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Accueil du site > Culture & Loisirs > Parodie > Vaccination grippale : Le plan secret de Roselyne Bachelot

Vaccination grippale : Le plan secret de Roselyne Bachelot

La communication du Ministère de la santé sur la vaccination antigrippale est l’objet de toutes les critiques. Pourtant, nous sommes en mesure de révéler que loin d’être une accumulation de bévues, la communication de Roselyne Bachelot est savamment orchestrée et s’intègre dans une véritable stratégie mise en place cet été. Il s’agit de rectifier une erreur commise au printemps et d’économiser quelques centaines de millions d’euros.

Nous avons pu interviewer un spécialiste particulièrement bien introduit dans les milieux ministériels, mais qui a souhaité garder l’anonymat. Nous l’appellerons donc M. X.

Atoute : Imaginer qu’une telle succession de bourdes puisse faire partie d’un plan organisé paraît incroyable. Qu’est-ce qui vous permet de dire cela ?

M. X : On a trop souvent le tort de prendre les politiques pour des idiots. Pour les côtoyer au quotidien, je peux vous affirmer que ce n’est pas le cas. Dans le cas de la vaccination anti-grippale, nous sommes face à un plan de communication savamment orchestré.

Atoute : Quand ce plan aurait-il été mis en oeuvre ?

M. X : En fait, tout commence bien sûr avec l’épidémie mexicaine début avril 2009. La France, comme la majorité des pays occidentaux, a mis en œuvre dès 2005 une procédure spéciale Pandémie de grippe aviaire (H5N1). Des pré-contrats de commandes de vaccins ont été préparés avec les industriels. Des procédures de production accélérées sont prévues, facilitées par des adjuvants permettant de multiplier les doses de vaccins pour une même quantité de substance immunisante difficile à produire. Tout est prêt depuis plusieurs années pour faire face à la terrifiante grippe aviaire, digne des films de science-fiction où les scientifiques luttent contre le temps pour sauver le monde.

Pour lancer le plan H5N1, il ne manque plus que la signature d’un ministre face à un parterre d’industriels au garde-à-vous, le petit doigt sur la couture du pantalon.

Atoute : Mais pourquoi utiliser cette procédure extrême alors qu’il ne s’agit pas d’une grippe aviaire ?

M. X : Vous touchez là au coeur du problème. Tout ces vaccins fabriqués à la hâte, ces millions de masques, ces procédures dignes d’une catastrophe naturelle, ont été prévus pour faire face à une grippe aviaire de type H5N1 et non H1N1. La grippe aviaire est grevée d’une mortalité de 30%, à comparer aux 0,01% de la grippe H1N1 saisonnière, cousine du nouveau virus. Si elles portent le même nom ces deux maladies ne sont pas comparables.

Mais un ensemble de considérations poussent le gouvernement français à ne pas tenir compte de ce distinguo. Tout d’abord, le monde politique en a assez de réagir toujours trop tard. L’amiante, le sang contaminé, le nuage de Tchernobyl sont encore gravés dans les esprits. Ensuite, il y a les partenariats anciens et intenses entre les politiques de tous bords et l’industrie pharmaceutique, notamment productrice de vaccins. On conclut plus vite des affaires avec des interlocuteurs que l’on connaît bien.

Atoute : D’accord, mais il n’a pas fallu plus de quelques semaines pour se rendre compte que la nouvelle grippe A/H1N1 ne décimait pas les populations, pourquoi se précipiter ?

M. X : En effet, lorsque le nouveau virus a touché une mégalopole comme Mexico, le pire aurait pu arriver dans cette ville de 20 millions d’habitants dont beaucoup vivent dans la promiscuité et le dénuement. Or l’épidémie a été relativement bénigne. Après un mois de diffusion du virus, soit début mai 2009, il devenait clair que ce virus était certes contagieux mais surtout bénin. Quand on dit bénin, il faut s’entendre : la grippe saisonnière n’est pas une maladie totalement bénigne et elle fait des milliers de morts dans le monde tous les ans, mais ce virus en particulier n’était pas plus dangereux que ses cousins saisonniers. En revanche, du fait de sa nouveauté, le nouveau virus H1N1 touchait plus de patients jeunes. Les esprits étaient frappés par les annonces de décès, notamment d’enfants, médiatisées en temps réel. Le fait que ces décès ne soient pas plus nombreux que ceux attendus pour une épidémie de grippe saisonnière ne paraissait pas encore évident au public.
C’est pourtant dans ce contexte que les autorités françaises ont lancé dès l’été des commandes massives de vaccins en suivant la procédure "grippe aviaire". Le pari était de ne pas être pris au dépourvu et de réserver le plus tôt possible des doses vaccinales dont la production ne pouvait être que limitée. Il s’agissait, pour une fois, d’anticiper et de ne pas se faire doubler par les autres pays riches. Certes, cette stratégie maximaliste paraît absurde actuellement, mais il faut la replacer dans le contexte du printemps 2009.

