autres, qui nous poussent à penser l’art, ou du moins, une volonté de le penser.


        • Kookaburra Kookaburra 7 juillet 2013 11:35

          Bonjour Panthera. J’aime bien vos remarques sur ce fil. Vous représentez pour moi la jeune génération d’artistes avec laquelle j’ai parfois des difficultés, raison pour laquelle je vous écoute avec plaisir. Je suis peut-être un peu bloqué par mon éducation qui détermine, sans doute, mes préférences dans l’art. Mes maîtres adorés sont, pour ne nommer que quelques-uns, Manet et son maître Velasquez, ainsi que son élève Berthe. Monet, bien sûr, mais aussi Rothko, Bacon, Hopper. Avec l’art « contemporain » par contre, j’arrive à mes limites. A ce sujet vous pourriez jeter un coup d’œil sur mon article.

          Au plaisir de vous relire.


        • Piere CHALORY Piere Chalory 2 juillet 2013 17:29

          Bonjour l’auteure.


          Merci de poser les bonnes questions et notamment celle si difficile de définir avec des mots, ou intellectuellement ce qu’est l’Art. Vous dites :

           ’’Enfin, que penser de peintres qui ont eux mêmes tenus des discours sur leur propres oeuvres ? Citons, par exemple, Kandinsky, qui a écrit sur sa pratique artistique. Le fait de venir compléter son oeuvre par un discours n’est-ce pas avouer en quelque sorte une certaine faiblesse ? L’oeuvre n’est-elle pas assez forte ? A-t-elle besoin d’explications supplémentaires pour être reçue ? Cela signifie-t-il que l’oeuvre n’est pas auto-suffisante ?’’

          En tant que peintre, je vous rejoins tout à fait . La véritable oeuvre d’art n’a pas besoin de discours et doit exister par elle même, et avoir une puissance évocatrice suffisante pour qu’on s’y intéresse et qu’on la distingue d’une carte postale ou d’une décoration artisanale.

          Difficile de ne pas être sectaire quand on pratique soi même un art quelconque. Et la tentation est grande de considérer d’une manière égocentrique, caractéristique de la majorité des artistes, tout ce qui ne ressemble pas à sa propre production comme n’étant pas de l’art.

          J’en parle en connaissance de cause, ayant été président d’une association rassemblant environ 40 peintres. Les parleurs ne sont pas les meilleurs, et l’adage simpliste ;

           ’’la culture c’est comme la confiture, moins on en a plus on l’étale’’ peut s’appliquer en remplaçant culture par peinture, mais bon.

          A terme et pour juger la valeur réelle d’une oeuvre, seul l’avis du public comptera, et combien de ’’pointures’’ de l’art contemporain se sont totalement effondrées à la fin des années 80, une fois mises sur le marché réel que sont les enchères publiques.

          Sorties du contexte chicos snob des galeries ayant pignon sur rue, certaines oeuvres ne seraient, ne sont même pas ramassées sur le trottoir, c’est arrivé d’ailleurs. Il ne faut pas rejeter l’art contemporain en bloc pour autant. Je terminerais en copiant ici une phrase tirée de la présentation de mon site :

          ’’Même si évidemment, il est plus difficile de sculpter un visage dans un bloc de marbre que de souder 3 bouts de fer, ou amalgamer plâtre et ciment. On peut néanmoins, par le mélange de matériaux, les couleurs, l’idée générale, créer une véritable oeuvre d’art. En un mot ; l’oeuvre terminée doit être suffisamment évocatrice, sans besoin de discours justificatif d’une platitude désolante.’’
           
          lien vers mon site : 3d Art & Ebooks

          • contre exemple exemple 3 juillet 2013 02:42

            Bonsoir Monsieur Chalory,

            je me permet de glisser sous votre commentaire un court billet pour :

            D’une, vous présenter des excuses pour un propos fort mal tenu il y a de cela quelques mois,
            suite à une qualification que vous jugiez poétique, sur un texte qui il est vrai, fut sans intérêt.

