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Les Infiltrés, la polémique

Au programme des Rdv de l’Agora aujourd’hui : les Infiltrés, le nouveau magazine d’investigation de France 2

Les Infiltrés, le nouveau magazine présenté par David Pujadas mercredi 22 octobre à 22h30 crée déjà la polémique, notamment chez les journalistes. Le principe du magazine « Les Infiltrés », programmé sur France 2, est simple : un journaliste, intégré à l’équipe de l’émission, « infiltre » un secteur en s’y faisant embaucher pour quelques semaines en tant que stagiaire. Dans le premier numéro des Infiltrés, un journaliste équipé d’une caméra cachée montre la vie quotidienne d’une maison de retraite dans laquelle il est immergé. Les visages sont floutés et les noms des lieux et des personnes sont tenus secret.

Sept sujets ont déjà été tournés, dont l’émission initiale diffusée ce soir sur la maltraitance dans les maisons de retraite. Le travail au noir, les sectes, les sans-papiers et la presse people seront abordés dans de prochains numéros. France 2 et l’agence Capa, qui produit l’émission, annoncent que le programme ne se prêtera ni à la délation ni à l’extorsion d’informations, mais livrera une vision fidèle de la réalité de sujets de société majeurs.

Pour
Les Rdv de l’Agora, Daniel Hoffman a pu assister (sans caméra cachée) à la diffusion en avant-première du numéro initial des Infiltrés, dans les locaux de France 2. À quoi ressemble vraiment cette émission et surtout, la controverse à laquelle elle a donné naissance a t-elle vraiment lieu d’être ?

A peine diffusé, le nouveau magazine présenté par David Pujadas sur France 2 fait déjà parler de lui. L’émission « Les Infiltrés » est au cœur d’échanges animés entre journalistes et entre blogueurs ces derniers jours. En cause, le sempiternel débat sur les conditions d’obtention de l’information. En effet, chaque journaliste « infiltré » de l’émission de Pujadas, que ce soit dans une maison de retraite, dans une secte ou dans une rédaction de presse people (au total, sept sujets sont annoncés), est muni d’une caméra cachée, grâce à laquelle le téléspectateur pourra suivre le quotidien du milieu filmé « comme s’il y était », à une différence près : les visages sont floutés et les lieux et personnes restent anonymes.

C’est Jean-Michel Aphatie qui le premier a allumé la mèche. Le 2 octobre, sur son blog, dans une note intitulée « "Les Infiltrés", un projet d’émission de David Pujadas dont on espère qu’il ne verra jamais le jour » le journaliste de RTL dénonce le non-respect du devoir absolu d’un journaliste de décliner son identité et la transgression de la déontologie journalistique. Puis il revient à la charge les 6, 7, 8, 9, 10, 13, 16 et 20 octobre (rien que ça !), où il dénonce pêle-mêle la « tromperie », la « dissimulation », le « mensonge » et la « malhonnêteté »…

Dès lors les esprits se chauffent. Sur son blog Renaud Revel (l’Express) réagit aux propos d’Aphatie et prend la défense de l’émission. Le 6 octobre, il écrit que « l’introduction de caméras et de micros cachés a permis depuis une dizaine d’années de mettre à jour ce que le journalisme classique ne parvenait ou ne parvient pas à démontrer ».

Daniel Schneidermann, dans sa chronique hebdomadaire (Libération), s’en prend au « corporatisme inavoué » dont fait preuve Aphatie dans sa critique, sans pour autant donner son blanc seing au programme. Pour le journaliste qui a consacré un numéro entier de son émission Arrêt Sur Images aux caméras cachées, l’émission « Les Infiltrés » risque même d’être coincée dans une contradiction entre un impératif d’information (le devoir de dévoiler la réalité) et un impératif de loyauté (donc de révéler les noms des personnes et des lieux ciblés).

Pour David Pujadas et l’agence Capa, qui produit le programme, le magazine ne versera pas dans le spectaculaire et ne pratiquera pas l’extorsion d’informations. Il se contentera, dixit David Pujadas, de montrer « des systèmes de fonctionnement d’une réalité qui nous échappe, sans chercher à faire scandale ».


Qu’en est-il ? France 2 a procédé à une diffusion de la première émission dans ses locaux il y a quelques semaines. Seul le documentaire sur la maltraitance passive dans les maisons de retraite a été projeté. Le débat en plateau, animé par Pujadas, qui devrait lui faire suite n’a pas été montré.

Pendant environ 45 minutes, on suit donc Carole, la journaliste des Infiltrés, embauchée pendant 2 semaines comme stagiaire, dans une maison de retraite publique, dont on ne connaîtra ni le nom ni l’emplacement. Par ses questions au personnel de l’établissement, par son attention particulière portée aux pensionnaires et surtout, par ce que montre sa caméra, le spectateur est immergé dans le quotidien de l’établissement.


La journaliste observe les différents services, participe aux principales activités de la maisn (soins matinaux, déjeuners, réunions du personnel, service de nuit…) et noue une vraie relation avec plusieurs membres de la résidence.

Certaines images et certaines scènes sont très fortes, comme lorsque la journaliste-stagiaire interroge deux retraités dans une chambre et que l’un d’entre eux déclare, la voix nouée de larmes, qu’au lieu de les aider, la maison de retraite les enterre à petit feu. Ou quand Carole apprend au détour d’une phrase la mort d’un retraité dont elle s’était occupée pendant plusieurs jours et qui avait quasiment été laissé à l’abandon la nuit de son décès.

