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Rap anduzien

L'orage a essoré la chaleur moite et fatigante des derniers jours, vaporisation matinale les pieds dans la rosée ; le soir une brise rend possible une sortie à 19 heures, 17 heures au soleil, la partie la plus chaude d'une journée de calories accumulées.

Les enfants des copains et les copains des enfants sont des musicos de l'été aux terrasses des cafés.

Allons-y.

Pourquoi pas.

Les deux copines s'en vont, toit ouvrant, vitres ouvertes, cheveux blancs dans le vent et Véronique Samson qui passe en boucle, à fond. On n'entend plus les cigales !

Marché nocturne au bourg, des bagnoles des bagnoles des bagnoles. Garons-nous là ! T'es une looser toi, avançons voir ! Tu n'aimes pas marcher ?

Elles voient ; les touristes lymphatiques bouchonnent pour un rien, elles s'engagent dans un parking en cul-de-sac, s'en retournent, sillonnent les ruelles étroites encombrées de piétons, s'échappent, laissent la priorité à celui qui prendra devant elles la place libérée à l'instant. Enfin se garent.

Des files nonchalantes de grands blonds presque obèses s'agglutinent au goulet des ruelles où les chalands charmants exposent des tissus chatoyants, des statuettes en stuc, des bibelots, des gadgets, des riens à bas prix.

Tu as vu ? Il y a plein de gros culs ! T'exagères : Non ! regarde. C'est le peuple. Ah ? Ils sont pas forcés de bouffer n'importe quoi. Bien d'accord ! Une voiture les suit, au pas : si ça se trouve ils disent en nous voyant : il y a plein de gros culs ! Rires.

Sur la place du Temple, les terrasses des cafés restaurants sont pleines à craquer ; des enfants accroupis jouent avec des chiens en liberté ; la nuit tombe, les lumières de la ville font décor de fées pour magnifier une foule sans bruits détaillés, même pas une rumeur et pas tout à fait le silence.

Une fois passée l'arche sur la ruelle qui conduit à la place des Halles, c'est le Mont St. Michel ; le moindre pas est une épreuve de lenteur imposée ; les boutiques sont ouvertes, même le bureau de tabac et la boulangerie ; sinon bijoux, joujoux, cailloux, mode, sacs robes maillots, impossible d'en lécher les vitrines.

On y marche mieux l'hiver, il y a plus d'air ; elles rient.

 

Il vaut mieux être de bonne humeur pour y circuler, s'y résigner : la soupe attendra. Quand le goulet s'élargit, elle jouent des coudes, marche de profil et filent comme des animaux prisonniers qui ont assez pris leur mal en patience et se précipitent dès que la porte de la cage s'entrouvre. Le marché là aussi, autour de la fontaine, la foule s'éclaircit qui se dispatche dans les ruelles adjacentes. Des câbles électriques passent à hauteur des fenêtres, si près qu'il paraît impossible d'en fermer les volets. Bric-à-brac du sud au modernisme bien désuet.

Mais où est donc ce resto où leur table est réservée et où les filles attendent en sirotant du rosé tiède ? Réflexe téléphone pour la mère, réflexe débrouille pour la copine looser qui trouve en premier.

Les musiciens font la balance ; le son tonitruant d'une mauvaise sono, de la caisse claire, du piano électrique de le basse et de la guitare ; Ouille !

On s'embrasse, on hurle pour se faire entendre approximativement, on s'installe, on commande un rosé frais, frais ? Pas assez de place dans les frigos !

Et puis on se tait, l'espace de la table étroite qui les sépare est déjà trop grand pour l'échange ; une cuisinière, deux serveuses pour tout ce populo ; on n'est pas près de manger !

Un homme s'est levé de nulle part et s'approche, Paul ! Un vieux copain pas vu depuis des années ; salut, ça va ? Non, dit-il en sourire. Marie et Sarah sont parties balader ; ils ont déjà mangé ; on peut échanger trois mots, pas plus ; c'est peu pour savoir ! Il s'assoit sur un banc, on lui tend un verre à eau qu'on remplit de vin qui perd tout son gris derrière le vert du verre.

