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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > L’affaire Little Bighorn : une légende américaine à la (...)

L’affaire Little Bighorn : une légende américaine à la loupe

Les recherches modernes sur la célèbre bataille de Little Bighorn, entre les Sioux et le général Custer, transforment la bataille en affaire criminelle.

Le 25 juin 1876, au cœur du Montana, une coalition de Sioux et de Cheyennes massacre le général Custer et 263 soldats. Popularisée par le western, cette bataille mondialement célèbre conserve des zones d’ombre. Le chercheur suisse David Cornut consacre la première étude francophone aux soldats inconnus de la Frontière.

Certains Américains l’appellent « l’autre affaire Kennedy ». Il est vrai que la bataille de Little Bighorn est l’un des rares dossiers historiques qui résistent. Génération après génération, des dizaines de milliers de chercheurs se penchent sur la « dernière résistance de Custer » ; chaque année, des centaines de livres et de documentaires lui sont consacrés.

Il est vrai que le sujet a de quoi passionner : côté indien, on découvre Sitting Bull, Crazy Horse, Gall, autant de figures célèbres que le western a popularisées. Côté fédéral émergent le général Custer, le capitaine Keogh, un ancien combattant d’Afrique, ex-membre des armées papales, ou encore le lieutenant DeRudio, un révolutionnaire italien de la bande d’Orsini, coupable de tentative d’assassinat sur Napoléon III !

L’arrière-plan est tout aussi mythique : des salons victoriens aux grandes plaines du Nord-Ouest, des villages indiens aux bourgs de pionniers, ces images font toujours rêver. Dans la ligne du temps, Little Bighorn paraît surgir de nulle part. Alors que le prototype du premier téléphone était en route pour Philadelphie, afin d’être présenté pour le centenaire de l’indépendance du pays, une troupe de cavaliers combattait des Indiens dans une vallée perdue, au cœur d’une région qui n’avait pas encore de nom. Plus étrange encore, le dernier survivant de la bataille, un guerrier indien nommé Beard, est mort en 1955, alors que Clint Eastwood faisait ses premiers pas au cinéma ! Autant dire : hier.

BATAILLE IDÉOLOGIQUE La dernière résistance de Custer est devenue un mythe fondateur de l’identité américaine. Après les tournées du célèbre Wild West Show de Buffalo Bill à la fin du XIXe siècle, le cinéma s’est emparé de l’imagerie héroïque du groupe de soldats résistant jusqu’au dernier homme. A l’aube de la Seconde Guerre mondiale, lorsque Roosevelt cherche à faire entrer son pays en guerre, l’image de Custer, sous les traits de Ronald Reagan (La Piste de Santa Fe, 1940) ou, plus célèbre encore, d’Errol Flynn (La Charge fantastique, 1941), sert à préparer l’opinion. Dans La Charge fantastique, le meilleur ami du général Custer, en réalité canadien, devient anglais pour les besoins de la cause. Trente ans plus tard, lors de la crise du Viêtnam, le peuple américain se met à douter : la « dernière bataille » est dépeinte comme la défaite méritée d’une armée coloniale (Little Big Man, 1970).

Comme la presse le dit souvent outre-Atlantique, on peut prendre la température des Etats-Unis en regardant comment cet épisode y est traité. Chaque difficulté militaire ou politique reçoit son lot de caricatures de Little Bighorn. Les fins nez ne se trompent pas sur le potentiel de cette histoire : Oliver Stone prépare un long métrage (Le Fils de l’étoile du matin) et le présente d’ores et déjà comme un thriller politique.

SITTING BULL SE REBELLE Que s’est-il donc passé, il y a tout juste 130 ans, pour que l’Amérique ait gardé en elle un tel traumatisme ? Est-ce seulement le goût amer d’une défaite qui a eu, à l’époque, un impact émotionnel comparable au 11 Septembre, ou le massacre recèle-t-il un élément plus grave ?

L’histoire officielle est pour le moins simple : en 1876, le gouvernement américain fixe un ultimatum aux Indiens libres qui refusent de se rendre dans les réserves. Sous l’égide de Sitting Bull, les rebelles se réfugient dans le Montana, où ils sont rejoints par des centaines. L’ultimatum passé, trois colonnes de l’armée américaine sont formées pour trouver et capturer les insoumis. Parmi elles, le 7e régiment de cavalerie, sous le commandement du général Custer, est envoyé en avant, avec ordre de reconnaître le terrain.

Le 25 juin 1876, Custer découvre le repaire de Sitting Bull, qui couvre près de 5 kilomètres. Désobéissant aux ordres, ignorant les conseils de ses éclaireurs indiens et malgré une nette infériorité numérique, Custer lance l’attaque. Il divise son régiment en trois escadrons. Le premier est repoussé par les Indiens, le second vient au secours du premier et tous deux se retranchent sur une colline. Le troisième, encerclé, est anéanti. Ainsi se termine l’une des défaites les plus désastreuses de l’histoire américaine. Custer et 263 de ses hommes périssent.