D’autres passages sont carrément choquants, notamment celui de la visite du médecin, dont le désintérêt pour les patients de la maison de retraite est effarant. Au final, c’est tout un mécanisme qui est dévoilé, ce qu’on appelle la maltraitance passive, due au manque de moyens et à l’état d’exaspération du personnel des maisons de retraite.

Peut-on pour autant parler de sensationnalisme ? Certainement pas. Car comme l’expliqueront justement David Pujadas et les producteurs de Capa à l’issue de la diffusion, si l’émission provoque un choc, ce choc ne peut être que « salutaire ». On ne constate en effet aucune volonté de nuire, ou de démontrer, aucun a priori, mais seulement la détermination de montrer une réalité douloureuse, souvent connue, mais sur laquelle, il n’y avait jusqu’à présent pas d’images.

Cependant, le problème de l’usage permanent du floutage et du « bippage » de noms se pose. Capa explique que cette pratique protège juridiquement la chaîne. Une affirmation pour le moins contestable : en effet, on peut aisément penser que les milieux et les personnes « infiltrés » pourront aisément se reconnaître en voyant le documentaire et légitimement se sentir trahis et volés. Ce qui risque d’engendrer des controverses à n’en plus finir sur la diffusion ou non du programme et plus généralement de relancer le débat sur l’opportunité de filmer en caméra cachée.

Si le sujet sur les maisons de retraite a certainement sa place dans l’émission, on peut s’interroger sur l’intérêt d’infiltrer la rédaction d’un magazine people, comme cela a été annoncé et récemment confirmé par France 2 (il ne s’agira cependant pas de Closer, malgré des rumeurs persistantes). On en revient à une des questions posées par Aphatie : faut-il, au nom du sacro-saint principe de transparence et du devoir de « tout » montrer, utiliser la caméra cachée à tout va ?



N’est-on pas en droit de penser qu’au contraire, il ne faut l’employer que dans des cas exceptionnels et que son usage doit rester l’exception plutôt que la règle ?

Crédit photo : France Télévision




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44 réactions à cet article    


  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 22 octobre 2008 16:02

    A quand une caméra cachée dans les bureaux de France 2 ?


    • morice morice 22 octobre 2008 16:06

      A part pendre virtuellement Pujadas, je ne vois pas ce qu’on peut faire : ce mec discrédite depuis le début son métier. Le premier tour de l’élection avec Sarko en gagnart déjà dans son tour d’honneur, il n’était pas obligé de le faire...


      • Alexandre 22 octobre 2008 17:28

        Salut morice...


      • Romain Desbois 22 octobre 2008 17:41

        Ce qui scandaleux ce sont les maltraitances de ces personnes agées.
        La DASS n’a rien vu, les journalistes n’auraient rien vus s’ils s’étaient annoncés.
        L’ aphatie de jean-christophe ;o) et de ses confrères ulcérés la bouche en coeur au nom de leur éthique qu’ils ont piétinée depuis longtemps est navrante et coulante de servilité.
        Bardot s’est fait viré de TF1 parcequ’elle dénonçait dans un de ces reportages les maguouilles des courses de chevaux. Pas un journaliste (plutôt son chef) ne s’était mouillé à le faire. depuis qui a enquêté ? Personne !
        Le boulot de journalisme d’investigation est fait par les associations, contraintes de le faire du fait que les médias veulent du tout cuit (et encore quand ils acceptent de le diffuser), du pas méchant , du pas risqué.

        bravo à cette équipe, en espérant qu’ils iront dans les prisons, les HP, les abattoirs, les marchés aux bestiaux, les usines à élevages, etc...


        • tourn en ron 22 avril 2010 14:55

          «  en effet, on peut aisément penser que les milieux et les personnes « infiltrés » pourront aisément se reconnaître en voyant le documentaire et légitimement se sentir trahis et volés. Ce qui risque d’engendrer des controverses à n’en plus finir sur la diffusion ou non du programme et plus généralement de relancer le débat sur l’opportunité de filmer en caméra cachée ». heureusement qu’il peuvent ce reconnaitre et j’espère que leur proche aussi les reconnaitrons et nous aussi ces dégueulasse tout ces gens qui maltraite nos anciens ,ils ne manquerais plus que les gourou et autre illuminé, allumé du ciboulot et autre ce plaine d’avoirs été chopé en flagrant délit on ne devrait pas les flouté point bar .pourquoi les respecterions nous alors qu’ils ne respecte rien ni personne (  aphatie un journaliste ces une blague il n’est pas plus qu’un chroniqueur ,le journalisme implique le terrain ces comme pernod tu la vue ailleurs que sur le plateau du jt de 13h ces un présentateur le l’info cet tout , ils ne va jamais la chercher lui même l’actu ) géniale cet émission en tout cas !!!!!!!!


        • Lapa Lapa 22 octobre 2008 18:45

          ce qui serait drôle serait de filmer en caméra caché les journalistes en salle de rédaction et de montage pour préparer leur reportages ou le JT. ca veut donner de grandes leçons de recherche de la vérité mais au final presque tous les journalistes introduisent un biais personnel dans leur articles/reportages, quand ils ne sont pas tout simplement incompétents techniquement et parti pris.

