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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Le Monde d’hier

Le Monde d’hier

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Si je cherche une formule commode qui résume l’époque antérieure à la Première Guerre mondiale, j’espère avoir trouvé la plus expressive en disant : « C’était l’âge d’or de la sécurité. » C’est par cette phrase à la fois toute simple et lumineuse que commence le livre de Stefan Zweig Le Monde d’hier, Souvenirs d’un Européen, paru à titre posthume en 1943, l’écrivain et sa femme s’étant donné la mort un an auparavant. Pour qui lira ou relira ce livre en 2021, il ne laisse guère de doute qu’il ou elle y trouvera comme un parfum de déjà-vu, tant l’Histoire – la petite et la grande – que Zweig nous donne à redécouvrir avec une acuité et une sincérité de chaque page offre de motifs de comparaison avec la sidérante absurdité de nos temps prétendument modernes, et résolument sinistres.

Le monde de la sécurité
Le Monde d’hier, c’est bien sûr celui de l’Europe rayonnante du début du 20ème siècle et de Vienne en particulier, capitale de l’empire des Habsbourg et phare de la Belle Epoque, dont on se doute bien qu’elle n’était pas également belle pour tout le monde mais qui, au sortir de l’ignoble et inutile carnage de 1914-18, était devenue pour le coup universellement moche. De cette Vienne d’avant-guerre à la fois prospère et pépère, ouverte et conservatrice, voilà ce que l’auteur nous dit :
Tout, dans notre monarchie autrichienne, semblait fondé sur la durée, et l’Etat lui-même paraissait le suprême garant de cette pérennité. Les droits qu’il octroyait à ses citoyens étaient scellés par actes du Parlement, cette représentation librement élue du peuple, et chaque devoir déterminé avec précision. Notre monnaie, la couronne autrichienne, circulait en brillantes pièces d’or et nous assurait ainsi de son immutabilité. Qui possédait une maison la considérait comme le foyer assuré de ses enfants et petits-enfants ; une ferme ou un commerce se transmettaient de génération en génération ; alors que le nourrisson était encore au berceau, on déposait déjà dans la tirelire ou à la caisse d’épargne une première obole en vue de son voyage à travers l’existence. Tout, dans ce vaste empire, demeurait stable et inébranlable. Tout évènement extrême, toute violence paraissaient presque impossible dans une ère de raison.
Ciment de cette sécurité, garante de cette sérénité, la raison, justement, et son valet de cœur – le progrès :
Cette foi en un Progrès ininterrompu et irrésistible avait véritablement, en ce temps-là, toute la force d’une religion. On croyait déjà plus en ce Progrès qu’en la Bible, et cet évangile semblait irréfutablement démontré chaque jour par les nouveaux miracles de la science et de la technique. Déjà, grâce au téléphone, les hommes pouvaient converser à distance, déjà ils volaient avec une vélocité nouvelle dans des voitures sans chevaux, déjà ils s’élançaient dans les airs, accomplissant le rêve d’Icare.


Mais le recul aidant, Zweig pressent toute l’arrogance et surtout l’aveuglement que l’époque portait en elle. Croire que les guerres, les famines, les crises, l’irrationnel et la barbarie ont plié définitivement bagage devant la force tranquille du progrès et de la raison, c’est déjà leur offrir une fenêtre de retour qui ne demande qu’à s’ouvrir en grand au premier coup de vent :
Dans cette touchante confiance où l’on était sûr de pouvoir entourer sa vie de palissades sans la moindre brèche, il y avait une grande et dangereuse présomption. Le 19ème siècle, dans son idéalisme libéral, était sincèrement convaincu qu’il se trouvait sur la route rectiligne et infaillible du « meilleur des mondes possibles. » On considérait avec dédain les époques révolues, avec leurs guerres, leurs famines et leurs révoltes, comme une ère où l’humanité était encore mineure et insuffisamment éclairée. (…) Nous avons dû donner raison à Freud quand il ne voyait dans notre culture qu’une mince couche que peuvent crever à chaque instant les forces destructrices du monde souterrain.
Et ce « monde de la sécurité », en effet, allait en quelques années s’écrouler comme une construction Lego, piétinée par une horde d’enfants gâtés devenus fous à lier jusqu’à détruire leur terrain de jeu commun qui méritait sans doute une autre fin que celle-là : l’Europe de Proust, Debussy, Walther Flemming et Wouters – qu’ils avaient mis tant de temps et d’application à bâtir. Comme le raconte Zweig en exil avec lucidité et amertume :
Maintenant que le grand orage l’a depuis longtemps fracassé, nous savons de science certaine que ce monde de la sécurité n’était qu’un château de nuées. Pourtant, mes parents l’ont habité comme une maison de pierre.


En route vers le suicide
Le vieux continent d’avant le grand massacre – considéré, c’est important, à travers le prisme de l’empire dynastique austro-hongrois aux allures d’Union européenne avant l’heure – offre à l’auteur l’occasion d’écrire un véritable carnet de voyage, sans passeport ni visa, dans lequel Vienne, Berlin, Bruxelles, Paris et Londres excitent à tour de rôle son sens de l’émerveillement. La capitale autrichienne, sa ville de cœur et d’adoption, y est décrite comme « une ville hospitalière, qui accueillait tout ce qui venait de l’étranger et se donnait généreusement », où les arts – la musique et le théâtre en particulier – dominaient les loisirs et les conversations et où « même le plus humble citoyen assis devant son verre exigeait de l’orchestre qu’il lui jouât de la bonne musique. »
A Berlin, c’est une autre société, moins stratifiée et plus mélangée, qu’il se met à fréquenter avec toute la curiosité de sa jeunesse :
Je vivais soudain dans un milieu où se rencontrait la vraie misère en vêtements déchirés, une sphère avec laquelle je n’étais jamais entré en contact à Vienne. Je m’attablais avec des ivrognes, des homosexuels et des morphinomanes, je serrais très fièrement la main d’un chevalier d’industrie et repris de justice assez connu.
En Belgique, ce sont peintres et sculpteurs dont il recherche la compagnie, admiratif qu’il est de l’essor artistique qu’a connu le plat pays à la fin du siècle écoulé. A Paris, il croit avoir trouvé la capitale de l’éternelle jeunesse affluant des quatre coins de la planète pour la grand-messe de la désinvolture :
Chinois et Scandinaves, Espagnols et Grecs, Brésiliens et Canadiens, tous se sentaient chez eux sur les rives de la Seine. Point de contrainte : on pouvait parler, penser, rire, gronder comme on le voulait, chacun vivait comme il lui plaisait, sociable ou solitaire, prodigue ou économe, dans le luxe ou dans la bohème.
Il va même jusqu’à confier, comme un savoureux clin d’œil à notre monde d’hier, que « le quartier des étudiants [lui] paraissait trop international, trop peu parisien. »
Londres et l’Angleterre lui inspirent moins de pages et de souvenirs émus, faute d’avoir su pénétrer les cercles d’une société plus hermétique, mais la visite du British Museum, de Madame Tussaud et du Parlement suffisent à son bonheur de voyageur sans bagage.


Comment cette Europe-là a pu passer, en seulement quelques années, de la lumière des théâtres à l’ombre des tranchées, c’est ce que l’auteur peine, de son propre aveu, à expliquer clairement. Comme il l’écrit avec toute l’assurance d’un romancier reconverti en historien par le truchement de son propre témoignage :
Jamais l’Europe n’avait été plus puissante, plus riche, plus belle, jamais elle n’avait cru plus intimement à un avenir encore meilleur. (…) Si aujourd’hui on se demande à tête reposée pourquoi l’Europe est entrée en guerre en 1914, on ne trouve pas un seul motif raisonnable, pas même un prétexte. »
Alors il se risque – c’est de son temps – à l’hypothèse freudienne du trop-plein d’énergie et de la décharge cathartique. Tel un Zeppelin surgonflé à l’hélium de l’ego et de vanités nationales excitées par la course au progrès, l’Europe ne pouvait qu’imploser ou se perdre dans l’espace :
Je ne puis expliquer [ce suicide] autrement que par cet excès de puissance, que comme une conséquence tragique de ce dynamisme interne qui s’était accumulé durant ces quarante années de paix et voulait se décharger violemment. Chaque Etat avait soudain le sentiment d’être fort et oubliait qu’il en était exactement de même du voisin.


Scrupuleux des faits et de leur enchaînement, il relate succinctement la succession d’évènements – et bien entendu l’assassinat, imputé aux services secrets serbes, du prince héritier François-Ferdinand – qui ont mené à la catastrophe. Il se remémore aussi et surtout de l’opportunisme va-t-en-guerre de Big Gun (la guerre des Balkans permet à Krupp et Schneider du Creusot de « faire l’essai de leurs canons respectifs sur un matériel humain étranger comme plus tard les Allemands et leurs avions au cours de la guerre civile d’Espagne »). Il n’oublie pas non plus le rôle nauséabond d’une presse déjà friande de scoops et de gros titres, comme en atteste cette singulière observation de première main :
Deux heures après [l’assassinat de François-Ferdinand] on ne pouvait plus observer aucun signe de deuil véritable. Les gens bavardaient et riaient tard le soir, la musique se remit à jouer dans les cafés. (…) Mais voici qu’au bout d’une semaine environ commença soudain dans les journaux tout un jeu d’escarmouches, dont le crescendo était bien trop synchronisé pour qu’il pût être tout à fait accidentel.
Parti pour deux semaines en résidence dans une station balnéaire près d’Ostende où « les gens heureux de leurs congés étaient allongés sur la plage sous leurs tentes bariolées », Zweig se souvient encore que « le seul trouble était causé par les petits marchands de journaux qui hurlaient, pour mieux vendre leur marchandise, les manchettes menaçantes des feuilles parisiennes : ‘L’Autriche provoque la Russie’, ‘l’Allemagne prépare la mobilisation’. »


Mais ce qui le marque, par-dessus tout, c’est la fulgurance avec laquelle les pays et leurs peuples ont basculé de l’insouciance individuelle à la fièvre grégaire :
La première crainte qu’inspirait la guerre que personne n’avait voulue, ni les peuples, ni le gouvernement, cette guerre qui avait glissé contre leur propre intention des mains maladroites des diplomates qui en jouaient et bluffaient, s’était retournée en un subit enthousiasme. [A Vienne] des cortèges se formaient dans les rues, partout s’élevaient soudain des drapeaux, s’agitaient des rubans, montaient des musiques ; les jeunes recrues s’avançaient en triomphe, visages rayonnants.
Et un peu plus loin, comme le récit d’une hideuse métamorphose drapée pour couvrir sa laideur d’oripeaux de carnaval :
Toutes les différences de rangs, de langues, de classes, de religions, étaient submergées pour cet unique instant par le sentiment débordant de la fraternité. (…) Chaque individu éprouvait un accroissement de son moi, il n’était plus l’homme isolé de naguère, il était incorporé à une masse, il était le peuple, et sa personne, jusqu’alors insignifiante, avait pris un sens.


La machine infernale
On pourrait s’amuser ici à appliquer cette dernière remarque à nombre de nos ‘médecins’ de plateaux télé d’aujourd’hui, passés opportunément de l’ombre à la lumière tandis que les trois-quarts de la planète parcouraient le chemin inverse, mais le principal point d’accroche qui relie cette époque à la nôtre a davantage trait à cette idée, moins saugrenue qu’il n’y parait, de bouffée délirante collective avancée par certains pour expliquer l’inexplicable.
L’irruption de l’irrationnel guerrier dans un monde en paix et confiant en son sens de la juste mesure s’accompagne presque immédiatement, comme le décrit Zweig, de la fabrication d’un récit collectif (du côté français, ce sera la fameuse « Union sacrée ») monté de toutes pièces par les journaux et les autorités et auquel chacun, quelles que soient ses opinions personnelles, sera tenu d’adhérer sous peine d’être considéré comme traître à sa patrie. Et l’adhésion à ce récit, à dire vrai, se révèle bien plus spontanée qu’on ne l’aurait cru pour des peuples éduqués et civilisés comme Zweig tend à nous les décrire, sans qu’il n’occulte pour autant, en freudien convaincu, « les instincts primitifs de la bête humaine » et son besoin « d’assouvir ses instincts sanguinaires immémoriaux. » Plus prosaïquement, il explique que la confiance d’alors envers les autorités rendait difficile, sinon impossible, toute idée d’errements criminels, de manipulation ou même simplement d’incompétence de la part du « pouvoir » :
En 1914, le peuple se fiait encore sans réserve à ses autorités. Personne en Autriche n’aurait osé risquer cette pensée que l’empereur François-Joseph, le père de la patrie universellement vénérée, aurait appelé son peuple au combat sans y être absolument contraint, qu’il aurait exigé le sanglant sacrifice sans que des adversaires méchants, perfides, criminels eussent menacé la paix de l’empire.


