Cher Docdory,
je constate que nous abordons un sujet sensible :
1/ concernant l’hépatite B, il est certain que c’est une maladie grave, qui peut évoluer en infection chronique. Ce risque est d’autant plus important que la personne atteinte est jeune. Le germe coupable fait partie des dix virus les plus redoutables du monde. Début 2005, une étude préliminaire de l’Institut de Veille sanitaire révèle que les cas d’hépatite B aurait doublé en dix ans. Pourtant, un vaccin efficace a été mis au point par des équipes françaises depuis plus de 20 ans. Mais la controverse, qui l’entoure en a limité l’usage. En ce qui concerne la responsablité de Bernard Kouchner dans cette situation, un éclairage : « « Selon l’édition du Parisien du 25 mai 2000 »l’un de ces courriers, signé par le Professeur Lucien Abenhaïm, directeur de la DGS, (...) expose que - au vu des dernières données de pharmacovigilance et épidémiologiques, communiqués par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé et au vu de votre dossier (..), il existait un lien de causalité entre la vaccination hépatite B et votre état de santé« ... Lors de l’annonce du plan triennal »hépatites« de février 2002, le Ministre délégué à la Santé Bernard Kouchner a tenu à rappeler la très bonne efficacité du vaccin. » [source : doctissimo] »
2/ Quant à la seconde « connerie » que vous lui attribuait, à savoir le droit des patients, je me permets d’affirmer haut et fort qu’il faut être fier de ce genre de « connerie », il suffit ! Cessons de considérer le patient comme dénué de tout droit au prétexte, somme toute fallacieux, qu’il n’a pas la capacité d’appréhender la « technique » ! Soyons au contraire fier de ce droit des patients à plus de respect, à plus de dignité, à plus d’information, à plus d’explications, à plus de réponse, à plus de transparence. Quant à la problématique, certes réelle, du développement des contentieux et de la mise en cause de la responsabilité médicale ou de l’institution lorsqu’il s’agit d’elle, de prime abord je vous répondrai que quiconque doit répondre de ses fautes surtout lorsqu’il dispose d’un titre le portant au rang d’expert. Après réflexion, je vous dirai que cette responsabilité doit être engagée en connaissance de cause [il s’agit là de l’épineuse question de la matérialité de la causalité, et il est clair que le domaine de la médecine n’est pas le plus stable en terme de connaissance pour disposer de réponses précises à ce sujet] Après mûre réflexion et puisque la médecine n’est pas une science exacte [sinon cela se saurait], reconnaissons que un individu-médecin, même s’il dispose d’un titre, ne peut se dispenser de requérir l’avis de collègues, d’autres experts, enfin soit ! ne pas prétendre au patient qu’il traite qu’il est celui qui détient le savoir capable de le guérir ! Le propre d’un bon médecin ne serait-il pas de rester humble ? et de répéter comme Jean Gabin :« s’il y a une chose dont je suis sûr, c’est que je ne sais rien » Quant aux causes plus terre à terre du développement des contentieux liés au droit des patients, les assoications commencent à pointer du doigt le rôle des sociétés d’assurances dont les médecins se plaignent tant
Alors vous savez, rendre Kouchner responsable de tout cela, cela doit bien le faire rire ...
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