Atoute : Je ne vois toujours pas où intervient votre "plan secret"

M.X : En fait, une fois les commandes passées et les contrats signés, quelques experts un peu plus raisonnables ont réussi à atteindre l’oreille de la Ministre. Dans le même temps, au sein de la majorité présidentielle, des voix discordantes se sont faites entendre, interpellant la Ministre sur la somme colossale de 800 millions d’euros affectée à une banale "grippette". Au milieu d’un plan d’économies drastiques, des sommes aussi importantes consacrées à une stratégie sanitaire mal fondée commençaient à faire désordre. Or les industriels contactés ont refusé de revoir leurs contrats, les processus de fabrication ayant été lancés, et la bénignité de la grippe H1N1 devenant claire pour tout le monde.

Il fallait donc trouver une solution pour sortir de ce désastre. C’est alors que les conseillers en communication de la Ministre ont élaboré un plan d’action secret dont le nom de code était NASPAC (Noël au squalène, Pâques aux chrysanthèmes). Il s’agissait de désorienter les français par des actions incohérentes afin de créer un sentiment de méfiance vis-à-vis de la stratégie gouvernementale. Par chance, ces dizaines de millions de doses de vaccin contenaient un extrait huileux de requin : le squalène. En effet, pour accélérer la production dans un contexte de grippe aviaire mortelle, il avait été prévu dès 2005 d’ajouter cet adjuvant qui permettait de produire plus de doses de vaccin avec la même quantité d’antigènes. C’était une aubaine pour le plan NASPAC : l’origine inquiétante de l’adjuvant, le faible recul sur son utilisation, l’aspect laiteux qu’il donnait au vaccin, tout concourait à en faire un parfait repoussoir.

Vous avez compris que plan consiste à donner la pire image possible de ce vaccin. Il s’agit de revendre l’essentiel des doses commandées à des pays solvables mais imprévoyants qui, confrontés à une forte épidémie, seront prêts à payer à prix d’or des précieux stocks français devenus excédentaires. C’était un pari audacieux, mais qui est en train de se réaliser : le Canada et la Suède notamment, manquent de vaccins pour faire face à la panique de la population fortement touchée par l’épidémie.

Atoute : C’est incroyable, vous insinuez que tout ce bruit qui a été fait autour de la prévention était destiné à décourager les français de se faire vacciner ?

M. X : Exactement, et ce plan a été réalisé de main de maître. Souvenez-vous : tout à commencé avec la rentrée scolaire et la prévention de la contagion sur les lieux de travail. Contrairement à des pays pourtant réputés prudents comme les USA, nous avons lancé la mascarade des masques et des fermetures d’écoles. Tout le monde a pu constater que les masques étaient inutilisables et que les enfants malades guérissaient très bien et sans drame de cette grippe. C’était une bonne façon de faire croire que les autorités sanitaires faisaient n’importe quoi. Il ne fallait pas que la ficelle soit trop grosse pour ne pas éventer le plan NASPAC, c’est pourquoi on s’est juste contenté de diffuser des informations imprécises ou contradictoires, tout en alimentant en continu les médias avec des informations terrifiantes que la réalité démentait au quotidien.

Atoute : Mais enfin, les gens ne sont pas idiots, et leurs médecins pouvaient leur confirmer l’intérêt des vaccins !

M. X : C’est là que la stratégie a été particulièrement brillante : il fallait se mettre à dos le corps médical pour que le plan ait une chance de fonctionner. Cet aspect a été une réussite totale, toutes les ficelles du métier ont été utilisées. Tout d’abord, les médecins généralistes et les pharmaciens ont été tenus à l’écart du dispositif vaccinal, alors qu’ils gèrent tous les ans sans problème la vaccination contre la grippe saisonnière. Dans le même temps, les procédures initiales lors des signalement de cas de grippe ont été volontairement absurdes : intervention du SAMU en tenue de cosmonautes dans les cabinets de ville, incohérence dans les directives, numéros d’urgence injoignables. Pour finir, les médecins ont été réquisitionnés par les préfets comme en temps de guerre pour assurer une vaccination de masse dans des écoles ou des gymnases qui seront, si le plan se passe bien, complètement vides.

Il n’en fallait pas beaucoup plus pour braquer contre la Ministre et son vaccin la quasi totalité de profession. Or les patients font avant tout confiance à leur médecin, et en attaquant ce lien, le plan NASPAC gagnait une manche importante.

Atoute : Va pour les médecins de ville qui boudent, mais les patients ont tout de même confiance dans les vaccins qui ont permis d’éradiquer de nombreuses maladies graves !

