Vos grands parents n’étaient pas des gens ordinaires parce qu’ils n’étaient pas résignés. Ils se posaient la question en voyant les autres : pourquoi je ne pourrais pas être mieux habillé, mieux logé, et manger de bonnes choses, mieux vivre enfin. Pourquoi pas moi ?
Ils ne se sont pas résignés en disant que le sort les avait mis là, à cette place, et qu’il ne faut pas envier les autres. Tout simplement ils ont refusé le destin tout tracé et les explications fatalistes que leur milieu leur offrait. Sans alternative appparente, dans ce cercle perpetuel de la misère collante transmise de parents à enfants.
Ils ont brisé par instants le mur de la pauvreté et du malheur à vie. Ils se sont révoltés pour aller chercher ce qui leur rendrait leur dignité d’hommes libres et fiers d’avoir réussi. Et pour dire : moi aussi.
La vie ne leur a pas permis d’atteindre leur but. Mais ils pouvaient être fiers et dire : j’ai essayé.