CUSTER TRAHI ? Tel est le mythe... Cependant, l’un des vétérans avoue dès 1876 : « De tout ce que j’ai lu sur la bataille de Little Bighorn, la plupart des affirmations sont incorrectes et calibrées pour désinformer le public ! ». L’affaire rebondit aussitôt. Une campagne médiatique est lancée contre les subordonnés des deux escadrons ayant survécu. En 1879, une commission d’enquête est formée. Elle blanchit l’un des officiers, mais ne met pas fin aux controverses. Vingt ans plus tard, le général Nelson Miles, alors commandant en chef de l’armée américaine, livre les conclusions de son enquête personnelle : Custer aurait été trahi. Little Bighorn passe de la bataille classique à l’affaire criminelle.

La commission d’enquête, dont les archives sont restées secrètes pendant plus d’un demi-siècle, est publiée en 1951. Les chercheurs sont stupéfaits. Des témoignages accablants sont mis au jour. Un historien publie une étude sur les cartes officielles de la bataille. A la consternation générale, il démontre que l’armée américaine a secrètement demandé l’altération des croquis originaux. Plus grave encore, il établit que de fausses cartes de Little Bighorn ont été présentées à la commission d’enquête ! Le gouvernement n’échappe pas à la critique : l’administration de l’époque, menée par le président Grant, est montrée du doigt. Accusée de corruption par Custer lui-même quelques mois avant la bataille, elle s’est visiblement vengée en cachant la véritable histoire de Little Bighorn.

L’enquête s’emballe : le FBI, à qui on a demandé d’analyser une pièce à conviction de la commission d’enquête, en conclut qu’il s’agit probablement d’un faux. En 1984, les archéologues relancent le débat en fouillant le site.

FASCINATION TOUJOURS RENOUVELÉE Longtemps méprisées, la voix des témoins oculaires sioux et cheyennes est enfin prise en considération par les enquêteurs. En 1997, un historien dissèque les témoignages indiens et présente une chronologie révolutionnaire des événements. L’Amérique découvre avec étonnement que les récits des vainqueurs concordent avec les trouvailles les plus récentes.

Près de cent trente ans après les faits, les quatre heures de ce chaud dimanche de juin continuent à hanter la mémoire collective américaine. De là vient la fascination du chercheur à se risquer, une fois encore, dans les dédales du dossier « Little Bighorn ».


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49 réactions à cet article    


  • custerwest custerwest 29 octobre 2007 14:45

    Hello

    Vous trouverez effectivement des réponses - et des détails - sur le portail du site, avec 50 vidéos et la présentation du livre décrit dans cet article, qui explore l’affaire en profondeur.¨

    A voir : le portail historique http://www.custerwest.org


    • TALL 29 octobre 2007 22:37

      Custer en uniforme avec sa grosse moustache séduit effectivement une certaine partie de la communauté homosexuelle.


    • custerwest custerwest 30 octobre 2007 11:29

      ça vole haut !


    • TALL 30 octobre 2007 12:28

      On attend votre prochain article sur Wounded Knee d’accord ?


    • custerwest custerwest 30 octobre 2007 14:05

      C’est le chapitre XIX du livre que présente le portail historique. C’est le dernier engagement dans les Plaines entre Sioux et soldats (les Indiens ayant ouvert le feu sur les soldats qui les désarmaient) qui a tourné au massacre avec l’emploi de canons à tir rapide sur le village et donc les civils. Un massacre sanglant que le général en charge des affaires indiennes a véhément condamné. Pour info, ça ne concerne pas Custer, il était mort depuis 14 ans quand c’est arrivé. Mais ça concerne certains des vétérans de la bataille. L’apogée de la haine entre le 7e et les Sioux qui a commencé à Little Bighorn.


    • TALL 30 octobre 2007 14:27

      Pouvoir écrire l’Histoire a toujours été le privilège du vainqueur. Ce n’est pas nouveau.

      Ceci dit je ne suis du genre auto-flagellant loin s’en faut. Il y a juste que je crois pas à l’objectivité humaine. Et encore moins à la vôtre vu que vous croyez + la Bible que la science si j’ai bien compris.


    • custerwest custerwest 30 octobre 2007 16:10

      Très sincèrement, j’ai rarement vu autant d’idioties, c’est de la propagande bas de gamme, ridicule. A se demander si vous argumentez quelques fois ou si vous êtes abonnés aux attaques personnelles sans fondement, aux invectives, à la diffamation grave qui pourrait mener au tribunal... ça vous arrive de devoir convaincre quelqu’un ? La discussion sur l’évolution dans un autre sujet était sur l’Intelligent Design, le débat scientifique avec des universitaires et des instituts. Rien de biblique dans tout cela (on parle d’« ordre naturel »). Mais vous vous en foutez royalement, vu que les preuves ne sont pas nécessaires dans votre bulle. C’est vraiment le niveau moins quinze en-dessous de zéro.