Stefan Zweig a fait partie, comme on s’en doute, des premiers à s’alarmer et à se détourner du seul et juste chemin des patriotes en guerre, mais il observe sans grande surprise pour nous que « durant ces premiers mois, les plus écoutés furent ceux qui hurlaient le plus fort ». Une fois la machine lancée, et même quand « la mauvaise eau-de-vie du premier enthousiasme se fut évaporée », il ne peut que constater son impuissance et celle de ses camarades à freiner la fuite en avant d’un monde en route vers l’abîme. Car c’est ici qu’entre en piste la redoutable propagande de guerre, véritable auxiliaire de la déraison dont cette époque encore naïve n’avait pas appris à se tenir à l’écart :
Il est dans la nature humaine que des sentiments violents ne sauraient durer indéfiniment, ni dans un individu ni dans un peuple, et l’organisation militaire le sait. C’est pourquoi elle a besoin d’un aiguillonnement artificiel, d’un continuel doping de l’excitation, et ce travail de stimulation, c’est aux intellectuels qu’il incombait, aux poètes, aux écrivains, aux journalistes. [Or] ils avaient battu le tambour de la haine et ils continuèrent à le battre énergiquement jusqu’à ce que le plus impartial sentît ses oreilles tinter et son cœur frémir. Presque tous, en Allemagne, en France, en Italie, en Russie, en Belgique, servaient la propagande de guerre et par là même la folie, la haine collective, au lieu de la combattre. (…) A l’époque, comme la propagande ne s’était pas encore usée dès le temps de paix, les peuples tenaient encore pour vrai ce qui était imprimé. »
En temps de bouffée délirante collective – si telle est l’explication que l’on retient de cette période de notre histoire, il était tout naturel, comme on l’imagine, que les cartes se brouillent au même titre que les amitiés. Zweig ne s’en cache pas, avec cette lucide tristesse qui l’accompagne tout au long du livre :
Peu à peu, au cours des premières années de la guerre de 1914, il devint impossible d’échanger avec quiconque une parole raisonnable. Les plus pacifiques, les plus débonnaires, étaient enivrés par les vapeurs de sang. Des amis que j’avais toujours connus comme des individualistes déterminés, voire comme des anarchistes intellectuels, s’étaient transformés du jour au lendemain en patriotes fanatiques, et de patriotes en annexionnistes insatiables. (…) Des camarades avec qui je n’avais jamais eu de querelle depuis des années m’accusaient avec la dernière rudesse de n’être plus un Autrichien.


Alors il choisit, non le confinement mais l’exil. Exil intérieur, d’abord, quand il nous dit « qu’il ne restait qu’une seule chose à faire : se replier sur soi-même et se taire aussi longtemps que dureraient la fièvre et le délire des autres. ». Puis exil géographique, bientôt, quand il raconte :
Au bout de quelques semaines, résolu à échapper à cette dangereuse psychose collective, je déménageai pour m’installer dans une banlieue champêtre, afin de commencer en pleine guerre ma guerre personnelle : la lutte contre la trahison de la raison au profit de l’actuelle passion des masses.
L’exil se poursuivra en Suisse, pays neutre, où Lénine, Trotski et Lounatcharski ont déjà trouvé refuge pour y préparer sur papier leur monde d’après. Ragaillardi par sa correspondance avec le pacifiste Romain Rolland et ses quelques rencontres avec des intellectuels de son bord, Zweig y trouvera un nouvel élan, littéraire et humain. En débarquant au pays des Helvètes, il s’étonnera d’abord – comme peut-être nos Savoyards sous l’ère Castron et Matex – que « ce qui était interdit chez nous était permis ici », et que tandis que « là-bas, on embarquait les hommes de chaque maisonnette, de chaque cabane, dans des wagons pour les envoyer se faire assassiner en Ukraine et en Albanie, ici, à cinq minutes, les hommes du même âge étaient tranquillement assis avec leurs femmes devant leur porte encadrée de lierre et fumaient la pipe ». Calmé par l’air des montagnes, il lui faudra un certain temps pour se réconcilier avec le sens de la normalité, ayant désappris jusqu’à savourer le goût du café et du tabac :
Le corps lui-même, habitué à l’antinaturel de la guerre, avait besoin de se réadapter au naturel de la paix. Ce vertige, ce bienfaisant étourdissement, s’étendait aussi au domaine de l’esprit. Chaque arbre me semblait plus beau, chaque montagne plus libre, chaque paysage me rendait plus heureux. (…) Ici l’on se sentait mieux le droit de vivre, tandis que dans un pays en guerre on éprouvait une sorte de honte et presque un sentiment de culpabilité à n’être pas estropié.


La gueule de bois
Dix-huit millions de morts plus tard, militaires et civils confondus, c’est le retour en Autriche. Les états-majors n’avaient pas encore inventé l’amende de 135 euros pour non port du casque, mais les soldats avaient appris à leurs dépens que les éclats d’obus et les mitrailleuses Hotchkiss et MG08 transperçaient tout sur leur passage, sans aucune considération pour le consensus scientifique d’alors.
Ce que Zweig retrouve en revenant de Suisse, c’est un pays « qui, sur la carte de l’Europe, n’était plus qu’une lueur crépusculaire et comme une ombre grise, incertaine et sans vie de l’ancienne monarchie impériale. Les Tchèques, les Polonais, les Italiens, les Slovènes lui avaient arraché leurs territoires ; ce qui en restait était un tronc mutilé et saignant de toutes ses veines. » Au niveau du bas-peuple et même des anciennes classes moyennes, le désastre est factuel, raz-le-caniveau et sordide. Pénurie de logements, hordes de sans-abri, pain au goût de colle forte, marché noir et retour au troc :
Dans les rues, les soldats revenus du front erraient à demi-morts de faim dans leurs vêtements déchirés et considéraient avec amertume le luxe éhonté des profiteurs de la guerre et de l’inflation.
La confiance en l’Etat est brisée, et la nouvelle monnaie papier imprimée en catastrophe pour colmater les brèches béantes d’une économie au tapis à grand renfort d’argent artificiel ne suffit pas à contenir la dépréciation des valeurs et l’engouement soudain pour les devises étrangères :
Les couronnes autrichiennes fondant entre les doigts comme de la gélatine, chacun voulait des francs suisses, des dollars américains, et une foule considérable d’étrangers exploitaient cette conjoncture pour dévorer le cadavre palpitant de la Couronne. On « découvrit » l’Autriche, qui connut une funeste « saison touristique ». Tous les hôtels de Vienne étaient pleins de ces vautours ; ils achetaient tout, depuis la brosse à dents jusqu’au domaine rural, ils vidaient les collections des particuliers et les magasins d’antiquités avant que les propriétaires, dans leur détresse, soupçonnassent à quel point ils étaient dépouillés et volés.


Et puis, surtout, toutes les excuses du monde – qui d’ailleurs ne vinrent jamais – n’auraient pas suffi à éteindre la rancœur des gens et leur perte de foi en leur gouvernement. Comme l’écrit Zweig, magistral d’envergure et de pénétration :
Quelque chose avait succombé au fil des ans : la foi en l’infaillibilité des autorités, dans laquelle on avait élevé notre propre jeunesse avec un tel excès d’humilité. (…) Pour autant qu’il avait les yeux ouverts, le monde s’apercevait qu’on l’avait trompé. Trompées les mères qui avaient sacrifié leurs enfants, trompés les soldats qui rentraient en mendiants, trompés tous ceux qui, par patriotisme, avaient souscrit à l’emprunt de guerre, trompés tous ceux qui avaient accordé leur confiance à une promesse de l’Etat, trompés nous tous qui avions rêvé d’un monde nouveau et mieux réglé, et qui constations que les mêmes ou de nouveaux hasardeurs reprenaient maintenant le vieux jeu où notre existence, notre bonheur, notre temps avaient servi de mise.


D’hier à aujourd’hui
Si comparaison n’est pas raison, ces quelques extraits d’une étonnante actualité devraient suffire à dépoussiérer un livre qui a tout du chef d’œuvre méconnu. Le testament authentique d’une « Europe de la fraternité » que Stefan Zweig n’aura eu de cesse d’appeler de ses vœux, pour la voir finalement sombrer, une guerre plus loin, dans le néant du nazisme et de la folie meurtrière, avec cette fois-ci l’idéologie en plus.
Ironie de l’histoire, ce vœu posthume de l’auteur a un temps semblé prendre enfin forme humaine, tant que les dirigeants de l’Europe de l’ouest, surveillés de près par ses citoyens, n’avaient pas encore pris en otage ce doux rêve pour le transformer en cauchemar technocratique aux services d’une oligarchie lointaine et corrompue. Aujourd’hui, c’est plutôt un miroir inversé de la réalité de 1914 qui s’offre à l’Européen du 21ème siècle. L’Europe unifiée par la seule loi du marché, du profit et des intérêts à court-terme d’une caste de parasites pour la plupart non élus, a fait la preuve, une fois de plus, de son invraisemblable pouvoir de nuisance. Les crétins et les criminels, inféodés aux mêmes lobbies et à la même doxa mondialiste, populicide et rapace, et qui ont cru malin de « déclarer la guerre » à un coronavirus en prenant bien soin de bloquer les premiers soins (hydroxychloroquine, ivermectine, azythromicine…) et la médecine de ville, en sont réduits à mentir et à nous endetter tant et plus que leur règne ne repose plus que sur la peur et sur la menace. Mais pendant qu’ils se congratulent du haut de leurs estrades bruxelloises, tout en distribuant au compte-goutte leurs sucreries à ARNm achetés à prix d’or chez les Walmart et les Sainsburry de la Sainte Entente pharmaceutique, ce n’est non plus le nationalisme, mais le retour à la souveraineté, digne, pacifique et respectueuse des frontières et des traditions, qui fait son grand retour dans la psyché des peuples.


Et si vraiment chute de l’empire européen il devait y avoir au bout de l’arc-en-ciel de l’argent magique, des faillites à gogo et des procès pour corruption – qui n’auront sans doute jamais lieu, on pourra toujours se réjouir d’avoir assisté de nos yeux non pas à l’évaporation d’un monde lumineux aux airs de paradis perdu, mais plutôt au stade terminal de l’enlisement d’un paquebot en surpoids englué dans ses propres boues. Un monde qui, à l’instar des Amours mortes de la chanson de Gainsbourg, n’en finit plus de mourir, et que nombre d’entre nous achèveraient bien à la machette si seulement nos bulletins de vote avaient le tranchant des baïonnettes de 1914-18.


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96 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 avril 11:27

    C’était toujours mieux avant... sauf qu’avant, on vivait dans un ghetto surprotégé.

    La grande bourgeoisie viennoise a eu la nostalgie de son rêve éveillé après le carnage de 14/18 comme l’aristocratie française a eu la nostalgie de son faste après les massacres napoléoniens (qui avaient contribué à mettre en selle la grande bourgeoisie viennoise). 

    Dans les deux cas, les improbables restaurations n’ont pas permis de retrouver l’illusion de paix sociale que Sweig baptise « sécurité », et les soubresauts de l’instabilité continueront à secouer les peuples tant que l’establishment croira possible d’imposer un ordre qui repose sur une injustice qu’il ne veut pas voir.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 18 avril 11:46

      @Séraphin Lampion
      C’est la sécurité de la chute libre, en attendant de toucher le sol...

