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ddacoudre 11 février 2008 00:46
ddacoudre

 

"Vous proposez d’établir un ordre social fondé sur le principe suivant : que vous êtes incapables de diriger votre vie personnelle, mais capables de diriger celle des autres ; que vous êtes inaptes à vivre librement, mais aptes à devenir des législateurs tout puissants ; que vous êtes incapables de gagner votre vie en utilisant votre intelligence, mais capables de juger des hommes politiques et de les désigner à des postes où ils auront tout pouvoir sur des techniques dont vous ignorez tout"

 

Bonjour pdth

 

Nous vivons tous dans un ordre social fondé sur le principe que nous sommes incapable de diriger nos existences sans se passer ses valeurs moralisatrices et méritocratiques qui sont aussi l’essence du libéralisme et issu du judéo-christianisme.

 

Donc personne ne vie librement au sens de vivre suivant sa « liberté arbitraire » fondé seulement sur des comportements instinctifs de primate sans autre apprentissage que celui de sa génitrice, car la notion de famille est culturelle et donc le produit d’une organisation.

 

Je ne pense pas que l’économie passe obligatoirement par des relation de maître à esclave même sous une forme moderne, et qu’il soit incommodant d’organiser les choix qui représentent la volonté de chacun condensé dans des structures limitatives de la pensée individuelle au travers une expression collective, qui demeurera imparfaite et fixera une voie commune et désignerons ceux qu’ils chargent de la réaliser, tout en sachant qu’elle sera porteuse de bon nombres de bifurcations qui pourrons être empruntées soit avec bonheur ou dans le cas inverse, il retrouveront la voie commune pour ne pas se marginaliser.

 

Depuis des millénaires nos sociétés fonctionnent  comme cela, ce qui semble indiquer que le libéralisme politique et économique n’a pas mis un terme à la notion d’exploitation qui se fait jour dés qu’un groupe peut imposer sa volonté aux autres qu’il soit d’essence privé ou publique.

 

Au demeurant personne ne dirige sa vie personnelle puisqu’elle se construit dans celle des autres à la mesure de ses singularités. Et qui pourrait juger qu’il faille attendre un diplôme de compétence pour choisir ceux à qui l’on donne un mandat représentatif, ce serait revenir au principe censitaire.

 

Souvent dans les propos des commentateurs parlant de la démocratie pointe la pensée étatique. La perte de la notion de démocratie souveraineté populaire au détriment de celle de sa délégation à des représentants politiques conduit à élire au suffrage universel des dictateurs, à l’image de ceux qui dirige les entreprises, car il n’y a pas de séparation effective entre le libéralisme politique et économique.

 

Cordialement.



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