M.X : Tout à fait. Malgré les errances de la vaccination contre l’hépatite B, les vaccins gardaient encore un crédit important dans la population. Mais ce crédit est fragile car la poliomyélite, le tétanos ou la diphtérie ont disparu ne représentent plus rien pour les moins de 60 ans. De plus, il existe un France un mouvement antivaccinal très actif. Or, la communication sur les vaccins a été conçue pour semer le doute dans les esprits : adjuvant inquiétant et peu utilisé jusqu’alors, conservateur au mercure, industriels libérés contractuellement de leurs responsabilités.
Pour alimenter le "complot", des informations ont été tenues secrètes, les contrats des industriels ont été partiellement masqués. Bref, en écho au harcèlement des antivaccinaux, les autorités sanitaires ont opposés le secret, le mensonge et les déclarations péremptoires. Elles ont donné au public l’impression qu’il allait servir de cobaye pour un produit expérimental au contenu peu ragoutant. Le bruit à même couru que ce vaccin serait pratiqué sur les enfants sans l’accord des parents. Pour couronner le tout, une vidéo tourne en boucle sur internet, qui montre le désastre de la campagne de vaccination antigrippale américaine de 1976, très proche dans son organisation de la campagne française actuelle. Enfin, les experts ont joué un rôle crucial dans la communication ministérielle.

Atoute : Ne me dites pas que les experts et conseillers ministériels appointés par l’industrie du vaccin faisaient aussi partie du plan ?

M. X : Bien sûr que si. Le public est de plus en plus chatouilleux sur ces scientifiques qui mangent à tous les râteliers et tentent de faire croire que cela n’influence en rien leur jugement. Les gens ne sont pas idiots et détestent que l’on se fiche d’eux. C’était très bien joué. D’autant que pendant que ces experts "maison" vantaient l’intérêt des vaccins, d’autres contestaient vivement la campagne de terreur alimentée par des informations fantaisistes et des estimations au doigt mouillé émanant de ces experts sous influence. Enfin, Roselyne Bachelot a pris soin de s’exprimer sur la vaccination depuis une manifestation organisée par le LEEM, afin d’accréditer l’idée qu’elle est elle-même liée à l’industrie. Sa biographie à géométrie variable accentue encore habilement cette impression.

CV de la députée européenne CV de la Ministre

Atoute : C’est très impressionnant ! Mais il y a quand même des éléments objectifs : les morts de la grippe ?

M. X : C’est là que la chance intervient ! Avant l’épidémie de 2009, les autorités sanitaires et le marketing pharmaceutique gonflaient artificiellement les chiffres de mortalité pour appuyer la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière : on parlait couramment de milliers de morts tous les ans dues à la grippe en France.

Cela représente, même en prenant le bas de la fourchette officielle, 4000 décès annuels liés à la grippe. Sur les 4 mois de l’épidémie, cela fait tout de même 1000 morts par mois, 30 par jour. Or les décès d’origine grippale sont désormais soigneusement décomptés, et depuis le début de l’épidémie en France, on atteint à peine une centaine. Ce phénomène a déjà été observé dans l’hémisphère sud. Il y a nettement moins de morts que les années précédentes, avec il est vrai plus de morts chez les jeunes, mais les chiffres absolus restent faibles. Donc, le public constate que la nouvelle grippe tue apparemment 10 fois moins que la grippe saisonnière. C’est idéal pour convaincre le public qu’on lui ment depuis le début et que tout ce qui est lié à la dangerosité de la grippe H1N1 est artificiellement gonflé, tandis que les dangers du vaccin sont minimisés. Les laboratoires pharmaceutiques ne sont pas en reste, le site de GSK n’ayant pas peur d’annoncer 2 millions de morts en France pour la grippe de 1968 (il s’agissait des malades et non des morts).

Atoute : C’est diabolique... Mais quelle est la suite du plan NASPAC ?

M. X : La suite est assez simple. Tout d’abord, lancer une campagne médiatique et publicitaire intense pour promouvoir la vaccination dès l’arrivée du vaccin. Après les experts, impliquer les journalistes santé les plus déférents envers l’industrie du médicament. Ce battage ridicule aboutit bien sûr à l’inverse du résultat escompté : "Pourquoi avoir besoin de faire tant de publicité pour la vaccination si elle est vraiment utile ?" pense le public.

La campagne de vaccination commence le 12 novembre et Roselyne Bachelot s’est immédiatement soumise à la vaccination devant les caméras. Pour alimenter la théorie du complot, les vidéos disponibles cachent soigneusement le vaccin utilisé : le vaccin adjuvanté étant laiteux se reconnaît facilement. Elle a même annoncé dans les médias qu’elle se ferait vacciner au bras gauche, contrairement à ce que montrent les vidéos. Il faut accréditer par cette dissimulation l’idée que la Ministre s’est fait injecter le vaccin sans adjuvant destiné aux femmes enceintes, voire comme le pensent déjà certains, avec du sérum physiologique. Rien de tel pour décourager les derniers volontaires. C’est en effet d’une habileté diabolique.