          L’arroseur arrosé serait jouissif.


          • Lapa Lapa 22 octobre 2008 18:48

            Ceci étant je pense que ce genre de reportage est une bonne chose qui permet de mettre en lumière une partie de la vérité qui sinon serait cachée.


          • morice morice 22 octobre 2008 19:48

             Non car c’est la porte ouverte à transformer les reportages en VidéGag !! c’est bien trop dangereux !! demain on fera du trash-journal grâce à Pujadas et consorts !!! aucune éthique là dedans !! j’espère que les syndicats de journalistes vont se bouger !!!! Pujadas tire vers le bas l’info, c’est que la première étape là !!


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 octobre 2008 21:06

              Enfin, Morice, un peu de sérieux et de présence sur un sujet aussi grave.


            • amlbis 22 octobre 2008 21:55

              Il/elle a pris des congés Calito atilal lerma ou qui que ce soit ?
              Meuh non ce n’est pas un sujet si grave.
              C’est juste que finalement, quand on n’a pas la possibilité de changer la face du monde, cela devient évident qu’il est plus constructif de s’occuper de se qui se passe dans son environnement proche.
              (Conclusion tout à fait personnelle)
              Si on s’inquiète de tout se qui se passe au-delà du cercle socio-familial, c’est une sorte de fuite d’énergie.
              Pourtant, quelques fois, une action vers le cercle extérieur a une influence... Et même que des fois, il arrive que cela provoque une réaction en chaîne smiley
              Finalement, les sociologistes devraient se pencher sur ce genre d’étude, peut-être qu’ils pourraient même établir une théorie mathématique :
              Régie par les probabilités et mis en équation...
              Est-ce que la probabilité qu’un individu influe sur l’extérieur de son milieu peut se mesurer en quanta ?
              Aujourd’hui, j’ai lu la définition "wikipédienne" du "troll"... Je m’y suis un peu reconnue (entre tous autres)...
              Est-ce qu’il y a des réguliers de ce site qui ont une activité professionnelle dans la journée (enfin, je considère l’écriture des articles et le comme-ntai-rage en tant que tel à partir du moment où ça nourrit une famille smiley)
              Pourquoi certains profils sont-ils "absents" au fur et à mesure du temps qui passe ?
              Est-ce la même chose que de toutes les boîtes dont j’ai démissioné malgré la vie partagée le temps de quelques années, et après, plus rien ?
              On apprécie ou non les gens, leurs commentaires, leur physique, sans pour cela ne jamais les connaître... Qu’est-ce qui est important ? (bon ok la famille, on la subit mais on s’y attache et en plus, c’est pour la vie et puis il faut bien avoir une raison d’adhérer à la société smiley)
              La Société... Le "bien" et le "mal" existeraient-ils sans elle ? Et pourquoi est-ce un terme féminin ?
              (Je n’aime pas la réponse qui pourrait être donnée, enfin, sous certains aspects)

              Enfin, revenons à l’article : Je n’m pas vidéo-gag et ce que je n’m pas, c de savoir ce qui se passe et de ne rien pouvoir y faire... A part en rire...
              Le pb avec les reportages TV, c’est que ce qui est bien n’a pas beaucoup d’audience. L’être humain est ainsi fait qu’il tende à favoriser son esprit critique, son besoin de se remettre en question, son envie de lutter contre ce qu’il trouve "mal". Mais trop c’est trop quand on est pieds et poings liés.
              Quand on est finalement seul et que même quand on trouve des aliés dans un combat commun, ça finit par engendrer un combat interne (y’a qu’à voir les partis politiques lol).

              Bref, j’en reviens à penser qu’il vaut mieux acquérir des connaissances scientifiques que médiatiques, politiques ou financières.

              Mais bon, ce serait un peu limitatif... Donc, je n’ai pas d’opinion.
               
               


            • Atavus 23 octobre 2008 10:55

              Non car c’est la porte ouverte à transformer Agoravox en AgoraGag !! c’est bien trop dangereux !! demain on fera du trash-journal grâce à Morice  !!! aucune éthique là dedans !! j’espère que les syndicats de journalistes vont se bouger !!!! Morice tire vers le bas l’info, c’est que la première étape là !!


            • amlbis 22 octobre 2008 20:13

              @l’auteur

              Pourquoi ne faites vous jamais de commentaire ?
              Pourquoi n’y a-t-il pas d’horodatage sur les commentaires de cet article ?
              Cela me perturbe et du coup, j’en perds l’envie de m’exprimer.


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 octobre 2008 20:22

                La directrice de l’Information de France 2, Arlette Chabot, a envoyé mercredi une lettre d’excuses au Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker au sujet d’un reportage sur le secret bancaire dans le Grand Duché, diffusé mardi sur la chaîne publique française.

                	

                Invité du journal de 20h00 de France 2 mardi, Jean-Claude Juncker, s’en était vivement pris au reportage diffusé avant son interview. Le reportage enquêtait sur le secret bancaire au Luxembourg, alors que le président Nicolas Sarkozy venait d’inviter ce pays à montrer l’exemple en matière de réforme financière mondiale et de transparence. Jean Claude Juncker avait notamment qualifié le reportage de “strictement ridicule”, de “superficiel”, résultant selon lui d’un “journalisme primaire”.