    • TALL 30 octobre 2007 17:01

      On en reparlera dans un article ad hoc. Gardez votre calme.


    • custerwest custerwest 30 octobre 2007 18:09

      On a mal dû se comprendre : vos arguments, ils sont où ? Des noms ? Des faits ? Quelque chose de consistant ou même quelque chose d’intéressant ?

      Ou vous n’avez rien du tout ? Quel dommage.


    • TALL 30 octobre 2007 19:59

      Ce n’est pas impossible qu’il y ait malentendu ou imprécision entre nous. C’est pour ça que je propose d’attendre un nouvel article sur la question ( darwinisme, créationnisme etc.. ).

      Bonne soirée


    • custerwest custerwest 29 octobre 2007 16:48

      « l’exterminateur des Indiens » ? Sources ? Jetez un coup d’oeil à la page « les mensonges sur Custer »

      Il y autant de mensonges sur Custer que sur Little Bighorn (et de manière générale sur tout l’Ouest américain). 95% de ce que l’on croit sur cette période est fausse dû à la pauvre documentation que nous avons en France


      • custerwest custerwest 29 octobre 2007 17:41

        primo, faut se faire soigner, surtout que je porte une étoile de David sur moi, alors fais gaffe aux conneries monumentales que tu profères.

        deusio, commence à lire des livres d’histoire. Marre des ignorants. Et pire encore, des ignorants arrogants.


        • custerwest custerwest 29 octobre 2007 20:23

          preuves ? Arguments ? Dates ? Noms ? Quelque chose, infime soit-elle ?

          Moi, j’ai tout le site, 300 pages écrites par 20 spécialistes français/américains et même, pour ceux qui ne veulent pas tout lire, une vidéo sur le scénariste du film « Danse Avec les Loups » (peu suspect de haine anti-indienne) qui parle de son roman sur Custer intitulé : « Le paradis des héros »...

          Prouve tes accusations, surtout que tu me traites de révisionniste, de négationniste et j’en passe des pires. Alors tu prouves. Sinon, c’est de la diffamation.


          • Ghirlandaio 29 octobre 2007 20:57

            J’ai adoré Little Big Man, on attend la revanche des indiens et la mort de ce pourri de Custer.


            • brieli67 29 octobre 2007 21:07

              http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_militaire_des_%C3%89tats-Unis_d%27Am%C3%A9rique#Guerres_indiennes_.281865.E2.80.931890.29

              Les historiens considèrent que l’élection du Président démocrate W.Wilson en 1913 marque la fin des interventions de militaires contre la population indienne. Bien sûr des rixes étaient fomentées pour garder l’Etat en alerte.


              • custerwest custerwest 29 octobre 2007 21:32

                Pour ce qui est des guerres indiennes, on considère que le dernier acte militaire fut les attaques indiennes contre les réserves et les églises en décembre 1890 et le massacre de Wounded Knee contre les Sioux qui s’ensuivit.

                Mais pour ce qui est de l’assimilation, c’est clair que c’est beaucoup plus tard. Je suis étonné qu’on parle encore d’« actes militaires » contre les Indiens en 1913, puisque les sociétés guerrières indiennes avaient éclaté dans les réserves et que la plupart des Indiens avaient abandonné la lutte armée...


              • mato waihakta 29 janvier 2008 15:22

                Je suis étonné qu’on parle encore d’"actes militaires" contre les Indiens en 1913, puisque les sociétés guerrières indiennes avaient éclaté dans les réserves et que la plupart des Indiens avaient abandonné la lutte armée...

                 

                En 1913 ou 1917 (wakiktonja -je sais plus très bien- ake wanji miwowapi owawa ktelo -faudra que je relise mes bouquins), des Paiutes quittent une réserve car ils crèvent de faim. Ils effectuent un raid contre une ferme. La cavalerie arrive, lourdement chargée pour récupérer ou anéantir les rebelles. Les indiens chargent avec leur arc et leurs flèches pendant qu’en face, on met en route les mitrailleuses. Voilà le dernier raid des cavaliers indiens. En 1939 les polonais agiront de même (cheval + fusil) contre panzer : échec assuré. Les cosaques referont la même chose en 43 mais avec nettement plus de réussite (on sort du sujet)


              • mato waihakta 29 janvier 2008 15:26

                Je suis étonné qu’on parle encore d’"actes militaires" contre les Indiens en 1913, puisque les sociétés guerrières indiennes avaient éclaté dans les réserves et que la plupart des Indiens avaient abandonné la lutte armée...

