http://www.amnesty.ch/fr/themes/peine-de-mort/arguments
- Arguments contre la peine de mort
La peine de mort viole les droits humains fondamentaux, elle constitue la forme de punition la plus cruelle, inhumaine et dégradante. C’est pourquoi Amnesty International s’engage dans le monde entier et sans exception pour son abolition. Injuste
La Déclaration universelle des droits de l’homme reconnaît à chacun·e le droit à la vie et ajoute : « Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. » La peine de mort viole ces droits humains fondamentaux. Personne n’a le droit de tuer, même en suivant les ordres d’un Etat. Un Etat ne peut à la fois interdire le fait de tuer tout en le pratiquant lui-même. Les normes internationales relatives aux droits humains se situent au-dessus du droit national.
- Inhumaine
Il n’y a pas de peine de mort « humaine ». Quelle que soit la méthode employée, l’exécution ne poursuit qu’un seul but, supprimer une vie. La peine de mort prive une personne de la possibilité d’expier un forfait, de réparer, de se repentir et de s’amender.
- Inutile
La peine capitale n’empêche aucun délit. Les études scientifiques n’apportent aucune preuve que la peine de mort ait réellement l’effet dissuasif qu’on lui attribue. Au Canada par exemple, le nombre d’assassinats a diminué depuis l’abolition de la peine de mort. Aux Etats-Unis, en revanche, il est plus élevé dans les Etats qui pratiquent l’exécution capitale que dans ceux qui y ont renoncé. Pour empêcher efficacement les délits, il est nécessaire d’avoir un taux élevé d’élucidation des crimes et un système judiciaire travaillant de manière équitable, rapide et conséquente.
- Irrévocable
Les erreurs judiciaires et les jugements erronés ne peuvent jamais être totalement exclus. Lorsqu’une peine de mort a été exécutée, il n’y a pas de retour en arrière possible. Depuis 1973 aux Etats-Unis, 123 personnes condamnées à mort ont été libérées après que la preuve de leur innocence a été faite (état avril 2007). Le nombre exact d’exécutions d’innocents, de jugements erronés et d’erreurs judiciaires avérées ne peut être déterminé avec précision. De faux aveux, des faux témoignages et des expertises insuffisantes peuvent influencer l’issue d’un procès et conduire à un assassinat perpétré par la justice. Dans certains pays, la procédure de condamnation à la peine de mort ne donne pas droit à une défense solide de l’accusé·e sur le plan juridique et n’octroie pas de droit d’action en appel.
- Arbitraire
La peine de mort est utilisée de manière disproportionnée contre des gens pauvres ou des personnes appartenant à une minorité. Aux Etats-Unis, la part des Afro-Américains condamnés est supérieure à la moyenne. En Arabie Saoudite, elle touche avant tout les travailleurs et travailleuses étrangers. Avec la peine de mort, les Etats satisfont une certaine soif de vengeance populiste - souvent en organisant des procès publics et des exécutions de masse, comme c’est le cas en Iran et en Chine. La plupart des exécutions ne punissent pas des crimes violents mais répondent à des motifs politiques. La peine de mort permet au pouvoir de se débarrasser des personnes impopulaires. Ainsi, des peines de mort sont prononcées pour homosexualité (Nigeria, Arabie Saoudite), pour des délits liés à la drogue (Indonésie, Malaisie) ou pour vol, corruption ou fraude fiscale (Chine).
- http://www.abolition.fr/ecpm/french/article.php?sujet=162&topic=51
Arguments contre la peine de mort :
26-05-2005 Les raisons d’instruire « le procès de la peine de mort » • La vie de tout homme est sacrée et nulle autorité ne saurait voter, juger ou décider de la mort d’un être humain.
• La justice n’est jamais à l’abri de l’erreur judiciaire et la peine de mort est la seule peine non rattrapable, irréversible, sans retour !
• La peine de mort ne dissuade jamais les criminels de tuer et n’a aucun effet sur les taux de criminalité. Aucun État qui a aboli n’a vu sa criminalité augmenter ! Si l’on compare les chiffres Canada / États-Unis, c’est là où la peine capitale a été abolie qu’il y a le moins de crimes commis !
• La peine de mort est une violation des droits humains, un traitement cruel, inhumain et dégradant, une double torture (attente dans le couloir de la mort, exécution).
• La peine de mort est un acte de vengeance qui, fondamentalement, légitime la violence alors que la justice doit être rendue pour pacifier les relations sociales et les mœurs civiles. Pour être efficace, la justice doit rester humaine et équilibrée.
• La peine de mort frappe principalement des personnes faibles, la plupart du temps sans ressources ni moyen de se défendre, souvent membres de minorités.
• En supprimant tout espoir, la peine de mort empêche et dissuade le condamné d’effectuer tout travail de réhabilitation personnelle et sociale ; elle postule que l’on puisse réduire la vie d’un homme à un seul acte qu’il aurait commis.
• La peine de mort est l’apanage des régimes autoritaires où la justice est, directement ou non, l’instrument du pouvoir politique et un contrôle social omnipotent. Dans une démocratie, la justice étant rendue au nom du peuple, nul de peut s’arroger le droit de voter la mort en notre nom commun : « not in our name » !
• La justice internationale (Cour pénale internationale depuis le 1er juillet 2002 et tribunaux internationaux de La Haye et de Arusha) écarte la peine de mort pour juger les crimes les plus odieux : crimes contre l’humanité, génocides et crimes de guerre. Le droit international tend vers l’abolition universelle et encourage les États à abolir la peine de mort.
Actualité peine de mort
La lente agonie de Joseph Clark relance le débat sur la cruauté de l’injection létale
3 mai 2006 / L’exécution était prévue à 10 heures du matin, heure locale, dans le pénitencier de la Southern Ohio Correctionnal Facility, au sud de l’Ohio. Tout aurait dû se dérouler « normalement », en deux ou trois minutes. Mais Joseph Clark a mis près d’une heure et trente minutes pour mourir dans d’insoutenables souffrances... tellement que les autorités carcérales ont finalement fermé les rideaux, empêchant les témoins d’assister à la lente mise à mort.
- http://www.revoltes.org/homosexuels-executes-iran.htm
En Iran, deux hommes homosexuels, dont un mineur, ont publiquement été flagellés puis exécutés.
19 juillet 2005 Deux homosexuels ont été pendus en Iran. En 26 ans, ce pays a exécuté près de 4000 personnes, hommes et femmes, reconnues coupables de ce seul crime. Dans le monde, 9 pays prévoient ce châtiment pour les homosexuels.
Deux jeunes hommes ont publiquement été pendus le 19 juillet dans la ville iranienne de Masshad, après avoir admis sous la torture leur homosexualité. L’un était mineur, l’autre âgé de 18 ans.
Leur avocat avait tenté d’éviter la sentence capitale, affirmant que les jeunes gens ne connaissaient pas la loi et ne savaient pas que l’homosexualité et la consommation d’alcool étaient interdits.
Les deux condamnés à mort ont préalablement été incarcérés durant quatorze mois, fouettés (228 coups de fouet) et finalement pendus en public, sur la place de la Justice à Mashhad.
Depuis l’arrivée au pouvoir des Ayatollahs il y 26 ans, près de 4000 homosexuels - hommes et femmes - ont été exécutés en Iran.
8 autres pays prévoient la sentence capitale pour les personnes reconnues coupables d’entretenir des relations homosexuelles : l’Arabie Saoudite, l’Afghanistan, la Mauritanie, le Soudan, le Nigeria (12 États musulmans du nord du pays), le Yémen, le Pakistan et les Émirats Arabes Unis.
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