                	

                Dans une lettre rendue publique mercredi par le gouvernement luxembourgeois, Arlette Chabot “présente ses excuses”. “Je vous demande de ne pas considérer ce reportage comme une nouvelle manifestation de l’arrogance franco-française mais plutôt comme une insuffisance professionnelle”, écrit la directrice de l’information. “La frontière entre paradis fiscal, blanchiment d’argent et secret bancaire n’était pas vraiment établie. La mise en image était facile, voire de mauvais goût”, poursuit-elle. Interrogée par l’AFP, Arlette Chabot a précisé qu’il s’agissait d’une lettre “strictement personnelle”.

                	

                “On en a discuté hier soir en conférence critique (après le journal, NDLR) pour dire que le sujet aurait pu être mieux. M. Juncker, que je connais et avec qui on travaille souvent, avait le sentiment d’être tombé dans un piège. Alors pour calmer le jeu, comme on fait souvent dans ces cas-là, on a envoyé une petite lettre”, a ajouté Arlette Chabot.

                	 	 		

                le reportage polémique de France 2 sur le “paradis fiscal luxembourgeois”

                	

                L’altercation entre Pujadas et Juncker au 20h de France 2 :


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 octobre 2008 22:58

                  Quoique, il n’est pas si certain qu’il faille défendre Pujadas. Tout cela ressemble à du cirque, le monde devient si étrange. Les choses semblent changer alors que rien ne change. 2008, année perplexe


                • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 22 octobre 2008 22:08

                  Merci pour cet article intéressant.
                  J’avoue pour ma part être assez en accord avec le journaliste qui s’exprime dans l’émission arrêt sur l’image.
                  La chose essentielle est de ne pas faire de la caméra infiltrée pour lyncher ceux qui sont filmés.

                  L’éthique est là. Dans le fait de dire une réalité sans se précipiter pour opérer des accusations imbéciles.
                  Il ne manquerait plus que ces employés soient sanctionnés comme des lampistes quand la responsabilité est institutionnelle autant que collective, c’est-à-dire, nationale

                  Nous avons les "zompolitic" que nous méritons, ils laissent se perpétuer cette violence quotidienne dans la plupart des institutions (santé, scolaire, police, etc.) parce que nous leur faisons confiance au lieu d’exiger des contrôles et des garanties.

                  Nous sommes tous responsables de cette violence et il est heureux, et on ne peut plus déontologique, que cette réalité nous soit renvoyée pour qu’en en prenant conscience, nous soyons amenés à mettre la pression idoine sur nos zompolitic qui ne feront rien si nous ne les poussons pas.

                  Je ne connais pas Pujadas, mais je trouve qu’il y a un intérêt citoyen à ce genre d’émissions. Sûr que j’en voudrais partout. 
                  Ou alors, des docus fictions bien foutus. Comme "Entre les Murs", qui montre le désastre consécutif à l’absence de formation psychologique chez les enseignants.




                  • Mauvaisens 23 octobre 2008 00:51

                    Trop tard,sanction pour le personnel de cet établissement ! Confère la misnitre sur le plateau.

                    Reportage n’étant que la realité, très derangeante, pour des personnes comme moi, etant trop sensible pour voir des personnes souffrirent.

                    Mais que j’aimerai que l’argent publique partent un peu plus dans la qualité de fin de vie, que dans celle du début , qui n’engendre que des enfants gâtés pourris, des enseignants peu scrupuleux, et dont les etablissements scolaire sont fermés 16 semaines par an, alors que les "vieux" eux n’ont pas de vacances.

                    Y’a pas de polémique au vu du resultat.


                    • Christoff_M Christoff_M 23 octobre 2008 03:59

                      si les responsables de l’info commencent à s’excuser devant des personnages de la finance ou de la politique, quitte à désavouer leurs équipes ou à essayer de sauver leur place, c’est le début de la fin...

                      quand on voit ce qui est arrivé à Denis Robert on peut imaginer le pouvoir et l’arrogance des vassaux des banques et de la finance...

                      marionnettes à la tète des banques, marionnettes à la tete de l’info, marionnettes politiques... on voit mal qui aura le courage de s’attaquer aux paradis fiscaux, aux banques, au système financier mondial qui vient de montrer une partie de ses limites cachées derrière "son secret bancaire"...

                      on devrait arreter de parler de transparence d’autant plus que les états on volé au service des banques suite à cette crise sans garantir plus qu’avant, l’emploi, la formation, le logement social, madame Boutin et ses 200millions font un peu rire, le ridicule ne tue pas pour les moyens engagés dans le retour à l’emploi...

                      alors qu’on aligne des centaines de milliards potentiels, vite et bien quand il s’agit de soutenir un système financier, opaque comme jamais ou aucun compte rendu n’est exigé sur les distributions attribuées...

                      idem avec madame Parisot qui joue bien son role de médiatrice et évite une loi sur les avantages de départ et les contrats spéciaux des grands patrons !!

                      comment supporter qu’on vous récclame une somme à virgule pour un particulier alors qu’on arrondit facilement les millions et les milliards en haut lieu !!