On s'en fout ; c'est l'été.

Marie arrive ; elle était belle comme Cécilia et lui ressemblait fort ; elle a les cheveux rouges des femmes assez jeunes pour cacher les blancs et son visage s'est creusé, son nez en paraît allongé. On s'embrasse : tu me reconnais ? Quand même ! Sa fille émaciée est belle comme un camée, un peu décalée. L'aînée est la serveuse, belle comme la vie, un peu débordée.

On commande ; on attend ; poulet massala ; c'est froid, annonce-t-elle, mais c'est normal.

Deux brochettes de poulet aux hormones farineuses, une cloche de riz basmati et une feuille de salade pousses de soja.

Ah ! Je m'attendais à une cuisse ! C'est sec, il n'y a pas un peu de sauce de soja ? Non.

La crêpe aux champignons arrive un peu plus tard.

C'est pas grave, c'est l'été. On boit pour faire passer. Le rosé est tiède, de plus en plus.

L'homme et la femme s'adossent en serre-livres, le camée se penche et livre ses secrets à la mère attentive.

Le chanteur, un garçon blond et mince est assis sur un haut tabouret ; ses mains aux longs doigts fins martèlent un rythme binaire et soutenu ; on n'entend pas les paroles de ses textes ; putain de sono. Le bassiste est rasé , joue au gros dur, quand il vient dire bonsoir, il a les joues lisses comme un gosse, plus que son crâne ; le clavier est joli garçon et Titi caresse ses cymbales sans trop en faire. On n'a jamais le même regard quand on sait les coulisses !

Après une pause bière et des bises aux copains, ils passent en mode rap.

Il écrit de beaux textes dit Léa ; dommage qu'on les entende mal ! On tend l'oreille

Et l'amitié absente

qui me hante et me tente enroulée sous le lit un tapis en attente

Je suis fort de mon cœur j'ai compris mon malheur

Et toi l'absent je suis là je t'attends

Tu te tires en bagnole tu rigoles tu me snobes

J'apprends et je comprends - ma - vie...

Pourquoi pas du rap avec des instruments indiens, tablas, harmonium, flûte, sarangui.. ?

Pourquoi pas un imaginaire moins moi je ?

Pourquoi forcément des « v » « f » ? Des « j » à la Brigitte Fontaine ?

Sexe violence moi et cacabouilla... plus ou moins hard !

 

Un petit rap fleur bleue ou cucul -la- prâline ?

 

T'as d'beaux yeux

T'es ma fleur

J'donne ma peau

Pour ton cœur

Pose ta joue sur ma joue

Grappe de vigne généreuse

J'suis ton- ser - vi - teur

Tu es belle m'émerveille

Un soleil

Une étoile à midi

Je butine ton fard

Je plonge en ton regard

Je m'y noie, tu sommeilles

Mon beau ra-yon- de - miel..

 

Ça l'fait pas, si ?

 

La place est magnifique ; une porte semi voûtée en pierres roses taillées ouvre un passage bas entre deux bâtisses inoccupées ; le crépi lèpre et les volets estompent leur vert typique de la région ; c'est beau et plein de l'Histoire.

Trois petits bistrot, salon de thé et pseudo restaurant se partagent l'espace ; des chaises des tables partout. Quelques vieux déglingués, du quartier, nostalgiques de leur jeunesse, se trémoussent ; deux petites filles, presque des bébés balancent d'un pied sur l'autre, poupées silencieuses dans leur jolies robes ; une femme sans âge, en jean, maigre en bas, grosse en haut, le teint gris et l'air triste, trouve une chaise et écoute ; ses pieds remuent métriquement.

 

C'est la fête ; pourquoi est-ce si poignant ?

 

Un dessert ? Tu en veux toi ? Non merci, ça va comme ça ; moi je veux bien une crêpe... banane chocolat ! Banane chocolat ? Eh ben dis donc ! Elle partage en petits carrés que l'on pique avec les bois des brochettes oubliés.

Je connais des raps politiques, pas mal, et un sur Monsanto, très bien ; ah ! Non, je ne connais pas.