            De deux : Je vous invite par la même occasion, si vous le désirez, à reformuler votre adjectivisation de ce dit texte, car il me serait fort déplacé de vous ré-annoncer qu’il ne s’agissait en rien de poésie, ne doutant pas que vos connaissance en la matière soit ample.

            De trois : La réaction qui suivit votre qualificatif fut totalement démesurée, il fut été fort plus judicieux de la part de l’auteur de ce re-dit texte, d’exposer plus avant la nature de cette forme d’art sans plus d’intérêt.

            De quatre : La confusion est d’autant plus regrettable, qu’avant la mise en pratique et la vaine tentative d’explication introductive de cette homophonie manuscrite, l’auteur avait pris soin (non sans plaisir) de découvrir votre pratique personnelle de l’art, et son regard fut curieux et sensible à vos créations. Depuis ce temps écoulé, il a d’ailleurs de nombreuse fois eu l’occasion d’apprécier votre démarche artistique, et n’as pas hésité à la faire connaître et partager. L’évoquation provoquée (bien qu’induite serait plus juste) est forte, et ramène à des inspirations très appréciables (mais je n’oserai m’élancer plus, la peinture n’étant praticable pour moi, je dessine tel un enfant de trois ans à peine.) J’ai eu cependant le chance de rencontrer des gens qui m’ont initier à l’art de l’appréciation des toiles.

            De cinq : Ceci répondant (dans la mesure d’une approche) à la question posée ici par l’autrice, qu’il est en effet possible de penser l’art, si cela impose parfois une pré-approche, afin de pénétrer la subtilité de l’artiste, qui au demeurant voit lui très bien la finalité de son œuvre. La presque totalité des livres ont bien une préface par exemple, les films sont précédés d’une bande annonce, les expositions d’une affiche, etc..., votre commentaire lui-même se voit conclu par un lien vers votre site, ou pourrait-on dire dans ce cas précis, que le lien vers votre site se voit porter le poids d’un commentaire, lui-même portant le poids d’un commentaire, etc..., le tout supportant le poids de l’article portant quand à lui le poids d’une seule question que je me permets de rapporter ici bas : « Est-il réellement possible de penser l’art ? » De toute évidence, le poids soutenu par chaque commentaire à la première tentative de réponse portée en premier lieu par l’autrice ici dénommé Panthera Leo, contribue à fournir une bout de réponse, ou au moins une explication non vaine. Mon propre commentaire, pour autre exemple, est une forme détournée de l’art, puisque la première intention de celui-ci fut de vous présenter des excuses, ce que je viens de plus de refaire. Le regret réel dans cette démarche escalier est qu’il faut se faire à l’évidence que cet ensemble, que l’on pourrait nommé ici avec un brin d’humour décalé, de systémique, est voué à prendre fin d’ici quelques jours, lorsque cet article sera enfouit lui-même sous le poids des articles de demain, etc... Nous pourrions par jeu et par démarche artistique prolonger l’expérience en agrémentant régulièrement ce fil de commentaires, et par là même faire avancer ce débat qui lui n’est pas sans intérêt. Qu’en pensez vous ?

            De six : Les articles récents que vous avez proposez sur ce site participatif, et qui ont eu la chance d’être publié, ont tous retenu mon attention, même si je n’ai ni apposé de clic votant ou de commentaire réjouissant (certains sujet étant tout de même dans ce propos) ni forcement encouragé la propagation de certains sujets, pour le moins à ne pas sous des yeux non-avertis.