                      Si nos restes de journalistes français en viennent à s’excuser, c’est la fin du droit d’expression... certains de nos juges jettent l’éponge par des non lieu... depuis l’affaire Clearstream et cette deuxième bulle après celle de 2000 sous Strausss Khan.... la transparence est loin derrière nous et le système bancaire international est de plus en plus complexe et opaque, renforcé par des textes de lois votés ss pression de lobbyistes européens....

                      dans ce système pas net s’excuser c’est avoir un comportement de collabo par rapport aux pouvoirs politiques et financiers et c’est baisser son froc, dans un service public c’est encore plus génant !!
                      Grand danger sur l’info, la transparence, et la démocratie, je ne parle pas dans le vide certains sites ayant fermé sur le net !! preuves tous les jours de pressions de sbires aux ordres du NOM qui imposent la pensée unique et son système libéral douteux malgré la crise dans laquelle nous entrons....

                      il y eu des ruinés avec l’Eurotunnel, avec la dernière bulle du net, bien avant avec la crise de 29 et avec le canal de Suez, les emprunts russes... l’émission d’actions foireuses ne date pas d’aujourd’hui mais ce sont toujours les memes qui sont la encore plus implantés après la révolution et 68, qui ne sont que des leurres organisés pour brouiller les esprits.... en attendant la meme caste joue avec l’argent des modestes et ruine une partie de la planète, s’attribuant des statuts spéciaux, des gains délirants et affichant un mépris pour les gens d’en bas voir les journalistes qui se permettent de les mettre en cause...

                      Eva Joly entendit à l’époque des "moi je.... vous savez à qui vous avez à faire ma petite dame, je vais vous briser..."

                      Alors madame Chabot vous ne faites pas honneur à votre profession en vous excusant devant un ministre d’une des plus grosses concentration de lessiveuses d’Europe juste avide d’argent peu importe l’origine et la manière de le gagner, du moment que les comptes se remplissent au Duché !!

                      De Gaulle pour moins que cela avait menacé de blocus le chargé de finance de monaco à l’époque !! une époque ou il y avait au pouvoir autre chose que la caste actuelle de Sciences Po, Ena, et cette floppée d’avocats d’affaires qui ne risquent pas de toucher la branche dorée sur laquelle ils sont assis avec l’Europe !! madame Lagarde membre d’un des plus grand cabinet d’affaires américains est quand meme l’exemple choquant de la pseudo démocratie française en 2008 !!

                      je ne parle pas des Pinault, Bouygues, Bolloré, Breton, Minc, Sellières, Séguela, Levy, Veil, Attali, Balkany, Dumas, Kouchner, Pasqua, et je pourrais en citer des tonnes en dehors des gens du cac40 et des resp politiques des hauts de Seine.... tous ces gens sont trop proches du pouvoir, pour parler d’une véritable démocratie... nous pouvions nous moquer de Bush avant mais les journaux américains ont encore les moyens de faire des articles génants pour des personnalités sans s’excuser !!

                      Avec Sarkozy nous sommes rentrés dans l’ère des rapports faux et de l’attaque par cabinets d’avocats...
                      Tout l’inverse de la transparence et de la justice sereine...

                      Dernier élément le budget de nos juges est inférieur à certains pays de l’est !! belle preuve de volonté...
                      par contre les frais de représentation de Dati ou de Sarkozy et d’autres augmentent tous les jours...

                      ce gouvernement applique une rigueur létale à certains ministères bien ciblés, cela peut etre la pub pour la télé... le budget de certains domaine de la justice, la contractions des budgets pour l’Anpe et la formation alors que le nombre de chomeurs va exploser... beaucoup de choses qui vont tout à l’encontre de la clarté et de la transparence !!

                      Alors des émissions comme celle de Pujadas il en faudrait des tonnes pour montrer l’envers du décor ce que ne veulent pas voir les petits soldats de Sarkozy, Dati, Bertrand, Bachelot, MAM, Albanel, Hirsch, Copé...
                      qui ne sont la que pour faire passer la pillule des restrictions de budget en opacifiant un maximum les problèmes de la France sur le terrain tous les jours.... je me demande meme si ces gens de castes ont une quelconque compétence pour chiffrer les besoins des français...


                    • Romain Desbois 23 octobre 2008 05:06

                      Et demandons nous pourquoi nous éprouvons le besoin de nous exprimer dans un "journal citoyen" !
                      c’est peut-être d’abord que nous savons plus ou moins consciemment que nous ne trouvons pas le miroir de l’info que nous sommes en droit d’attendre des professionnels.
                      Il suffit de comparer avec ses propres connaissances d’un fait avec ce qui est rapporté dans les médias.
                      J’ai vécu cette expérience suite à un drame dont j’ai été témoin au boulot (SNCF). Les médias ont racontés n’importe quoi se contentant de reprendre in extinso la version officielle de la direction de ma boite.
                      Malgré des tentatives de rectification des témoins de l’affaire dont je faisais partie, les journaleux nous écoutaient gentiment (il se comportaient presque comme des copains) et la même version fausse sortait dans les papiers suivants.
                      Les médias sont le vrai pouvoir.
                      Selon que vous serez bien vus ou non des médias, vous existerez ou non sur l’écran et donc dans les urnes.
                      Personne ne s’inquiète ne n’entendre aucun (quasiment) des candidats à la Présidentielle que les médias appellent "petits".
                      Dans quatre ans quand on leur donnera la part congrue de parole légale , on continuera à leur dire , on ne vous connait pas, vous êtes des bouffons.


                      • Thierry LEITZ 23 octobre 2008 09:05

                        Jeudi 23/10 8h50. Sur le principe de l’émission, je dirai pourquoi pas ? Avec la limite éthique signalée par Salvador de ne pas accuser une personne en particulier ou stigmatiser une entreprise ou un groupe en évitant la réflexion sur les causes et explications réelles d’un phénomène, voire la tolérance élémentaire. Là est le risque. 