Une femme d'une autre époque, en robe noire, remue ses épaules éclairées d'un sourire, avec une élégance rare. C'est Paul qui la désigne du menton, admiratif et moqueur.

Des corps difformes aux regards absents passent devant la scène, tenus en main par des aides guère mieux loties. Ils avancent, ils traversent et ne s'arrêtent pas.

Des jeunes filles blondes au port altier font sauter en marchant leurs cheveux brillants sur le creux de leurs reins.

Soudain, laissant au pied de la chaise sac ouvert et portefeuille et carte bancaire sur la table, la conductrice prise de démangeaisons rejoint sa fille et danse aussi. Ils ont quitté le rap, passent en mode pop et chauffent l'assemblée.

Ça sent la fin ; bientôt une heure ; les musiciens fatiguent, pas facile ce métier, surtout quand on a des textes à proposer ; les vieilles copines s'en vont, bisous, signes de la main.

Sur la place des Halles, un peu plus loin, une femme chante Piaf ; un vieux musicien joue de la contrebasse ; vieux saltimbanques, aguerris qui se font des petits plans post gloire. Quand on est vieux, il faut manger aussi.

Tout est encore ouvert mais la foule est moins dense ; elles passent par une ruelle, un arrière de maisons, le charme est suffocant même avec les clims et sans les étendages à linge ; elles s'arrêtent un instant et visitent en pensée ce passé connu que dans les livres. Imaginaire terriblement sollicité.

Des chiens gentils et accoutumés rôdent ; les chalands fatiguent aussi et font leurs comptes mais le compte n'y est pas.

La nuit est belle, l'air est frais et le retour est silencieux de deux respirations volontaires pour contrer les vapeurs de l'alcool.

J'ai un vague mal de tête, ça doit être le chocolat. Le chocolat ? Le rosé, non ?

Elle roule prudemment.


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18 réactions à cet article    


  • cevennevive cevennevive 1er août 2013 12:10

    Alinea, bonjour,


    Mais que diable alliez-vous faire dans cette galère ?

    Un pique nique au bord du Gardon ou au Col de l’Asclier, même avec du poulet farineux et salade sauce soja me conviendrait mieux.

    « Je m’amuse à Anduze » disaient-ils pour attirer le touriste... S’amuser c’est se faire empoisonner, « ensourder », arnaquer, presser par une foule moutonnière ?

    Dommage, Anduze est une perle sertie par ses rochers. Qu’est-ce qu’ils en font en été ! Heureusement, il y a la fraîcheur de la Bambouseraie où, même quand il y a foule, il reste suffisamment d’espace pour marcher...

    Bonne journée torride.

    • alinea Alinea 1er août 2013 12:33

      cevennevive : c’est un petit voyage dans le monde ordinaire !! J’ai vu un peu de beau et de touchant et... ça m’a changé les idées !!
      Mais , bien sûr, je partage vos préférences !!
      Bonne journée à vous aussi, aux abris !!


    • bernard29 bernard29 1er août 2013 12:13

      Alinéa,

      Toutes les raisons pour lesquelles je n’aime pas des soirées estivales dans les villages touristiques. je ne pense pas que l’office du tourisme d’Anduze vous prendra comme « attaché de presse ». vous m’avez donné envie d’aller plonger dans l’eau bien fraiche, d’une plage « bretonne » (synonyme de « déserte »).


      • alinea Alinea 1er août 2013 12:36

        29, voyons voir... Finistère ! Veinard ! J’ai des amis à côté de Sizun qui me tannent pour que j’aille les voir ; bon, j’ai fait le compte des kilomètres !! Rédhibitoire !
        Profitez pour tous ceux qui préfèrent l’enfer du sud !!
        Bonne baignade


      • Fergus Fergus 1er août 2013 19:18

        Bonjour, Alinea.

        Ecoutez le conseil de ces amis et foncez le plus tôt possible vers Sizun et son enclos paroissial. A deux pas de là, les crêtes des Monts d’Arrée. Et à une demi-heure de voiture au nord, les superbes côtes du Léon.

        Ah, j’oubliais : aucun risque de gardonnade dans le Finistère, et les canicules y sont en général supportables, foi d’ancien Morlaisien.