      Au passage : « Tel un Zeppelin surgonflé à l’hélium », non, à l’hydrogène.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 avril 12:42

      @Opposition contrôlée

      avec concours pour savoir lequel ouvrira son parachute le plus tard

      à un mètre du sol, ça vaut plus le coup : on peut souter sans danger !


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 18 avril 13:59

      @Séraphin Lampion
      Un ghetto surprotégé, peut-être, mais Zweig n’est pas non plus sur son nuage. Il a conscience de venir d’une famille aisée, pleine de bonne conscience bourgeoise, ce qu’il rappelle d’ailleurs dans son livre. Mais on sent chez lui un universalisme qui n’est pas simple tour de passe-passe pour endormir le naïf, et on sent aussi une vraie souffrance quand il décrit cet effondrement d’un monde, presque d’une civilisation.
      Au passage, le problème, quand « le monde des riches » s’il faut l’appeler ainsi, se casse la gueule comme en 1914-18, c’est que le toit s’effondre sur tout le monde, « bas peuple » compris.


    • sylvain sylvain 18 avril 14:55

      @Pierre Chazal
      c’est que le toit s’effondre sur tout le monde, « bas peuple » compris.

      quand les gros maigrissent, les maigres meurent . cette fois n’a pas fait exception .
      L’universalisme de zweig était sincère, ce qui ne l’empêche pas de voir les choses bien calé dans son fauteuil de bourgeois . A cette époque les prolos européen son de quasi esclaves, la colonisation est partout ... C’est une époque bénie quand vous êtes au centre du pouvoir ( et d’autant plus que vous ne vous occupez même pas de le maintenir, que vous vous concentrez sur la poésie ) . 


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 18 avril 15:08

      @sylvain
      quand les gros maigrissent, les maigres meurent

      Elle est pas mal, celle-là smiley
      A cette époque les prolos européen son de quasi esclaves, la colonisation est partout
      J’entends bien, mais je ne crois pas que les 18 millions d’ouvriers, paysans et autres (bourgeois compris) morts pendant la guerre aient fait grand chose pour faire avancer la cause des esclaves et des colonies. Pour celle celle des prolétaires, c’est à voir, mais on aurait pu trouver autre chose.
      Je ne crois pas que les « crises » aient toujours le sens d’effondrement programmé et de renaissance inhérente qu’on leur prête. D’ailleurs, pour celle qui nous concerne, je reste sceptique...


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 18 avril 16:47

      @Pierre Chazal

      le toit s’effondre sur tout le monde, « bas peuple » compris.

      Vous n’avez jamais entendu l’expression « profiteurs de guerre » ? La bourgeoisie a fait des fortunes indécentes pendant la 1ère guerre.

    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 avril 17:23

      @Opposition contrôlée

      et pendant la deuxième, on est carrément dansle porno, alors !


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 18 avril 17:42

      @Opposition contrôlée
      Je crois qu’il en est question, rapidement, dans cet extrait :
      Tous les hôtels de Vienne étaient pleins de ces vautours ; ils achetaient tout, depuis la brosse à dents jusqu’au domaine rural, ils vidaient les collections des particuliers et les magasins d’antiquités avant que les propriétaires, dans leur détresse, soupçonnassent à quel point ils étaient dépouillés et volés.

      Zweig parle aussi des accapareurs en tout genre, rachetant pour un nickel et revendant pour deux. Aujourd’hui, c’est la même chose mais à Wall Street. ça évite de se salir les mains, je suppose...


    • pipiou2 18 avril 18:32

      @Séraphin Lampion
      Assez d’accord avec vous.
      Dans son milieu doré Zweig était certainement en sécurité et vivait probablement très bien, profitant au mieux des plaisirs de son époque.
      ça me fait penser aux colons qui vivaient dans leurs belles demeures africaines au 19eme siècle, qui pouvaient disserter de la nature, la philosophie et la culture pendant qu’ils pillaient les richesses de l’Afrique et faisaient bosser leur petit personnel.


    • sylvain sylvain 18 avril 20:37

      @Pierre Chazal
      je ne crois pas que les 18 millions d’ouvriers, paysans et autres (bourgeois compris) morts pendant la guerre aient fait grand chose pour faire avancer la cause des esclaves et des colonies

      Je pense pas non plus . Piketti a tout de même montré un truc intéressant là dessus ; les 2 guerres mondiales sont les seules moment du 20 eme siecle ou il y a eu une redistribution significative des richesse . Ca ne parait pas évident, on se dit que pendant les guerres ce sont les marchands de canon qui s’engraissent et c’est surement vrai aussi mais les faits sont là . Piketti si il n’interprète pas grand chose, a fait un énorme travail ( avec une grosse equipe) de compilation de données historiques

      Le capitalisme semble avoir besoin de ces crises récurrentes, ses logiques de fonctionnement arrivent très vite à des impasses, les crises semblent lui permettre de relancer un cycle


    • Pierre Chazal Pierre Chazal 18 avril 21:20

      @sylvain
      Le capitalisme semble avoir besoin de ces crises récurrentes, ses logiques de fonctionnement arrivent très vite à des impasses, les crises semblent lui permettre de relancer un cycle

      Dis voir, camarade, c’est très joliment marxiste, tout ça, comme analyse smiley


    • sylvain sylvain 19 avril 11:01

      @Pierre Chazal
      j’ai essayé de lire le capital deux fois, mais je me suis arrêté en route ( je réessaierais un de ces quatre) . En tout cas c’est sur que c’est une hypothèse historique et bien connu, ce qui ne veut pas dire qu’elle est fausse .
      En tout cas, un système qui engendre un massacre général tous les 50 ans, qu’il soit nécessaire ou non, est un système de merde


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 19 avril 13:23

      @sylvain et Pierre,
       Extrait d’un de mes billets à ce sujet

      Question angoissante que celle-ci : « Allons-nous connaître de nouvelles années folles lorsque la vaccination nous aura rendu nos libertés ? Oui, cela peut-être une période comparable aux années 1920, dans un optimisme sans faille, une forte croissance économique et une joie de vivre débridée..
      La logique est la même que celle de la fin de l’année 1920, après l’éradication de la grippe espagnole pendant laquelle les consommateurs et la guerre 14-18, les gens ont eu envie de vivre à nouveau leur vie à fond, de fêter, d’aller à des concerts et des festivals et de voyager.
      Au niveau économique, les années 1920 furent une des meilleures décennies de l’histoire.
      E
      ntre 1920 et 1929, l’économie a crû en moyenne de 4,2% par an, tandis que la production industrielle s’envolait, affichant une hausse de 66%.
      Ce fut la décennie des progrès technologiques et de l’optimisme. L’émergence de l’automobile dans les classes populaires a permis le développement des banlieues et créé une nouvelle forme de tourisme. Le réseau routier s’est développé de manière exponentielle. Le boom de la communication par téléphone et par radio qui a sorti de nombreuses régions rurales de leur isolement. Dans les villes, les cinémas et les théâtres ont poussé comme des champignons. Le chômage a rapidement chuté à 2% aux Etats-Unis.
      Dans le même temps, l’indice Dow Jones a été multiplié par six, pour atteindre son plus haut niveau le 3 septembre 1929. Il était trop facile d’obtenir du crédit bon marché.

      Après huit ans de hausse et l’illusion absurde que les arbres montaient jusqu’au ciel, le conte de fées a pris fin. Précédé par deux mois précédents avec une correction de 30%, le ce fut »lundi noir" du 28 octobre 1929 pendant lequel le Dow Jones avait perdu près de 13% et de 12%, le lendemain. 
      Une augmentation des taux de 5 à 6% décidée par la Fed avait mis fin aux festivités par les valorisations exorbitantes en Bourse à, la spéculation avec de l’argent emprunté et la surproduction industrielle, manufacturière et agricole. La Grande Dépression s’en est suivi, a permis à l’Allemagne de provoquer la Seconde Guerre mondiale avec l’ascension de Hitler au pouvoir. Il a fallu 25 ans pour que la Bourse se remette de ce choc.

      CQFD


    • LeMerou 20 avril 07:36

      @sylvain

      Je suis assez d’accord avec votre analyse.
      Je pense que bon nombre de personnes issues du « bas peuple » auraient fortement aimé se réfugier momentanément en Suisse afin de se questionner sur l’utilité d’aller bouter le « Bosche » hors du pays, laissant sa ferme à l’abandon ainsi que sa famille.
      Je pense que dans cette époque pour certaines classes sociales (les restants de sang bleu, la noblesse) qui malgré les effets de « révolutions » vivaient presque comme auparavant, à tout cela se greffait la « Bourgeoisie » les pires de tous. Cette période « bénie », cette période de « folie » ne l’était que pour peu en fait.

      La France de cette époque était essentiellement rurale, vivant même dans certaines régions de façon médiévale et n’étaient surement pas emprunt de visions « universalistes », elle se préoccupait plutôt de savoir comment allait être son lendemain.

      Ce « bas peuple » sanguinaire tel qu’il est toujours décrit à été en majorité contraint d’aller verser son sang dans plaines pour la défense d’intérêts n’étant pas le sien.
      Oui mais des « intellectuels » l’ont versés aussi !
      Certes mais « ils » n’étaient pas légion, par contre grâce à eux, des écrits ont relaté la boucherie, commandé et dirigé par certaines classes sociales.

      Vous avez écrit :
      L’universalisme de zweig était sincère, ce qui ne l’empêche pas de voir les choses bien calé dans son fauteuil de bourgeois .
      Je ne sais pas si il était sincère, ou si s’était plutôt une vision sans se rendre réellement compte de la différence de condition entre la sienne et celle des autres, le « bas peuple » notamment.
      C’est toujours étrange, cette montée de grands idéaux, de vision de « bonheur » qu’ont certain pour les autres, sans les connaître véritablement, car n’étant pas du même monde, certains pour justifier leur écrits font des « immersions » dans le bas-peuple pendant un temps, après ils s’insurgent de ce qu’ils ont vus et de retour dans leur vie « normale » décrivent ce qu’ils ont vus, puis le temps passe et rien ne change.

      Et après ces « grandes guerres » que reste-il, qu’est ce qui cela à changé fondamentalement, les « classes ou castes » dirigeantes sont toujours là, leur « pouvoir » s’est même accru au passage.
      Une classe sociale « intermédiaire » à été ou s’est crée le bas peuple à disparu au profit des « sans-dents », dont ont se préoccupe que tous les cinq ans ou quand il se met à perturber légèrement la douceur de vivre de certains (par exemple : si les GJ n’avaient pas quitté leur rond point de province pour monter à la capitale rien ne se serait passé) s’offusquant avec réalisme sidérant de leur conditions de vie.

      Mais que M. ZWEIG ait eu des visions pacifiques au regard de ce qu’il a vu (et non pas subit) sont surement sincères.


    • Berthe 22 avril 10:42

      @sylvain
      c’est évident, les crises systémiques sont connues, on évoque la mondialisation actuelle mais il y a la précédente, fin du 19ème qui a fait aboutir aux deux guerres d’ailleurs, la première 14/18 et la seconde qui fut mondiale. Quand le capital a faim il va chercher des nouvelles ressources. C’set ce que nous vivons depuis la crise fi de 2008. Pour revenir à Zweig, il me semble assez évident qu’en son temps, c’était la bourgeoisie qui éclairait les masses. Qui peut avoir la prétention de l’égaler dans sa façon d’écrire, son esprit d’analyse etc.. C’set sans doute le fait d’avoir vécu dans le confort qui après l’exil, le poussa à sa disparition, il n’a pas supporté de devoir tout recommencer à un âge tardif. Entre Guillemets, Zweig est mon auteur préféré, jamais je n’ai lu plus belle plume, il ne faut donc pas le réduire à un rang social, mais à ce qu’il était, un poète, un écrivain hors pair ! Lisez le chandelier, la peur (on peut faire le lien avec la névrose de masse produit par la société) ... beau à pleurer.. 