                        Le débat qui suit devrait permettre cela.

                        J’ai vu la moitié de l’émission. Fatigue + sujet déprimant m’ont fait zappé brièvement sur soir3 avant le dodo. Techniquement, l’émission est bien faite. L’infiltrée joue bien son rôle et personne n’est reconnaissable en soi. Bon.

                        Cela met un bémol au discours humano-scientifique qui pavoise devant les records d’espérance de vie de + de 80 ans. Vivre vieux, certes, mais où et avec qui et pourquoi ? Si c’est pour finir comme ces PA du reportage je dis non : et oui à une fin nette en pleine action de vie ordinaire avec les siens au moment venu.

                        Cela dit, la maltraitrance des personnes agées (PA) commence dans la famille quand ces derniers sont rejetés au nom de la carrière professionnelle, de la liberté personnelle, du sale caractère de certains vieux, de leur radinerie, de la surmédicalisation médicamenteuse qui les prolonge parfois au-delà du raisonnable, etc.

                        Des explications variées d’un problème posé par un phénomène social majeur, le vieillissement de la population. Le grand âge et ses naufrages physiques et mentaux qui fait peur et auquel on préfère ne pas penser.

                        Comme disait Coluche, si possible "j’aimerais mieux mourir de mon vivant" !


                        • Gilles Gilles 23 octobre 2008 10:06

                          Et une caméra caché à L’Elysée ou chez Rachida Dati...ça manquerait pas de piquant (parait que hurlements de dingues et injures ordurières sont monnaies courantes) et permettrait de savoir ce qui se trame dans ces officines secrètes

                          Bonne idée, non ?


                          • krapo krapo 23 octobre 2008 10:27

                            Je pense que ces reportages ont l’avantage d’appuyer là ou ça fait mal, car il est tellement plus facile de tourner le regard...
                            Nous nous trouvons tous face à Nos responsabilités et c’est à chacun d’entre nous de réagir.
                            Je suis attérée de voir qu’il y a eu très peu de réactions de la par de la ministre en présence si ce n’est sur un ton compatissant  : mais c’est un cas d’école.... ! Que la seule proposition de cette dame soit la formation du personnel et qu’elle n’ait pas vu que c’est un Manque de personnel qui conduit a de telles situations.
                            Trés fière Madame le ministre nous a annoncé 1000 controles de la part de la DASS pour cette année, avec en sous entendu que c’est un énorme progrès...
                            C’est a pleurer....Nos anciens crévent dans le non respect et le manque de soins...et meme carrément dans le non-soin...
                            Il serait temps que nous ré-apprenions Tous le sens du mot solidarité....


                            • krapo krapo 23 octobre 2008 10:30

                              Et je remercie les reporters et les équipes qui ont décidé de faire ces reportages, juste pour montrer ce qui ce passe....


                            • Raphaël Zacharie de Izarra Raphaël Zacharie de Izarra 23 octobre 2008 11:09
                              (Texte biographique.)

                              Midi sonne dans la salle à manger de l’hospice.

                              Le centre est spécialisé dans le "traitement" de la vieillesse défaillante. Pour dire la vérité, c’est tout simplement l’antichambre de la mort. On est loin des refuges dorés pour vieillards fortunés. Ici on accompagne les grabataires, pour certains démunis. Ou presque.

                              C’est l’heure du déjeuner, midi sonne disions-nous.

                              Moi, jeune stagiaire de vingt-cinq ans qui découvre sur le tas le métier d’auxiliaire de vie, j’observe. Je suis nouveau, inexpérimenté, curieux. Resté à distance dans un angle de la vaste salle à manger de l’hospice, j’observe la scène qui -je ne le sais pas encore à cet instant- me marquera profondément pour le reste de mes jours.

                              Le spectacle qui est en train de se dérouler sous mes yeux est pour moi seul : le reste du personnel soignant, que je suppose habitué à la chose ou tout simplement bien trop pris dans son labeur pour prêter attention à ce genre de vision subtile et fulgurante, me semble parfaitement étranger à ce que je considère encore aujourd’hui comme la plus impressionnante "pièce de théâtre grandeur nature" à laquelle j’ai pu assister de toute ma vie. Les soignants font d’ailleurs eux-mêmes partie intégrante du tableau.

                              Je suis donc le seul pour qui la scène se joue. A l’insu de tous.

                              Lentement, progressivement, la scène apparemment anodine se construit, s’élabore pour prendre bientôt des allures magistrales, dantesques, quasi bibliques. Et ce n’est plus un simple fait du quotidien que je vois, ce n’est plus une scène banale, insignifiante qui s’offre à ma vue...

                              C’est un drame. C’est une toile de Caravage. C’est une leçon de vie et de mort.

                              Effaré, ému, subjugué, incrédule, découvrant un aspect inconnu de l’existence humaine, je reste dans mon coin à observer.

                              Voilà ce que je vois :

                              Comme surgit de nulle part, au son de la cloche une troupe claudicante de petits vieux décharnés s’avance avec mollesse, désespoir, infinie lenteur vers les tables... Un sombre, funèbre, sépulcral cortège de vieillards en "expédition alimentaire".

