Un article bien fourni. Seulement, et depuis des années, Madame Bhutto se savait menacée non seulement par les intégristes de tous bords, mais aussi par ses adversaires politiques dits libéraux comme Nawaz Charif par exemple, lequel n’a jamais renié ses accointances avec les milieux intégristes et certaines ailes du puissant ISI. Une situation qui perdure depuis que Zia Ul Haq a fait main basse sur le paysage politique pakistanais, avec l’aide de l’Arabie Saoudite, laquelle avançait à cette époque dans la région sous couvert de soutien aux « Moujahidine » d’Afghanistan. Reste que les américains ne peuvent plus feindre plus mal choisir leurs alliés sur place. Ils n’y ont presque plus... sauf reprendre le jeu de nouveau, et déclarer publiquement que Moucharraf est leur dernière carte « démocratique » et antiterroriste dans la région... Ce qui en dira long sur l’ineptie de la diplomatie et des appareils américains de renseignement...