            De sept : Votre commentaire sur ce premier article absolument fantastique de Panthera Leo, est tout à fait pertinent et enrichissant. L’idée même de le remodeler en une version doublée de phonétique m’a tenté, mais ce serait alors une mise en évidence de ce que vous qualifier « de discours justificatif d’une platitude désolante » et je ne me risquerai plus à des tentatives tentaculaires que l’on pourrait facilement qualifier de non concrète plus que d’abstraite. smiley

            De huit  : Pour conclure (ce commentaire-excuse pour la troisième et dernière fois) j’avancerai l’idée que « le vrai est tailleurs si l’œuvre est ailleurs.« Je me proposerais par la suite (juste après et en bas de fil (ce qui je l’espère pour la science de l’art ne durera pas ( le bas pas le fil))) de répondre à la dite question de Panthera Leo, que je rappelle afin que l’on ne se méprenne pas sur la présence de ces lignes  :  »Est-il réellement possible de penser l’art ?« en lui précisant simplement que mon point de vue à la question posée, se trouve plus haut sur le fil, précisément sous votre commentaire. Au plaisir de lire vos prochains articles et de profiter de vos créations à venir.

            De neuf : rien de plus depuis la série appelée »De huit".


          • Piere CHALORY Piere Chalory 3 juillet 2013 09:54

            merci de votre commentaire,


            En matière d’Art, il est primordial selon moi de savoir d’abord accepter la critique, à laquelle on n’échappera pas, à condition que vos créations ne laissent pas indifférent évidemment.

            John Lennon disait, ou à peu près ; ’’l’Art c’est de savoir sourire pendant qu’on t’assassine’’, j’ignore s’il sourit quand un fan vexé le tua sous prétexte qu’il lui aurait refusé un autographe, mais c’est pour dire.

            Je ne suis pas John Lennon, mais j’ai appris par la force des choses à relativiser les réactions négatives du style ; 

            ’’ils sont de vous les tableaux ?

            Oui ?

            Et vous n’avez jamais songé à arrêter la peinture ?

            Ou vous comptez intégrer le Guiness Book à la page horreurs peintes ?

            Finalement ; les ruines du WTC sont plus belles.


            question de goût, hein, vous allez dire.... ’’


            Ce commentaire est visible sous mon article : où étiez vous le 11 septembre 2001


            Aux réactions positives du style :

            Pseudo : MF

            Magnifique portrait et femme d’une grande beauté +++

            Pseudo : Pascal Baudot

            On ne peint bien que ce (celle) qui nous touche et vous avez fort bien peint .

            Pseudo : Sandrine Wimart

            joli portrait

            Pseudo : Sophie Duray 

            beaucoup d’émotion pour ce magnifique portrait ...bravo !

            Pseudo :Marie Cé

            Beaucoup d’élégance chez votre grand-mère, et beaucoup de talent chez vous.

            Pseudo :Gilles Renaud

            La classe en héritage !

            Pseudo : Valérie

            Superbe portrait


            Commentaires visibles ici :




            en tout cas merci de votre appréciation générale pour mes créations, qui peuvent déconcerter quelques uns par leur caractéristiques en ’’zig zag’’, dans la mesure ou elles partent un peu dans tous les sens. En ce moment je me ’’consacre’’ à l’art numérique et vous pouvez en découvrir les derniers avatars ici :










          • Panthera Leo Panthera Leo 3 juillet 2013 21:34

            Bonjour Piere Chalory,
            en effet, je peux moi aussi confirmer en temps que peintre notre fâcheuse "tentation (...) de considérer d’une manière égocentrique, caractéristique de la majorité des artistes, tout ce qui ne ressemble pas à sa propre production comme n’étant pas de l’art." Et c’est une raison supplémentaire, que je n’ai pas abordée, à l’utilité de penser l’art. Rationaliser la pratique artistique est un bon moyen de pas rendre le cercle des artistes sectaire ou auto-exclusif.

            Pour ce qui est de l’art contemporain, je vous rejoins sans concession sur le fait que tout ne soit pas que dérive. Seulement, aborder l’avis du public qui seul influe sur le devenir de oeuvres (œuvres parfois de piètre qualité comme vous l’évoquez), c’est s’attaquer à un autre sujet : le marché de l’art... Qui lui, tombe bien plus dans la dérive et l’excès que l’art contemporain lui même.