                              Certains cheminent affaissés dans leur fauteuil roulant d’un autre âge, poussés par des infirmiers ou secondés par leurs compagnons d’infortune eux-mêmes invalides, d’autres -avec ou sans béquilles- arrivent au bras d’un infirmier. Rares sont ceux qui marchent sans aucune aide. Tous sont voûtés, sinistres, saisis de stupeur.

                              Que le chemin est long pour aller se restaurer !

                              Vue cauchemardesque sur le monde de la vieillesse ! Des visages à faire peur, des corps usés, un rythme au ralenti extrême. Une marche solennelle et pitoyable de centenaires avec leurs petits pas de reptiles ridés... Une procession de morts-vivants convergeant vers les assiettes fumantes... (L’image, effroyable, romantique, cruelle mais aussi profondément humaniste restera à jamais gravée en moi.)

                              Le tout dans un silence de mort.

                              C’est cela le plus impressionnant, c’est le silence. Ce silence -terrible, effrayant- qui n’est que l’écho atténué du Silence qui bientôt viendra refermer les yeux de ces tortues ternes et tristes qui se meuvent avec une mortelle léthargie.

                              Fantômes hors du temps, oubliés du reste du monde, ces êtres font partie d’une autre réalité, tragique, universelle, où l’ombre de la mort recouvre plus de la moitié de leur face. Et qui fait qu’ils deviennent invisibles à notre monde.

                              Et comme je suis le seul à les voir, ces êtres devenus invisibles au monde, je continue de les observer au fond du réfectoire, fasciné, muet, interdit.

                              Ces ruines de chair et épaves d’esprit ignorent qu’en retrait dans un coin de la salle une jeune âme émotive mais lucide qui a toute sa vie d’homme à faire les regarde se traîner lamentablement vers leur destin finissant, enregistre l’instant pour toujours...

                              Comment pourrais-je, en effet, oublier cette marche cérémonieuse et misérable, pittoresque et macabre de gérontes boiteux et accablés vers un repas sans joie ?
                               
                               
                              Raphaël Zacharie de Izarra

                              • dapeacemaker911 23 octobre 2008 11:11

                                Bonjour a toute la communauté,

                                moi ce que j ai relevé, c est que c est partout la meme chose.
                                cette foutue course a l argent sur le court terme detruit jours apres jours des centaines de milliers d entreprises grandes ou moins grandes.

                                L argent rentre mais ne sert plus a faire fonctionner l entreprise mais a remunerer des actionnaires et autres fonds de pensions...
                                resultat : le gueux de base se retrouvent a remplir les fonctions de 10salariés pour un unique salaire et souvent sans les competences qui y sont liés.

                                La maltraitance est une consequence de ces dysfonctionnement, meme le plus sage d entre nous deviendrais fou s il devait s occuper seul de 30 personnes dependantes.

                                Solution ? des lois plus durs envers les reponsables, qu ils assument enfin leurs reponsabilités, dans tous les domaines, et a tous les niveaux y compris et surtout au plus haut (presidents, gouvernements etc).

                                Quand vous echouez, vous payez le prix fort. Quand eux echouent ils en sortent toujours grandis...
                                Il serait peut etre temps de faire tourner la roue dans l autre sens.

                                DPM


                                • Barbarus Barbarus 23 octobre 2008 11:14

                                  Bonjour,

                                  Je pense que l’auteur participe (involontairement ?) à un faux débat destiné à créer la polémique pour éviter de parler des vraies responsabilités :

                                  c’est l’Etat, le coupable.
                                  le problème, c’est le manque de moyens, dans TOUS les hôpitaux...

                                  Il est temps d’arrêter d’aboyer avec la meute, et de dénoncer ce capitalisme d’Etat qui nous prive de jour en jour de nos services publics pour nous infliger de plus en plus de sévices publics !


                                  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 25 octobre 2008 15:13

                                    Le "manque de moyens" a été créé délibérément par le passage des 39 h hebdo aux 35 h.


                                  • morice morice 23 octobre 2008 11:24

                                     par Bernard Dugué 

                                     
                                    Enfin, Morice, un peu de sérieux et de présence sur un sujet aussi grave.

                                    qu’on le pende. C’est Pujadas qui n’est pas sérieux avec sa trash télé et sa patronne en larbin...

                                    • Atavus 23 octobre 2008 11:38

                                      Enfin, Morice, un peu de sérieux et de présence sur un sujet aussi grave.
                                      qu’on le pende. C’est Pujadas qui n’est pas sérieux avec sa trash télé et sa patronne en larbin...

                                      Pourquoi les articles antisémites que tu nous ponds ne sont pas trash.
                                      Laisses-moi rire.



                                    • Calito 23 octobre 2008 12:27

                                      Non mais ca ne va pas dans ta tête morice ?
                                      Cette manie de vouloir pendre tous ceux qui te déplaisent...

                                      Ecoute Dugué. Calme toi, abstient toi de parler à la légère et sur tous les sujets.
                                      Tu es pire que Demian West.


                                    • CANAAN 23 octobre 2008 11:33

                                      MORICE, mon ami...

                                      Quand aurais je le plaisir de lire le texte introductif de ton nouvel opus volé à d’autres ???


                                      • Barbarus Barbarus 23 octobre 2008 12:43

                                        On vieillit très mal en France, et les fausses polémiques sont toujours là pour que les vieux continuent à s’étrangler dans leur vomi.