                 

                En 1913 ou 1917 (wakiktonja -je sais plus très bien- ake wanji miwowapi owawa ktelo -faudra que je relise mes bouquins), des Paiutes quittent une réserve car ils crèvent de faim. Ils effectuent un raid contre une ferme. La cavalerie arrive, lourdement chargée pour récupérer ou anéantir les rebelles. Les indiens chargent avec leur arc et leurs flèches pendant qu’en face, on met en route les mitrailleuses. Voilà le dernier raid des cavaliers indiens. En 1939 les polonais agiront de même (cheval + fusil) contre panzer : échec assuré. Les cosaques referont la même chose en 43 mais avec nettement plus de réussite (on sort du sujet)


              • custerwest custerwest 29 octobre 2007 21:27

                Little Big Man n’a aucune valeur historique. Encore une fois, pour « le pourri de Custer », visitez la page « les mensonges sur Custer » du portail historique.

                Aimez Custer l’homme est une opinion personnelle, c’est évident, mais ne lui imputez pas des crimes qu’il n’a jamais commis. Or la scène de Little Big Man où l’on voit Custer massacrer des Indiens ne s’est jamais produite dans la réalité : c’était en fait l’attaque d’une base cheyenne avec 150 guerriers et des otages blancs (femmes et enfants dont une partie fut libérée par Custer, et l’autre assassinnée par les Cheyennes). La réalité n’est pas le cinéma !


                • tieum tieum 30 octobre 2007 11:19

                  @ demien west : Serait-il possible de débattre avec un minimum de courtoisie, sans partir sur des attaques douteuses (négationnisme, « néo-con », etc...) ? C’est assez déplaisant à lire et ça ne fait pas avancer les choses pour autant ! Par contre si vous pouviez étayer vos contre-arguments je serais très intéressé... ma connaissance étant proche du néant sur cette partie de l’Histoire smiley .

                  En tout cas, cet article a le mérite d’éveiller la curiosité sur cet épisode de l’histoire.

                  Cordialement


                • mato waihakta 29 janvier 2008 15:55

                  néo conservateur est le nom d’un blog, géré par un ami de Monsieur Cornut (et ceci est facielemtn vérifiable sur le blog). Le webmaster écrit sur son blog que l’on peut y écrire sans être censuré ("on n’est pas au figaro ici")

                  <je confirme  : le site du figaro refuse l’expression libre et seul les messages plaisant au figaro y apparaissent ...>

                  puis efface un de mes posts sous le faux prétexte que j’abreuve l’auteur d’insultes. Ce qui est totalement faux. Je demande au webmaster que le public se fasse une opinion sur mes supposées insultes ... et j’attends toujours que mon post soit affiché. Il n’y est toujours pas car je reprend point par point les allégations de l’auteur

                  Si Mr Cornut n’est pas un néo conservateur, eh bien il a un ami proche, webmaster de ce site, où les louanges sur le livre pleuvent, bien entendu.

                  Pour moi, être conservateur ou néo conservateur n’est ni une insulte ni un problème en tant que tel. Le problème est le manque d’objectivité. Pour une oeuvre de cette taille, c’est dommage. Tohanl le wowapi bluha, hehanl blawa. K’eyas waopetonsniktelo ! Le jour où j’aurai le livre dans les mains, je le lirai. Mais je ne l’achèterai certainement pas !


                • armand armand 30 octobre 2007 09:22

                  Merci Custerwest :

                  Ce qui est fascinant dans l’affaire Custer, c’est qu’il montre bien qu’au pays du « gagnant » triomphaliste les vrais héros sont les glorieux vaincus. Custer se situe aux côtés de Davy Crockett à Fort Alamo comme mythe fondateur, sans parler des Confédérés qui se rendent après quatre ans de résistance acharnée. Et ne parlons pas de Jesse James, célébré dans un des plus beaux films de l’année.

                  Quant à la place des Indiens dans cette mythologie, elle est des plus complexes, et l’attitude américaine très ambigue. Cister n’a jamais caché qu’il leur donnait raison (aux Indiens) de préférer la vie libre sur les Plaines à l’enfermement des réserves. Mais l’époque croyait fermement que la vie sédentaire des blancs allait inévitablement l’emporter sur celle de l’homme rouge. Les Américains étaient fascinés par la bravoure et la résistance des Indiens - estimant qu’à leur contact les immigrés européens se régénéraient (voir les études de l’historien des cultures Slotnik, notamment ’Gunslinger Nation’). En ce sens, moins stigmatisés que les anciens esclaves noirs, certains Indiens ont même pris du grade dans l’armée U.S. (dont l’un des lieutenants de Custer, mort à Little Bighorn, à moitié amérindien, ainsi que l’aide-de-camp du général Grant, iroquois à 100%).

                  Il y a eu, à Little Big Horn plusieurs cérémonies de réconciliation, la première survenant dix ans après les faits, réunissant anciens adversaires. Et Buffalo Bill aimait à mettre en scène des survivants des deux côtés, dont Sitting Bull, accompagné du panneau ’ennemis d’hier, amis aujourd’hui’.