          • Antoine 3 juillet 2013 01:36

             Bon, par exemple, Berlioz a essayé en expliquant que l’art était la réunion du savoir et de l’inspiration...


            • contre exemple exemple 3 juillet 2013 02:55

              Panthera Leo

              Exponentiel votre article et sa question première. De plus, le choix de l’image est tout à fait judicieux. Concernant mon avis sur le sujet, je vous renvoie au commentaire placé sous celui de Monsieur Piere Chalory, celui-ci étant placé sous le signe d’une excuse (et de quatre) qu’il était grand de présenter. Vous trouverez mon approche à propos de la votre au environ du chapitre « De cinq ».

              De plus, comme déjà proposer plus haut (en toute fin de ce même chapitre) il serait intéressant de poursuivre une tentative de réponse formalisée à votre article en poursuivant ce fil le plus longtemps possible.

              Je ne manquerai pas de lire vos papiers à venir avec un intérêt certains, non pas pour l’exemple mais parce que de toute évidence vous traitez ici de questions pertinentes, dotées qui plus est d’une forme peu conventionnelle à laquelle j’adhère dans son ensemble.
              Merci de votre venue nouvelle, très bonne continuation à vous.


              • Panthera Leo Panthera Leo 3 juillet 2013 21:56

                Votre « De cinq » est tout à fait pertinent, et son côté conceptuel (dans le sens que l’histoire de l’art lui a donné) n’a pas manqué de me faire sourire !
                Il serait en effet intéressant de tenter de répondre à la question posée par mon article, mais je pense que , malgré le grand intérêt que cela pourrait avoir, ce serait extrêmement fastidieux !

                Je posterai d’ici peu une analyse d’une œuvre d’art contemporain (qui suscite tant de débat de nos jours). L’article sera certainement un peu plus personnel, s’agissant d’une interprétation...
                Merci pour vos encouragements !


              • soi même 3 juillet 2013 09:23

                Une œuvre d’Art a toujours été un médiateur pour exprimé le suprasensible dans le sensible.
                Depuis qu’il y a l’utilisation abusive du descriptif de sa démarche d’ Artiste, un pavé de mot alambiqué pour expliqué la raison de sa démarche de peintre une toile en noir intense qui met en scène non plus la pseudo œuvre, mais le spectateur cogiteur comme acteur actif du geste de la profondeur inouïe de l’intention de l’artiste, il est claire que l’art est devenue l’ultime jardin de la quette de l’Ego.
                 Ce n’est plus de l’Art, c’est une recette Artistique qui donne une brochette de personnalité qui pour existé à besoin de tapage médiatique pour existé.

                L’exemple le plus typique est bien Picasso :

                « Le parcours artistique de Picasso est l’un des plus riches de toute l’histoire de ... il pose les bases d’un expressionnisme ludique, cocasse et provocateur, au .... de saltimbanques qui tentent désespérément de devenir célèbres,  »

                http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-picasso/ENS-picasso.html

                Ne peut que déboucher sur des pseudo œuvre comme :Piss Christ au exposition de corps humains de gunther von hagens.

                https://www.google.fr/search?q=exposition+de+corps+humains+de+gunther+von+hagens&client=ubuntu&channel=fs&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=atDTUbG4C9ON0wXyuIBY&ved=0CD4QsAQ&biw=849&bih=536


                • soi même 3 juillet 2013 10:59

                  « L’art est une extension, par le sentiment, de la société à tous les êtres de la nature, et même aux êtres conçus comme dépassant la nature, ou enfin aux êtres fictifs créés par l’imagination humaine. L’émotion artistique est donc essentiellement sociale ; elle a pour résultat d’agrandir la vie individuelle en la faisant se confondre avec une vie plus large et universelle. Le but le plus haut de l’art est de produire une émotion esthétique d’un caractère social. »

                  Jean-Marie Guyau, L’art au point de vue sociologique, Partie I , 1887



                  • soi même 3 juillet 2013 11:08

                    « Tout art est un effort pour reproduire en perfectionnant. L’art primitif essayait d’embellir la réalité ; il la faussait souvent ; l’art moderne essaie de l’approfondir. »

