Une politique de « grands travaux » est une forme comme une autre de relance keynésienne. Cela va à l’encontre de fondamentaux assez monétaristes de l’UE.
L’UE n’a pas le droit de s’endetter par elle-même : elle ne peut pas dépenser plus que son budget.
Les Etats de l’UE sont coincés par les critères de convergence du traité de Maastricht limitant le déficit budgétaire.
L’UE ne dispose donc d’aucun moyen de lancer une politique tant soit peu contracyclique quelle qu’elle soit. En pratique, son action depuis 15 ans consiste à diminuer volontairement le rôle des états dans les secteurs cités, en espérant que la croissance vienne de la dérégulation.
Aux électeurs de juger maintenant.