Il reste enfin deux atouts maîtres :
- Le vaccin adjuvanté au squalène donne fréquemment des effets indésirables locaux : douleur, gonflement, impotence du bras. On peut compter sur le lobby antivaccinal pour médiatiser à l’extrême ces accidents (photos, vidéos) qui seront bien plus nombreux que les morts de la grippe. Rien de tel pour frapper les esprits. idéalement, il faudrait trouver rapidement quelques cas de syndrome de Guillain Barré liés au vaccin. Une sclérose en plaque, même douteuse, serait idéale.
- Nous sommes en plein pic épidémique, or le vaccin n’apporte pas de protection avant une quinzaine de jours. Il y aura donc de nombreux grippés parmi les vaccinés, ce qui alimentera l’idée de l’inefficacité du vaccin.

Atoute : Cela paraît imparable en effet, mais n’est-il pas déjà trop tard pour revendre ces vaccins ?

M. X : Pas du tout, comme je vous le disais précédemment, certains pays connaissent une panique à l’opposé de l’attitude française. Il y a des queues dans les centres de vaccination canadiens et les ventes de vaccins français ont commencé en secret. Par ailleurs l’Ukraine connait une panique liée à la grippe, soigneusement organisée par ses autorités pour des raisons politiques. Finalement, chacun à son plan ! Il est probable que la moitié des stocks français ont déjà été revendus, sous couvert de l’annonce de dons aux pays du tiers-monde.

Atoute : Merci pour ces confidences, ne craignez-vous pas que votre franchise ne vous nuise ?

M. X : Non, vous pouvez publier ce témoignage, je suis proche de la retraite et je ne sais pas si je souhaite vraiement continuer ce métier...

Atoute : Encore merci de nous avoir éclairés.


Source : Atoute.org 
 
Voir aussi le blog de Christian Lehmann, au titre prémonitoire : EnattendantH5N1

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83 réactions à cet article    


  • Login Login 14 novembre 2009 01:45

     Considerer que cette gestion calamiteuse est voulue est bien sur l’hypothese la plus
     simple et donc à considérer en application du principe du rasoir d’Ockham.
     Vous décrivez ce que pourrait être le mobile. La conséquence ? Une population qui aurait un 
     jugement du même ordre sur les financiers et les autorités de santé.
     La, l’expose du mobile deviendrait franchement intéressant...

    • SysATI 14 novembre 2009 04:53

      J’ai quand même beaucoup de mal à gober cette histoire rocambolesque.....

      Décrédibiliser totalement le système de santé français et passer pour des imbéciles, tout ça pour quelques euros ?

      Il suffisait de faire amende honorable, de dire qu’on étaient de supers dirgeants et qu’on avait volontairement prévu le pire mais que comme finalement les risques étaient bien inférieurs aux attentes on oubliait le tout.

      Et comme en plus on est des bons dirigeants, on a pu revendre les vaccins à d’autres et ca ne coutera donc rien au pays.

      On arrivait exactement au même résultat avec en plus une aura de respectabilité, de sérieux et de bons gestionnaires...

      La on va droit vers des confilts avec quantités de professions médicales et un rejet violent de la part de la majorité de la population...

      C’est en complète contradiction avec Occam et son razoir Login :)


      • Login Login 14 novembre 2009 09:43

         @ SysATI


         Je faisais une application la plus directe du principe du rasoir D’Ockham smiley Nous disons la 
         même chose, ie. si cette histoire etait vrai, quelle serait la motivation pour qu’au final la 
         population pense des autorités de santé ce qu’il pense des financiers. Bien sur, j’ai peut être
         supposé à tord que tout le monde avait perdu toute confiance dans les ’autorités’ financières ...

         
         

      • Halman Halman 14 novembre 2009 07:31

        Article intéressant mais peu convaincant.

        Si elle veut agir ainsi, alors pourquoi ce vendredi 13 elle a envoyé personnellement un email général à tous les personnels hospitaliers pour leur expliquer que se vacciner est un devoir, un exemple à donner, surtout pour ceux qui sont en contact avec les patients, etc.

        Avec logos, photos, signature en couleurs, un email au look parfait. Comme si c’était avec un superbe email qu’on allait convaincre des professionnels de santé ! Elle doit être contaminée par l’esprit enarquien dans lequel elle travaille depuis quelques temps...

        En fait il ne faut pas oublier qu’elle est pharmacienne de formation.