                    Jean-Marie Guyau, L’art au point de vue sociologique, Partie I , 1887

                    « Être artiste, c’est voir selon une perspective, et conséquemment avoir un centre de perspective intérieur et original, ne pas être placé au même point que le premier venu pour regarder les choses. »

                    Jean-Marie Guyau, L’art au point de vue sociologique, Partie I , 1887



                  • contre exemple exemple 3 juillet 2013 14:25

                    « Rien n’est mort que ce qui n’existe pas encore
                    Près du passé luisant demain est incolore
                    Il est informe aussi près de ce qui parfait
                    Présente tout ensemble et l’effort et l’effet
                     »

                    Guillaume Apollinaire

                    « Tout art est un effort pour reproduire en perfectionnant. L’art primitif essayait d’embellir la réalité ; il la faussait souvent ; l’art moderne essaie de l’approfondir. »

                    « Rien n’aime hors que ceux qui n’existent pas en corps
                    Pré du pas, c’est luisant, demain est un col hors
                    Il est, teint fort mot, si près de ce qui part, fait,
                    présente. Tout temps semble, et les forts et les faits
                    . »

                    Guy homme, Apolline erre

                    « Le but le plus haut de l’art est de produire une émotion esthétique d’un caractère social. »

                    « D’autres émotions serait toutes aussi esthétiques, mais tous les tics n’ont pas fort à faire. »

                    Comme dans lave, hâte art, lave héritée du vol, quand de l’art, eux surgissent ici.

                    Belle journée à vous-même et à vous tous, le fil se poursuit de lui même...


                  • LINCONNU LINCONNU 3 juillet 2013 11:09

                    Et l’encens dans tous ça, à quoi sert ’il ?

                    Ne serais-ce pas «  l’Art et la manière » ...

                    Moi j’vous le dit, Vive la fumée !


                    • dom y loulou dom y loulou 3 juillet 2013 14:58

                      votre texte nous montre que malheureusement on n’apprend plus rien sur l’art dans les écoles d’art


                      de tous temps la définition et la NECESSITE de l’art fut de transcender les souffrances en beautés

                      en cela l’art est la cheville de la civilisation


                      mais comment, envers des consommateurs pour qui une pensée = hamburger, un livre = bourrage de crâne et obligation de faire une religion de tout ce qu’on lit, ce qui n’est pas le but d’un livre, une peinture = une mise en valeur égotique, ne peuvent appréhender l’art parce que les codes de lecture ne sont plus enseignés au nombre ou même pas connus de bien des professeurs qui font croire à leurs élèves que la littérature est un ensemble de fictions... comme aime l’asséner le système de consommation et jusqu’à l’université de nos jours

                      quand la littérature a toujours été le récipient des vérités de son temps, la mémoire sinon si fragile et éphémère des aom


                      il n’y a pas de société des aom sans art ni d’esprit sans mémoire

                      et les déambulations pornographiques de la machine de guerre ne sont pas de l’art, mais des messes, des rituels dansants et névrosés pour foules désireuses de se sentir « en famille »

                      se rassurer à bon compte n’est pas de l’art et si il n’y a plus de cerveaux opérants (cause fluoride neuro toxique PARTOUT) l’art est tout à fait inutile dans une machine productive qui ne vise qu’à éliminer le plus grand nombre en un minimum de temps

                      car tel est le seul agenda restant qui fut « gagné » contre l’évolution politique que certains aiment appeler les lumières, sans lesquelles la notion même de droits de l’homme n’existerait pas 

                      si de nos jours tant vantent le servage sans même s’en rendre compte voilà le fluoride encore ravageant les cerveaux incapables de s’unir autour de la MOINDRE idée, le moindre sens commun et ensuite de fustiger celui qui dit la vérité comme s’il était à l’origine de leurs mensonges sans fin
                       