                  Il est ironique que sous l’impulsion de Théodore Roosevelt, grand admirateur des Indiens et de la vie sauvage (’the strenuous life’), les monnaies et billets U.S. à partir de 1900 se couvrent de représentations de chefs indiens et de bisons au moment même où on a achevé d’enfermer les premiers et d’exterminer les seconds !


                  • custerwest custerwest 30 octobre 2007 11:19

                    Ce qui est encore plus spécial avec Custer est que le héros est mort sans « contrepartie ».

                    Il n’y a pas la victoire de San Jacinto qui a transformé Fort Alamo en victoire indirecte pour Davy Crockett (d’où le sourire du personnage à la fin du film de 2004). Il n’y a pas non plus le désir sacrificiel depuis le départ, comme les Thermopyles et le roi Léonidas.

                    C’est vraiment une dernière ligne inattendue, une sorte de « nos couleurs s’arrêtent là ! » qui rappellent aux Français le sacrifice de la Légion Etrangère à Camerone. Le sacrifice ne sert à rien en pratique, mais dans la durée, il hante l’imagination.

                    C’est aussi parce que autant Crockett que Custer sont morts à l’apogée de leur célébrité. Un héros qui meurt en pleine lumière est un héros immédiatement immortel, surtout chez des immigrants qui n’ont que le moment présent comme héritage commun !

                    Custer, Crockett, Wyatt Earp, Wild Bill Hickock, autant de mythes fondateurs... « Nés dans une Amérique balbutiante, ils allaient en devenir les incarnations éternelles »

                    ça en dit beaucoup sur les valeurs de ceux qui fondent le mythe. Il n’y a pas de riches monarques, mais des gens qui ont gagné leur statut à la sueur de leur front et qui partageaient la dure vie de la Frontière.


                  • custerwest custerwest 30 octobre 2007 11:23

                    C’est vrai que beaucoup d’officiers américains, George Crook, George Custer, Nelson Miles, et d’observateurs étrangers étaient fascinés par les capacités physiques des Indiens et par leur efficacité individuelle au combat. Custer, reconnu comme un excellent cavalier, a loué les qualités des Indiens à cheval : « Ils sont meilleurs que les Cosaques »

                    En fait, la haine ne provenait pas seulement de la terre convoitée, mais surtout des excès des uns et des autres (pas facile pour un Blanc ou un Indien de faire une différence entre les membres d’une race ennemie après avoir été violenté !).

                    Pour les commémorations de Little Bighorn, elles ne se sont pas faites sans heurts ! L’une des premières commémorations, rassemblant des Indiens crows et des membres de la Garde Nationale, a même fini en pugilat généralisé ! smiley


                  • mato waihakta 29 janvier 2008 16:14

                    Custer se situe aux côtés de Davy Crockett => Comparer Custer à Crockett est assez surprenant. Crockett quitte le sénat (et ses futures ambitions de Président du pays) à cause des magouilles y régnant. Sa dernière allocution sur place ne fait pas plaisir à tous ceux qui restent, soulagés de le voir partir

                     Et ne parlons pas de Jesse James, célébré dans un des plus beaux films de l’année. => Quel film ? James (et à un degré légèrement moindre son frère) était un hors la loi sanguinaire. Rien de positif chez lui. Une circonstance atténuante : sa jeunesse et le comportement des boarders.

                    Quant à la place des Indiens dans cette mythologie, elle est des plus complexes, et l’attitude américaine très ambigue. => l’attitude n’a rien d’ambigüe : il suffit de lire les décisions de la Cour Suprême et du Sénat, sur plus d’un siècle pour comprendre aisément les duperies successives de territoire. Et je ne parle pas des populations entières décimées (1 sur 10) : apaches, navajos, cherokee, and so on.

                     Cister n’a jamais caché qu’il leur donnait raison (aux Indiens) de préférer la vie libre sur les Plaines à l’enfermement des réserves. => exact

                     Il est ironique que sous l’impulsion de Théodore Roosevelt, grand admirateur des Indiens et de la vie sauvage (’the strenuous life’), les monnaies et billets U.S. à partir de 1900 se couvrent de représentations de chefs indiens et de bisons au moment même où on a achevé d’enfermer les premiers et d’exterminer les seconds ! => les rapports du BIA seront honnêtes et indiqueront noir sur blanc le taux de mortalité, l’espérance de vie, cela dès 1870 (Théodore Roosevelt informé n’a rien fait). Pendant des décennies, le BIA informera Washington du niveau de santé des emprisonnés mais le gouvernement n’en aura cure, puisque plus aucune révolte ne pourra plus avoir lieu. La nationalité américaine sera accordée aux environs des années 1935, après la WWI (où les indiens s’engageront en masse aux côtés de la france ... pour sortir des réserves !!)