        Et comme tout le monde en cas de crise elle a réagit avec ses réflexes de sa formation de jeunesse.

        Elle a vu une grippe devenir mortelle menacer de se répandre en pandémie, se croyant de formation soignante elle a cru bon de sonner l’alarme et de réagir, elle a fait jouer tous ses contact pharmaceutiques et c’est parti pour une vaste campagne et une production en masse de ce vaccin mal ciblé.

        En bonne technocrate elle n’a pas prévu que les soignants ne sont pas des imbéciles et sont aussi des professionnels qui connaissent le milieu médical, la chimie, la biologie, la physiologie.

        Le problème pour les pharmaciens, les biologistes, les techniciens en imageries médicales, les psychologues, et tous ces métiers paramédicaux qui ne sont pas auprès du patient, on va dire ça comme ça, ils ont tous leur petit univers dans lequel ils se croient tous bien plus compétents que les autres spécialités, surtout les soignants en blouse blanche auprès du patient qui ne sont que pour eux que de pauvres ouvriers de la picouze à qui on peu raconter tout et n’importe quoi et surtout qu’ils se taisent. Ils nous le font bien sentir dans tous les actes quotidiens.

        Ces spécialités vivent dans des cocons un peu à part du milieu hospitalier tout en faisant partie de la chaine soignante. Les biologiestes dans leurs labos, les manips radios, les kinés, les psy, tous logés dans des batiments à part des services de soins. Mais il y a l’esprit élitiste « je suis bac plus 4 au moins alors les autres qu’ils se taisent » qui en rajoute un couche, inconsciente mais bien présente et bien gonflante.

        Mais ils ne sont pas auprès du patient, ils ne savent pas ce que c’est qu’un patient.

        Alors comme les Bachelot, ils se croient détenteurs d’une certaine connaissance qui les pousse à prendre des décisions hâtives en prenant les autres pour des incompétents.

        La campagne pour la vaccination de la grippe H1N1 en est un exemple flagrant que nous connaissons tous par coeur.

        Elle nous prend pour des bouffons à qui on peut faire gobber n’importe quelle campagne nulle, alors que c’est elle qui nous fait bien rigoler.


        • Lulu de Pantin 14 novembre 2009 08:00


          ça sent la manipulation et la perversité tout ça.

          L’important c’est qu’on reste du bétail qui ne comprend rien, pour pouvoir consommer le foin frelaté qu’on nous sert. A quoi sert un système immunitaire lorsque les porcs sont élevés en batterie ?


          • JL JL 14 novembre 2009 10:21

            Il y en a vraiment qui sont prêts à croire à tout, pourvu que ça aille dans leur sens ou contre celui leurs ennemis !

            Comment les appelle-t-on, déjà ? Ha oui, des truffes !

             smiley  smiley  smiley


          • clostra 14 novembre 2009 12:44

            Pompon@léon il est trop Léon aujourd’hui !


          • dup 14 novembre 2009 08:19

            elle est pas mal celle là Desproges ?
            (Noël au squalène, Pâques aux chrysanthèmes).


            • Pyrathome pyralene 14 novembre 2009 21:02

              Ordinairement , on dit « Noêl au scanner , pâques au cimetière ! ».......



              • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 14 novembre 2009 08:36

                Bonjour à tous,

                Le plus extraordinaire dans cette histoire, c’est que malgré le nom du plan « Noël au squalène, Pâques aux chrysanthèmes » il y a pas mal de monde qui prend cet article au premier degré.

                On en est arrivé à un tel degré d’absurdité, de désinformation, d’incapacité crasse, que tout devient possible.

                Non, il n’y a bien sûr pas de M. X. Et la stratégie présentée est totalement imaginaire. Je sais que l’on n’est pas le 1er avril, mais quelle meilleure démonstration que celle par l’absurde ?

                Dans le même genre, j’avais écrit http://www.atoute.org/n/article102.html


                • Login Login 14 novembre 2009 09:51

                   Je trouve votre article très intéressant au premier degré smiley 
                   Que l’on suppose que son contenu soit juste ou non, on arrive à la conclusion que ce qui se 
                   passe n’a pas de sens, une belle demonstration par l’absurde smiley.

                • Monica Monica 14 novembre 2009 11:54

                  Bravo, Dominique Dupagne !

                  Votre article est très bien structuré et très amusant, avec le clin d’œil du NASPAC.

                  J’ai eu un moment d’hésitation du type « Tiens, pourquoi pas ? », cependant, en le lisant. Comme quoi le leurre marche, vu la méfiance que nous éprouvons devant les positions gouvernementales.

                  Cette hésitation tient au fait, me semble-t-il, que vous avez utilisé des arguments qui, pris isolément, ont une pertinence.