      • Fergus Fergus 1er août 2013 19:23

        A propos de canicule, j’ai connu un couple d’enseignants de Vaison-la-Romaine qui, chaque année, fuyait la Provence pour se réfugier durant 8 semaines dans une région agréablement tempérée, en l’occurrence dans un gîte du Juch près de Douarnenez. N’étant pas amateur de grosse chaleur, je les comprends.


      • alinea Alinea 1er août 2013 19:28

        Fergus !
        Il y a la canicule et il y a le monde !En réalité je suis peu atteinte car je sors peu en ces périodes !
        Oui, j’irais bien faire un tour en Bretagne mais je n’ai personne pour s’occuper de mes chevaux et mes chats, si toutefois j’emmène mes chiennes !
        L’idée de faire la route me donne immédiatement envie d’aller me coucher ! C’est terrible la flemme vous savez !
        J’irai, mais en avion et en hiver pour peu de temps !! J’ai convoyé leurs chevaux quand ils ont déménagé ; nous avons roulé treize heures sans s’arrêter ; j’en garde un souvenir ému  smiley


      • bernard29 bernard29 1er août 2013 20:30

        au début du mois de mai, j’ai passé une semaine dans les Cévennes. c’était le déluge presque tous les jours (non c’est pas vrai mais il pleuvait chaque jour). Et le dernier jour j’ai pu apprécier un orage terrible avec des roulements incroyables dans les gorges du Tarn. J’ai quand même beaucoup aimé..


      • alinea Alinea 1er août 2013 21:19

        Mai était pourri cette année, c’est dommage parce que c’est, avec juin, le plus joli mois ; la flore est superbe à cette période !
        Les gorges de la Jonte ( Meyrueis) sont encore plus belles, plus étroites plus sauvages !
        Beau pays hein ?


      • Fergus Fergus 1er août 2013 22:42

        @ Alinea.

        Les causses dont j’ai parlé en août 2012 dans un article intitulé « Sous le regard des vautours : bienvenue sur le causse Méjean ». Article dans les commentaires duquel vous évoquiez les vautours de la Jonte vus du causse Noir. Une bien belle région à laquelle je suis d’autant plus attaché que ma mère était lozérienne (mais de la Margeride).

        Bonne nuit à vous.


      • bernard29 bernard29 1er août 2013 23:28

        Oui c’est une très belle région. les producteurs de cerises étaient désespérés en raison du temps et du retard sur leurs récoltes qui risquaient même d’être gâchées par l’abondance des pluies et du manque de soleil. 


      • brindfolie 1er août 2013 13:44

        Bonjour Alinea.
        Apparemment cela n’a guère changé en trente ans.A cette époque j’étais à une quinzaine de kilomètres d’Anduze (moi aussi avec mes chevaux) et c’était déja l’envahissement touristique,avec son cortège de pollutions ;phonique,visuelle,olfactive,spatiale.Malgré ces désagréments estivaux je garde en moi le souvenir toujour vif d’un ’coin’ de paradis !nostalgie.
        J’en suis presque devenu mélancolique,c’est dire.
        Cordialités Cevenoles.


        • alinea Alinea 1er août 2013 14:48

          brindfolie : ainsi donc nous fûmes quasi voisins ?
          C’est le troisième été que je passe peinard ! Jusqu’ici mes activités étaient estivales principalement et j’ai souffert de la conduite béate et néanmoins dangereuse de certains hollandais sur nos routes cévenoles !!
          Pour les touristes, un lieu de vacances peut très bien être un lieu mort ( ce qui est le cas, à force, de plus en plus sur tous les coins de la planète ronde) ; pas de problème ; les paysans, c’est bien si on peut les visiter ; quoique cela n’intéresse pas tout le monde !
          C’est une plaie !
          Je hais le tourisme, plus néfaste aux sociétés que toutes les guerres coloniales réunies !!...Et puis ici ou là, la conscience qu’il s’agit de gens : émouvants, poignants, irritants arrogants....


        • Fergus Fergus 1er août 2013 19:30

          Bonjour, Brindfolie.