    • C’était du temps de l’Oedipe, très patriarcal. Toutes les femmes étaient représentées comme des Sphinges, des méduses....(surtout dans le symbolisme, moins dans l’impressionnisme qui précédait). Fernand Khnopff. https://www.google.com/search?q=Fernand+Knopf&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=2ahUKEwiupp3jwIfwAhXGsaQKHfzfDToQ_AUoAXoECAEQAw&biw=1280&bih=663#imgrc=lZW-XHFGbSQ2qM. La victoire prométhéenne. La science serait victorieuse, Se profilait déjà le Naufrage du TITAN (Titanic). J’ai regardé le thème astral du début du Siècle. La majorité des planètes étaient en sagittaire (Le CENTAURE PHALLIQUE). Heureusement, il y avait aussi CHIRON-le thérapeute (FREUD, JUNG et plus tard Lacan). Vous n’êtes pas Maître dans votre demeure...


      • Les Habsbourg et les bourbons étaient de la même lignées. Les Burgraves (Hugo) et les Burgondes...Les Guelfes (Michel-Ange) et les Gibelins (Léonard de Vinci)...


        • Les Habsbourg et les Bourbons étaient de la même lignée. Les Burgraves (Hugo) et les Burgondes...Les Guelfes (Michel-Ange) et les Gibelins (Léonard de Vinci)...Zweig comme Thomas Mann amis de Freud furent « soupçonnés » de pédophilie...


          • Les hommes comme les femmes portaient des chapeaux. Et ne savaient pas que ces chapeaux contenaient beaucoup de mercure. Le chapelier fou d’Alice au Pays des merveilles. A savoir : L’inhalation de vapeurs de mercure peut avoir des effets nocifs sur les systèmes nerveux, digestif et immunitaire, et sur les poumons et les reins, et peut être fatale.


            • C’était aussi le temps des superbes cartes postales. J’ai gardé celle timbrée juste 1er janvier 1900. Elle représente une femme passant à cheval sur un cochon (tirelire argent prospérité-bonheur) à travers un fer à cheval......qui n’y verrait une allusion coquine.... Les jambes dénudées sous la robe à froufrous...


              • Certaines Kirchner valent 500 euros. Qui a gardé la millième....Le métier de facteur devait être un vrai parcours du tendre : https://www.google.com/search?q=Cartes+postales+Kirchner&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=2ahUKEwiXtamMxofwAhXMwAIHHW26BLsQ_AUoAXoECAEQAw&biw=1280&bih=663#imgrc=QrUiG8H7WwL7VM. Cette époque prisée des amateurs d’art. Art-nouveau surtout fut très prisée des collectionneurs.... Les fameux Oeufs de Fabergé. Entre 1883 et 1917. LA guerre .... Gardez les bien. Le contemporain risque de passer...


                • Trop plein d’énergie. Hystérie ou maniaco-dépression... C’était au temps ou Bruxelles bruxellait.. MODERATION : un verre de vin : oui, la bouteille, NON.


                  • Le République des Livres. Un certain malaise avec Stefan Zweig. Thomas Mann lui a toujours sublimé ses pulsions dans l’écriture.  https://larepubliquedeslivres.com/un-certain-malaise-avec-stefan-zweig/comment-page-2/


                    • Ainsi c’est à New York que la Directrice-adjointe du centre, Anita Cicero, ouvre, le 18 octobre 2019, un nouvel exercice de gestion de crise « fait maison » sous l’appellation « Event 201 ».

                      « En tant que directrice-adjointe du « Johns Hopkins Center for Health Security » et au nom de nos partenaires, le « World Economic Forum » et la « Fondation Bill et Melinda Gates », je vous souhaite la bienvenue à notre exercice de simulation de déclenchement d’une épidémie planétaire « Event 201 ». »

                      Dans une introduction à l’exercice, sur son site internet, le centre avertit : « Ces dernières années, le monde a connu un nombre croissant de pandémies, au point que pas moins que 200 incidents sont à déplorer chaque année au niveau mondial. Des experts s’accordent à dire que ce n’est qu’une question de temps que ces épidémies locales deviennent une menace globale. Il est donc crucial d’établir d’ores et déjà une coopération efficace entre les secteurs publics et privés. »

                      Il est intéressant de constater que parmi les membres de la cellule de crise « ad hoc » il n’y a aucun membre élu du secteur public. (2) En outre, Il n’est pas moins « intéressant » que, dans une interview, accordée au quotidien allemand « Die Zeit » le 21 septembre 2020, le Président du co-sponsor de l’événement, le « World Economic Forum », Dr. Klaus Schwab, abjure le néolibéralisme, en appelant à une « redéfinition du capitalisme global », un aveu d’échec lourd de sens.

                      Il faut dire que les exercices pandémiques sont un peu la marque de fabrique de la « maison Hopkins ». Le plus connu est peut-être l’opération « Dark Winter » entre le 22 et le 23 juin 2001 sur la base militaire « Andrews Air Force » dans le Maryland, concoctée par Dr. « Strangelove » Thomas Ingelsby, à nouveau animateur de la version « Event 201 », mettant en scène une attaque bioterroriste contre la ville d’Oklahoma City par la propagation d’agents pathogènes causant la variole...........................................................

                      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/event-201-227723


                      • alinea alinea 18 avril 12:48

                        Bonjour,

                        Tu es tombé dessus par hasard, ou tu l’avais en mémoire ?

                        Belle illustration en tout cas, sauf, sauf à mes yeux bien sûr — le délire collectif : faisait partie alors, plus que maintenant, dans l’idéal viril, l’héroïsme du sacrifice pour sa patrie ; aussi, que quelque chose se passe qui apporte l’opportunité de le réaliser, c’est une folie certes, quand on regarde ça de loin, mais dans le contexte, « cela ne sort pas du sillon » ! Au contraire, quelle aubaine !!

                        Bon, ceci dit, je n’ai pas étudié l’hystérie de la foule derrière son idole yé-yé ou militaire...peut-être est-ce assimilable au délire !! mais je ne le crois pas, c’est plutôt une dégénérescence de l’enthousiasme qui est le mouvement du dévouement.

                        C’est la limite que je mettrais dans le parallèle fait avec aujourd’hui. mais dans mon esprit cela n’ôte rien à la pertinence de l’exemple.

                        Quant à l’empire européen, non, non, c’est l’empire US, nous n’en sommes que les vassaux, les lointaines provinces ! et là, l’histoire est sans ambiguïté !


                        • Pierre Chazal Pierre Chazal 18 avril 14:04

                          @alinea
                          Je l’avais lu il y a quelques années et j’y ai repensé à la lumière de l’époque actuelle, et donc je l’ai relu. On ressent beaucoup de solitude chez l’auteur à la lecture de ce livre, mais il pourrait  paradoxalement  en réconforter certains, en quête de sens ou d’ancrage historique. Je te le conseille vivement. 


                        • artheslichepèdetologue arthes 18 avril 14:27

                          @Pierre Chazal

                          La littérature de l’entre deux guerre est passionnante, riche et percutante...Ainsi que l’esprit...Il y avait un nouvel engouement pour l’universalisme de Goethe d’ailleurs, à cette époque...Bon, hélas, il y a eu le reste....Et de nos jours, c’est le délire, l’enthousiasme des groupies autocentrées individualistes pour des idoles et dogmes nouveaux idéologistes , à coté de la plaque, et franchement on ne peut pas dire « j’y ai repensé à la lumière de l’époque actuelle » mais plutot, « je cherche un peu de lumière à l’époque actuelle que je ne peux que commencer à entrevoir dans cet essor de l’esprit de l’entre deux guerres ».

                          Because, la, c’est assez mouru, on plonge grave dans l’obscur et le délire touzazimuts hein,  mais : Espoir....C’est de l’obscurité que va viendre un rayon de lumière"

                          Enfin, c’est ma manière de l’entrevoir 


                        • Pierre Chazal Pierre Chazal 18 avril 14:47

                          @arthes
                          Le plongeon actuel, en terme d’ « idées » et de « pensée », semble en effet vertigineux, encore que ça dépend un peu, évidemment, où on regarde. Mais c’est vrai qu’en attendant de faire plouf, c’est agréable et consolant de se replonger dans quelques pépites du temps passé. Tant qu’on peut lire sans masque, autant en profiter...


                        • artheslichepèdetologue arthes 18 avril 15:25

                          @Pierre Chazal
                          C’est...Apaisant je dirais plutôt...Bon, il n’y a pas « rien » non plus today, mais faut fouiller, et ça te renvoie inexorablement vers certaines lectures de l’entre deux guerre, et encore avant, et encore et encore avant, et là, (pour ce qui me concerne) c’est l’endroit , enfin les endroits, donc les moments de l’histoire de l’humanité , dans la littérature et l’artistique et de l’évolution de la politique, de la science et de ce que j’ai tout cité avant que l’« on » peut trouver la lumière qui éclaire ce que nous vivons de nos jours...


                        • JulesDu13 19 avril 20:30

                          @Pierre Chazal
                          Si Zweig était aussi triste en considérant le massacre inutile de 14-18, on peut comprendre qu’il ait préféré se suicider en voyant les humains faire encore pire seulement 20 plus tard.
                          La folie qui a soudainement saisi une large part de la population enivrée par les promesses de victoire en 1914 doit nous parler ; bien que ce soit davantage la peur qui soit l’aiguillon aujourd’hui.
                          Les Français criaient ’À Berlin !’, les Allemands ’À Paris !’, ils sont morts à mi-chemin. Tous les experts autorisés de l’époque étaient pourtant d’accord pour dire que la guerre serait rapidement gagnée (par les deux camps en présence).
                          La crise de folie, intéressée, vient des financiers et des politiciens, elle dégouline sur les experts et les journalistes, et finit par se répandre sur la population, dont les plus modestes paient l’essentiel de l’addition. Mais le peuple est à notre époque moins crédule, c’est essentiellement la moyenne bourgeoisie qui est intoxiquée.


                        • JulesDu13 19 avril 20:47

                          Pourquoi la moyenne bourgeoisie suit largement Macron (ou plutôt ce qu’il représente) ?

                          Il est bien clair que nous vivons une époque où les inégalités et injustices se creusent dramatiquement (Secu, services publics, droit du travail, minima sociaux, droits civils...)
                          La moyenne bourgeoisie pense à son ’bien’, elle espère que seuls les moins riches seront spoliés. Elle fait donc acte d’allégeance à la dictature en espérant ainsi préserver ses intérêts... Mauvais calcul, et calcul à court terme comme toujours, soit dit en passant.

                          Le Covid est l’image fantasmée (comme peut l’être une guerre contre un ennemi supposé barbare, bien que souvent voisin) de ce conflit de classe. Cette bourgoisie s’accroche à ses masques pour se prémunir des pauvres et des jeunes qui les boudent, et elle appelle de toutes ses forces la police pour garantir l’ordre qui doit la sauver.
                          Le Covid est une sordide affaire de pognon, de même que la plupart des guerres, avec les conséquences mortifères que l’on voit.
                          Dernier point, si la France sombre complètement dans la dictature, c’est finalement la guerre que nous aurons, mais la vraie.


                        • Pierre Chazal Pierre Chazal 19 avril 21:50

                          @JulesDu13
                          Pour Macron, c’est certain. Pour le coronacircus, c’est moins sûr. Bourgeois, bobos, beaufs, fonctionnaires, retraités, artistes, indépendants, gauche, droite... On a beau chercher, on trouve de tout chez les tenants du nouvel ordre sanitaire. Du public de France Inter à celui d’Hanouna... Et c’est un peu la même chose à l’autre bord du navire. La situation, qu’on nous vend comme inédite, incertaine, périlleuse, hypnotise et paralyse la pensée tout comme elle suscite la révolte chez d’autres, sans distinction de « classe » ou d’intelligence. Ça devait plus ou moins être la même chose avec les va-t-en-guerre de 1914-18, d’où le désarroi et l’incompréhension de gens comme Zweig, Jaurès ou Romain Rolland. C’est devenu un bras de fer, ni plus ni moins, et personne ne sait comment ça risque de finir...