                  Ainsi, nous avons tous noté les errances des informations épidémiologiques, la surenchère de communication sur le vaccin, nous avons compris que le gouvernement se devait d’appliquer le principe de précaution.

                  En revanche, en agençant ces informations dans une globalité, et en construisant une théorie du complot, vous avez fort bien poussé le bouchon du leurre.

                  La démonstration est excellente ! Merci !


                • clostra 14 novembre 2009 12:47

                  son invraisemblance ressemble pas mal à l’invraisemblance de la réalité !


                • MICHEL GERMAIN jacques Roux 14 novembre 2009 12:59

                  Evidemment, une seule réponse honnête, celle de Monica...Je me suis fait prendre également sur les mêmes critères que ceux enoncés par notre psy préférée...Il y a une certaine cohérence dans l’articulation des éléments qui construisent le scénario. L’auteur est médecin, il pourrait avoir un réseau qui lui autorise l’accés, pour sa spécialité, aux portes du Ministère. La logique économique marchande pourrait valoir. « NASPAC » pourquoi pas ? cela aurait relevé de ce cynisme des salles de garde qui n’est rien de plus qu’une méthode visant à exorciser ses peurs, ne pas sucomber à ses émotions...mais surtout, une telle stratégie, celle de l’auteur de l’article, vise à démontrer nos faiblesses et , derrière, la puissance de la croyance. La croyance toujours tapie à la porte de la raison.
                  Dans « Véridique rapport sur les dernières chances de sauver le capitalisme en Italie » G.F.Sanguinetti utilise la même méthode empruntée elle même au jeune Marx.
                  Bravo. a l’auteur. et Merci.


                • Atlantis Atlantis 14 novembre 2009 23:30

                  Plus fort que le du « plan », il y a l’affirmation (chronologiquement antérieure) que les politiques sont des gens intelligents.

                  Des gens intelligents n’essaient pas de tuer la poule aux oeufs d’or, il en prennent soin au contraire. Or eux la font mourir à petit feu depuis des décennies.


                • bo bo 14 novembre 2009 10:59

                  Que cela soit vrai ou faux, cette affaire reste minable et jette un fort discrédit sur nos élus et gouvernants


                  • John Lloyds John Lloyds 14 novembre 2009 11:20

                    Une campagne délibéremment ochestrée comme pitoyable par « mains de maître » pour dissuader les français de se faire vacciner, suite à la production d’un vaccin bancale H1N1 nécessitée par des accords commerciaux inflexibles basés sur une pré-production H5N1 ? Ai-je bien compris ?

                    Si c’est le cas, ça ne tient pas debout une seule seconde. Tous les pays auraient produit la même signature hasardeuse chez les labos suite à la panique aviaire qui était une farce plus grotesque encore que la panique porcine ? ça ne tient pas la route.

                    Que l’on passe une pré-production inutile sur le dos du contribualbe, ça, ça ne pose pas l’ombre d’un doute. Mais Bachelot dans du Troisième degré ??? smiley Vous n’êtes pas sérieux. Un milliard et demi, c’est quoi dans le budget français ? Une chiure de mouche. Pour ce ram-dam y compris les conséquences catastrophiques pour leur crédibilité ? Thèse ridicule.


                    • John Lloyds John Lloyds 14 novembre 2009 11:28

                      Oups désolé, j’avais pas lu ça :

                      « Le plus extraordinaire dans cette histoire, c’est que malgré le nom du plan »Noël au squalène, Pâques aux chrysanthèmes" il y a pas mal de monde qui prend cet article au premier degré.

                      On en est arrivé à un tel degré d’absurdité, de désinformation, d’incapacité crasse, que tout devient possible."

                      Bien joué l’auteur, du cynisme de très haut niveau, j’adore smiley


                    • JL JL 14 novembre 2009 11:35

                      Pas de pb, John Lloyds, si vous êtes tombé dans le panneau, vous n’avez néanmoins pa été dupe ? Ce n’est pas le cas de léon qui aussitôt a tenté de se raccocher aux branches et d’en tirer profit pour réviser ses argument éculés et baver encore plus sur les 80% de Français opposés à ce vaccin.


                    • JL JL 14 novembre 2009 11:37

                      un «  ? » n’est évidemment pas volontaire, pardon s’il laisse planer un dout : il est clair JLl que vous n’avez pas été dupe.  smiley


                    • John Lloyds John Lloyds 14 novembre 2009 11:51

                      Bien écrit, il faut le reconnaître, on ne perçoit pas à la première lecture que c’est une garnde tarte dans la truffe de la grosse bache, merci encore l’auteur pour ce petit bijou.


                    • vergobret 14 novembre 2009 19:48

                      Moi j’ai fait « non » tout au long de l’article et la vieille antienne des chrysanthèmes m’a rassuré.
                      J’ai eu peur pour ce site un instant...