                    Lorsqu’en 1973, quelques dizaines de Lakotas se révolteront, la télé se pointe et les chars de l’armée avec


                  • mato waihakta 29 janvier 2008 16:23

                    Ce qui est encore plus spécial avec Custer est que le héros est mort sans "contrepartie". => l’anéantissement d’une partie du régiment provoque la mise en ordre de marche de plusieurs régiments et une nette augmentation des "résultats" : bataille d’Arickaree, de Slim Buttes, mort de Roman Nose, percée de Marcus ... et la reddition des Sioux ou leur fuite au Canada (reddition reportée à plus tard car les Lakotas veulent revenir chez eux)


                  • Marsupilami Marsupilami 30 octobre 2007 09:41

                    @ Custerwest

                    Merci pour cet intéressant article qui m’a mis l’eau à la bouche et donné envie de lire Little Big Horn, autopsie d’une bataille légendaire, qui semble tout à fait passionnant dans son entreprise de démystification et démythification.


                    • custerwest custerwest 30 octobre 2007 11:24

                      Hello Marsupilami

                      Merci infiniment pour ton message, ça fait plaisir ! smiley


                    • Ghirlandaio 30 octobre 2007 13:29

                      A qui s’adresse le message d’insulte de DW ??


                      • custerwest custerwest 30 octobre 2007 13:53

                        A l’auteur de l’article, moi. J’ai dû casser le carreau de sa cuisine dans une autre vie !


                      • custerwest custerwest 30 octobre 2007 14:04

                        C’est le chapitre XIX du livre que présente le portail historique. C’est le dernier engagement dans les Plaines entre Sioux et soldats (les Indiens ayant ouvert le feu sur les soldats qui les désarmaient) qui a tourné au massacre avec l’emploi de canons à tir rapide sur le village et donc les civils. Un massacre sanglant que le général en charge des affaires indiennes a véhément condamné. Pour info, ça ne concerne pas Custer, il était mort depuis 14 ans quand c’est arrivé. Mais ça concerne certains des vétérans de la bataille. L’apogée de la haine entre le 7e et les Sioux qui a commencé à Little Bighorn.


                        • armand armand 1er novembre 2007 18:46

                          Les amérindiens estimaient que certains parmi eux étaient encore plus américains que les autres, et se sont livrés à des guerres incessantes, aboutissant parfois à la destruction entière d’une tribu. Ils n’ont pas attendu les blancs pour ça. Et dernière perle en date, la tribu des Cherokees vient de décréter que les descendants de leurs esclaves noirs, qui, depuis plus d’un siècle, étaient considérés comme cherokees, ne faisaient plus partie de la tribu. Déjà au XIXe siècle, les demi-sang dans les tribus indiennes faisaient l’objet de discriminations féroces, et pendant les terribles massacres de colons dans le Minnesota en 1862 les Sioux Santee usaient de savantes estimations de métissage pour décider du sort de ceux qui se trouvaient à leur merci. Alors ’vrais’ américains... Tout dépend de la définition du mot.


                          • TALL 1er novembre 2007 20:01

                            Exact. Et rien que pour ça on a eu raison de piquer leurs terres et les massacrer smiley

                            Maintenant, sans blague, je ne suis pas un bobo, et je ne suis pas du tout choqué par l’impérialisme de nos ancêtres.

                            Mais ce qui m’irrite parfois un peu ( ça dépend des jours ) c’est tout ce cinoch qu’on nous balance à la figure à posteriori au nom de « l’histoire » et où, en fait, on nous prend vraiment pour des cons. Alors parfois, il y a des jours où je dis : Ho ! Hé ! Hein ? Bon ...

                            Voilà, c’est tout.

                            Dans la même veine, j’ai d’ailleurs écrit un article là-dessus. en début d’année.


                          • custerwest custerwest 2 novembre 2007 15:15

                            C’est marrant quand même, tout le monde s’accorde à parler des « Blancs massacrant les Indiens » mais quand il s’agit de donner des noms de lieux, et le contexte, plus personne n’est au bout du fil.

                            La conquête de l’Ouest n’était pas un massacre, c’était une guerre coloniale des plus classiques. Il y a eu 1466 batailles entre les guerriers indiens et l’armée américaine. Les massacres causés par l’armée américaine (moins de 10) ont été causés à 90% par des miliciens qui ont pris les armes localement, sans ordre de Washington. De plus, les massacres de pionniers ont été, et de loin, bien plus importants que les massacre d’Indiens dont on nous répète à tort et à travers qu’ils étaient innombrables sans l’ombre d’une preuve.

                            Il y a eu Sand Creek, Wounded Knee, Humbolt Bay, Marias River. Ce sont là les seuls massacres recensés par les historiens sérieux. A la même période, les Indiens avaient saccagé 10 Etats américains et exterminé des milliers de pionniers, hommes, femmes et enfants. Il n’y a aucune mesure entre le nombre de civils blancs tués et le nombre d’Indiens, largement inférieur.