                        • Yann Esteveny 18 avril 12:59

                          Message à Monsieur Pierre Chazal,

                          Votre article est intéressant même si je suis très loin de partager la position de Stefan Zweig et la vôtre.

                          Je résume ma position sur l’époque actuelle comme sur celle d’il y cent ans ainsi : l’inconscience des priorités comme des réalités a un coût énorme.

                          Je ne vais pas rentrer dans les détails techniques mais l’assassinat en 1914 de François-Ferdinand et le démembrement l’Empire Autrichien répondent au souhait de l’oligarchie libérale et mercantile britannique.

                          Si un président a déclaré dernièrement une guerre, cette guerre est contre ceux qui ne suivent pas le mauvais berger qui les emmènent à l’abattoir.

                          Il y a une guerre du Bien contre le Mal. Je ne suis pas un défenseur de la mauvaise paix et combats les mauvaises guerres.

                          Il n’y a pas de monde d’hier et de monde d’aujourd’hui pour celui qui perçoit le monde au delà de l’éphémère et du futile.

                          Respectueusement


                          • Pierre Chazal Pierre Chazal 18 avril 14:17

                            @Yann Esteveny
                            « Il n’y a pas de monde d’hier et de monde d’aujourd’hui pour celui qui perçoit le monde au delà de l’éphémère et du futile. »
                            Une fois cela posé, tout est dit. Mais l’éternel d’un livre comme celui-là (j’aime beaucoup Zweig) n’est pas tant dans ce qu’il décrit que dans l’esprit et l’âme de l’auteur qui témoigne pour nous de ce qu’il a vu. C’est une forme d’évangile, profane évidemment, mais sincère, instructif et touchant.


                          • Yann Esteveny 18 avril 22:25

                            Message à Monsieur Pierre Chazal,

                            Je comprends le sens de présenter les époques que l’on traverse et percevoir ce en quoi croient nos contemporains. La laideur de notre époque n’est pas inintéressante non plus. Il ne faut pas se décourager même s’il y a démission générale pour œuvrer pour le Bien et le Beau.

                            Respectueusement


                          • Laconique Laconique 18 avril 13:19

                            Merci pour cet article très intéressant - qui se termine malheureusement sur une note de hargne anti-UE sans grand rapport avec le sujet.


                            • Pierre Chazal Pierre Chazal 18 avril 14:21

                              @Laconique
                              La hargne anti-UE a un certain rapport avec le sujet, mais là n’est pas le plus important. C’est une bonne lecture, que je vous conseille chaudement.


                            • Laconique Laconique 18 avril 14:48

                              @Pierre Chazal

                              Séraphin a raison, il ne faut pas idéaliser le passé. Le monde d’avant 14 était pourri, vérolé, le vers était dans le fruit. La rapidité avec laquelle il s’est effondré montre sur quelles bases fragiles il était bâti en réalité – comme tous les empires humains du reste.


                            • Jonas Jonas 18 avril 15:05

                              @Laconique « Merci pour cet article très intéressant - qui se termine malheureusement sur une note de hargne anti-UE sans grand rapport avec le sujet. »

                              C’est justement l’essence de l’article.
                              Cette soif de l’homme à toujours vouloir construire sans cesse la tour de Babel en prétendant se passer de Dieu en déconstruisant les peuples et leurs identités afin de façonner l’homme nouveau, est une impasse ;
                              au début du XXème siècle, avec les tensions impérialistes à l’origine de la première guerre mondiale, avec le communisme et son collectivisme internationaliste qui a envoyé des dizaines de millions de personnes dans des camps de concentration pour mourir dans des conditions atroces, puis avec Hitler et son Europe socialiste sans frontières dirigée par la race aryenne.
                              Aujourd’hui, c’est la même chose qui se reproduit avec le Nouvel Ordre Mondial (Great Reset) et sa suprématie raciale indigéniste contre l’homme Blanc qui nous mène tout droit vers une nouvelle guerre mondiale.

                              « Ils dirent encore : Allons ! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. 
                              L’Éternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes.
                               Et l’Éternel dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c’est là ce qu’ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu’ils auraient projeté. Allons ! descendons, et là confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus la langue, les uns des autres. 
                              Et l’Éternel les dispersa loin de là sur la face de toute la terre ; et ils cessèrent de bâtir la ville.
                               C’est pourquoi on l’appela du nom de Babel, car c’est là que l’Éternel confondit le langage de toute la terre, et c’est de là que l’Éternel les dispersa sur la face de toute la terre. »
                              Genèse 11:4-9


                            • Laconique Laconique 18 avril 15:23

                              @Jonas

                              Eh bien précisément non. L’UE s’est bâtie sur les erreurs tragiques du passé. Elle ne prétend pas régenter toute la vie de l’individu, au contraire des totalitarismes du XXème, et c’est justement ce qu’on lui reproche d’ailleurs : ce déficit d’incarnation politique, ce côté froid et désincarné. L’UE est un libéralisme ; ce sont les anti-libéraux qui veulent reconstruire la tour de Babel, le cocon douillet mais illusoire – qu’il soit gauchiste ou nationaliste, deux faces complémentaires de la fuite devant le réel. Merci néanmoins pour votre éclairage, toujours pertinent.


                            • Jonas Jonas 18 avril 15:47

                              @Laconique « L’UE s’est bâtie sur les erreurs tragiques du passé. Elle ne prétend pas régenter toute la vie de l’individu, au contraire des totalitarismes du XXème, et c’est justement ce qu’on lui reproche d’ailleurs »

                              Les peuples n’ont pas voté pour élire les dirigeants de l’union européenne qui aujourd’hui décident de nos lois, nous ont imposé une immigration de masse, la dilution de nos cultures, la destruction de nos terroirs et de notre patrimoine, sans demander notre avis. C’est ça, le totalitarisme !
                              Ces dirigeants décident par exemple qui a le droit de rentrer ou de sortir de notre pays sans qu’on ait donné notre avis. Ceux qui ne se soumettent pas à la gouvernance mondiale, actuellement freinée par les pays ayant une population homogène encore trop blanche désirant préserver leur identité, leur culture, leurs moeurs (Pologne, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie,...), doivent être affaiblis à coup de millions de migrants (ceux qui refusent les quotas de migrants sont sanctionnés par l’UE).


                            • Jonas Jonas 18 avril 15:57

                              @Laconique « L’UE est un libéralisme ; ce sont les anti-libéraux qui veulent reconstruire la tour de Babel »

                              La tour de Babel, c’est le désir de l’UE : plus de frontières, plus de pays, forcer le métissage généralisé, le vivre-ensemble et le multiculturalisme, plus de cultures différentes, plus d’enracinement, chaque être humain doit devenir une pièce de la machine interchangeable, déraciné de toute famille, sans attache, délié de tout passé, qui peut vivre et s’installer partout dans le monde : faire de l’homme un consommateur lambda.
                              Une utopie socialo-marxiste qui prétend réaliser le paradis sur Terre, en ignorant le Péché Originel. Ce type d’idéologie mène inévitablement à la guerre civile.

                              « Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. »
                              Apocalypse 13:15-17


                            • I.A. 18 avril 14:03

                              Travail historique remarquable, étayant parfaitement les parallèles avec leur « guerre au virus » d’aujourd’hui.

                              Merci beaucoup.


                              • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 18 avril 15:39

                                « Dans la sphère du pouvoir gouvernemental, l’action décisive appartient rarement aux figures supérieures, aux hommes des idées pures, mais bien à une catégorie d’êtres de beaucoup moins de valeur, quoique plus adroits, je veux dire ceux qui travaillent dans la coulisse. En 1914 et en 1918, nous avons vu comment les décisions historiques de la guerre et de la paix étaient prises, non pas selon la raison et par les responsables, mais par des individus cachés dans l’ombre, du caractère le plus douteux et d’une intelligence bien limitée. Chaque jour nous constatons encore que, dans le jeu ambigu et souvent criminel de la politique, auquel les peuples confient toujours avec crédulité leurs enfants et leur avenir, ce ne sont pas des hommes aux idées larges et morales, aux convictions inébranlables qui l’emportent, mais des joueurs professionnels que nous appelons diplomates, - ces artistes aux mains prestes, aux mots vides et aux nerfs glacés. » (Stéfan Zweig, Préface à son « Fouché »)

                                 

                                « Quand les drapeaux sont déployés, toute l’intelligence est dans la trompette » - Stefan Zweig


                                • I.A. 18 avril 21:31

                                  @Francis, agnotologue

                                  ... Ou de l’irresponsabilité des vrais responsables.

                                  On comprend mieux les « apartés » tels que 1789-1799... (je m’en vais aiguiser le fil des lames de ce pas).


                                • Adèle Coupechoux 18 avril 16:59

                                  Parallèle troublant que ce suicide d’une civilisation décrite par Stefan Zweig et par vous.

                                  J’ai pensé à la lecture de votre texte émouvant, au jardin des Finzi-Contini.

                                  A l’inacceptable qui se met en marche. Aux ghettos mis en place partout en Europe, à la « raréfaction de l’air » dans un hiver qui n’en finit pas…

                                  Un jardin qui abrite des quasi-morts et un déni de l’actualité qui se déroule près de chez-eux.


                                  • artheslichepèdetologue arthes 18 avril 17:05

                                    @Adèle Coupechoux

                                    Avec votre bandeau rouge "je soutiens mes c. avox etc...) 
                                    Franchement, plus je vous lis, plus vous me faites penser à....

                                    Sainte couille


                                  • Adèle Coupechoux 18 avril 17:25

                                    @arthes

                                    C’est bon, t’as fait ta crotte, Saint Anus ? 


                                  • artheslichepèdetologue arthes 18 avril 17:42

                                    @Adèle Coupechoux

                                    Oui mais , pauvre petite pauvrette, il s’agit d’un : Saint aGnus Dei, https://youtu.be/64ckkiz33cU


                                  • Adèle Coupechoux 18 avril 17:45

                                    @arthes

                                    Et mytho avec ça !


                                  • foufouille foufouille 18 avril 17:47

                                    @Adèle Coupechoux

                                    trop mort de rire vu ton niveau de mytho neuneubel.


                                  • Adèle Coupechoux 18 avril 17:50

                                    @foufouille

                                    C’est bon de vous lire Foufoune...


                                  • artheslichepèdetologue arthes 18 avril 17:57

                                    @Adèle Coupechoux
                                    lol

                                    T’es juste le résulte de notre « civilisation ».


                                  • foufouille foufouille 18 avril 18:47

                                    @Adèle Coupechoux

                                    mais oui coupecouille.
                                    tu as obtenu ton doctorat neuneubel de connerie médicale.


                                  • Le problème, ils continuent de mentir.

                                    Cependant nous continuons à les croire !

                                    C’est quasiment du suicide .

                                    Il faut absolument stopper ce cycle pervers


                                    • pipiou2 18 avril 18:17

                                      Le début de l’article, sur Zweig, et l’Europe du début du 20eme siècle, est vraiment captivant, instructif.

                                      Mais la conclusion, avec la tentative de lien avec la période actuelle, est loin d’être convaincante.

                                      L’agonie que semble voir l’auteur de notre société actuelle me parait beaucoup moins douloureuse que les horreurs des deux WW.

                                      Mais maintenant que les derniers combattants sont morts on peut raconter ce qu’on veut ; au pire ils se retourneront dans leurs tombes.


                                      • Pierre Chazal Pierre Chazal 18 avril 19:24

                                        @pipiou2
                                        Nos temps présents, de ce que je peux en voir (en tout cas en Europe et aux USA), offrent de nombreux éléments qui font penser à l’affaissement d’un monde. C’est un lent naufrage qui mène, en schématisant avec humour, de Marguerite Yourcenar à Marlène Schiappa pour ne citer qu’un aspect des choses.
                                        Pour ce qui est du parallèle avec Zweig, il faut le voir au niveau de l’auteur lui-même, « européïste » convaincu qui se désolait ce qui était arrivé à « son » Europe qu’il chérissait tant. Nous avons fait l’Acte unique, Maastricht, l’UE et la Commission européenne, et je ne suis pas sûr que ce que nous avons aujourd’hui sous les yeux en termes de consistance politique, d’intégrité, de représentativité et de « vision » pour l’avenir ne le fasse pas, justement, se retourner dans sa tombe. La comparaison s’arrête là. Pour les morts et les champs de ruines, ma foi, on verra bien...