                    • le-Joker le-joker 14 novembre 2009 11:24

                      A l’auteur,


                      L’exercice est amusant et plutôt réussi. 
                      Cependant loin des complots qui seraient savamment orchestrés que pensez-vous des chiffres sur la pandémie de la grippe A alors que dans plus de 95% des consultations médicales aucun test n’est pratiqué pour déterminer s’il s’agit bien de la grippe A ?

                      Comment réussit-on à déterminer le nombre de personnes atteintes ? A la boule de cristal ? Au pendule ? En frottant l’ordonnance sur la tête du patient ?

                      • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 14 novembre 2009 12:01

                        @joker
                        On n’a aucune certitude bien sûr. La seule chose fiable actuellement est http://www.google.org/flutrends/ (le modèle a été validé avant l’épidémie). Cela dit on s’en fout. Entre la grippe A/H1N1 saisonnière et la grippe A/H1N1 nouvelle, il n’y a aucune différence fondamentale. De même que le débat n’est pas de savoir si l’on se fait vacciner contre la nouvelle grippe, mais de savoir si on va se vacciner toute sa vie (tous les ans) contre la grippe en général. D’ailleurs, même pour ceux qui croient à l’intérêt du vaccin chez les bien-portants, il n’est pas raisonnable de se faire vacciner en pleine épidémie du fait du délai nécessaire à l’immunité. C’est trop tard.

                        Il y aura des morts, peut être quelques centaines, avec pas mal de jeunes. Mais personne ne peut affirmer qu’ils ne seraient pas mort s’ils avaient été vaccinés, et il y aura des morts chez les vaccinés. Et comme les chiffres ont vraiment été bidonnés les autres années, il y en aura apparemment moins.


                      • chips 14 novembre 2009 18:48

                        @ l’auteur :

                        Vous dites en parlant des morts liés à la grippe « nous ne saurons jamais si ils ne serait pas mort »

                        Vous êtes certain d’être médecin ????????

                        Une question toute bête en quelle année avez vous fini vos études ?

                        Combien d’heures de formations intensive (je parles de vrai formations pas celle des labos) avez vous suivis depuis ?


                      • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 14 novembre 2009 19:41

                        @chips
                        Merci pour vos encouragements. Mais la médecine et la protection vaccinale sont beaucoup plus compliquées que la cuisson des rondelles de pommes de terre. J’ai peur que vous ne compreniez pas si je tentais d’argumenter sur un question que vous ne posez d’ailleurs même pas.
                        Pour ce qui est des formations labos, votre réaction est assez amusante pour ceux qui suivent ce que j’écris sur internet. Allez faire un tour sur mon site ou sur celui du Formindep et revenez nous voir.


                      • chips 14 novembre 2009 19:49

                        @ l’auteur

                        Votre article est très bon , j’ai été sec je l’admet ..... mais le débat est tendu ...

                        Ma question reste la même :

                        combien d’heure de mise a niveau (hors les formations des labos) un médecin suit-il au cours de sa carrière ?


                      • John Lloyds John Lloyds 14 novembre 2009 11:35

                        « Comment réussit-on à déterminer le nombre de personnes atteintes ? A la boule de cristal ? Au pendule ? En frottant l’ordonnance sur la tête du patient ? »

                        C’est un peu comme un ... joker, le chiffre prend la valeur voulue, suivant l’orientation de la propagande voulue, on fait varier ce paramètre selon l’humeur du temps.


                        • Pyrathome pyralene 14 novembre 2009 12:52

                          Du lard ou du cochon ? vite appellez les poulets !!...... smiley...


                        • Daminos 14 novembre 2009 11:49

                          Bravo pour l’article. Une version améliorée peut être faite en rajoutant le témoignage publié sur Rue89 :

                          La troisième tentative aura été la bonne : malgré les convocations erronées, malgré le flou dans les consignes, j’ai eu ma piqûre : http://www.rue89.com/2009/11/12/grippe-bachelot-veut-elle-vraiment-que-je-me-fasse-vacciner-125725


                          • liebe liebe 14 novembre 2009 11:58

                            Monsieur Dupagne,
                            tout d’abord bravo pour votre démonstration, elle est trés réussie.
                            Je pense que la vente de vaccin , pourrait malgré tout se faire... Lol

                            Deux questions auxquelles vous pourrez peut être répondre.
                            1.Existe t’il un test sanguin de recherches d’anticorps post grippe A, (je n’aime pas parler de grippe H1N1 puisque le virus circulant comprend H1N1 H5N1 et H3N2, d’aprés Wikipédia). ? (Je ne parle pas du prélèvement effectué lorsque l’on soupçonne nune personne d’avoir la grippe A)
                            2. Si oui , combien coute t’il ?