                            Pour la seule année 1867, près de 300 hommes, femmes et enfants ont été massacrés dans le seul Kansas. C’était pour la plupart des fermiers et leurs familles qui furent attaqués par les Indiens et massacrés jusqu’au dernier (certaines femmes et certains enfants étant revendus au Mexique comme esclave après avoir subi des viols collectifs). On ne retrouve aucun massacre causés par les Américains DANS TOUTE LA CONQUETE DE L’OUEST qui ait fait autant de victimes civiles que cette seule année 1867 (en 1868, on comptait 400 victimes civiles supplémentaires).

                            Au Minnesota, en 1862, ce furent 1’400 civils américains qui ont été exterminés. Les Américains ont réagi en ne pendant que 38 meneurs sioux. C’est le plus grand crime contre l’humanité commis pendant toutes les guerres indiennes.

                            Le plus grand massacre d’Indiens par les Américains a fait 200 victimes civiles (Wounded Knee, 1890). ça corrspond au nombre de victimes civiles blanches massacrées dans le seul Colorado en 1864 ou dans le seul Wyoming en 1870. C’est 100 victimes de moins que le Kansas en 1867, que le Territoire indien en 1868, et c’est sept fois moins que le Minnesota en 1862.

                            Il n’y aucune comparaison entre l’ampleur des massacres commis par les Indiens et les quelques massacres causés par l’armée américaine. Si on veut faire le procès de la Conquête de l’Ouest, mettons les preuves sur la table. Les Indiens ont assassiné bien plus de civils que les Américains, et ne s’en sont jamais repentis.

                            A voir, par exemple :

                            http://www.youtube.com/watch?v=egfZxfPjvJc


                          • custerwest custerwest 2 novembre 2007 15:30

                            « Au Minnesota, en 1862, ce furent 1’400 civils américains qui ont été exterminés. Les Américains ont réagi en ne pendant que 38 meneurs sioux. C’est le plus grand crime contre l’humanité commis pendant toutes les guerres indiennes. »

                            Le plus grand crime contre l’humanité est bien sûr le massacre de 1’400 civils, et non la pendaison de (seulement) 38 assassins. Aucun Sioux santee ne s’est jamais excusé de cette abomination, et bien des gens continuent à parler de « la guerre du chef sioux Little Crow » alors que ce fut un nettoyage ethnique.

                            Les Indiens ont bien plus de sang sur les mains que les Américains. Leurs descendants focalisent le public sur des massacres comme Sand Creek (189 victimes indiennes) et oublient allègrement leurs propres crimes (deux mois avant Sand Creek, 200 familles américaines étaient massacrés par les Cheyennes « pacifiques » réunis à Sand Creek).

                            Remettons les points sur les « i ».

                            Et ne disons pas que les Indiens massacraient les pionniers par désir de justice : en 1864, 1867, 1868, 1869, 1870, 1875 et même 1890, les Indiens ont violé des traités de paix signés par leurs chefs quelques semaines auparavant (le record étant 1868, où les Cheyennes ont réussi à violer le traité quelques JOURS après sa signature). Les sociétés guerrières promettaient à leur membre du « bon temps » en attaquant des fermes civiles et en massacrant, violant, mutilant ou kidnappant leurs occupants. Un chef sioux a écrit en 1913 que l’activité la plus drôle chez les Sioux était de kidnapper et de violer une Blanche (puis de la revendre à des marchands d’esclaves, car une Blanche valait un bon prix).

                            On veut clouer la Conquête de l’Ouest au pilori pour crimes de guerres ? D’accord, mais parlons faits, dates, noms. Il est très facile à démontrer que les criminels de guerre dans les Plaines étaient très souvent les Indiens dont on nous chante aujourd’hui les supposées vertus.

                            Le chef kiowa Satanta a promis en 1869 « d’éradiquer la peste blanche » du Texas et s’y est employé avec les Comanches, créant un nouveau nettoyage ethnique près de la ville de Dallas.

                            Aujourd’hui, on fait comme si tout cela n’existait pas. Il ne s’agit plus d’histoire, mais de propagande, où l’on accuse l’armée américaine sans preuve.

                            Un procès objectif ? Ok. Mais il est évident que le verdict ne sera pas celui que l’on croit.

                            L’historien Gregory Michno faisait un commentaire très intéressant : « Le plus surprenant, c’est que plus on étudie la véritable histoire de l’Ouest, plus on se rend compte que la version de John Wayne est plus proche de la réalité que celle de Kevin Costner. »


                          • custerwest custerwest 3 novembre 2007 10:17

                            Libre à vous de considérer l’assassinat de civils comme de la « résistance »...