                                      • velosolex velosolex 18 avril 19:54

                                        @pipiou2
                                        C’est un livre intéressant , un immersion dans le passé, avec néanmoins le défaut de ne pas être un journal, qui est bien plus réaliste, le récit de jours qui viennent, sans le confort de savoir comment l’histoire va arriver. Ce qui permet de corriger ce qui fâche, et d’oublier certaines choses, dans un livre qui se veut le bilan....
                                        Zweig dans un premier temps a vu l’avènement d’Hitler comme positif. Il s’est ravisé par la suite aussi....Tout le monde peut se tromper. Mais de cela il n’en parlera pas dans « le monde d’hier »
                                        Ecrit juste avant de se suicider. 
                                        Il porte en lui un regard extatique sur une enfance préservée, avec ce décalage dans le temps, et un vécu très pessimiste sur son avenir...S’il croyait jeune au progrès dans une dimension extatique, et à la paix des peuples, il ne croit plus maintenant qu’en la barbarie et à la victoire nazie.
                                        Cette absence de nuances me semble intéressante sur la façon parfois de Zweig d’être au monde dans le vécu, et propice à un étourdissement et à la névrose. Voir au raptus,. Comme dans son roman « amok »
                                        . Il y a des éléments sociologiques très pertinents, lié à son expérience intime, quand il parle du dix neuvième compassé dans lequel il vient, et du monde du début du vingtième. On passe alors d’une culture patriarcale où il parle ainsi de son père se vieillissant délibérément pour affecter dans les manières les allures de la bourgeoisie ( pondérance, barbe, retenue, et se freinant délibérément dans son allure bien qu’il soit jeune) à l’affirmation progressive de la liberté des individus et du mythe du sport et de la jeunesse. 
                                        On remarque que c’est au tournant du siècle que toutes les révolutions se passent, et que dans la littérature apparaissent les plus grands écrivains (Joyce, Proust, Thomas Mann) qui traitent tous de la signification du temps, et des notions relatives de la représentation. Est il vraiment étonnant finalement que ce grand bouillonnement, ces révolutions à tous niveaux, débouchent sur la guerre, en volonté d’affirmation, baignée de testostérone ?...
                                        Les industriels étaient bien tous d’accord pour penser que la guerre allait leur profiter et chez nombre d’intellectuels, c’était une promesse d’un renouvellement. Je pense à Apollinaire et à Fernand Léger qui ont célébré la guerre avant de se raviser quand ils étaient sur le front. 
                                        Rien de nouveau en fait. Notre monde est bercé de crises, de guerres,, et de moments de progrès et de vie paisible. Les quatre saisons..... Zweig a eu la faiblesse de croire que le printemps serait éternel, avant 14, et puis plus tard quand les nazis sont arrivés, que l’hiver le serait aussi.
                                        J’ai à le lire une difficulté. Bien que je l’apprécie dans beaucoup de récits, il me parait trop amoureux de lui même, de sa culture, de son origine. (24 heures de la vie d’une femme : Où il est difficile de ne pas voir une complaisance amoureuse envers un double de lui même, comme d’autres nouvelles) pour être totalement ouvert au monde tel qu’il est, et non tel qu’il devrait être. 


                                      • I.A. 18 avril 21:37

                                        @Pierre Chazal

                                        « C’est un lent naufrage qui mène, en schématisant avec humour, de Marguerite Yourcenar à Marlène Schiappa pour ne citer qu’un aspect des choses. »

                                        Vous oubliez Anne Hidalgo, copie de Marlène, pour ne citer que la basse-cour femelle...


                                      • Thierry Gourvénec Thierry Gourvénec 18 avril 19:08

                                        Bonjour Pierre,

                                        "le principal point d’accroche qui relie cette époque à la nôtre a davantage trait à cette idée, moins saugrenue qu’il n’y parait,

                                        de bouffée délirante collective pour expliquer l’inexplicable".

                                        Si cette notion peut paraitre saugrenue, c’est qu’elle est très peu connue, à peine étudiée.

                                        Pour étudier les bouffées délirantes collectives, personnellement je suis partie de l’exemple de la rumeur délirante de 1969, dont j’affirmais qu’elle est "une édifiante et parfaite illustration de l’inconscient collectif" : JGciKCzrNqJ_La-rumeur-délirante.pdf .

                                        Dans cet exemple de rumeur délirante, le délire collectif est évident : au mois de mai 69 une partie de la population française est convaincue que les jeunes femmes sont systématiquement endormies et enlevées dans des cabines d’essayage de magasins juifs, parfois selon des scénarios invraisemblables, alors même que la police affirme qu’il n’y a eu ni déclarations ni plaintes inhabituelles de disparations. 

                                         

                                        Il avait été décrit auparavant en psychiatrie les délires à deux, en sociologie les suicides collectifs essentiellement au sein de sectes. Avaient aussi été décrits par ci, par là, une épidémie infectieuse délirante, des épidémies de danse pathologique, des épidémies d’hilarité irrépressible,  et bien d’autres épidémies de déraison. Mais n’ayant pas fait l’objet d’étude psychosociologique approfondie.

                                        Mais une bouffée délirante collective étendue à l’ensemble de la planète ayant pour thème une épidémie infectieuse insensée, cela ne s’était jamais vu. Sur le même thème de l’épidémie infectieuse une courte épidémie délirante à Escherichia Coli Entéro-Hémorragique n’avait concerné en 2011 qu’un cercle restreint de personnes : le Commissariat européen à la santé et les ministères français et allemand de la santé.

                                        Peut-on étendre aux « délires » guerriers et massacreurs, et autres génocides, cette notion de bouffée délirante collective ? Je n’en suis pas certain dans la mesure où dans ces cas il y a soit volonté d’en découdre avec aussi fort que soi dans des proportions qui finissent certes par devenir « délirantes », soit volonté d’exterminer une population sans défenses. Dans le cas des génocides cette volonté peut apparaitre franchement délirante. Mais il y a néanmoins volonté. Faut-il alors parler tout de même de délire ? Certains l’affirment. Tel Saul Friedländer à propos de l’antisémitisme nazi.

                                        Dans les bouffées délirantes collectives, il n’y a pas de volonté d’aboutir à l’expression constatée. Les populations sont soumises sous l’effet de l’angoisse à une extraction du monde de la raison et de la logique. Elles sont happées par un processus délirant

                                        les faisant « sortir du sillon » (du latin de lirare), « de la jante » (déjanter), « du rail » (dérailler).

                                         Dans le cas de la guerre 14-18, on peut tout comme S. Zweig s’interroger : "Si aujourd’hui on se demande à tête reposée pourquoi l’Europe est entrée en guerre en 1914, on ne trouve pas un seul motif raisonnable, pas même un prétexte (...) Tout évènement extrême, toute violence paraissaient presque impossible dans une ère de raison". Pour autant nombre d’historiens et d’économistes ont tenté d’apporter bien des interprétations rationnelles pour expliquer le déclenchement de ce qui au départ ne pouvait être pronostiqué à la hauteur d’une véritable future boucherie. Véritablement folle dans un regard à postériori.

                                        Ou faut-il comme S. Zweig "donner raison à Freud quand il ne voyait dans notre culture qu’une mince couche que peuvent crever à chaque instant les forces destructrices du monde souterrain" ? Le débat reste ouvert.


                                        • Pierre Chazal Pierre Chazal 18 avril 21:32

                                          @Thierry Gourvénec
                                          Bonjour Thierry, je savais que je t’appâterais avec mes histoires de bouffée délirante collective. Il est difficile de dire si effectivement elle suffit à expliquer 14-18. Sans doute que non. Et notre époque non plus d’ailleurs, trop paradoxale pour subir une exégèse à chaud. Gouvernance de papier, autoritarisme de schtroumpfissime à la limite du ridicule, soumission tellement molle et spongieuse que même un vrai tyran digne de ce nom finirait par s’en irriter... Il faudra sans doute des années pour en faire la synthèse. Tu t’y colleras ?


                                        • Thierry Gourvénec Thierry Gourvénec 19 avril 12:59

                                          @Pierre Chazal
                                          Bonne intuition, Pierre ! D’autant que depuis quelque temps, ayant dépensé plus que de raison une énergie considérable à l’engagement que l’on partage, j’ai atteint un état de relative saturation vis-à-vis des infos concernant la covid, les informations voyant leur nombre s’accroitre en proportion de la folie en cours et de la mobilisation en réponse. Et forcément Agoravox pâtit de la concurrence, et je n’y viens donc pas tous les jours. N’hésite pas à me signaler tes publications pour ne pas les rater !

                                          Agoravox reste un lieu d’analyses et d’informations originales. Mais la censure de nouveau s’abat à l’égard des plus radicaux dans la forme, et c’est bien préoccupant. Doctorix de nouveau ne passe plus la modération, et Olivier Cabanel a décidé de ne plus publier tant que son dernier article sur les vaccins sera refusé. Ce qui ne peut que faire fuir encore bien des lecteurs.
                                          Bien avant France Soir, Agoravox publiait des articles critiques venant faire obstacle au délire. Malheureusement, et contrairement à FranceSoir dont l’audience a augmenté, Agoravox est devenu frileux, délire collectif aidant, et voit sa fréquentation baisser.
                                          Or Agoravox est important. Ici, et tu en fais l’expérience avec la thèse de Zweig que tu présentes, on ne reste pas longtemps, sauf état délirant, dans l’illusion de nos croyances. Il y a toujours quelqu’un pour venir vous apporter la contradiction sans détours. Et c’est irremplaçable.

                                          J’espère que l’on fera preuve de vélocité, et qu’il ne faudra pas des années pour propager la connaissance sur la bouffée délirant collective en cours et en traduire les moyens de s’en extraire. Sans quoi notre avenir sera bien sombre. Un délire qui se chronicise, forcément ne donne rien de bon. Alors oui je n’ai pas d’autre alternative que de me coltiner cette notion bien qu’elle ne fasse pas partie strictement de mon espace conceptuel professionnel.


                                        • Thierry Gourvénec Thierry Gourvénec 19 avril 13:17

                                          @Thierry Gourvénec
                                          Toi qui est parolier, je t’indique, si tu ne l’as pas déjà découverte, une artiste singulière mêlant grande fragilité et force impressionnante, qui a de la conviction et de l’indignation à revendre :

                                          Delphine VOLANGE :

                                          https://www.francesoir.fr/videos-le-defi-de-la-verite/delphine-volange-au-defi-de-la-verite

                                          (on peut commencer à 7’55« , Richard Boutry est »un peu" pénible avant)


                                        • JulesDu13 19 avril 21:13

                                          @Thierry Gourvénec
                                          Cela me fait penser à La Dolce Vita de Fellini, et l’épisode de l’apparition de la Vierge. En fait pendant des siècles des millions de gens ont ’vu’ Dieu, le Diable, ou l’un de leurs avatars, de leurs propres yeux vu. Pour ma part, dans la pénombre, j’ai dû voir un certains nombres d’araignées géantes et de monstres dans le placard. Mais dans ce cas j’ouvre les yeux un peu mieux et je me fait une camomille.
                                          Si on a une raison profonde (fragilité mentale, intérêt personnel fort, névrose, etc...) de céder à une panique ou une fureur, alors un déclencheur très modeste peut suffire à faire perdre complètement les pédales. Ensuite il n’y a plus forcément de marche arrière possible jusqu’à ce qu’on se prenne un mur bien réel.
                                          Ne pas oublier tout de même le matraquage médiatique sans lequel la panique sanitaire retomberait aussitôt comme un soufflé bien moisi.


                                        • Baron de Risitas Baron de Risitas 18 avril 19:14

                                          Après la boucherie de 14-18, il y avait un petit caporal qui errait dans les rues de Vienne en vendant des dessins pour survivre, il s’appelait Adolph et il allait se venger ...