                            Vu le nombre de rhino virus qui circulent, de virus grippaux, de virus en tout genre, il me semblait important de vérifier , avant toute vaccination , si les personnes n’étaient pas déjà porteuses des anticorps. Il me semble en effet, qu’il s’agisse du B.A. BA








                            • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 14 novembre 2009 12:06

                              @liebe
                              Ce test n’existe pas actuellement. Il existera bientôt, mais n’aura pas d’intérêt : du fait de la mutation progressive du virus, l’immunité ne concernera que le virus A/H1N1 2009. D’où la nécessité si l’on croit à l’intérêt du vaccin chez le bien portant, à le renouveler tous les ans.

                              En revanche, des tests sur une large population pourraient montrer qu’il y a eu de nombreux car de grippe A peu symptomatiques, voire inapparentes.


                            • snoopy86 14 novembre 2009 12:08

                              @ l’auteur

                              Si vous répondez à Josiane ( Liebe) merci de bien vouloir donner une idée de ce que serait le côut de ces examens....


                            • herbe herbe 14 novembre 2009 12:34

                              A l’auteur j’avais retenu cette information dans votre article joliment « troussé »( et finalement sous une forme très vaccinale ) :
                              "Nous sommes en plein pic épidémique, or le vaccin n’apporte pas de protection avant une quinzaine de jours. Il y aura donc de nombreux grippés parmi les vaccinés, ce qui alimentera l’idée de l’inefficacité du vaccin.« 

                              Vous reprenez ce sujet dans un de vos commentaires.

                              Je souhaiterais voir développer ce point ainsi qu’un complément d’information sur le débat que vous posez également : » ... le débat n’est pas de savoir si l’on se fait vacciner contre la nouvelle grippe, mais de savoir si on va se vacciner toute sa vie (tous les ans) contre la grippe en général"

                              Je serais aussi curieux de savoir si à chaque nouveau virus on va aussi proposer un nouveau vaccin, ça ne commence pas à faire beaucoup trop là ?

                              Tous en soupçonnant que ce modèle colle parfaitement malheureusement avec le modèle économique actuel ( bon pour le PIB !)


                              • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 14 novembre 2009 12:44

                                @herbe
                                Il n’y a pas grand chose à développer. Le délai de vaccination est d’au moins 15 jours. Cela veut dire pas de protection pendant 15 jours. Comme nous sommes en pleine épidémie, il y aura donc des vaccinés qui seront grippés.

                                Pour ce qui est du débat vaccin nouvelle grippe/vaccin grippe saisonnière, il est en effet fondamental. Dès l’année prochaine, le nouveau virus A sera intégré dans le vaccin saisonnier. Il n’y a pas plus (et pas moins) de raison de se vacciner ce jour contre la nouvelle grippe A qu’il y en avait de se vacciner l’année dernière contre la grippe saisonnière. Cette nouvelle grippe n’est pas différente de la grippe A saisonnière (qui est un vestige de la grippe espagnole).
                                Donc, la question est « Est-ce que je me vaccinerai désormais tous les ans contre la grippe » et non « Est-ce que je me vaccine cette année contre cette méchante grippe A ».


                              • herbe herbe 14 novembre 2009 12:52

                                Merci pour votre réponse claire et précise.
                                Donc il y aura intégration des vaccins...
                                Et on se retrouvera devant ce choix annuel récurrent en sachant que la couverture proposée sera loin de suffire si j’ai bien compris à éviter de choper un des 100 et quelques autres virus saisonniers traditionnels ( rhinites, gastro etc) ....


                              • ZEN ZEN 14 novembre 2009 12:54

                                Faites comme moi
                                Ne sortez pas, sinon à vélo, en roulant plus vite que les virus (viri ?)
                                Ne serrez aucune main
                                N’ouvrez pas les fenêtres
                                N’écoutez plus France-Inter
                                Fuyez Dame Bachelot
                                Restez branché sur radio AV


                              • Pyrathome pyralene 14 novembre 2009 12:59

                                Et n’oubliez pas de jeter vos postes de TV , c’est le plus grand vecteur de virus malsains........


                              • wesson wesson 14 novembre 2009 22:24

                                @chantecler,

                                bonsoir chantecler

                                un des meilleur vecteur de virus, saloperies, infections, maladies etc etc, c’est ... le pognon !

                                Et vas-y que je te refile un petit bifton plein de postillons bien chargés, et que je te refile la piécette que mon petit dernier a sucé pendant des heures, et que je te tripatouille ta CB pour la rentrer dans le lecteur avec mes mains pleines de panaris !

                                j’ai toujours adoré ça, quand t’as la boulangère qui te refile ton pain avec des gants en latex, et prends le pognon aussi avec !

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