                            Ne s’agit-il pas plutôt de l’amnistie générale pour une race entière ? Au lieu de mettre les Indiens et les Blancs sur un pied d’égalité, vous favorisez les Indiens, à qui il serait permis de massacrer des civils au nom d’une « cause »...

                            Les Indiens sont-ils au-dessus des lois ? Au-dessus des règles données aux autres personnes ? Au-dessus du sens commun qui protège les innocents en cas de guerre ?


                            • armand armand 3 novembre 2007 12:07

                              La plupart des blancs, d’ailleurs, trouvaient parfaitement normal que les Indiens résistent. Surtout parmi les militaires. On était plutôt dans le cas de figure où deux légitimités s’opposaient. Et on ne trouvera, hélas, aucun exemple historique de coexistence pacifique entre sédentaires et nomades, surtout quand ces nomades ont un mode de vie guerrier, fondé sur les razzias et l’occupation de territoires de chasse. Bien sûr que cela aurait pu se passer autrement. Mais il y avait beaucoup de colons pour qui les Indiens étaient à éliminer, et beaucoup d’Indiens pour qui il était normal de s’en prendre à toute ’tribu’ (les blancs en étant une) qui n’était pas ’eux’.


                              • custerwest custerwest 4 novembre 2007 11:28

                                carpdiem, c’est en effet ce que je dis : les Indiens ont été défaits lors d’une guerre de colonisation. Leur culture a été ruinée par l’arrivée d’une culture beaucoup plus puissante dont les Indiens ont, d’ailleurs, tout de suite adopté certains aspects.

                                Je ne ferais pas le parallèle avec les Aztèques, car les Indiens des Plaines étaient nomades, avec un niveau d’évolution très faible. Ils n’étaient pas la civilisation sédentaire des Aztèques.

                                Les Indiens ont vraiment été vaincus par l’Histoire, comme les Gaulois face aux Romains.


                                • armand armand 4 novembre 2007 19:09

                                  Différence essentielle, carpdiem, les colons et les Indiens luttaient pour le contrôle d’une même terre. Qu’on le trouve regrettable ou non, le trop-plein des populations européennes s’est déversé sur le continent américain, peu peuplé au nord, et ce type de lutte, qui plus est entre deux modes de vie non seulement différents mais diamétralement opposés, conduit toujours à la domination de l’un sur l’autre. En Asie Centrale ce sont les nomades de Genghis Khan qui l’ont emporté... En Amérique au XXe siècle (début) Neihardt, le sympathique transcripteur des paroles inspirés du chef sioux Elan-Noir, voyait dans l’expansion blanche l’aboutissement de la migration indo-européenne démarrée vingt siècles plus tôt. Il était de tout coeur avec les Indiens, mais pensait la conquête inéluctable.

                                  Aucun Américain ne songe à s’installer en Irak à la place des Irakiens !


                                  • mato waihakta 29 janvier 2008 14:01

                                    le moteur google donne sur "david cornut" une kyrielles de pages : des blogs qui filtrent les discussions, ou des sites soit-disant ouverts ... qui font exactement la même chose : les discussions sont biaisées ou bien mes interventions sont déformées ou détruites. Essayons ici ... 

                                    Lorsque les discussions existent, les contradicteurs du "chercheur" (eh oui, j’ai trouvé ce qualificatif) David Cornut le valorisent souvent en en rajoutant encore plus que lui : en écrivant des âneries, d’un ton péremptoire. Cornut est un adversaire sérieux (lâche mais sérieux). Agir comme cela, c’est l’aider. David Cornut essaime partout où il peut sa parole pour promouvoir son livre (ce qui est somme toute assez logique), mettre des liens sur son site, ou des sites amis, qui lui rendent la pareille.

                                    Le chercheur en question (! !) propage par écrit sur le net des énormités, disséminées dans un patchwork d’affirmations vraies pour noyer le poisson (en l’occurence le lecteur) et promouvoir sa vision du génocide (pour lui, aucun génocide aux States) et de l’ethnocide (même remarque). Je ne fais que répondre à des informations du net (ca wowanpi tanka kin owawasni car je n’ai pas lu le grand livre).

                                    "Les indiens n’ont rien apporté et n’ont rien laissé",

                                    "les indiens ont détruit les forêts du centre du continent et les vastes plaines sont le résultat de leur dur labeur, pour faciliter l’élevage des chevaux",

                                    voilà des exemples que j’ai pu lire de mes yeux par ci par là. L’explication est toute simple : l’auteur lit cela dans un livre américain et le colporte ... un peu comme la variole aux States

                                    Variole qu’il confondait avec la peste sur un forum il y a quelques mois (et pendant plusieurs semaines). Explication : le niveau de son anglais (confusion pox / small pox)

                                    Hel mita woayupte ihankte wamblake ayustan : "voyons voir" si ma réponse va rester ici

                                    (c’est du "Sioux")

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