                                          • velosolex velosolex 18 avril 19:18

                                            Ce livre m’a beaucoup marqué. Zweig parle assez justement de l’histoire de l’Autriche-Hongrie, à qui finalement il a lié son sort. Il va disparaitre, condamné par la barbarie. Ce dandy éduqué n’a pas pu supporter le grand bon en arrière. Une tendance dépressive n’a surement pas amélioré les choses. Quand il arrive au Brésil, ce n’est plus qu’un vieillard, qui pense d’ailleurs que les nazis vont gagner la guerre. Je lui en veut un peu d’avoir emmener avec lui dans la mort sa jeune secrétaire et amante, sous emprise sans doute d’un personnage charismatique et séducteur. Son parcours d’enfant protégé fils de grand bourgeois ne l’a pas préparé à ce qui allait arriver, ni d’avoir vécu à Vienne, la perle à l’époque de la culture et du raffinement, d’où émergent les mouvements nouveaux. Pas facile de voir les bruts verts de gris venir casser la vaisselle fine. 

                                            A coté Orwell a eu de la chance d’être déniaisé par les collèges anglais, l’épisode Birman, le trimard et la guerre d’Espagne. Il a vu la tempête arriver. Zweig se contentera lui du roman pour envisager la crise, et les effets qu’elle crée chez les hommes. Marie Antoinette, dont il a fait une excellente biographie, se retrouve d’ailleurs aussi démunie que lui devant la révolution Française, totalement inenvisageable. Mais elle se révélera elle dans la crise bien plus résiliente que Zweig. Rien de mieux que la crise pour voir ce qu’on a dans le ventre. 

                                            Ses pages sur l’origine de la guerre de 14 ne sont pas originales en elles mêmes, dans l’analyse, que l’on peut trouver encore dans un livre comme « Les somnambules ». Il y a bien eu un catharsis général en 14 dans beaucoup de pays. Il semble que presque un demi siècle de paix avait troublé les esprits. Néanmoins quand on lit les mémoires d’un simple soldat comme Louis Barthas, cela confirme que la grande réserve devant la boucherie à venir était bien là. Les paysans n’ont pas abandonné leur bétail et leur ferme en plaisantant. La dureté de l’existence donnait un peu plus de plomb dans la cervelle que chez les intellos nationalistes à la Péguy ou Barrès. Zweig était trop fin et trop fragile. Trop idéaliste, croyant au progrès de l’humanité. Mais dans son œuvre on sent souvent percer la peur de la folie, (Amok), la peur de la perte d’un capital lentement élaboré par un coup de destin ( Magellan). Comme souvent chez beaucoup d’écrivains de génie on peut lire a postiori dans leur œuvre, ce qui leur arrivera. Comme si leurs hantises les faisait visionnaires de l’histoire commune autant que de leur destinée particulière. Et plus d’un héros de Zweig se donnera la mort dans ses écrit de jeunesse comme lui même le fera. 

                                            On peut se rappeler l’exaltation stupide de nos journalistes le 11 Septembre. Leur exaltation quand ils étaient « embeded » par les américains pendant les deux guerres d’Irak, promettant de nous montrer la guerre en direct, pour se rappeler que rien ne change, bien avant le covid. Il semble que l’on porte en nous quelque chose de pathologiquement malsain, morbide. La cruauté et la bétise de l’homme n’est plus à prouver. Le mieux c’est de faire semblant d’avoir une bonne raison pour tout laisser en plan et aller éventrer l’autre. La religion est très forte à ce niveau pour catalsyer les énergies négatives, ou inverser les polarités chez certains. Il suffit de se rappeler des croisades, pour faire écho à Daesh.. Mais les nazis étaient de parfait païens ne croyant qu’en la puissance et en la peur qu’ils représentaient. La vie est tragique. Et en groupe c’est encore pire. Surtout au pas de l’oie en écoutant la musique militaire. Pas facile d’entendre alors le chant des petits oiseaux.


                                            • Pierre Chazal Pierre Chazal 18 avril 19:29

                                              @velosolex
                                              Merci de ce complément très instructif. « Les somnambules », vous dites ? Vous pouvez m’en dire plus ?



                                            • I.A. 18 avril 21:58

                                              @velosolex

                                              « Il semble que l’on porte en nous quelque chose de pathologiquement malsain, morbide. La cruauté et la bétise de l’homme n’est plus à prouver. Le mieux c’est de faire semblant d’avoir une bonne raison pour tout laisser en plan et aller éventrer l’autre. La religion est très forte à ce niveau pour catalsyer les énergies négatives, ou inverser les polarités chez certains. Il suffit de se rappeler des croisades, pour faire écho à Daesh.. Mais les nazis étaient de parfait païens ne croyant qu’en la puissance et en la peur qu’ils représentaient. La vie est tragique. »

                                              Assez lucide.

                                              Nous touchons là à l’un des paradoxes de l’humanité : poussée à se faire violence pour survivre, elle ne sait plus vivre sans violences. Ça nous renvoie à notre animalité d’une façon d’autant plus cynique, que la survie n’est logiquement qu’une aspiration à la vie. Cette émulation leur venant du fond des âges, pour beaucoup d’humains elle reste leur unique moteur. Il en résulte des comportements déviants, tous aussi puérils que primitifs... et criminels.

                                              Le comprendre devrait aider à s’en guérir, non ?


                                            • alinea alinea 18 avril 22:32

                                              @I.A.
                                              Pourquoi « ça nous renvoie à notre animalité » ? Vous avez déjà vu des animaux en état de violence inutile et sans raison réelle ?
                                              Je pense au contraire que si nous étions rendus à notre animalité, nous serions en tension et violence quand il le faudrait ( maintenant par exemple pour nous défendre des attaques du pouvoir), mais saurions vivre paisiblement quand le temps le permet !
                                              Les animaux sont certes toujours vigilants, mais la vigilance n’est pas une violence ! et nous ferions bien de l’être nous aussi.


                                            • velosolex velosolex 18 avril 23:27

                                              @I.A.
                                              « Les somnambules » par ailleurs pourrait être le titre pour un ouvrage sur la génèse du covid, et ses suites. 
                                              Si la guerre de 14 est liée au nationalisme et aux frontières, et à l’illusion pour chaque pays de s’imaginer vainqueur ; la covid est liée à la disparation des frontières et à l’émergence d’une économie mondialisée, ayant entrainé les dépendances et les dégâts qu’on sait 
                                              De la guerre de 14 à cette crise. le même aveuglement, la même suffisance, la même foi en des systèmes salvateurs pour sauver la mise, sont présents :
                                              Là ce n’est pas l’armement, les obus qui sont déterminants dans la force de l’utopie, mais le mantra sacré de la mondialisation, et la croyance qu’après une longue période de paix, cette crise ne sera qu’un epi phénomène qu’on réglera en quelques mois, tout comme la première guerre mondiale. Et dont on tirera même profit. 
                                              Accident conjoncturel localisé à la chine au début, comme l’attentat de Sarajevo à la serbie, le covid s’est mondialisé. On constate que sa gestion aberrante est une nouvelle façon de faire la guerre ! . Evident pour la chine, mais on a mesuré que chaque pays créateur d’un vaccin a cherché et cherche encore à en faire une arme politique d’influence. On peut dire qu’on n’a rien n’appris, car dans cette crise, l’entraide et la solidarité seraient précieuses. Elles restent indispensables pour résoudre cette catastrophe environnementale, comme celles qui vont suivre.
                                              Si nous n’aidons pas nos voisins, le retour de boomerang est assuré, par les mutations du virus. Celui ci devenant déjà de plus en plus incontrôlable. 
                                              Je faisais parti des naïfs qui pensaient que le vaccin serait forcément partagé. Pas par altruisme, mais par simple pragmatisme. C’était une erreur. Nous sommes dans la fable de la Fontaine : « Le scorpion et la grenouille ». Celle ci sauve le prédateur, alors qu’ils se noie dans la rivière. Mais au beau milieu du gué, il ne peut s’empêcher de la piquer. Et se condamne ainsi lui même. Car « c’est dans ma nature » confesse t’il, de piquer. 
                                              Effet contingent. Nous passons du mythe de la mondialisation heureuse à un retour du nationalisme, dans de plus en plus de pays, avec les risques d’un nouveau bond en arrière en ce sens. La perte des intelligences communes ramène au risque de guerre directe. Celle ci arrive quant on ne parvient plus à juguler les tensions, et quand on pense même qu’elle va les soulager. Ne manque plus qu’un bargeot ensuite comme dans « docteur Folamour »


                                            • Jelena Jelena 18 avril 22:35

                                              Zweig avait une vision paradisiaque de ce qu’était l’Autriche-Hongrie car il vivait dans les beaux quartiers de Viennes, alors que pour « les colonisés », c’était avant tout un empire tyrannique... D’ailleurs encore aujourd’hui que ce soit en république Tchèque, Pologne, Slovaquie, Roumanie ou Serbie, glorifier l’Autriche-Hongrie, c’est passable de tribunal.


                                              • Pierre Chazal Pierre Chazal 18 avril 23:03

                                                @Jelena
                                                Ok, et... pour la période communiste ?


                                              • alinea alinea 18 avril 23:06

                                                @Jelena
                                                Ben oui, il y a les colons, et les colonisés ; mais le fait est que l’on ne choisit pas le lieu où l’on naît. Nous autres occidentaux

                                                en savons quelque chose !
                                                Sinon, juste une correction : « passible » de tribunal !


                                              • velosolex velosolex 18 avril 23:46

                                                @Jelena
                                                Zweig avait les limites de la clairvoyance liées à son milieu, à la puissance de sa classe et de son pays. J’ai lu dernièrement un article intéressant sur les « ruines ». On apprend beaucoup des ruines, et des rides.
                                                Bouddha dans son palais c’est Stephan Zweig. Mais il veut connaitre la douleur et le monde. Zweig en a la conscience, mais reste dans son milieu. C’est l’œil de l’occidental raffiné, épouvanté par la tournure des événement, et la disparation d’un monde. 
                                                Nous nous émouvons devant Notre dame en ruines. Peut être faudrait il la laisser ainsi. Une leçon d’histoire à portée de tous, hors les représentations des musées. Paris n’est pas Beyrouth. Pas une maison délabrée, ou si peu. Un écrin ripoliné ! 
                                                La révélation de la mort ne fait plus partie du jeu, hors soignant qu’on applaudit bien fort messieurs mesdames. 
                                                J’ai vu hier soir « Centro do Brazil ». Un superbe film raté à sa sortie en 98. Il n’a pas vieilli. Il raconte une histoire aussi dure et forte que « La strada » de Fellini ; entre un gamin et une femme vieillissante. 


                                              • Jelena Jelena 19 avril 11:04

                                                @Pierre Chazal : Ce n’est pas vraiment comparable... La période communiste fut « un régime politique » mis en place par des locaux, alors que les austro-hongrois étaient des envahisseurs. Par ailleurs, il n’y a pas de procès pour les nostalgiques du bloc rouge, qui de toute manière sont devenu invisibles.

                                                @alinea : La prochaine fois j’écrirai « condamnable par la loi ». smiley


                                              • alinea alinea 19 avril 12:02

                                                @Jelena
                                                Je t’ai vexée ? Ça m’étonnerait !

                                                 smiley

                                                tu préfères le « able » au « ible » ? c’est possible, c’est passable, c’est du sable pas une cible... oui pourquoi pas ! smiley


                                              • chantecler chantecler 19 avril 10:11

                                                Article très intéressant ...

                                                ...

                                                Et pourtant la catastrophe , le « suicide de l’Europe » a eu lieu ...

                                                Faut il évoquer eros et thanatos ?

                                                Les instincts de construire et de détruire ?

                                                Ou encore l’insatiabilité de certains qui n’ayant jamais assez , veulent mettre la main sur toujours d’autres et nouvelles richesses ?

                                                Car il s’agit aussi de colonisation, de partage de l’Afrique et de ses richesses , de nationalisme , de pangermanisme , d’espace vital ...

                                                Pourquoi la guerre est elle si récurrente à tel point que la paix semble une anomalie entre deux guerres dans notre histoire ?