                                        • crocus 23 octobre 2008 13:56

                                           Je ne connais pas les maisons de retraite. J’ai regardé l’emission pendant 10’ et j’ai eteint. Le but est de pointer tout ce qui ne va pas et seulement ce qui ne va pas. Les questions sont posées dans ce sens. On peut envoyer les cameras cachées partout, il y aura toujours sujet à matière.
                                          Si on les envoyait chez les politiques ? 
                                          qui a dit chez les journalistes ?


                                          • Bois-Guisbert 23 octobre 2008 15:00

                                            Ce type de reportages repose entïèrement sur la crédulité du consommateur d’informations. En ce qui me concerne, je n’en ai absolument pas l’ombre d’un début.

                                            Il m’est impossible de croire qu’on me rapporte la vérité quand "les visages sont floutés et les lieux et personnes restent anonymes."


                                            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 25 octobre 2008 15:15

                                              "Il m’est impossible de croire qu’on me rapporte la vérité quand "les visages sont floutés et les lieux et personnes restent anonymes.""

                                              A moi aussi.


                                            • MEMORA MEMORA 23 octobre 2008 15:38

                                              Attention !
                                              Certes, on peut croire qu’effectivement il en va encore de ce type de traitement pour les PA dans des établissements en France . Etant dans ce milieu, je l’ai constaté.
                                              Mais il y a aussi de "merveilleuses" petites structures qui font de belles choses et sans de gros moyens.

                                              Ceci étant dit , comme toujours il faut raisonnablement craindre la manipulation des esprits et je vous encourage à voir que cette émission est aussi et par conséquent une sensibilisation ( ou une publicité . En terme de Comm. c’est " sensibilisation " qu’ils disent) , un message pour encourager les personnes âgées à rester chez elles .

                                              Ce faisant, on nous prépare (conditionne) à savoir utiliser les services d’aide à domicile que l’état et les départements souhaitent plutôt voir se développer, parce que la construction de "maisond’retrait’ " , ça coute cher et puis parce que dans 20 ans, la génération du "babby-boum" passée, on n’en aura plus besoin . Donc cette émission est une O.G.M. : une Orientation Gouvernementalement Motivée, je pense ! C’est tout .

                                              Non c’est pas tout ! Attention ! Dans le domaine du "service à domicile" aussi il va falloir être vigilant. 
                                              Il y a des "enseignes" bizarre qui rôdent , et qui n’agiront pas comme les bonnes vieilles associations de la culture "action sociale" , pour des raisons qu’on imagine bien.
                                              Bonne santé à tous.


                                              • Le Hérisson Le Hérisson 23 octobre 2008 16:15

                                                De mon point de vue, cette émission ne respecte pas la déontologie journalistique. Pour les raisons suivantes :
                                                Par exemple, la charte des journalistes stipule :

                                                "Un journaliste s’interdit d’invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d’user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque..."
                                                 ou encore :

                                                " ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du justicier..."

                                                Bien sûr, on peut penser que sans ces moyens "déloyaux", c’est à dire "l’infiltration", il aurait été plus difficile d’avoir de tels témoignages. Or ce n’est pas sûr. Une bonne enquête, menée à longue haleine, avec recoupement, etc. aurait pu obtenir des résultats similaires mais certes, moins spectaculaires.

                                                C’est là où le bât blesse. On voit très bien, à travers ce reportage, que la rédaction s’est échiné à trouver la maison de retraite la plus pitoyable, à retenir au montage les éléments les plus scabreux et révoltants à la fois, pour faire de l’audience. Au détriment de l’information : car le reportage laisse supposer que c’est l’ensemble des maisons de retraite qui est géré ainsi, (on insiste par ailleurs sur le fait qu’il s’agit d’un établissement public). Or, une information honnête aurait, au minimum, donné plusieurs éclairages sur divers établissements. J’ai fait, pour ma part, plusieurs reportages dans les maisons de retraite, et j’y ai rencontré des situations qui n’avaient rien à voir avec le reportage.

                                                Mais bon, la déontologie journalistique semble bien devenir une denrée rare....


                                                • lavabo 23 octobre 2008 16:30

                                                  Pas vu l’émission, mais bon à partir du moment où ca passe à la télé c’est pour faire de l’audience....
                                                  tout ca c’est pour "amuser" le bon peuple, après la télé-réalité, la télé trash ?


                                                  • La Taverne des Poètes 23 octobre 2008 17:10

                                                    Les services de l’Etat ont découvert le lieu d’implantation de l’établissement qui s’est fait "enfiltré" smileyprofond par l’équipe de France 2.

                                                    Mais toute cette polémique pseudo déontologique des journalistes a fait oublier le vrai sujet : comment la France traite ses vieux. Or, la France est très mal classée au plan européen et il faut faire quelque chose.
                                                     


                                                    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 25 octobre 2008 15:18

                                                      Ce n’est pas la France qui maltraite ses vieux, mais une partie, que j’espère minoritaire, des personnels des maisons de retraite.

                                                      Il y a maltraitance aussi dans l’Education nationale quand des élèves ont peur de leur maître ou de leur prof.
                                                      Même si on n’en est plus aux châtiments corporels et aux bonnets d’âne.


                                                    • norbert gabriel norbert gabriel 27 octobre 2008 17:45

                                                      et quand les profs ont peur des élèves ; ou des parents d’élèves....

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