          Personnellement, si j’apprécie en passant des villages comme Anduze (en dehors de ces fêtes païennes à fort taux d’alcoolémie), mes lieux de séjour se trouvent plus haut, du côté du Pont-de-Montvert, de Florac ou de Meyrueis, qui me servent de base pour explorer les Causses et le Mont-Lozère. Cerise sur le gâteau, même en été, les fêtes y maintiennent une ambiance sympathique.


        • 6ber 6ber 2 août 2013 10:17

          Salut Aline, toujours un plaisir de vous lire.
          Bonjour à Cevenne que j’apprécie aussi.
          Je suis né à Bordeaux. Inutile de vous dire que j’ai appris à marcher sur les dunes du bassin au Ferret côté océan.
          j’ai vu, année après année se transformer en enfer ce petit paradis.
          L’exemple le plus fort est la transformation de la dune du Pyla en succursale Taïwanaise et maintenant Chinoise.
          Ça c’est la version touriste de base.
          Mais depuis que ça fait branché d’aller sur le bassin, de petits ports ostréicoles se sont littéralement transformés en boites de nuit géantes ou il semble que tout soit permis et de préférence le pire.
          Les 4x4, comme des (gros) grains de sables sont garés partout et n’importe où.
          Il faut traverser les terrasses des restaurants étalées, comme leurs faune grasse et multicolore bardée de moutards obèses, jusqu’à la plage pour arriver à trouver un bar qui consentira mollement à vous servir un simple café que l’on paiera dix fois le prix.
          Etc, etc...
          Cette année, j’ai compris, je vais dans un trou paumé de Haute-Savoie dans un chalet perdu à 1200 m d’altitude me nettoyer les poumons et le reste.
          Évidemment cela m’est plus facile puisque je n’ai qu’un matou qui aime bien les gens chez qui je le laisse en pension. Une chance.
          Toutes mes amitiés et à bientôt de vous lire.


          • alinea Alinea 2 août 2013 10:27

            La concrétisation et la visualisation du « peuple » tel que le veulent les néoultralibéraux dominateurs !
            Un coin perdu, il n’y a que ça ! parce que la Savoie non plus n’est pas épargnée ! Quand comprendra-t-on que le tourisme est la plaie de notre société ?
            J’ai envie d’avoir le plaisir de vous lire aussi 6ber !
            Bonne journée


          • Fergus Fergus 2 août 2013 11:17

            @ 6ber.

            Vous parlez là du pays de mon épouse, dont une bonne partie de la famille est groupée entre Mios et Biganos.

            Vous avez raison dans votre constat. Cela dit, il reste par chance des petits ports ostréicoles relativement préservés du côté de Gujan. On peut même coupler leur visite avec celle des digues du Teich si l’on aime marcher et si l’on veut observer échassiers limicoles et ragondins. Dommage que les pinasses aient quasiment toutes disparu de ces ports au profit de peu esthétiques bateaux à coque plastique.

            Bonne journée.


          • 6ber 6ber 2 août 2013 11:55

            Bonjour Fergus,
            Merci de cette précision mais je crois, hélas, que c’est la partie du bassin qui a le plus souffert.
            Le sud et l’est jusqu’à Audenge environ.
            Les pécheurs vivaient dans des cabanes, le plus souvent en bois, au bord de l’eau.
            Il fallait voir La Teste et Le Teich il y a 40 ans. c’est à peine s’il y avait un panneau.
            Aujourd’hui on leur a construit de belles résidences en béton comme au Teich.
            Vous savez le Besson-Robien-Scellier et maintenant Duflot ?
            En effet les pinasses ont ( presque toutes) disparues et quand je vois s’entasser les touristes dans ces erzats de bateaux qui font Arcachon / Cap Ferret à 10 h le soir, j’ai l’impression que l’on a voulu transformer ces ilots de bonheur en ces monstrueuses champignonnières du cap d’Agde.
            Heureusement, plus au nord, certains Maires se battent et résistent (encore et toujours) à la pression Bordelaise pour conserver à leurs villes une taille humaine. Arès en est l’exemple type et je salue au passage M Perrière.
            Mais il ya aussi le Canon, Claouey, Lège...

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