                      la continuation des guerres coloniales de la FED américaine contre des ennemis fictifs, l’hypnose médiatique comme seules raisons d’être de l’occident, en viles et constantes parodies de l’esprit la machine est bien INCAPABLE de produire de l’art, car il est indissociable de la vérité 

                      et toute la machine occidentale semble n’exister aujourd’hui QUE dans le but de faire taire toute vérité tant les mensonges aiment régner

                      mais l’artiste a-t-il (ou elle) quelque chose d’intime à dire qui aidera ses congénères à mieux traverser les épreuves de leur vie et vous observez de l’art qui vous enrichira, vous donnera de la « matière à penser » à méditer, il approfondira votre sens de l’existence l’ayant approfondi lui-même

                      et il n’y a aucun raccourci possible pour arriver à un tel résultat, mais que du patient travail aussi honnête que possible avec SOI-MEME




                      • Panthera Leo Panthera Leo 3 juillet 2013 22:05

                        Bonjour,
                        je me permets de vous dire que votre opinion sur les écoles d’art est... légèrement erronée à mon sens. Je suis moi même en licence d’arts plastiques et sciences de l’art, et je peux vous assurer, que, oui nous en apprenons sur l’art. Je me risquerai même à dire que nous apprenons plus maintenant qu’il y a quelques années/décennies/siècles, peut être pas plus, mais différemment. Nous avons un recul sur certaines choses (et pas sur d’autres évidemment), et la grande différence, qui vous mène à penser que nous n’apprenons plus rien, c’est que nous nuançons beaucoup. Rien n’est réellement tranché, et cela me semble essentiel pour éviter que la penser universitaire concernant l’art ne devienne... dogmatique.

                        Pour le reste de votre commentaire, j’ai du mal à saisir le rapport que vous établissez entre vos dires et la question soulevée par cet article. Je serais ravie de comprendre, mais je crois avoir besoin de quelques liens de causalité et d’explications supplémentaires.


                      • Rétif 3 juillet 2013 22:03

                        Ce qu’on appelle art, ce n’est que l’habileté.

                        Ce qu’il faudrait définir c’est l’émotion

                        • Panthera Leo Panthera Leo 3 juillet 2013 22:08

                          Définiton tout aussi complexe à établir, si ce n’est plus...


                        • soi même 4 juillet 2013 00:15

                          @ Panthera Leo, vous faites un apprentissage au même titre qu’un apprentis ajusteur , cela ne vous fais pas artiste.
                          Car on devient pas Artiste, on née Artiste. une nuance qu’à l’école, il ont du mal à comprendre.
                          vous êtes une technicienne Artisanal de l’Art, pour être Artiste, il faut se rendre libre des préjuger que l’on vous avez ingurgités avec bonheurs à l’école.

                          Si vous comprenais pas à quoi je fais allusion, penchez vous sur la vie de Wan Gogh , elle est très intrusive sur ce qu’est être un Artiste.


                          • Panthera Leo Panthera Leo 4 juillet 2013 22:21

                            Pensez bien que j’ai une pratique artistique depuis bien plus longtemps que ce que je suis en école d’Art. Et croyez moi, dans le cursus universitaire on ne vous apprend pas à être artiste. Comme vous le dîtes vous l’êtes ou vous ne l’êtes pas, et ne se souciera pas de vous aider à le devenir.
                            Et j’ai eu la chance d’avoir des professeurs bien loin de l’idée de nous faire gober des préjugés théorique.
                            Mais je me pencherais volontiers sur la biographie conseillée :)


                          • ysengrimus ysengrimus 7 juillet 2013 15:41

                            Penser l’art est tout à fait possible. Un petit exemple :

                            http://ysengrimus.wordpress.com/2013/01/01/il-y-a-cent-ans-roue-de-bicyclette-de-marcel-duchamp/

                            L’est est conceptualisable. Et surtout, la crise critique qu’il porte est incontournable.
                            Paul Laurendeau

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