                                                Dire que l’on va encore honorer la mémoire de Napoléon , ce « génie » qui a causé tant de morts de destruction et de misère dans son sillage ... !


                                                • Pierre Chazal Pierre Chazal 19 avril 13:02

                                                  @chantecler
                                                  Il est difficile de comprendre avec sa « raison » certaines choses qui semblent de l’ordre de la logique de « meute ». Ce qui me fait penser à un film comme « A mort l’arbitre », par exemple, dans les années 70 : ces supporters devenus fous qui pourchassent Eddy Mitchell après un match perdu par leur équipe.


                                                • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 19 avril 11:07

                                                  Article intéressant, surtout pour quelqu’un comme moi qui n’a jamais lu Zweig. Un point : vous écrivez « la redoutable propagande de guerre, véritable auxiliaire de la déraison dont cette époque encore naïve n’avait pas appris à se tenir à l’écart ». Je ne crois pas que notre époque soit moins naïve. J’ai connu aux Etats Unis ce genre de propagande répandue par les grands médias pendant la deuxième guerre du golfe. Dans divers milieux, il fallait être anti-patriote et un mauvais citoyen pour oser faire des critiques contre cette guerre lancée contre Sadam Hussein, l’incarnation du mal, avec des preuves très fragiles concernant les armes de destruction massive qu’il était supposé détenir.


                                                  • Pierre Chazal Pierre Chazal 19 avril 12:59

                                                    @Bernard Mitjavile
                                                    Oui, vous avez raison, le parallèle avec la seconde guerre en Irak est bienvenu. Noam Chomsky disait à peu près la même chose sur la guerre du Vietnam. Les premiers mois, même les New York Times et les Washington Post s’offusquaient des « pacifistes » qui manifestaient contre cette guerre absurde. 5 ans plus tard, on traitait les anciens combattants comme des sales types qui avaient massacré de pauvres paysans...


                                                  • @Auteur

                                                    Bonjour Pierre,

                                                    Une fois de plus un article lucide et bien qu’un peu désabusé, j’imagine qu’il n’a pas que vocation à être prémonitoire.

                                                    Puis-je me permettre de le publier aussi sur le Vilain Petit Canard ? Sous ton nom d’auteur, bien sûr.

                                                    Je ne crois pas du tout, même pas un seul instant à ces fariboles de délire collectif. Il y a, comme le dit Zweig, un endoctrinement continu résultat d’une propagande tous azimuts. Quand tu y réfléchis bien cette histoire de délire collectif est des plus gênante parce qu’elle suppose l’irresponsabilité ex officio des dirigeants. Et puis nous prendre « un peu » pour des cons, aussi, parce qu’il serait légèrement difficile de prétendre que tous les sociopathes au pouvoir auraient été pris de la même bouffée délirante, et dans la foulée, auraient pris les mêmes mesures mortifères...

                                                    A+

                                                    Philippe


                                                    • Pierre Chazal Pierre Chazal 19 avril 15:25

                                                      @Philippe Huysmans, Complotologue
                                                      Salut Philippe, oui, bien sûr, publie à ton aise. il y a sans doute un mélange des deux, endoctrinement et psychose, mais c’est surtout valable au niveau médiatique, et moins politique. Bcp de Français n’écoutent plus tellement  sinon plus du tout  Varex et Castan, sans même parler du schtroumpfissime, mais les radios et TV continuent à jouer allègrement du tam-tam de guerre, et il y a un effet « ruissellement » inévitable des nouvelles apocalyptiques, même sur les plus hermétiques à la propagande. Sans parler de ces vaccins, qui divisent jusque dans les familles...
                                                      Tiens, si tu ne l’as pas vu passer, l’interview du maire de Montfermeil. Les 10 dernières minutes sont férocement à charge :
                                                      https://www.youtube.com/watch?v=h70gLHKfS_s


                                                    • @Pierre Chazal

                                                      La psychose chez les moutruches, sûrement, chez les psychopates qui mènent la danse, je n’y crois pas une seule seconde.

                                                      Ok je m’attelle à la republication.


                                                    • @Pierre Chazal

                                                      Ok c’est online y compris un lien vers ton éditeur dans la bio.

                                                      https://www.levilainpetitcanard.be/le-monde-dhier/

                                                      a+


                                                    • JulesDu13 19 avril 21:42

                                                      @Philippe Huysmans, Complotologue
                                                      Je pense que des dirigeants peuvent être des manipulateurs intelligents et des psychopathes en même temps psychotiques sans doute pas, sinon leurs actes deviendraient franchement incohérents .
                                                      Agir comme les politiciens au pouvoir le font actuellement révèle quand même une déconnection d’avec le réel, ils poussent la recherche de leur intérêt jusqu’à tout risquer sur un coup de dé alors que l’essentiel leur était acquis : rentes et position sociale.
                                                      Notre autocrate actuel se prend pour une sorte de Jésus Christ croyant en lui-même, les individus louches (de la sphère ploutocratique) qui le pilotent se prennent pour la race supérieure des seigneurs d’antan. Beaucoup de travail pour les psychanalystes il me semble.


                                                    • julius 1ER 19 avril 18:40

                                                      Comparer l’UE à l’Empire Austro-hongrois il fallait le faire !!!!!

                                                      Chazal le fait sans tiquer mais à la fin il va se crasher comme son Zeppelin gonflé à l’hydrogène .... on a remplacé l’hydrogène par l’hélium pour assurer la pérennité des dirigeables mais c’était trop tard le dirigeable en avait pris un coup dans l’aile après la tragédie du Hindenburg mais çà c’est de l’histoire ancienne !!!

                                                      Pour l’UE on ne peut pas dire tout et son contraire ... reprocher à l’UE de ne pas être impérialiste au contraire de tous les empires si mal compris par Zweig car c’est l’impérialisme la cause primaire de la 1ière et de la 2ie Guerre mondiale .... d’ailleurs il y a une anecdote qui vaut son pesant de cacahuètes ... Guillaume II empereur de l’Allemagne d’alors celle de 1914/18 qui aurait dû être traduit devant un tribunal international (malheureusement celui-ci n’existait pas alors) a trouvé refuge aux Pays-Bas lorsqu’il a été forcé d’abdiquer à la fin de la 1ière guerre mondiale .... une tête couronnée en accueille une autre ... Pays Bas mal récompensés d’ailleurs puisqu’en 1940 l’Allemagne a plutôt massacré pas mal de hollandais et détruit plusieurs villes dont Rotterdam , ce glorieux ex-kaiser s’est empressé d’aller féliciter Hitler en pensant en tirer quelques bénéfices dont un éventuel retour au trône ..... mais Hitler en gentleman l’a éconduit en disant (quel idiot ) preuve que certains ne comprennent rien au mouvement de l’Histoire ..... mais çà on le savait déjà !!!!!!!!!

                                                      Bon même si l’UE est loin d’être « la panacée » revenir au monde d’avant signifie retour aux guerres intestines qui ont conduit l’Europe en tant que continent à s’auto-détruire, non pas par 1 guerre mondiale mais par 2 .... qui dit mieux ???

                                                      Alors citons Aristide Briand « le patriotisme c’est l’amour de la patrie, mais le nationalisme c’est la guerre » !!!!!

                                                      et cette culture du nationalisme que l’on croyait plus ou moins éteinte revient dans beaucoup trop de pays servant de moteur à tous les populismes, et çà ce n’est pas un progrès !!!!!

                                                       


                                                      • Pierre Chazal Pierre Chazal 19 avril 19:14

                                                        @julius 1ER
                                                        Je pensais qu’on ne pouvait pas avoir Pioupiou 2 et Julius 1er en commentaires dans le même article. Apparemment si, tant pis pour moi.
                                                        Pour le reste, très rapidement, avant d’aller préparer le dîner :

                                                        Comparer l’UE à l’Empire Austro-hongrois il fallait le faire !!!
                                                        Pierre Weiss aussi, ironiquement, en s’appuyant sur une expression satirique de Robert Musil :
                                                        https://www.letemps.ch/opinions/lue-fantome-lempire-austrohongrois

                                                        reprocher à l’UE de ne pas être impérialiste au contraire de tous les empires si mal compris par Zweig

                                                        Qui au juste reproche à l’UE de ne pas être impérialiste ? Zweig ? Ah non c’est vrai, il est mort... Alors moi ? Il faut que je me relise, ça m’avait échappé.

                                                         revenir au monde d’avant signifie retour aux guerres intestines qui ont conduit l’Europe en tant que continent à s’auto-détruire, non pas par 1 guerre mondiale mais par 2 .... qui dit mieux ???

                                                        Où est-il écrit dans l’article qu’il faut « revenir au monde d’avant ? ». 

                                                        Alors citons Aristide Briand « le patriotisme c’est l’amour de la patrie, mais le nationalisme c’est la guerre » !!!!! et cette culture du nationalisme que l’on croyait plus ou moins éteinte revient dans beaucoup trop de pays servant de moteur à tous les populismes, et çà ce n’est pas un progrès !!!!!


                                                        C’est très joli et très original. On aurait pu ajouter « la guerre c’est mal » et « la pluie ça mouille » Sinon j’ai écrit ceci : « ce n’est non plus le nationalisme, mais le retour à la souveraineté, digne, pacifique et respectueuse des frontières et des traditions, qui fait son grand retour dans la psyché des peuples. »

                                                        J’accepte la critique mais svp lisez les articles et réfléchissez cinq minutes avant de vous défouler.


                                                      • julius 1ER 20 avril 08:39

                                                        Vous aussi lisez en diagonale et ne retenez que ce qui vous arrange !!!!

                                                        j’ai dit que Zweig n’avait rien compris à la nature de l’impérialisme seul Lénine a écrit la dessus « l’Impérialisme stade suprême du capitalisme » ....

                                                        je maintiens l’UE n’est pas impérialiste contrairement à ce qui ce passe avec d’autres pays qui annexent des territoires, la Russie par exemple et la Chine qui va bientôt franchir le pas ....

                                                        alors comparaisons n’est pas raison.... et c’est vous qui écrivez cela pas Zweig ni moi :

                                                        "Le vieux continent d’avant le grand massacre – considéré, c’est important, à travers le prisme de l’empire dynastique austro-hongrois aux allures d’Union européenne avant l’heure – offre à l’auteur l’occasion d’écrire un véritable carnet de voyage, sans passeport ni visa,« 

                                                        vous avez le droit de prendre vos critiques pour des »snoc " mais assumez vos écrits !!!!!


                                                        • Jelena Jelena 20 avril 09:41

                                                          @julius 1ER >> je maintiens l’UE n’est pas impérialiste

                                                          Et le démantèlement de la Tchécoslovaquie, c’était quoi ? Et la destruction de la Yougoslavie ? Et le soutien envers les banderistes pour le Maidan ukrainien ?... Il a la mémoire courte papy Julius.


                                                        • Citoyen de base 20 avril 18:24

                                                          Livre acheté dès cet après-midi dans une ville de province que le covid a transformé en ville fantôme. Merci de votre bon conseil de lecture, M. Chazal.


                                                          • Pierre Chazal Pierre Chazal 20 avril 22:07

                                                            @Citoyen de base
                                                            Une bonne acquisition, vous me direz ce que vous en aurez pensé !


                                                          • Depuis 2018 les services secrets américains signalaient au gouv.us qu’en Chine les apprentis sorciers notamment français jouaient avec le feu d’un virus hyper mortel . 

                                                            UN MONDE MENTEUR

                                                            https://www.francesoir.fr/videos-le-defi-de-la-verite/patrick-jaulent-force-de-jouer-avec-des-allumettes-finit-par-mettre-le


                                                            • BA 22 avril 14:21

                                                              Le Figaro : Covid-19 : l’Inde recense près de 315.000 nouveaux cas en 24 heures, un record mondial.
                                                              https://www.lefigaro.fr/flash-actu/covid-19-l-inde-recense-pres-de-315-000-nouveaux-cas-en-24-heures-un-record-mondial-20210422


                                                              • Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 26 avril 07:44

                                                                Excellent article, merci à l’auteur !

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